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 Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]

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Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
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MessageSujet: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Dim 26 Mar - 11:24

Higurashi Akiza Feat Chloe Price

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Infos générales
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Nom : Higurashi
Prénom(s) : Akiza
Surnom : Musume no Majo, la Kokeshi
Âge : 20 ans
Sexe : Féminin

Village : Suna
Rang : Chunin
Clan : /
Affinités : Fuuton
Spécialités : Dokujutsu

Caractère



"Je suis cette fille sans fondation. Une orpheline. Une perdue. Ce jour-là, lorsque ma vie a été troquée pour quelques plantes d'un pays étranger, mon père, les Musume, tout aussi fautifs qu'ils étaient, ils m'ont battis sur du néant! D'où ma vie écrite sur ce passage à vide, là où l'encre s'efface, à même cette page blanche qui n'en finit pas d'absorber l'encre de mon pinceau. C'est comme un poison qu'on ingurgiterait à la toute fin, une toute fin qui me sembla plus douce lorsque d'un échec, je passais de déchue à élue. Et puis je les ai rencontré, eux, tout le monde.

Ma vie m'a moins semblé être celle d'une étrangère à ce moment-là de ma vie."


Il n'y a qu'une vérité pour ce visage. Qu'un seul propos à tenir. Akiza a bien changé, depuis ses tout débuts. Et d'aucun ne saurait contester cela, car si certaines personnes n'ont pas la capacité de changer, il semblerait que l'Azurée y soit parvenue. Peut-être est-ce révoltant, dit ainsi. Peut-être pas.

Alors oui, "évoluer". On pourrait faire reposer cette fine faculté sur une histoire, un enchaînement d'aventures, mais la jeune femme vous prouvera certainement par mille et une raisons que tout cela ne dépend que d'une seule volonté. Elle ne conçoit pas une vie sans réponse, une vie sans action. Une vie prolongée par dépit.

Ainsi, la Higurashi n'est pas du genre à mâcher ses mots, mais elle sait parfois les peser, lorsque les outils de la langue demeure entre ses mains. De cette sauvagerie inculquée autrefois, Akiza s'est faite plus sage, plus mesurée. Un brin taquine, de ce regard malicieux et de ces cheveux bleus plus propre au village de Kiri que celui de Suna. Et munie de cet air chaleureux qui tend à faire rire, la jeune femme calmera probablement certaines ardeurs. Car les années défilent à vive allure et l'empathie n'est pas véritablement une chose qu'on peut lui retirer aisément.

Féroce dans ses pires journées, son éveil avait été mémorable. Il fallait dire qu'elle avait bien failli égorger un ninja d'un kunai volé, et qu'une vilaine trace de morsure laissée sur la main d'un Jounin était encore imprégnée dans les esprits de certains ninjas. De fait, la douceur par laquelle son regard se déporte sur vous n'a pas toujours été automatique: cela fait depuis quelques années seulement qu'on l'a sauvé de son fléau. De cette solitude. De cette absolue ignorance pour un entraînement plus drastique. Son comportement ouvert, la confiance et les liens à accorder à autrui lui ont patiemment été inculquée, à cette enfant du désert.

Après tout, elle avait été placé dans une "équipe à soucis", à l'époque. Là était simplement réuni ces gens à problème, dont l'un des coéquipiers n'était ni plus ni moins devenu que ce fameux Jinchuuriki d'Ichibi. Couplée à l'innocence d'une sauvageonne, la team promettait de faire vaciller plus d'une tradition. Les plus hauts placés savaient pourtant que c'était là le meilleur moyen pour eux de les voir évoluer. De les voir s'entraider également.

Cette indéniable curiosité pour le monde l'avait sauvé. Le rayon de lumière qu'elle avait autrefois entraperçue dans cette caverne un peu trop sombre avait bien terminé par forger cet esprit de camaraderie, au fin fond de ces prunelles azurées. Et malgré ses quelques lacunes sur le vaste environnement qui l'entourait, Akiza comptait bien devenir une Chunin accomplie. Voire, si on lui en donnait l'occasion, une Jounin adéquate.

Déjà, cet intérêt gagné pour le Dokujutsu se propageait telles les racines d'une plante.


Test RP


La marche avait été longue. Peut-être trop. En ce désert où le moindre pas en devenait harassant, une silhouette humaine tentait de se frayer un chemin malgré le vent.

Là résidaient une première évidence ainsi qu'un souffle tout nouveau. Les bourrasques ardentes continuaient inlassablement à croître de minute en minute, dissuadant alors les dunes dans leur pleine stabilité. Et à l'image de ces sandales qui s'enfonçaient dans le sable, ce qui aurait pu être commun et banal pour un marcheur de ces contrées brisait pourtant les imperturbables habitudes de cet endroit si inhospitalier.

Ainsi, l'homme n'était qu'un étranger ici, en particulier dans cette immensité naturelle qui bordait pourtant le Pays du Vent. Et lors de ce pèlerinage, il n'y eut qu'un long silence significatif. "Ils" n'auraient jamais dû être là. Lui et ces trois petits sacs qu'il portait dans ses bras, faits d'un tissu semblant envelopper davantage de biens qu'il portait précieusement, plutôt qu'une vulgaire marchandise peu coûteuse.

