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 [Terminé]Shirasagi Anji

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Jônin de Kumo
Shirasagi Anji
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Date d'inscription : 24/03/2017

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MessageSujet: [Terminé]Shirasagi Anji   Sam 25 Mar - 1:30

Shirasagi Anji Feat Sakata Gintoki de Gintama

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Infos générales
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Nom : Shirasagi
Prénom(s) : Anji
Surnom : "L'autre con"
Âge : 26
Sexe : Masculin

Village : Kumo
Rang : Jonin
Clan : /
Affinités : Raiton, Suiton
Spécialités : KG : Ranton

Caractère



Le jeune homme cache, sous une idiotie feinte, une incroyable tristesse. Pierre angulaire de son clan bien malgré lui, il a vu tout son entourage comploter contre sa personne, sans pouvoir rien n'y faire. Anji est un homme réfléchi plus que sanguin. Il a vite compris que sa position précaire à la tête du clan n'est due qu'à un support intéressé de la part du village caché de la foudre, et que sans ce dernier, il pourrait rapidement se retrouver avec la tête au bout d'une pique. Cette situation inconfortable le devient d'autant plus qu'il a envie, bien malgré lui, d'aider sa sœur, quand bien même il ne la connaisse que de nom. Enfin, son entrainement sanguinaire lui a forgé un mental et une résilience bien au dessus de la normale. De ce fait il est capable de se mettre en situation de pression intense sans en ressentir l'angoisse.

D'un point de vue social, il aime montrer un visage aussi amical qu'ingénu, trop dans les deux cas pour qu'on ne le prenne au sérieux. Il s'agit là d'une parade, la seule qu'il a surement trouvée, pour s'éloigner et se protéger de ceux qui l'entourent. De par sa situation, il aurait du être normalement entouré de personnes prêtes à tout pour le manipuler, il n'en est rien au final. Il est difficile de manipuler l'homme trop idiot et dangereux. Ce subterfuge lui permet d'ailleurs de se permettre certaines excentricités, comme celles de s'adresser sans la moindre marque de rang aux gens qui l'entourent.

Son principal but dans la vie désormais est de faire la lumière sur ce qui a bien pu arriver à sa jeune épouse, qu'elle soit en vie ou non. Pour l'instant, et malgré le peu de faisceaux concordants, il est convaincu qu'elle est encore en vie, ce qui lui empêche de faire le deuil de façon convenable et comme tout le monde s'y attendrait. L'absence de sa femme est un poids sur le cœur qu'il a du mal à dissimuler, d'ailleurs, mais il se refuse à tomber dans le fatalisme. Il existe une solution à tout, il suffit d'aborder le problème de la bonne manière.

Sa relation au village de Kumo est ambiguë. Il lui doit sa situation à la tête de sa famille, tout comme il lui reproche la façon dont les choses l'y ont mené. Il n'est cependant pas assez idiot pour se passer du seul soutien de taille qu'il possède.

Histoire



I Une naissance ? Et alors ?

Auprès d’une oasis, perdue au milieu d’un désert de sable, se trouvait une maison. Là bas, dans la discrétion la plus totale, et aidée uniquement d’un médecin et de deux infirmières, une femme donnait la vie. Ce qui devait être une fête sans précédent dans les dix dernières années d’histoire du clan, ne fut finalement pas le cas. La faute de qui ? De l’enfant. Ou plutôt de son sexe. Dans la chambre auxiliaire à celle où le petit venait de venir au monde, les deux femmes et le docteur discutaient en même temps qu’ils vérifiaient s'ils ne s'étaient pas trompés. Évidemment, ce n’était pas le cas. Il s'agissait bel est bien d'un homme. 

