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 Mizuki Yamato ▬ the boy and the sea

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Chûnin de Kiri
Mizuki Yamato
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MessageSujet: Mizuki Yamato ▬ the boy and the sea   Dim 26 Mar - 22:45
Mizuki Yamato Feat. Auel Neider

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Infos générales
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Nom : Mizuki (瑞貴)
Prénom(s) : Yamato (大和)
Surnom : Aucun
Âge : 16 ans
Sexe : Masculin

Village : Kiri
Rang : Chūnin, Jinchūriki d'Isobu
Clan : Aucun
Affinités : Suiton
Spécialités : Jinchūriki


Caractère

Tout le monde vous le dira : Yamato n'est pas quelqu'un de compliqué. Plutôt franc du collier, le jeune homme n'hésite pas à dire le fond de la pensée - ce qui lui a déjà valu plusieurs sévères dérouillées. Réfractaire à l'autorité, il a un peu trop tiré parti du relâchement de cette dernière en cette longue période prospère. Sans surprise, il n'aime guère la manière encore hasardeuse dont ils tentent de la rétablir du jour au lendemain - ou peu s'en faut - maintenant que le monde est à nouveau sur le sentier de la guerre. Il lui est arrivé de plaisanter (aux dépens de son palmarès disciplinaire) que l'époque « glorieuse » de la Brume est deux cent ans derrière, même s'il en comprend plus l'horreur qu'il ne veut bien le laisser paraître.
Ce n'est pas qu'il soit réticent à l'effort ; simplement qu'on lui dise quoi faire ou, pire encore, comment le faire. Si éprouvées que soient les méthodes d'enseignement en vigueur, que ce soit à l'académie ou ailleurs, il est d'avis que chacun doit pouvoir apprendre à sa manière, sans avoir à subir le formatage d'un système qu'il juge archaïque. Une opinion controversée (et par conséquent réprimée) qu'il ne défendrait pas avec autant de ferveur si elle ne cachait pas une corruption galopante. Quoi de mieux pour un régime de privilégiés posés sur leur gros cul bien gras que de former de bons petits soldats ? Pour qui veut régner, le doute n'a pas sa place - même si ça veut dire devoir le noyer dans le sang.

Il se murmure que le nouveau Mizukage serait différent ; n'ayant pas eu l'occasion de le côtoyer - ce qui n'a rien d'étonnant vu son rang -, Yamato n'a pour l'heure pas d'opinion à ce sujet, préférant une saine méfiance à un excès de naïveté. Le conseil n'en est pas à sa première manigance pour consolider un pouvoir vacillant, et il suffirait que ce soit un nouveau pantin pour que tout le village se retrouve pendu au bout de ses fils. Charybde et Scylla ne font peut-être pas partie des légendes de ce monde, mais rien n'empêche néanmoins de passer de l'une à l'autre. Qu'on lui donne des raisons de penser le contraire, il ne demande pas mieux : vient un moment où les alternatives ne peuvent être que meilleures et où tout changement est bon à prendre. Bien sûr, toutes proportions gardées : il n'a jamais cru au Père Noël, et un Kage honnête lui semble moins crédible encore.

Car Yamato n'a jamais aimé porter les œillères : s'il n'a pas grandi dans les tréfonds de la pauvreté, il l'a côtoyée de suffisamment près pour devoir la regarder en face. Cette lucidité, aussi sinistre que soit le bilan qu'elle offre, est à son sens une question de survie dans le Kiri d'aujourd'hui. Avoir à grandir dans ce contexte pittoresque a fait de lui un garçon mature pour son âge, conscient des réalités (et des innombrables injustices) de la vie et, à ce titre, d'un pragmatisme qui en surprendrait plus d'un. La carapace de cynisme qu'il s'est bâti en réponse à ces pénibles constats disparaît reste toutefois le plus souvent cachée sous un vernis d'opiniâtreté, qui n'est toutefois pas sans un subtil fond de vérité. S'il sait que la vie n'est pas rose, il ne la voit pas pour autant tout en noir - pas tant qu'il y aura des gens pour lutter contre le pouvoir.

D'un naturel débrouillard, il a su faire preuve d'adaptabilité face à ce que la société avait à lui offrir - rien de très reluisant, en l'occurrence. S'il estime avoir su rester du bon côté de la barrière, à tout le moins s'est-il approché d'assez près pour en connaître la couleur, dira-t-on. S'il préférera le terme de roublard à celui de voyou (ou autre dérivé moins poétique), le résultat est le même : un lot de combines dans la manche et une ruse qui confine à l'illicite sans jamais y entrer de plein pied. Sa façon à lui de combattre le feu par le feu. Preuve s'il en est que les leçons les mieux retenues sont celles que l'on reçoit à l'école de la rue.