Un bien qui bougea légèrement, comme non accommodé à la condition par laquelle il vivait la première épreuve de sa vie.

Alors, rectifions donc. Il n'y avait pas un, mais quatre étrangers ici-même. Des étrangers essoufflés, un père suant à grosse goutte par ce soleil trop jaune qui continuait à frapper de ses rayons l'un de ces perdus du désert. Il haletait, vociférait parfois. Priait quelques obscures entités et se dirigeait loin, toujours plus loin dans le désert, non sans agripper cette gourde et acérer son regard vers une petite entrée. Fit étrange, elle s'agrandissait également de minutes en minutes! Tout comme ces fameuses bourrasques commençaient cette fois-ci à perdre en intensité...

Mais peut-être rêvait-il. Peut-être que l'espoir de revoir sa femme en pleine forme n'était qu'un mirage de ce fléau! Ce paysage aride! L'homme ne le saurait jamais. Tout ce qui importait, c'était que ces petites marchandises humaines garantiraient certainement la vie sauve à sa bien-aimée. Du mythe qui filait trop rarement dans les rues de son village caché, il en avait retenu le principal: tout désir était chose promise, qu'importait sa véritable nature, assassinat ou autre. Rien à voir avec le Pays et ses exigences propres. Mais pour cela, un prix était à payer. Ici, on troquait.

L'hésitation tendait alors à faire tanguer son cœur, toutefois le doute fut bien vite écourté lorsqu'il s'était enfin aventuré dans cette grotte plus fraîche. Moins lumineuse. Plus inquiétante également. Quant à cette attente solitaire, elle n'avait pas duré bien longtemps: à peine avait-il tenté de se soustraire à l'aveuglement provisoire qu'il avait déporté son regard sur une étrange femme. Une femme avec un Masque de...Kokeshi? Déglutissant, ses premiers mots furent pourtant portés sur l'état de santé incurable de sa femme, allant également à s'exprimer sur cette grossesse s'étant plutôt mal passée. Preuve en était ces triplés qu'il tenait aujourd'hui dans ses bras.

Ca partait de ces mésaventures de père jusqu'à ces propos de parent indigne, en particulier pour un ninja adepte de l'Irujutsu.

"Je...Je...Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais plus...Je ne veux pas qu'elle meurt..."

Je n'ai pas les tripes. Ca aurait pu marcher aussi. La masquée ne s'en offusqua pas, de cette révélation. Imperturbable, aucune émotion ne frayait les ondes de cette atmosphère partagée, si ce n'était une certaine rigidité et des mots bien courts.

"Des triplés, n'est-ce pas?"

Une pause avait été marquée. Voilà comment dans cette tête, la Majo percevait cette transaction; son intérêt personnel, puis celui de son "client". Suite à quoi, celle qu'on eut connu comme étant la Majo desserra cette poigne qu'elle avait sur le visage du nourrisson pour aller se présenter devant un meuble. Là, elle y trouva une plante rare, aussi verte qu'une fleur en provenance d'un pays étranger. Et malicieusement, la pseudo kunoichi présenta la plante pour aussitôt la retirer du champ de vision de l'homme.

"J'ai la solution à ton problème...La transaction me semble suffisante, aucun souci là-dessus. Je suis...surprise que vous m'ayez retrouvé de cette manière, aussi fatigué que vous êtes."

Là aussi, n'en résulta qu'un haussement d'épaules. Il était allé beaucoup trop loin pour changer d'avis. Pas maintenant, et il le faisait savoir, à cette femme peu bavarde. Haussant des épaules, la noir-vêtue prit les trois enfants et n'accorda plus un regard vers cet homme. Oh, elle le savait déjà condamné d'une certaine manière. La "transaction" était une chose, survivre pour retourner à Suna depuis cette grotte en était une autre.

Peu de personnes pouvait s'en vanter. Mais elle contemplait déjà un effectif à gonfler avec ces trois nouveaux enfants échangés pour une maudite plante. Dont Akiza.

Des enfants. Les siens désormais. Une jeunesse vouée à ne pas passer beaucoup de temps hors de cette nouvelle maison. Et seulement éclairée par quelques bougies et stimulées dès leur plus jeune âge à marcher, les triplés firent déjà office d'espoir, ainsi entraînés pour cette "mère" exigeante.

Ce fut ainsi que son histoire commence: l'abandon d'un enfant au plus profond de ce désert, pour elle qui fut troquée à cette sorcière-marchande.


Histoire


Première partie: L'Echec est la Fin

« La stabilité est le Mal. Stagner est interdit. L’Echec est la Fin. Une Mort.»

Cette phrase provenait à l'origine d'une voix froide et rauque, de celle qui marquait les esprits trop faibles. De ce celle qui faisait également chanter ces filles sans destin. Mais le lien n'était pas qu'individuel car ce même verbe régissait sur des terres arides mais trop évitées, frappées d'un sceau clandestin.

Et ces marques! Ces tatouages bordant son bras et son épaules, trop rouges pour ne pas être visibles! Elles avaient fini par réguler les actions de tout un chacun. Puis elles s'étaient inscrites dans leur peau, dans le sang de ses fidèles.

Dead end, blanc sable d'automne. Une sorte d'impasse qu'il avait bien fallu contourner, non sans un hurlement teinté de frustration. La sienne, à Akiza.