« C’est un garçon. » Soupira le docteur, alors qu'il nettoyait outils dans une bassine.
« Cela veut donc dire que ... » Commença l'une des infirmières avant de se faire interrompre par le premier. « Oui. Il faut le dire à Asuka-Sama. C’est un échec, encore un. » Reprit-il avant de laisser tomber l'un de ses outils dans la bassine en métal. « Je ne sais pas si c’est le bon moment, la dernière fois… » Reprit la même femme, avant de s'arrêter en cours de route. « Oui, elle n’a pas pu le supporter et n’a même pas voulu voir son fils… Et je doute que cela ne change quoi que ce soit. De toutes façons il n’a pour le moment pas ce que l’on peut appeler un rôle important. »

Les deux infirmières se regardèrent, puis hochèrent les épaules dans un même mouvement. Après tout le médecin était un homme, et il ne pouvait avoir qu’un avis d’homme. Elles prirent le bébé, et le lavèrent machinalement. Le nouveau-né fut alors mis dans un landau, sans étiquette, poussé dans un coin de la chambre. Pendant ce temps, le médecin s'éloigna dans la chambre voisine informer la mère. Une voix fatiguée, mi-déçue, mi-indignée s’éleva alors dans la maisonnette…

« - Encore ? » Le ton était sec, et ne laissait place à aucune marge de manœuvre pour l'interprétation. « Oui madame. Il semblerait que… » Tenta de répondre le docteur avant d'être interrompu par la femme, déçue. « Je sais. Les deux autres étaient aussi des garçons mais… J’eus tant espéré. Vous savez ce qu’il faut faire maintenant, n’est-ce pas ? » Le docteur  se mordit la lèvre inférieure, avant de reprendre la parole. Il n'avait aucune envie de se plier à cette coutume ancestrale.
«  Oui. Voulez vous le ... » Essaya-t-il de dire, infructueusement. « Non. Je ne veux pas le voir. C’est inutile. » La décision était aussi cruelle que péremptoire.

Le médecin se retira alors, non sans s’incliner avec respect face à la chef spirituelle et politique du clan. Cette femme qui venait d'accoucher, était Shirasagi Asuka, chef du clan des Shirasagi, les Hérons Blancs. Ce clan, jadis l’un des plus puissants du village de la foudre, tirait son importance des pouvoirs héréditaires de leurs membres féminins. Ces capacités spéciales, bien que puissantes, étaient un mystère pour la plupart des non initiés. La femme était bien évidement déçue. Elle avait tant prié, pour que ce soit une fille, et que le clan ait enfin une descendance légitime. A la place il s’agit encore d’un pauvre gamin. Un bête garçon totalement inutile pour la famille, et ce du moins pendant cinq ans.

L’homme s’approche du landau, et soupira. Il imaginait sans trop de difficultés ce que lui réservait son futur. Prenant le petit dans ses bras, il l’emmena dans une chambre voisine, où trônait un petit lit, seul. Pas de jouets pour le recevoir, seulement un coussin et une couverture. C’était bien peu pour un enfant, mais il ne s'agissait là que du début de son chemin de croix, après tout. De toutes façons c’était ainsi que le clan fonctionnait. Ou du moins c'était là ce que le docteur essayait de se dire.

Quelques jours plus tard, la femme n’était plus là. Le médecin et les deux infirmières non plus d’ailleurs. A leur place une seule et unique personne… La seule que le gamin allait connaître pendant les premières années de sa vie, peut-être les seules d’ailleurs. Il s’agissait de Nataka Sae, la nounou que le clan avait dépêché pour s’occuper du gosse. Bien évidement, elle savait qu’il était inutile pour elle de s'attacher à cette petite chose. Cinq ans plus tard, si une fille ne venait pas à naître, elle aurait perdu son temps, et peut-être même plus si elle n’arrivait pas à faire la part des choses. C’était donc autant pour se protéger que pour suivre les ordres de qu’elle décida de ne pas s’accrocher plus que de rigueur au petit.

L'enfant avait beau être en pleine forme, et respirer la santé, il était probable qu'il ne connaisse vraisemblablement jamais sa mère… Quand à son père, personne ne pouvait jurer de qui il s’agissait. Afin de préserver un tant soit peu la tranquillité du mioche, et surtout de son apprentissage, il avait été décidé en haut lieu, que les pères potentiels n'avaient pas le droit de s'approcher de la bâtisse.

2- Fantôme

La solitude. Le manque d’amour. Deux sentiments capables de transformer profondément un enfant qui y est confronté. Bien qu'il soit difficile de refuser d’aimer un enfant  délibérément, il est totalement possible de feindre cet amour, afin de ne pas s’impliquer émotionnellement. Il faut bien entendu faire attention à ne pas se trahir… Et Sae excellait dans le domaine de la manipulation morale et sentimentale.