Le jeune Jinchūriki n'est guère attaché au symbolisme : il voit les choses pour ce qu'elles sont, rien n'est sacré. Plus encore quand ces effigies, perverties et détournées de leur but premier, ne sont qu'autant d'armes de propagande aux mains des nantis. Il ne se fait pas d'illusion sur son statut d'arme de guerre et s'en accommode parfaitement ; tout ce qu'il souhaite est qu'on le pointe dans la bonne direction. Le passé comme le futur n'ont guère leur place dans sa vision, concentrée sur un présent déjà bien trop agité. Hier est révolu ; on verra demain si on est encore en vie.

Malgré cette dureté relative, l'élu d'Isobu n'est pas quelqu'un de solitaire. S'il ne considérera jamais un camarade comme un « frère » - d'autant qu'il trouve ce mot utilisé bien trop à la légère -, il a su se forger un cercle d'amis de taille raisonnable. À l'instar de la plupart des shinobi de son âge, on le retrouvera souvent en compagnie de ses coéquipiers ; non pas pour renforcer leurs liens néanmoins, mais parce que ce sont déjà les plus forts qu'il ait, sans parler du fait qu'ils se complètent à merveille. « Le hasard » fait parfois bien les choses.
Bien que blasé par l'état actuel des choses, qu'il espère bien voir changer, Yamato nourrit quelques rêves - le plus grand d'entre eux (ou en tout cas celui dont il parle le plus librement) étant d'un jour devenir sabreur. Lui-même ne sait plus vraiment d'où lui vient cette vocation, si ce n'est qu'elle a toujours été là, avant même d'obtenir son bandeau. Ce n'est pourtant pas comme s'il y avait des dispositions, s'étant révélé exécrable en kenjutsu les rares fois où il a pu essayer. Mais on ne sait jamais : à force de persévérance, sur un malentendu, ça peut passer.

Histoire

Le père de Yamato est pêcheur. Bien que n'étant pas partie prenante, il fut gravement blessé au tendon lors des émeutes qui éclatèrent il y a de cela dix-sept ans. S'il put être soigné et ainsi conserver sa jambe, ses maigres moyens ne permirent pas de rétablissement total : avec cette partie de sa mobilité s'envola l'espoir d'un jour être shinobi. C'est ballot, mais c'est comme ça : il a dû trouver autre chose à faire et ne s'en porte pas plus mal aujourd'hui.

La mère de Yamato était infirmière. Elle aurait eu le potentiel pour être ninja médical mais ne supportait pas l'idée qu'elle puisse être au combat, ne fut-ce que pour soigner les blessures de guerre - qu'elle leur donnerait les moyens de blesser davantage. Elle est tombée malade quand Yamato avait quatre ou cinq ans et, faute de moyens, n'a jamais pu se soigner correctement : l'accès aux médicaments qui auraient permis de la sauver était restreint, hors de portée des rats des bas-quartiers.

Si sa mort fut un coup dur pour le petit garçon qu'il était alors, il n'en fit pas tout un drame. Il n'a pas juré vengeance envers qui que ce soit, n'a pas promis de changer le monde, car il sait que ce n'est pas dans ces moyens. Que ce n'est qu'un drame de plus dans la vie des bas-quartiers, comme il y en avait chaque jour un peu plus - un drame dont personne ne saurait jamais rien à part eux, car les cris de rage ou de deuils n'atteindrait jamais la tour d'ivoire de ceux qui pourraient vraiment faire la différence. Et cette poubelle qu'on appelle monde continue de tourner.

Yamato a grandi dans des quartiers mal famés, et a dû apprendre à vivre en conséquence : il n'est pas étranger à la rapine, sait crocheter une serrure et ne se débrouille pas trop mal avec un couteau (une épée, c'est une autre histoire). L'on pourrait s'attendre à ce que les miséreux se serrent les coude contre les nababs du village, qu'ils ne s'attaquent pas les uns les autres pour s'enfoncer encore plus loin dans la détresse qu'ils partageaient tous - mais ce serait une vision un peu trop optimiste. Il est plus facile de s'en prendre à son voisin qu'au puissant retranché derrière ses gardes ; les loups se dévorent entre eux.

Fort heureusement, son habitation était suffisamment éloignée des quartiers les plus chauds pour n'avoir pas à se méfier - non qu'ils auraient eu grand chose à voler. Son père avait bien inspiré quand il avait tenu à installer sa mesure à proximité de son coin de pêche préféré, à l'écart de la civilisation. Qu'il ait pressenti comment les choses allaient tourner ou que ce ne soit qu'une heureuse coïncidence, ça leur permettait de dormir sur leurs deux oreilles, sans avoir à craindre de caillou à travers les fenêtres ou de querelle entre bandes rivales dans la rue de derrière.