Ainsi se tacha sa première page: du troc à l'embrigadement, les trois jeunes filles n'eurent pas d'autres choix que d'apprendre les lois d'un désert profond, d'intégrer la doctrine de ces Femmes Masquées appelées Mères. Ou Majo. Les deux se confondaient régulièrement. L'on parlait alors d'un culte oublié, basé sur la volonté et le mythe d'un ancien sabre, puis d'un sabreur. Lui qui fut condamné à errer dans le sable fin de leur terre, il en devenait le père de tout un héritage après avoir quitté les terres de Fer. Un élan d'exotisme ignoré.

Et sans être connu, ce nouveau regroupement semblait vouloir garder un contact avec certains marchands, bons ou véreux, mais le plus souvent véreux: il fallait dire qu'il était intégralement coordonné par des femmes. Quant à une explication plus précise sur ces êtres devenus quasi-monstres, les Musume n'avaient pas la prétention de rejoindre des ambitions libérales.

Non, elles assuraient l'échange d'introuvables marchandises avant tout, quand elles ne forgeaient pas le futur enfant à s'occuper davantage de leurs protections, plutôt qu'à mener avec intelligence chacune des négociations qui en découleraient.

Deux types de futur pour un même objectif, qu'on disait. Un type de savoir comme un autre.

Et l'un ou l'autre n'est pas véritablement supérieur: la première classe savait manier le sabre, la deuxième pouvait se targuer de manipuler la parole avec brio. Parfois, rarement, on alliait les deux. Mais encore fallait-il avoir une expérience concrète, car les enfants manipulant la parole étaient fragiles de constitution. Quant à leurs homologues plus manuels, eux s'étonnaient d'un monde qu'ils n'avaient encore jamais perçu de leur forme adolescente, et dont la plus petite once de sensibilité intellectuelle ne leur effleurait même pas l'esprit. Ainsi, chacune des deux branches n'en demeurait pas moins manipulable à sa façon, bétail d'un plus grand berger qui se faisait loup.

Ce repère, il se trouvait loin, perdu et peu prisé de part ces phénomènes naturels qui demandaient une relative attention pour vivre. Ou plutôt survivre. Les sens s'aiguisaient, les réflexes devenaient automatiques. Avec un tel environnement, le camouflage ne leur faisait pas encore défaut. Pas encore. Ca changerait dans quinze années.

Ainsi, les triplés avaient grandi dans un cadre aussi idéal que celui-ci. A leur vente, la Majo les avait pris sous son aile, forgeant leur éducation comme on en aiguisait une lame. Mais il n'y avait pas de larmes, pas de regrets qui accompagnait cette initiation: elles apprenaient ce pour quoi on les destinait véritablement. Cette question de "qui je suis?", "d'où je viens?", qu'elle soit existentielle ou culturelle, elle n'existait pas véritablement dans leur esprit:  trop propre au Libre-arbitre, trop "tout" -et ce tout est effrayant pour l'ignorante-, les fillettes aux cheveux d'un bleu rare savaient déjà qu'elles étaient promises à la voie des Arts. Des valeurs de Goryo, le sabreur. Le reste importait peu. Il ne leur en faut pas plus pour se concentrer et éviter d'hurler, assumer l'entraînement qui survenait. Et à chaque jour, son épreuve.

C'était ce que leur avait dit la Majo tout du moins.

Les années passant, aucun lien maternel n'avait été réellement tissé: toutes enfermées qu'elles étaient, les Orphelines ne faisaient qu'écouter les ordres, épouser ce rôle dans lequel on les avait poussées toutes petites. Et puis s'entraîner.

On ne faiblissait pas en entraînement. On ne chutait pas. On ne restait pas dans un état de léthargie, stagnant sur le moindre souci. C'était prohibé, l'échec. Il fallait donc se ressaisir bien rapidement dans le but d'assurer tout de même ce commerce qui faisait parfois défaut. Pour survivre.

Endurer.

Oh, ça n'avait pas duré! Malgré cette fichue litanie...

« La léthargie est le Mal. Stagner est interdit. La faiblesse est l’Echec. L’Echec est la Fin.»

Aucun moyen de s'y échapper, à première vue: quatre murs de pierres ne l'auraient pas autorisé. Puis, l'idée n'avait même pas effleuré l'esprit de la jeune fille tant ce n'était pas évident, de penser "ainsi". De penser "normalement". Et pourtant, la Bleutée avait eu le mérite de trouver une inspiration en cette brèche découpée entre ces pierres trop épaisses. Ce n'était pas la liberté avec un grand L, mais les prémices d'une curiosité que peu d'entre eux parviendront à récupérer là, dans la pénombre et la froideur de leur habitat. Mais ce désert qui promettait autre chose que la froideur de cette caverne, ce vaste environnement qui déchirait ce quotidien et ces raisons depuis trop longtemps ancrées sans logique, n’étaient-ils pas dans le fond ce pourquoi ils allaient lutter ?  Ce pourquoi elles aiguisaient leurs lames ?

Bien que régulier, ce paysage offrait également la vision de l’un de ces rares oasis qui s’implantait dans cette constante aridité. La luminosité, la douceur et la quiétude s'opposait à l'obscurité, la violence, et l'inquiétude perpétuelle qui régnait en maître sur les recrues. Cette vision, elle ne l'avait eu qu'une seule fois dans sa vie de Musume. Mais cela avait suffi. Elle avait presque fugué. Presque. Une voix avait claqué son avis.