C’était une belle femme. Il n’y avait pas de doute sur ce point là. Son teint mat, ses longs cheveux soyeux, ses yeux étrangement bleus, sa peau qui sentait la cannelle… Elle gardait constamment ce drôle d’air, comme si quelque chose venait de l’étonner sur le moment. Enfin, elle riait souvent, pas toujours de bon cœur, pas toujours véritablement, mais au moins, pour le gosse il y avait quelque chose de bon en elle… Il n’avait pas connu d’amour, pas connu d’affection, alors tout ce que cette personne pouvait lui apporter, même si pour elle cela ne représentait rien, pour lui ce n’était pas tout à fait la même chose… C’était ce qu’il considérait comme de l’amour, et il ne cherchait pas plus loin.

La nounou du petit garçon, se fichait éperdument de celui-ci, toutefois il fallait le garder en vie, et surtout en bonne santé, physique mais bien sur aussi mentale. Pour un enfant de moins de cinq ans, ne pas voir ses parents était bien difficile, alors il avait fait une sorte de transfert. Sae était son père et sa mère à ses yeux. Bien entendu il ne pouvait se douter du stratagème de la jeune femme. Celle-ci, finalement, ne faisait qu’obéir aux ordres, et cela pour le bien du clan. 

C’était donc pour cela qu’elle ne cessait pas de lui rabâcher les oreilles avec des théories sur la supériorité des femmes sur les hommes, ou bien sur cette petite sœur qu’il allait devoir défendre, en sacrifiant sa vie pour elle si c’était nécessaire. Ce genre de procédé avait eu pour conséquence de programmer le garçon à son rôle dans sa vie.

Alors qu’il venait tout juste d’avoir quatre ans, le petit s’était approché de Sae. Il avait une question qui lui trottait dans la tête depuis fort longtemps, mais sachant que la jeune femme ne répondait que peu – et parfois même, pas du tout – aux questions qu’il se posait, il avait attendu son anniversaire. Il avait bel et bien compris qu’elle n’allait répondre que si il avait un bon argument… « Sae... Pourquoi je n'ai pas de nom ? » La jeune femme, qui tricotait à ce moment, ne pu s’empêcher de lever le regard, étonnée, vers l’enfant. Pour la première fois de la vie du gosse, elle ne savait pas quoi répondre. Bien entendu, il était normal pour des adultes de ne pas donner un nom à un mort en sursis, mais pour le môme, il n’était pas logique que seuls les adultes aient un patronyme. Il tenta de lui expliquer que les enfants n'avaient jamais de nom, contrairement à ceux des histoires qui venaient d'un autre pays.

Le petit n'était pas dupe, et bien que la jeune femme pensait s'en être bien bien sortie, ce genre de questions commençait à la mettre mal à l'aise. Car il ne s'agissait là que de la première d'une série. Et plus les questions s'enchaînaient, plus Sae avait du mal à trouver des explications. Heureusement pour elle, la date fatidique approchait à grands pas. Le gamin avait bientôt cinq ans, et sa mère n’était toujours pas enceinte…

Un soir, un homme que le garçon n’avait jamais vu entra dans la maison. Il était grand, fort, et était habillé chaudement. Dehors, la nuit était tombée, et le froid avait envahi l’entrée lorsque l’homme s’était engouffré dans ma porte. Ce n’était pas un messager, non. Il s’agissait de Shirasagi Hiroyuki , le précepteur officiel du clan. Cela ne voulait dire qu’une seule chose… Lorsque Sae le vit traverser la porte, ses yeux luirent d’espoir. 

« Alors ? » demanda-t-elle. L’homme se contenta de sourire et de hocher la tête. La jeune femme l'imita dans son sourire et étouffa un cri de joie. « Et lui ? » demanda-t-elle à la suite, montrant de la main le petit garçon qui entrait alors dans la chambre. « Il s’appelle Anji. » dit alors Hiroyuki, qui en profita pour se mettre à genoux, non sans s'être épousseté et pour prendre le garçon par les épaules.

