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 Blue Stars, Jooooestars

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Jônin Supérieur de Kumo
Mifune Inazuma
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Date d'inscription : 27/02/2017

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MessageSujet: Blue Stars, Jooooestars   Mar 28 Fév - 22:09

Mifune Inazuma    Johnny Joestar

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Infos générales
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Nom : Mifune
Prénom(s) : Inazuma
Surnom : Blue Star
Âge : 27 ans
Sexe : Masculin

Village : Kumo
Rang : Jonin Supérieur
Clan : /
Affinités : Raiton
Spécialités : Taijutsu - Nintaijutsu

Caractère

Inazuma est un jeune homme prévisible. Relativement laxiste, il pourrait sembler passer à côté d'absolument tout ce qu'il y a d'important tant dans sa vie personnelle que dans la vie du village et précisément, c'est un petit peu là son credo. Relativement laxiste, cela signifie évidemment que ce n'est qu'en partie. Car le rôle qui lui a été confié alors qu'il n'était qu'un gamin de devenir le frère du futur Raïkage est rapidement devenu pour lui la meilleure façon de s'émanciper de ses liens biologiques, devenant par la même occasion la chose lui tenant le plus à cœur.

En effet, la vie d'Inazuma suit l'idée que l'on ne doit rien de plus aux parents biologiques que la mise au monde, c'est-à-dire rien. Cette idée, à la fois rassurante et légitimant ses choix de vie a fait de son frère, Faust, et de son maître, Reihou, les deux piliers émotionnels affectifs qu'il a pu choisir. L'idée d'être obligé de devoir quelque chose à quelqu'un sans le vouloir, c'est-à-dire à un père biologique, le révulse. On pourrait ne voir là qu'une sorte d'immaturité un peu trop tardive pour un gaillard de 27 ans et pourtant c'est autre chose. On parle en effet souvent des parents qui aiment leurs enfants plus que tout, on parle aussi souvent des parents qui battent leurs enfants, qui ont un rapport de rigidité à l'éducation de ces derniers mais on ne parle pas assez des parents qui n'aiment simplement pas leur enfant. Car si on a pas choisi ses parents, on a pas non plus choisi son fils. Et son père, à Inazuma, il ne l'aime pas. Ce n'est pas qu'il voue à son fils une haine féroce qui justifierait toutes les névroses de ce dernier, c'est juste qu'il attendait un enfant qu'il n'a pas eu et que le résultat l'a déçu, et lorsqu'on est déçu de quelque chose qu'on a pas pu choisir, on ne l'aime pas.

C'est donc avec deux parents, une mère effacée et un père indifférent qu'Inazuma a du malgré tout réussir à se construire une identité. Celle-ci, nous l'avons dit, passe avant tout par le rejet pur et simple du biologique, d'ailleurs, rien ne le met plus mal à l'aise que l'idée d'un foyer soudé. Mais également par un attachement tout particulier à Reihou. En effet, dans le rejet, dans l'indifférence paternelle qu'a du vivre Inazuma, c'est sa rencontre avec sa Sensei à son entrée dans l'armée de Kumo qui lui a permis d'établir un transfert affectif suffisamment fort pour pouvoir se construire sereinement. C'est Reihou qui a su apprendre au jeune genin qu'il fut l'amour de Kumo, un amour de principe que porte désormais le frère du Raïkage au village avec malgré tout une certaine pudeur et une apparente légèreté que nous évoquions plus haut. Revenons sur cette légèreté d'âme, ce laxisme, ce n'est pas par style que le jeune blond se comporte de la sorte, c'est parce que dans cette quête d'identité qu'il a poursuivi avec une ardeur toute particulière durant les vingt premières années de sa vie, il n'y a que la prise de recul abusive qui a su lui permettre de ne pas décompenser le traumatisme de l'indifférence.

Envers la jeunesse de son village, il porte tout de même une affection particulière. Au-delà du simple fait de la protéger comme tout ninja de son village, son histoire l'a mené à couver abusivement les nouveaux arrivants dans les rangs des ninjas de Kumo. En parlant de Kumo, approfondissons donc ce thème. Kumo est aujourd'hui une dictature menée par le Raïkage d'une main ferme. En tant que frère du Raïkage, Inazuma connaît ce dernier depuis leur enfance et voit ce dernier s'enfoncer dans un orgueil tel qu'il l'aura poussé à établir un véritable culte de la personnalité. On pourrait se demander s'il est intervenu, et c'est le cas, voyant le calme de son village s'engouffrer dans une ultra-militarisation abusive au vu de la politique pacifiste menée par d'autres villages, Inazuma a d'ores et déjà tenté de raisonner son frère, en vain. Par conséquent aujourd'hui, il préfère veiller sur lui tout en continuant de protéger tant qu'il le peut son armée de la folie naissante de leur Chef d'Etat. Bien qu'il voit les symptômes de son frère comme une sorte de folie, il ne s'en éloigne pas pour autant, il ne le dénigre en rien et lui porte la même affection stable. Il continue simplement, comme il sait si bien le faire, de prendre du recul.