« Apprécie donc ce que tu observes, et perçois-y une inspiration lorsque le monde n'est pas trop souillé par l'Homme. Quand le temps sera venu, il te sera possible de défendre ce que tu découvriras par toi-même, ma douce petite. Les vérités, si tu es capable de les percevoir. Et peut-être plus tard de trouver l'équivalent de l'épée du Bâtisseur il y a de cela 10 ans. »

Quand un enfant désobéissait, une poigne ardente venait généralement phagocyter le bras de l'intrépide. Au-delà des mots qui faisaient réfléchir ceux dont l'esprit était taraudé par l'inconnu, s'il y avait bien une chose à retenir, c'était que la jeune fille utilisait toutes ses forces pour se dégager de ce danger trop doux pour être vrai. Retourner s’entraîner aux côtés de ses sœurs était plus sûr. Entre la Majo toute intriguée et les poings des autres, le choix était vite conclu.

Puis l'année de ses treize ans, vint l'épreuve officielle. La première. Quand les Musume avaient estimé les sœurs prêtes et coordonnées dans leur "danse", un duel avait été organisé, évaluant les compétences de chacune des jeunes filles. Cette fois-ci, l'affrontement fut différent des autres fois: lorsque les deux sœurs s'approchèrent des épéistes, Akiza sembla démontrer un début de "tactique", en cela qu'elle n'avançait pas seulement en tant que machine. Les opposantes les plus dangereuses furent les premières attaquées par la bleutée: ainsi l'amatrice d'armes à distance n'avait pas fait long feu

Et lorsque le combat à mort pris fin, le vœu fut hélé par le trio, tout comme leur promesse vint orner leur bras d'un tatouage douloureux. Les épines venus le peindre étaient là pour faire grimacer leur minois, mais les Higurashi évitaient d'y montrer la moindre affirmation d'un supplice. Des fleurs rouges, aussi rouges que celles d'un désert étaient venues décorer le bras d'Akiza.

Sable d'automne...

Un sable qui n'avait pas failli sur ses premières missions, quoiqu'elle n'en restât pas moins étonnée par chacune des choses qui l'entouraient désormais. Akiza n'avait pas eu le temps de connaître, mais elle avait eu assez de répit pour contempler les marchands, observer les transactions, et estimer la valeur des objets brillants. Ce fut le premier contact établi avec le monde, mais également le dernier en tant que nouvelle Musume.

Les événements s'étaient déroulés très vites, si vites que l'Orpheline en avait perdu ce masque habituellement arboré bien rapidement. Il n'avait pas fallu plus de quelques mois pour que le mensonge d'un marchand ne vienne briser toutes ses fondations. Akiza s'en rappelait encore: ses trois sœurs avaient décidé de poursuivre ces brigands qui avaient bien tenter de les piller, telles des sauvageonnes munies d'un sabre à la main. Et elle les avait chassés, peut-être un peu trop, car sur le dos de l'une de ces montures, la jeune femme avait bien failli lui achever la vie d'un seul coup.

Elle avait "failli", oui. Dans tous les sens du terme. A peine l'épée plantée dans l'épaule de son assaillant que ce dernier lui rendit un coup à la nuque. Le masque qu'elle portait camoufla toutefois toute sorte de douleur sur son visage, de sorte que ni même l'assaillant qui agonisait tout de même, ni même elle n'était véritablement témoin de toute la scène. Puis le noir avait envahi son champ de vision, sa main s'était crispée à même la garde de sa lame courte, et ses yeux s'étaient clos. La monture elle, n'avait pas cessé de fuir en s'enfonçant toujours plus loin dans cette immensité du désert.

Combien de temps était-elle restée ainsi, dans cette plus parfaite inconscience? Probablement quelques heures. Mais c'était probablement déjà quelques heures de trop, car le réveil s'était soldé d'un étrange sentiment. Voilà qu'une question anodine mais étrangère s'imposait dans son esprit, de celle qu'une Musume ne se posait jamais véritablement: Où était-elle? Le soleil l'inquiétait, plus que de raison. Et les heures se soldaient par d'interminables marches, de longs moments à chercher toutes traces, tout repère afin de l'orienter en un lieu connu. Ou "quelque part", de quoi survivre. Encore. Toujours.

Et lorsqu'au bout d'un moment, les forces la quittèrent et que le sable n'en devint qu'un voile brûlant et sans fin, une phrase s'était imposée dans l'esprit de la jeune fille. Bien sûr, elle n'avait pas envie de mourir. Non. Mais le désert était aussi illimité qu'un Océan des contes et Akiza, elle, manquait certainement d'une écoute. Sans ordre, la Fille n'était plus rien d'autre qu'un pantin sans pensées, toute entraînée qu'elle était au kenjutsu et à l'esprit instinctif. La philosophie lui parut à cet instant ironique. Ridicule.

"La faiblesse est un échec."

La phrase s'était répétée. Pour peu dans ce désert où elle s'était enfin résolue à lâcher ce masque, on aurait certainement pu considérer la petite silhouette comme une enfant un peu perdue. Et la Bleutée l'était, physiquement comme psychiquement.