« - Tu as de la chance Anji. » Lui lança-t-il. Le petit mit quelques secondes à comprendre. « C’est moi Anji ? » « Oui, désormais c’est ton prénom. Il te plait ? » lui répondit le nouveau venu. Le garçon n'en était pas sur. Il avait un nom désormais. Cela voulait-il dire qu'il n'était plus un enfant ? Il lui demanda ce qu'il pouvait bien lui vouloir, et le percepteur sourit franchement. Il était son nouveau professeur. Celui qui allait lui enseigner comment défendre sa sœur. Le garçon ne compris pas trop et haussa les épaules. Après tout, il n'avait pas de sœur. L’homme ébouriffa les cheveux du gamin. Un entraînement intensif l’attendait. Et il n’allait pas forcément l’apprécier.

3 L’Avant et l’Après

Ce ne furent que six mois. Six simples mois, qui d’ailleurs ne représentent pas grand-chose au niveau d’une vie, encore moins au niveau d’une génération. Et puis quand ces six mois se déroulent alors que l’on a cinq ans, on les oublie vite… C’est dommage car ce furent peut-être les seuls six mois de bonheur dans la vie d’Anji. Le matin il se levait, prenait rapidement un petit déjeuner, qui toutefois se devait d’être copieux, et s’habillait. Ils étaient au milieu du désert, donc il n’était pas nécessaire de porter grand-chose, toutefois le garçon refusait d’être mal habillé. Sûrement un trait de famille ?

La matinée était réservée à l’entraînement purement physique. Selon le climat, s’il ne faisait pas trop froid, la course dans les plaines proches du village caché pour endurcir les jambes, les allez retours à la nage dans les grands lacs, le levage de rochers, petits pour commencer. Anji n’aillant jamais eu l’habitude de faire d’efforts physiques poussés, ne savait pas trop comment réagir. Les premières fois il détesta cela. Se fatiguer au soleil, à quoi bon ? N’étaient-ils pas mieux dans l’eau où à l’ombre ?

Cela pouvait mener à des dialogues cocasses, évidement.
- Anji, cela suffit ! Tu dois être en mesure de défendre ta sœur !
- Mais pourquoi c’est à moi de la défendre Hiroyuki-senseï ?
- Elle est plus jeune que toi, et elle sera la détentrice du pouvoir du clan !
- C’est quoi ça le dentifrice du pourboire ?
- … C’est pas grave Anji, on continue…
- Oui sensei…

Les conversations de ce types furent légion au début, mais au fur et à mesure, le bambin comprit qu’il s’agissait finalement de son devoir que de défendre sa sœur. Son destin en quelque sorte… D’ailleurs souvent, Anji se demandait à quoi elle pouvait ressembler. Cela l’aidait dans son effort, et puis finalement, Hiroyuki était plutôt sympathique comme personne. Bientôt il commença à apprécier ces entraînements.

Les après midis, elles, étaient plutôt dédiées à la théorie. Chakra, techniques diverses, sceaux à réaliser avec les mains. Toutes ces notions étaient totalement inconnues aux oreilles du petit Shirasagi. Il n’était pas l’élève le plus doué qu’Hiroyuki avait eu, mais il compensait son manque de pratique par une motivation sans failles. Finalement, Anji appréciait ces cours qui le sortaient de son quotidien. Et puis après tout c’était à lui de protéger sa sœur non ?

Malheureusement ce bonheur ne dura pas très longtemps. Exactement onze mois après la naissance de la sœur d’Anji, une tragédie arriva au clan. Ne sachant pas ce qui se passait le précepteur Hiroyuki retourna auprès de la lignée principale. Son retour fut un choc pour le duo Anji, Sae. 

L’homme entrait tout juste dans la maison, qu’il la refermait la porte derrière lui et tournait la clé. Il était taché de sang… Affolée et le teint blafard , Sae lui apporta un kit médical, ainsi qu’un grand nombre de serviettes propres, tout en attendant des explications qui ne tardèrent pas à venir. « Ils ont … Ils ont… pris la fille. » 

Le silence sépulcral qui régna mit mal à l’aise Anji, qui était tranquillement assis en train de jouer avec un bilboquet. Il cessa aussitôt, comprenant de qui il s’agissait…

«  Comment ça, ils l’ont prise. Qui ça ils ? » Demanda la jeune femme, livide.
«  Je n'en suis pas sûr. Des gens de Kumo. Mais … ce n’est pas la plus mauvaise nouvelle. Nos frères ont attaqué le village, car ils refusaient de nous livrer les ravisseurs et … » l’homme s’arrêta aussitôt, la voix brisée. Une larme venait de couler sur sa joue…