Histoire

Je n'étais pas là le jour de ma conception, mais j'aurais tendance à croire que ça s'est fait dans l'indifférence. Une partie de cul banale, ritualisée par le quotidien d'un couple ennuyeux, s'ennuyant, sans trop de jouissance, déjà avec une indifférence et un sentiment de réponse à une obligation sociale. Ma naissance elle, est le jour dont j'ai le plus honte, c'est à la fois une humiliation totale et le jour le plus douloureux de ma vie rétrospectivement. Car, bien que je n'en garde aucun souvenir, c'est le jour où plus que n'importe quel autre, ma passivité m'a mené à devoir au moins théoriquement, quelque chose à quelqu'un sans en avoir décidé ainsi auparavant. Je ne me plains pas de cette dernière, je ne dis pas qu'elle m'a été imposée alors que j'aurais aimé ne jamais venir au monde, au contraire, je me dis juste qu'il serait de bon ton qu'on trouve un moyen d'interroger le nouveau-né sur les obligations qu'on doit lui faire subir étant donné qu'on l'a déjà amené là plus par inquisition de notre volonté que par choix. Et nous sommes tous le résultat de cette inquisition, de cette humiliation, notre naissance, c'est le jour où nos obligations sont nées, à commencer par celle de vivre et de répondre à des liens affectifs eux aussi imposés, pourtant réductibles au strict biologique.

Le monde dans lequel j'ai été jeté est un monde d'influence. Je n'ai pas connu les bas quartiers, la souffrance de ne pas avoir de quoi manger le soir venu, je n'ai vécu avec à peu près aucune contrainte matérielle. De ce point de vue-là, on pourrait en déduire que le traumatisme que je prétends porter de cette enfance est profondément formelle, qu'elle se résume à un caprice et finalement, ce n'est pas faux. Mais c'est un caprice important, celui qui consiste à trouver un repère affectif pour répondre, à terme, à la question de ce qui nous définit, de quel entourage on peut prétendre dépendre. Je ne parlerai pas de ma mère ici car elle ne sert à rien, elle n'était qu'une bête potiche qui aura eu deux utilités à mon père, faire un enfant et l'accompagner lors des événements où il fallait se distinguer. C'est d'ailleurs un trait majeur de la personnalité de mon père, l'instrumentalisation du Monde. Par « Monde » plutôt que « monde », j'entends tout ce qui n'est pas lui, sa famille, son village, ses relations, sa brosse à dent, bref, tout ce qui lui passe sous la main est outil. Son défaut (peut-être son seul, mais quel défaut!) est de n'envisager tout ce qui n'est pas lui que comme instrument pour avancer un peu plus, que ce soit vers un objectif banal -avoir les dents propres- ou fondamental -la réussite politique-.

Et parmi le panel d'instruments qui se présentait à lui, il y en a un qui était à son sens crucial, moi. Le but était évidemment de me faire entrer dans le jeu politique du pays pour continuer à asseoir son clan politique au sein des manœuvres de la nation. Et quelle déception je fus, très rapidement, je pris la décision de me refuser à ce destin et d'asseoir mon propre choix. Je me foutais pas mal de ce que je pourrais faire d'autre, de l'artisanat, un stand de nouilles, n'importe quoi qui ne fut pas son choix. Mais finalement, je finis par me tourner vers l'armée de Kumo et ce pour une raison simple, l'administration des ninjas est soumise dans notre nation à une protection financière des shinobis, intégrer un tel organe militaire, c'était m'assurer une indépendance totale vis-à-vis de mes choix. La crise fut totale au foyer et cette dernière généra l’irréversible implosion de la cellule familiale que nous semblions former.