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Deuxième partie: Les débuts d'une connaissance acquise


Lorsque la jeune fille s'était réveillée, ce ne fut ni la lumière ni ce parterre trop ardent qui vint l'accueillir. Non, la sensation qui bordait sa peau était douce. Douce mais étrangère. C'était absurde. Cette précaution prise à son insu avait déjà bien réussi à gêner la sauvageonne au premier instant. Ainsi, le lit ne l'arrêta pas, pas plus que la chambre finement installée n'avait semé le doute dans ses idées bien arrêtées.

Toute cette attention était inconnue mais certainement légèrement entraperçue, quoiqu'elle ignora déjà un bon nombre d'indices: ce n'était pas le livre à même sur le chevet qui l'intéressait, ni même le tabouret placé près de son lit. Il n'y avait guère que la pomme pour allécher un esprit aussi ignorant dans ses instincts premiers. Alors elle s'était faite toute discrète, pour laisser finalement son regard fureter ça et là, jusqu'à ramasser cette lame attachée au fin fond de sa chambre. Cette épée après tout, c'était la sienne, et d'aussi loin qu'elle avait pu y réfléchir, celle-ci n'avait jamais été égarée ou même effacée de son esprit. Jamais.

La Bleutée s'était éclipsée oui, en quelques pas de loups qui lui avait bien valu le mérite de rester discrète. Et le monde s'était offert à elle, en ce village entretenu par toute une communauté; pétillant d'une vie que l'Adolescente n'avait jamais perçu jusque-là.

Paniquée, Akiza avait coupé court à toute discrétion et s'était enfuie à vive allure, surprise tantôt par un objet trop authentique, tantôt par une bête trop inconnue. Les Sunajins sur son chemin furent bien vite bousculées par cette personne si empressée, passée dans un état second où tout se confond. Et lorsqu'une main agrippa son bras, cette dernière tourna vivement de la tête et laissa filer sans sommation cette lame qu'elle tenait. Fort heureusement pour elle, cette personne était un shinobi accompli, et bien que surpris par une telle attaque éclair, il dévia rapidement le tranchant d'argent de sa trajectoire initiale. Son œil. Pour la deuxième fois en si peu de temps, la Musume fut assommée pour le bien de tous.

Bien loin de savoir que son arrivée et son devenir étaient négociés par quelques instances, la jeune fille avait pourtant retrouvé ce village qui l'avait vu naître. Les jours suivants furent d'autant plus révélateurs, car une fois privée et calmée dans une pièce -celle où elle s'était réveillée-, la réflexion avait bien commencé à émerger. Et puis les nerfs s'étaient calmés petit à petit, laissant entendre à un plus grand réflexe et à un sang-froid comme elle en avait autrefois fait preuve. Les choses venaient à point à qui savait attendre, et les informations n'avaient pas tardé à venir à elle. Quelques jours s'étaient écoulés et celle-ci commença une brève discussion avec cette personne. Le ninja qu'elle avait attaqué. Un ninja qui se présenta être de sa famille au bout d'un certain temps.

L'homme avait bien un air quelque peu familier: de ces cheveux bleus azur à ces yeux légèrement tirés et émeraudes, la ressemblance n'en demeurait pas moins frappante. Celui-ci se présenta d'une voix douce comme étant un membre de sa famille. Higurashi Akitaka. Curieuse tentative, car la jeune fille, durant ces deux premiers mois de liberté, n'entendait rien. Rien de rien. Et elle ne voulait pas comprendre davantage, comme un animal blessé qui s'apprêterait à mordre quiconque s'approcherait de trop près de sa petite personne.

Le calme et la sérénité de l'homme termina pourtant par avoir un certain effet. Le village était plus ou moins au courant de cette histoire, de cette "tragédie" familiale qui avait bien fini par percevoir une note bénéfique. Pourtant on se méfiait de l'Abandonnée, et l'Abandonné plus encore lorsqu'Akitaka lui demanda pour ses deux autres sœurs.

Pointe d'amertume. Silence sans litanie.

Le doute s'était installé en son cœur et si elle restait coite devant un chien qui aboyait, toute envie d'attaquer quiconque fut bien vite distillée dans son esprit. A ce point-là, elle apprenait encore, et on lui laissait légitimement le temps. Certains la regardaient d'un œil effrayé, d'autres un peu moins. Et puis il y avait ces autres lurons qui s'amusaient de ces réactions farfelues ou candides. Bien vite, le village s'était rendu compte qu'elle n'était pas véritablement.

Sans ordre, une Musume n'était jamais soumis à cet état de faits.

Plus tard, elle apprendrait que sa place dans le village n'était due que de la persuasion d'un certain Jounin: le frère de sa sœur. Et si de réputation, Akiza ressemblait à sa mère, Akitaka et la jeune fille auraient certainement pu passer pour un père et une fille. Pourtant et bien vite, son oncle lui demanda des renseignements sur son passé. Quelques mots s'en étaient échappés, mais rien de bien révélateur. On ne parlait pas des Musume. Les rumeurs de leur côté ne claquèrent pas plus vites: le village lui apprit une toute autre vérité. Bien plus froide. Plus blessante également.

"Ton père t'a abandonné! T'es la fille d'une honte, oui, une honte du Village!"