« - Elle … ils … tous… » essaya-t-il de continuer, se passant la main devant le visage. « Asuka-sama, et … nos frères et amis… sont …
- NON ! » cria Sae en mettant aussitôt les mains devant la bouche.
« - Si… Le plan… de survie. Il a été déclenché. Le clan … il est… Il est décimé. Il ne reste que nous trois et le reste des membres dispersés. Il faut les rappeler… Il faut… » Le vieux formateur n'était plus vraiment sûr de la voie à choisir. Et s'il ne restait plus qu'eux deux et le gamin ?
« Fuir, et vite. » finit-elle la phrase de son compagnon. « Ils vont tenter de nous détruire. Et lui ? On en fait quoi ? » ajouta-t-elle en signalant le petit qui les fixait, d'un geste de menton.
« C’est le dernier héritier. S’il venait à disparaître, le clan partirait avec lui. On a toujours une chance de récupérer la petite, mais… Il va falloir le former, … à tout. »

Quelques semaines plus tard, les derniers hommes du clan des Shirasagi avaient rejoint le campement provisoire. Il était à une centaine de kilomètres au sud de Kumo, dans une sorte de massif montagneux, où coulait une petite rivière. Les conversations n’étaient pas des plus joyeuses à vrai dire. La plupart portaient sur ce que le clan devait faire. Une seule option était envisageable, c’était celle de rester un minimum dans l’ombre, de présenter leurs excuses au village caché de la foudre, puis de tenter de récupérer la jeune héritière. Cela impliquait, par la même occasion, qu’il fallait faire du petit héritier, un vrai ninja. Il devait trouver sa sœur dans le village, puis la ramener. N’était-ce pas là son devoir après tout ? La deuxième solution était à plus long terme. Si elle ne pouvait être récupérée, il fallait perpétuer la lignée, et encore une fois, Anji était le seul à pouvoir le faire. Toutefois ce plan B n'était pas encore applicable, compte tenu de son jeune age, il allait falloir former le jeune garçon.

Une personne se proposa pour former le garçonnet. Il s’agissait de Jirono Shirasagi, et cette candidature fut acceptée à l’unanimité par le conseil régent. Si les résultats étaient assurés, Jirono étant un grand maître reconnu par ses pairs, les méthodes n’étaient pas du tout les mêmes que celles d’Hiroyuki. Alors que ce dernier tentait d’approcher l’entraînement comme un jeu, le nouveau maître considérait que la punition seule était une méthode suffisante pour tirer le meilleur de son nouvel élève.

Si Jirono était, aux yeux de beaucoup, un pervers sadique, aux yeux d’Anji  il s'agissait simplement du diable réincarné. Il était imposant, beaucoup trop pour être rassurant. A vrai dire le gosse avait une peur bleu de lui, peur qui au fur et à mesure qu’il le découvrait se transforma en haine.

Pendant six ans, il subit l’entraînement, les insultes, les punitions morales et les douleurs physiques que cette personne lui infligea. Il ne se passait pas une demi heure sans que son nouveau senseï lui crie dans les oreilles que c’était de sa faute si sa sœur n’était plus parmi eux, qu’il était leur dernier espoir et qu’il le tuerait de ses propres mains s’il décevait le clan. Si Anji était un enfant plutôt silencieux mais toujours de bonne humeur auparavant, cet entraînement eu un effet radical sur son comportement. Au début il pleura un peu, puis il essaya de se rebeller contre les pluies d’insultes et de coups. Finalement il se résigna. Il fallait se taire. A chaque fois que le gamin ouvrait la bouche, qu’il décevait son professeur – et cela n’était pas rare -, où qu’il avait l’air d’être ailleurs, il se faisait reprendre mentalement, ou physiquement.

Ce furent six années de cauchemar, qui eurent au moins le mérite de forger un caractère et de préparer Anji à ce qui allait être sa vie future. Une vie de douleur, de haine, passion, de tristesse, et malgré tout d’un peu d’espoir.

4 Elle.

Les jours se suivaient et se ressemblaient. Douleur, peine, chagrin, effort… et rien en retour. Pas un encouragement, pas un semblant d’intérêt dans les yeux de son maître. Rien. Difficile de vivre dans de telles conditions… Mais plus que vivre, Anji survivait. Plaies, coups de fouet, coupures, foulures, sang, étaient son quotidien désormais. Il savait qu’un entraînement de ninja ne pouvait être facile, mais là il était sur le point de craquer. La douleur, n’était bien entendu pas que physique, mais mentale.