12 ans, Kumo, genin. C'est à douze ans que je pu enfin arborer sur mon bras l'emblème du village de Kumo, je ne sais toujours pas pourquoi aujourd'hui, mais je fus intégré dans une équipe de deux seulement, au côté de celui qui était voué à devenir Raïkage. Je devins donc son « frère » dans la stricte tradition du village. Au final, je pris cette nouvelle avec insouciance, à cette époque, mon bonheur était ailleurs : il était dans ma piaule. Et cette chambre, une petite pièce d'environ 10m², c'est-à-dire rien, un pieu, une table, un frigo, de quoi se laver, c'est à dire rien. Un espèce de vert fadasse sur les murs, on était bien à des kilomètres du train de vie auquel j'avais été habitué et pourtant, je n'avais jamais été aussi heureux. M'offrir cette piaule, c'était m'offrir la possibilité à partir de ce jour de vivre ma vie au rythme des choix qui me convenaient. On pourrait voir évidemment un paradoxe entre le fait de vouloir vivre de ses seuls choix et d'intégrer une force militaire. Cette remarque est profondément absurde, être un ninja, c'était mon choix. Je n'avais et je n'ai toujours pas la puérilité de requérir une vie libre où je vadrouillerai où je veux, quand je le veux, les ordres ne me dérangent pas. Tout ce que je voulais, c'était que ma condition de vie provienne de l'impulsion d'un choix qui n'était que le mien, que le geste originel de mon asservissement à une armée soit volontaire.

Mon équipier, le futur Raïkage se nommait Faust. Aujourd'hui, il ne s'agit ni d'un « équipier », ni d'un « frère », il s'agit juste d'un frère. Nul besoin de préciser des guillemets qui spécifierait une condition particulière dans notre relation, c'est le premier membre de mon entourage que j'ai pu choisir comme frère. Cette tradition kumojin est d'ailleurs profondément ironique, c'est à moi, le gamin qui voulait rejeter à tout prix les privilèges et obligations biologiques que me fut confié la tâche d'avoir un frère par prescription, un frère choisi. Choisi car j'aurais pu me barrer, refuser ma charge, mais non, j'ai bien choisi d'être son frère et qu'il soit mon frère.

Je pense apporter quelque chose à Faust, je ne saurai détailler notre histoire commune ici, elle serait bien trop longue, mais vous pouvez la résumer à une relation fraternelle classique, des débuts en rivalité pour attirer les faveurs de notre maître, une solidarité, une compassion et une magnanimité exceptionnelle que nous ne réservons qu'à notre relation. Beaucoup de gens voient aujourd'hui Faust comme un pur et simple tyran qui aura fait émerger à Kumo un régime totalitaire. Bien que dans les faits cela soit vrai, je ne peux toujours pas le réduire à un tyran et j'aime entretenir la même proximité avec lui qu'à l'époque, sans changer un mot, sans changer la légèreté de nos échanges. C'est là le seul privilège dont je dispose et dont je suis particulièrement heureux, pouvoir vivre en apesanteur avec lui, sans ressentir le poids des obligations sociales que son rang exigerait.

Enfin, j'ai évidemment gardé le plus important de tous pour la fin, Reihou. Il fut notre sensei à Faust et moi et il fut plus simplement l'homme qui changea ma vie. Ce repère paternel que j'ai recherché durant les 12 premières années de ma vie, je l'ai instantanément trouvé en lui. Reihou est un soleil, brûlant par la chaleur et la joie de vivre qu'il émet, s'infiltrant dans tous les esprits par son sourire avec la même inquisition que les rayons de soleil s'infiltrent dans votre maison pour pour vous permettre d'y voir quelque chose. Et c'est cela qu'il m'a apporté, plus qu'un père, il est profondément la personne qui m'a permis d'y voir quelque chose. Je ne dois pas seulement à Reihou tout ce que je sais de l'art ninja, de la vie tout simplement ou d'être une figure paternelle omniprésente pour moi, je lui dois plus précisément l'art de la prise de recul. C'est le fait que j'ai décidé d'en faire mon père, arbitrairement, qui m'a permis de m'émanciper de mes névroses infantiles et qui m'a permis de vivre. Car oui, j'estime que je lui dois la vie. Et vous l'aurez compris, ce n'est pas simplement pour le nombre incalculable de fois où il a pu me sauver en mission, c'est véritablement car il a accepté, tacitement peut-être, d'être mon père.

Cette description de fond sur les structures fondamentales de ma vie, du traumatisme de l'enfance à l'émancipation que m'a apporté l'armée m'empêche de vous raconter des événements précis de ma vie. Ce qui compte ce n'est que ça, mon émancipation, ce moment limite que j'ai vécu à 12 ans, où j'ai rencontré Faust et Reihou, où j'ai pu, à ma façon, fonder une famille. Evidemment qu'en grandissant, ce champ s'est élargi au village et que je vis au quotidien de façon profondément active mon rôle dans le village. Mais ce récit de mon histoire n'avait pas vocation à être une synthèse d'anecdotes de ma vie, il n'avait vocation qu'à décrire les choix fondamentaux de ma vie, ceux qui m'ont mené à mon rôle actuel vis à vis de la hiérarchie et de mon entourage.

Prénom/Surnom : Nyc'
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