Conditionné comme un enfant soldat, elle n'avait rien ressenti à cette première mention. Mais les mois passants et les émotions se décoinçant, une pointe de mélancolie émergea à petit feu. Akiza savait que sa vie en tant que Musume était détruite. Preuve en était cette dernière pensée qui avait coupé court à ce lien tissé durant toute une enfance.

"La faiblesse est l'Echec."

Revenir n'était donc pas une option quand l'on avait échoué au moins une fois. Mais d'un autre côté, ce village calme et presque apaisant en une certaine situation lui faisait un mal fou. Son cœur en restait parfois étrangement douloureux, tout comme le reste du monde l'effrayait et faisait croître cette méfiance déjà trop présente. Rien que la contemplation d'un miroir lui reflétait une image trop réaliste du monde. Une image de cette personne qu'elle avait trop nié jusque-là également, la bleutée en venait à en prendre conscience: cette personne, c'était elle-même. Où était l'illusion? Le confort de l'ignorance?

Parfois, le savoir faisait mal. Plus mal que cette épée que ce pseudo-père avait banni un certain moment. Tout n'était pas qu'une question de Chakra et d'ordres.

"Comment as-tu appris à manier le sabre?"
"Je ne sais pas. Tous les jours."
"Pourquoi le tenais-tu ainsi? C'est étrange, non?"
"On m'a toujours appris à faire comme ça, comme le "tout le monde" de "là-bas". C'est inspiré du Bâtisseur, quoique la tenue de l'arme a probablement été déformée avec le temps. Nul ne le dépassera véritablement."
"C'est où, là-bas?"
"Le désert profond. Indomptable. Où la Faiblesse n'est pas tolérée."

Là encore, au fil des jours, les réponses devenaient moins franches. Plus réfléchies, comme si la jeune fille commençait à avoir honte. De quoi donc? Personne ne le savait véritablement. Tout ce que l'on observait attentivement, c'était une enfant qui avait vécu recluse depuis probablement trop longtemps pour s'en souvenir elle-même. Oui, une enfant dont la personnalité sauvage et complexe à la fois se substituait toutefois en une relative douceur, à cette exception unique, qu'on ne lui enlèverait probablement jamais ce caractère fort et parfois méfiant. Déjà arrivée que la belle aux yeux violines ne se laissait pas marcher sur les pieds.

Un garçonnet ne l'avait toutefois pas entendu de cette oreille. Elle qui demeurait absorbée par la contemplation d'un lieu de vie bordé par milles étoiles scintillantes, ce dernier n'avait pas eu peur du silence. Mieux, il s'était approché de ce jeune fantôme féminin qui hantait ce toit devant lui, pour ne plus accorder qu'une touchante curiosité quant aux yeux violines: beaucoup trop vifs pour une simple Sunajins, ce sont pourtant les siens. Peut-être aura-t-elle vu en lui un premier contact social, comme peu d'entre elles pouvaient bien tolérer de percevoir un sourire amusé par leur ignorance. Pourtant, l'avenir lui apprendrait à percevoir en ce garçonnet un jeune "homme" appelé Genjiro.

Premier contact.

De son côté, le village ne la reniait pas totalement. C'était là les prémices d'une fondation pour cette enfant qui en était totalement dépourvue. Une confiance s'était ainsi établie entre les deux membres Higurashi, substituant alors le silence par quelques éclats de rire que l'on retrouvait chez un confident. Et lorsqu'Akitaka n'était pas en mission, il se chargeait de toute cette éducation à parfaire. Ses efforts portaient visiblement ses fruits, de jours en jours les notions s'agrandissaient. Certes, elle n'avait plus véritablement accès à cet art qu'était le combat, l'entrainement, mais cette activité avait été temporairement remplacée par la calligraphie. Les connaissances d'un monde ne se résumaient plus simplement à l'argent, ou par l'appât d'un bijou trop brillant, mais pour sa propre culture et son propre esprit critique.

Ainsi, le panel de ses questions s'était élargi. On passait relativement et simplement d'un "C'est quoi un chien?" à "Que s'est-il passé il y a deux cent ans?". Puis vint une journée où l'homme Higurashi avait décidé de tester sa nièce sur ce domaine qu'elle semblait tant connaître: Kenjutsu. Ô, il y découvrit également un savoir bien plus subtile, car la jeune fille montra quelques compétences en matière de poison. Les plantes ne lui semblaient guère être de grandes inconnues, bien au contraire.

Agile. Adroite. La jeune fille démontrait une expérience mature, instinctive, suffisamment pour le surprendre. Les coups étaient violents et rapides, portés dans le but de trancher les points de sa chair, les jonctions entre ses membres. Puis entre deux coups de sabre, il reconnut là entre quelques signes une technique de Doton bien placée mais exécutée avec bien moins d'aise. Pourtant, Akiza semblait s'amuser, comme si elle baignait dans son élément. Quelques mois s'étaient écoulés -bientôt un an-, et la jeune fille commençait à mieux comprendre ce nouveau monde. Son intégration ne faisait plus l'ombre d'un doute maintenant que son oncle lui avait cédé son nom et qu'elle avait bénéficié de cette reconnaissance, pourtant sa réputation la poursuivrait un long moment. Certaines erreurs aussi. Ô, elle savait qu'elle avait beaucoup de choses à apprendre, mais un aveu aurait tôt fait de briser la paix qu'avait voulu instaurer son tuteur pour l'Orpheline.