Pendant quatre ans encore, il subit les exercices physiques et mentaux que son professeur lui préparait. Un enseignement cruel, où il était question de torture mentale autant que de vrais exercices. Par exemple alors qu’il n’avait que quinze ans, son maître lui amena deux chatons…

« - Anji, il faut que tu choisisses lequel des deux va mourir.
- …
- Tu ne m’as pas compris ?
- Si maître, mais comment dois-je faire mon choix… Ils sont si … innocents.
- Tu dois le faire et c’est tout. Sache que l’un d’entre eux est déjà condamné… Ou imagine le si cela peut te faire plaisir.
- Maître… Je ne peux pas.
- Très bien… »

Sur ces paroles, Jirono sortit un poignard, et blessa à mort les deux animaux, tandis que l'adolescent ne bougeait pas, horrifié. Puis, l’homme s’approcha de ce dernier, et lui asséna un violent coup de poing au visage, ce qui manqua de lui briser la machoire. Le professeur se plaça alors derrière celui-ci, et lui tint la tête avec les deux mains, en le forçant à regarder l’agonie des deux petites créatures qu’il avait traversé de sa lame quelques instants auparavant. Tentant de se dégager Anji ne parvint qu’à se faire encore plus mal. La douleur dans sa bouche était insupportable, mais en plus son senseï semblait s’amuser à lui ouvrir les yeux, pour qu’il ne perde pas une miette du spectacle…

« - S’il vous plaît…
- Cesse de pleurnicher ! Vois les conséquences de tes actes. Tu as refusé de prendre la responsabilité de choisir. J’ai choisi à ta place. » Lui expliqua-t-il avant de continuer son habituelle rengaine. « Tu es un bon à rien… Je savais qu’on ne pourrait jamais rien tirer de toi. Va, j’en ai ma claque de voir ta sale gueule… »

Puis le noir. Ce n’était pas la première fois que le jeune homme perdait connaissance, mais ce fut la première fois qu’il ne se réveilla pas seul. Allongé sur son lit il ouvrit un œil et la vit. Une ombre si proche et si lointaine. Le regard brouillé, il ne parvint pas à voir son visage tout de suite. Avant de tourner de l’œil de nouveau, il eu le temps de voir ses cheveux, noirs comme l’ébène, et de sentir ce parfum de vanille. Lorsqu’il revint à lui, elle était toujours là, souriante. Tout d’abord il se demanda qui elle pouvait bien être, mais il se ravisa. Elle lui avait bandé la moitié du visage et , par conséquent, il ne pouvait que difficilement parler. Comme si elle avait lu dans ses pensées, elle répondit à la question.

« Je suis Aria. J’aide Sae-sama d’habitude, et comme elle est partie à l’étranger, je dois veiller à votre confort. »

Quelque chose ne tournait pas rond. Cette fille lui parlait comme à un être humain, alors qu’il n’était qu’une erreur, un homme, qui avait perdu la sœur qu’il devait défendre. Non quelque chose n’allait définitivement pas. Cette jeune femme ...  d’où sortait elle ? Après quelques jours, lorsque son bandage ne fut plus, il lui posa la question. Elle provenait d’un village des environs, était orpheline et Sae l’avait recrutée pour veiller sur lui. Étonnant de la part de la nourrice, mais peut-être qu’au fond d’elle-même elle savait que laisser Anji à Jirono seul, c’était le destiner à une mort à petit feu…

L’arrivée d’Aria dans la vie du jeune homme fut un déclic. Elle était douce, gentille, belle, … Surpris d’avoir droit à de tels égards, Anji redoubla d’effort… Et ce qui devait se passer, arriva. Les deux adolescents tombèrent amoureux. Le plan de Sae avait enfin prit forme.

Le garçon ne le savait pas, mais si sa nourrice avait recruté cette jeune fille, si belle, si intelligente et si gentille pour son petit protégé, ce n’était pas par gentillesse. Elle avait eu vent que Remi, la sœur d’Anji, était morte. Information véridique ou non, elle ne pouvait tomber entre de mauvaises mains. De plus dans ce cas là, il fallait une succession au clan… et seul Anji pouvait la donner.

Pendant presque un an, les deux jeunes gens se tournèrent autour, sans s’avouer les sentiments qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. D’un côté, l'apprenti-ninja ne savait pas comment s’y prendre, il n’avait jamais connu de fille et de toutes façons, il avait une si basse opinion de lui-même qu’il était à ses yeux impossible qu’une fille puisse le regarder. De l’autre Aria avait eu quelques problèmes avec des garçons, et tentait d’être sure de ce qu’elle ressentait, ne voulant pas être déçue. Lorsque le jeune homme se déclara il avait dix-sept ans, et la jeune femme se jeta dans ses bras. Elle avait tant attendu ce moment. Tout comme Sae, qui ne tarda pas à s’en frotter les mains. D’ici trois ans, elle aurait son nouveau-né souhaité, peut-être même une fille… à ce moment le petit couple n’aurait plus aucun intérêt, et pourrait vaquer à ses occupations. Lorsqu’ils eurent vingt ans tous les deux, Anji et Aria se marièrent, dans la plus grande tradition du clan.

5 A quoi bon ?

Il va s’en dire que ce furent les plus belles années de la vie du jeune homme. D’une pierre deux coups comme on dit. D’un coté, il avait trouvé une raison à sa vie. C’était elle. Il basa son existence même sur sa simple présence. Un simple contact de sa peau douce et il se sentait revigoré, une seule parole de sa part et il était remotivé, une seule absence et il en était meurtri. 

De l’autre cela l’aidait à mieux supporter les entraînements du sadique professeur. Il subissait toujours la torture, physique et mentale, mais, quelque part, il avait un jardin secret, un monde à lui, où il pouvait se cacher, … protéger son intégrité mentale. Quelque part, c’était aussi à elle qu’elle devait le fait de survivre à une formation à laquelle qui aurait du lui laisser de terribles séquelles émotionnelles. Bien entendu cela était tout aussi voulu que préparé à l’avance. Si le jeune garçon restait, quelque part, peu sur de lui, il serait plus facile à manipuler. Puis une fois son enfant conçu, on pourrait le laisser vivre la vie qu’il souhaiterai, le forçant bien entendu à concevoir plus d’enfants…

Par la même occasion, le clan se rapprocha du village caché de la foudre, plus par obligation que par nécessité. On l'informa rapidement qu'étant donné son âge et son formateur, il avait été accepté en tant que ninja de second grade au sein des forces armées du village. Lorsqu'il participa aux premières mission, ses propres supérieurs se rendirent rapidement compte qu'ils l'avaient plus que sous estimé : l’entraînement de ce taré de Jirono avait porté ses fruits et le jeune homme était désormais bien plus qu'un simple apprenti ninja. Sans s'en rendre compte ils avaient fait de lui une vraie machine à tuer. Lorsqu'au bout de quelques mois, les dirigeants de l'armée du village caché de la foudre se rendirent compte du talent du garçon, ils le promurent aussi sec à un rang de Jônin, et ce malgré sa faible expérience du terrain.

D'un autre côté, les dirigeants du clan ne furent pas ravis de devoir se plier au bon vouloir du village de Kumo. Ils venaient d'échanger un otage – supposé mort – par un autre qui était lui accompagné par le reste de la lignée. Malgré le système matriarcal qu'ils avaient adopté, Anji restait aux yeux de la loi l'héritier du clan, du moins aux yeux du village caché. De plus, ils ne tardèrent pas à informer le clan que, contrairement aux rumeurs ce qui avaient été diffusées, Shirasagi Remi n'était pas décédée. De par ce fait, ils avaient sous leurs ordres les deux principales figures du clan. La première en tant qu'invitée du Raikage, la deuxième en tant qu'officier supérieur de son armée. Tout velléité d'indépendance des Shirasagi était désormais vouée à l'échec. Sous le coup de la panique créée par cette dernière information, et sans même chercher à corroborer celle-ci, le conseil du clan décréta qu'il était trop dangereux de maintenir en vie deux branches familiales de manière parallèle, et ce fut donc sans surprise que rapidement, ils ordonnèrent de faire disparaître la jeune mariée, tâche dont se chargea le sémillant Jirono. Une nuit d'hiver, il emporta avec lui la jeune femme et, suivant les ordres du conseil, se volatilisa avec elle.