"Je veux devenir une Kunoichi."


Lorsqu'elle l'avait prononcé, Akiza ne l'avait pas dit véritablement par plaisir. Elle le faisait parce qu'elle avait conscience qu'elle n'évoluerait pas en restant éternellement coincée dans ce village, calfeutrée entre les murs sécurisés -ou non- de Sunagakure. Il était venu, ce temps où sa curiosité était devenue insatiable. Les causes et les conséquences s'enchainaient ainsi dans cette prise de décisions, car la fille Higurashi le faisait également parce qu'elle savait que la lutte relevait de "son domaine". L'entraînement le lui avait prouvé, ayant testé cette volonté et cette combativité qu'elle avait vues renaître de leurs cendres.

Tuer, le verbe ne lui était pas étranger. Mais la bleutée se gardait bien de l'affirmer, maintenant que son cœur tanguait à voir les regards se changer définitivement à son égard. Akiza ne le désirait pas.

Non, la jeune Higurashi ressentait le besoin de se battre pour un objectif qui en valait la peine. On ne lui avait pas véritablement dit non à cette prise de décision, bien que des conditions avaient été posées en certains points. D'abord pour elle, puis pour Akitaka par la suite.

"Akiza...Promets-moi pour l'heure que tu éviteras de te battre uniquement avec ses armes. Sauf si ça en devient nécessaire ou que cela t'est demandée, évidemment. Tu ne progresseras pas véritablement en t'y tenant uniquement à ce domaine de compétences. Apprend à examiner les autres domaines."


Hochement de tête. La jeune Sunajin avait trépigné de la tête, scellant leur promesse sur cette démonstration.

Proche de ses quinze ans, elle entra ainsi à l'Académie des ninjas tardivement. Loin d'être fine connaisseuse des différents signes, Akiza faisait toutefois partie de ces personnes rapides et qui frappaient forts, habiles de son corps et adroites en étant munie de ses armes. Sûr d'elle, cette confiance faisait parfois la différence pour cette enfant déjà entraînée. Peut-être trop, pour ces collègues un peu moins âgés qu'elle. Toutefois, dès que les leçons passaient sur des bases exigeant davantage de culture en certains domaines précis, la jeune femme se taisait tout simplement, préférant comprendre et laisser filer la réponse par une autre élève certainement plus renseignée en ce domaine.

Finalement, à la fin de l'année, la jeune fille s'était attelée aux différentes étapes avec un certain sérieux, comme à son habitude. Allant de ce simple clone à ce test de Taijutsu, la jeune femme s'était montrée relativement coordonnée en chacun de ses mouvements, décrochant de fait son premier rang et son bandeau.

Elle était devenue Genin.

Fière d'avoir décroché enfin son rang, elle attacha ce bandeau qui faisait office d'étendard sur le haut de sa manche. Une nouvelle vie l'attendait. Deux représentants masculins, et puis elle, seule indice féminin. Ô, oui, une équipe toute aussi flamboyante que ne l'était chacune des personnalités qui la composait. Il y avait tout d'abord Genjiro, qu'elle accueillit d'un bref sourire qu'il n'avait pas toujours perçu sur ces lippes mutines. En second partenaire, il y avait ce petit con, ce fin luron qui jouissait de la réputation de sa famille mais qui n'avait pas encore passé le cap de la maturité. Le gamin était intelligent et sournois, là n'était pas le souci. Mais son nom était tout simplement...Arihiro. Suna garderait à son passage des séquelles physiques durant un long moment. Les murs toujours en reconstruction en étaient ces preuves parfois factices.

Heureusement pour eux, les hautes instances auront pensé à compenser cette équipe par un Jônin compétent. Qu'il s'agisse d'une autorité innée ou de compétences renommées, Daiki était un ninja conciliant mais exigeant. Et fort de cette rigueur et de sa réputation, il savait mener ce trio à la baguette et le village lui faisait suffisamment confiance pour lui confier ce qui deviendrait le futur Jinchuuriki. Lui, et puis la sauvageonne et le pourri-gâté. Car les missions comportant pour mention "chiens perdus" ou "chats miaulant comme des âmes en peine" ne resteraient pas éternellement le champ d'action de ces Chunin en devenir. Non, bientôt ils passeraient le grand examen, apprendraient également de nombreuses techniques grâce à ce Sensei.

Ce perfectionnisme n'était pas accessoire, c'était un enjeu.

Les temps se troublaient, et déjà, un état d'urgence pesait à même ce pays fait de sable. Inquiète, la jeune femme avait déporté une pensée relative vers ce "désert inatteignable". Elle savait que ce n'était qu'une mémoire qui se voulait instinctive, puisque les Musume aimaient vivre recluses, territoriales de nature. Mais survivraient-elles à cela?

Alors, peut-être oui. Peut-être auraient-elles des nouvelles de ces femmes insoumises. Pourtant, son esprit lui dictait que l'état d'urgence détruirait ce culte tôt ou tard.

Et puis la team fut perturbée par l'arrivée d'un Démon. Un Démon qui prit pour hôte ce jeune homme qu'elle eut connu plus enjoué, jadis. Si "Ichibi" n'avait pas le même effet à son oreille, Akiza sut pertinemment ce qu'il en était réellement du mot "Démon". Son crâne n'en finissait pas de débattre à propos du "changement" qui s'opérait dans le comportement de Genjiro.