Si la disparition de l'amour de sa vie dévasta le Jônin, il n'en laissa rien paraître. Il demanda un congé de quelques mois à ses supérieurs pour pouvoir enquêter sur la disparition soudaine de sa jeune épouse, congé qui lui fut évidemment accordé. Lors de ses pérégrinations, il suivit plusieurs pistes, qui le menèrent au pays des vagues, puis au pays de la pluie, mais à chaque fois, il semblait manquer sa cible de peu. Après près de deux mois à suivre des rumeurs de moins en moins fondées, il rentra bredouille au village. Il ne pouvait se résoudre à abandonner, mais n'avait pas le loisir d'ignorer les messages de ses supérieurs l'instant à revenir. Tiraillé par son devoir et son amour, il devait temporairement pencher pour le premier, de peur de se voir catalogué comme déserteur. Mais ce n'était que partie remise, et des qu'il aurait de nouveau un peu de temps, il risquait de se lancer de nouveau dans cette recherche impossible.

Quitte à cette fois, y laisser son bandeau et son honneur.


Test RP

Ici. Seulement pour les rangs Jônin supérieur et Kage. Celui-ci est à inventer par le joueur.
Derrière l'écran

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Comment avez-vous découvert KnS : Au pif.
Qu'en pensez-vous : J'aime bieng.
Suggestions : Bof



Dernière édition par Shirasagi Anji le Lun 27 Mar - 18:19, édité 2 fois
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Jônin de Kumo
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MessageSujet: Re: [Terminé]Shirasagi Anji   Lun 27 Mar - 13:46
C'est fini.

Oui, comme Capri.
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Jônin Supérieur de Kumo
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MessageSujet: Re: [Terminé]Shirasagi Anji   Lun 27 Mar - 17:48
Avant de passer à la validation de la fiche, je vais te faire la même remarque qu'à... Je sais plus qui, Naoshi je crois : c'est pas possible de présenter un personnage avec si peu de choses sur son caractère. Il faut étoffer tout ça parce qu'au final, on en sait rien de sa psychologie juste avec ça. Préviens-nous quand ce sera fait Wink


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Jônin de Kumo
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MessageSujet: Re: [Terminé]Shirasagi Anji   Lun 27 Mar - 17:57
En espérant que cela suffise désormais.
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MessageSujet: Re: [Terminé]Shirasagi Anji   Lun 27 Mar - 19:48



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« Le Fond » 9,5/12

L'originalité 2,5/3
La cohérence du récit 2/3
La narration 3/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 8/12

Le vocabulaire 2,5/3
La syntaxe 1,5/3
L'orthographe 2/3
La conjugaison 2/3

« La longueur » 3,5/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 25/34

« Pas grand chose à dire sur cette fiche. J'ai beaucoup aimé le fond : ce clan, ressemblant un peu aux Hyûga d'une certaine manière, mais avec ta propre sauce ainsi que l'idée de mettre les femmes en avant, donne un tout plutôt original. Dans les choses qui me m'embêtent, je citerai d'abord le fait que tu mentionnes plusieurs fois un désert au début, ce qui impliquerait donc le pays du Vent sans le dire. En tout cas clairement, le pays de la foudre est montagneux et côtier et en aucun cas désertique, du coup c'est un point qui dérange. Aussi, on ne sait rien sur les capacités uniquement féminines du clan. A moins que ce soit le Ranton ? Mais dans ce cas-là, pourquoi ton personnage peut-il l'utiliser ?

Attention néanmoins à la forme. Il y a vraiment beaucoup de coquilles, de mots à la places d'autres et différentes erreurs de ce genre. C'est parfois assez peu gênant mais j'ai dû à plusieurs reprises reprendre ma lecture parce que du coup, je me perdais et ne comprenais plus de quoi tu voulais parler. Je ne saurai que trop te conseiller une petite relecture, surtout pour une fiche de présentation. J'ai également relevé un abus de la virgule. On voit que tu veux t'en servir pour mettre du rythme et c'est tout à fait louable, mais c'est c'est parfois très maladroit et certaines n'ont rien à faire là. A part ça, RAS, c'était une fiche originale et sympa à lire Wink

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Jônin de Kumo avec 875 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »



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[Terminé]Shirasagi Anji

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