"Un démon? Comme le Mal qui fut pourfendu par Goryo, le Bâtisseur?"

Certainement, cette question lui était venue à l'esprit. Et la bleutée s'en rappelait encore, de cette annonce. Le vent était devenu froid et sec lorsqu'il était venu fouetter sa peau, lui semblait-il. Pire encore, elle se surprit à ressentir un dégoût profond l'espace de quelques secondes, comme si un doux poison -de ceux qu'elle appréciait pourtant concocter!- filait le long de sa bouche, obscurcissait ses sens et imposait son amertume.

"Ca veut dire qu'il va changer? Se changer en démon?"

Tout un tas de question se formait dans son esprit. On l'avait rassuré, à cet égard. Mais chaque jour, chaque nuit au premier regard, elle ne pouvait s'empêcher de repenser à cet embrigadement. A ce conte. A toutes ses histoires poursuivies par feu le Guerrier de Fer. Tuer, pourfendre le démon! C'était le seul moyen de se rapprocher de cet illustre figure qu'elle n'oublierait jamais, forgée sur le même terrain d'entente, en ce pacte qui unissait ce tatouage et "lui". Elles aussi.

"Genjiro...Tu vas bien?"

La question était si enfantine qu'elle en devenait absurde. Ce n'était éventuellement qu'un reproche quant à ces cernes naissantes. D'un noir charbon, les poches de fatigue creusaient les yeux du jeune homme lourdement. Et lorsque cette évolution prit le cap d'une longue descente aux Enfers, Genjiro avait stoppé d'être cet enfant joyeux et énergique, pour ne plus devenir que son ombre, amère et irritée. Ce n'était plus qu'un pourfendeur d'injures lancés dans le vide.

En mal-être.

Un état d'âme que tout le monde n'avait pas perçu de leur bonne conscience. Inquiète mais poussée par un instinct du passé, la jeune femme ne pouvait plus que constater les changements opérant chez ce jeune homme d'un œil méfiant. Il n'y avait pas plus de raison, pas plus de réflexion vis-à-vis de ce Mal qui opérait à toute allure. Elle préférait s'en écarter, observer de loin, privilégiant largement son droit à la vie plutôt que de céder à une norme mortelle.

En vain. L'irritation si palpable dans l'équipe sembla presque prendre la forme d'une maladie. Comme contaminée par ces vives réactions, Akiza était alors généralement calmée par Arihiro. L'incompréhension lui tenait les trippes. Il était difficile de faire perdurer cette époque peu propice à la conversation mais les choses avaient semblé se stabiliser. Deux ans s'en étaient alors suivis et la jeune femme ne put que ravaler ses anciennes croyances et constater par elle-même que l'héritier Haisui n'avait pas véritablement changé. Du moins, pas dans son essence.

Le sujet tenait encore sur un mince fil de débat.

Et les voilà devenus Chunin, désormais...Chunin, alors que le monde se préparait certainement à accueillir des événements d'autant plus menaçants. Et cela serait son devoir, oui, à cette jeune femme qui protégerait malgré tout ce jeune homme. Malgré ce Démon. Akiza se l'était promis. Tout comme ce tatouage qui ornait sa peau.

Sable d'automne...


Derrière l'écran

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Âge : 20 pitites années!
Comment avez-vous découvert KnS : Y'a des gens qui m'ont fait de la pub. Ils s'y sont mis à trois cette bande de chacals.
Qu'en pensez-vous : Hmmmm, j'aime bien le choix donné et le contexte un peu "renversé" du forum. Quoique, Suna s'en prend toujours plein la gueule.
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Dernière édition par Higurashi Akiza le Ven 9 Juin - 1:12, édité 83 fois
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MessageSujet: Re: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Ven 31 Mar - 14:08
C'est terminé ici ?
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MessageSujet: Re: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Ven 31 Mar - 17:15
Nope, ça avance, je suis en réécriture actuellement Smile (parce que sinon c'est trop long pour le début)

Je termine d'ici peu, désolée ^^
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MessageSujet: Re: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Jeu 6 Avr - 12:03
C'est terminé ?
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MessageSujet: Re: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Jeu 6 Avr - 18:05
Terminé oui. Désolée pour le timing, exam tout ça.

Voilà donc (enfin) ma fiche, j'espère qu'elle conviendra. Alea jacta est pour le reste, je m'en remets entre vos douces mains de correcteur =>

Le test RP est placé avant, mais plus pour une question contextuelle. Cela dit c'est fait exprès, mais si vous avez des questions ou autres, j'y répondrais. ^^

Merci d'avance ^^


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MessageSujet: Re: Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]   Ven 7 Avr - 0:16



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 12/12

L'originalité 3/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 3/3
L'avis personnel 3/3

« La Forme » 11/12

Le vocabulaire 2/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 32/34

Bon bah rien à dire. C'était vraiment une excellente fiche xD Peut être quelques petites longueurs dans le récit ça et là qui ralentissent un peu la lecture qui aurait gagné à être un peu résumé, mais c'est que mon avis sur ça. Bref, un gros bravo Wink


Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Chunin de Suna avec 1120+50=1170 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »





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Akiza - Raised in our warm sand [Terminée]

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