S'il lui arrivait de frayer avec les caïds du quartier - et même d'apprendre à leur contact - avant même d'avoir atteint la puberté, Yamato eut toutefois le bon goût de ne jamais s'impliquer plus avant dans leurs affaires - il savait que ce serait sa perte. Que ce n'était pas un engrenage où on peut mettre le doigt en espérant pouvoir le retirer. Mais cela lui permettait de s'endurcir, de se préparer - mentalement comme physiquement - au cursus qu'il était sur le point d'entreprendre. Car dès qu'il fut en âge d'y être accepté, il postula pour devenir ninja - l'un des fidèles soldats de la nation. Ça avait le mérite d'être un job assuré : même en période de paix, on avait toujours besoin de mains pourvu qu'elles sachent planter quelqu'un. Ce n'est pas comme s'il avait eu l'occasion d'apprendre à faire autre chose, et prendre la accompagner son père sur son chalutier, pour l'avoir fait plusieurs fois étant gosse, ne lui disait trop rien.

Sitôt sur les bancs de l'académie, il se lia d'amitié avec la plupart des gamins, dont beaucoup partageaient son sort et étaient là peu ou prou pour les mêmes raisons. Tout notamment Kaede et Takao qui deviendraient plus tard ses coéquipiers, respectant l'archétypale formule « une fille, deux garçons » - une histoire de quota à respecter. L'on ne mit pas longtemps à lui dépister une affinité pour le Suiton - étant largement dominant dans le village, on pouvait le dépister aux premiers signes, même si c'était en avance sur le programme.
Que ce soit parce qu'ils avaient pratiqué une forme de clivage en des temps lointains ou l'influence directe de l'environnement : hourra pour l'originalité. Et lui qui espérait pouvoir balancer des éclairs avec les doigts... Ceux qui seraient ses partenaires eurent quant à eux droit au Doton pour Takao et au Fūton pour Kaede - ça leur ressemblait, d'une certaine manière.

Vivant à proximité d'une étendue d'eau, il n'eut aucun mal à pratiquer au fur et à mesure qu'on leur enseignait les arcanes de leurs capacités respectives. Cela ne lui laissait que peu de temps pour pratiquer l'art du sabre - qui en auraient pourtant eu bien besoin : sans doute pas assez ninja à leur goût, à moins qu'ils aient peur qu'ils s'en servent pour aller poignarder le premier richard qui passe : le climat de tension allait en s'empirant.
Toujours est-il qu'il raffina rapidement sa maîtrise. Prenant les informations où il pouvait les trouver, il dépassa rapidement le niveau normalement prévu pour son âge, au détriment d'autres matières (qui a besoin de Genjutsu quand on peut invoquer un raz-de-marée ?).

Malgré ses efforts pour les ignorer, il était toujours difficile de faire les yeux sur le traitement de faveur dont bénéficiaient certains élèves. Meilleurs cours, meilleurs professeurs, meilleur matériel ; il aurait été difficile de ne pas le voir. Ils ne prenaient même plus la peine de s'en cacher : qu'est-ce que les autres pourraient y faire, après tout ? Appeler leurs parents ? Ha ha ha - citation authentique. Leur « mentor » lorsque les équipes furent formées représentait à lui seul cet état de fait : toujours absent et aussi agréable qu'une coloscopie à coups de cactus, il appréciait manifestement autant d'avoir la charge de gosses qu'eux d'être à la sienne. Ils finirent par apprendre à faire sans lui - et ne s'en portèrent pas plus mal.

Si Yamato vivait assez bien le fait d'être pauvre (d'autant qu'il l'était un peu moins que la plupart), qu'on s'obstine à lui mettre le nez dedans l'agaçait nettement plus. Et s'il se voulait au-dessus des enfantillages des gosses de riche, il n'était pas au-dessus d'un peu de mesquinerie. Ainsi apprit-il bien assez tôt qu'on les dorlotait au point qu'aucun d'eux n'était si bien préparé au combat réels - quelques nez cassés et autres douches « accidentelles » purent en attester.
Il devint maître dans l'art de camoufler ses frasques en ratés, les rares fois où la plèbe et la crème étaient amenés à s'entraîner de concert - ce qui était somme toute cohérent avec le niveau qu'il était censé avoir à ce stade. Ce qui ne l'empêcha pas d'avoir quelques problèmes (les parents appréciaient rarement que leur « petit chou à la crème » rentre de l'entraînement avec une pneumonie) mais pas assez pour se voir expulser ; il veillait à distiller juste ce qu'il faut de représailles pour ne pas atteindre un stade critique.

Son bandeau en poche, il entra dans la routine mission - boulot - dodo sans que ça n'ait grand chose de passionnant au début. Même s'il n'avait pas la vocation héroïque que l'on retrouvait chez certains de ses camarades, secourir un chat coincé dans un arbre ou aider des vieilles dames à traverser la rue n'était pas exactement la manière dont il concevait le rôle. Pire que tout étaient les missions qu'ils devaient remplir au service de la « classe dominante » : non seulement les tâches étaient ingrates, mais aussi humiliantes, leurs petits camarades fortunés ne se privant pas de leur lancer au visage. Les missions du plus bas rang étaient par essence des basses besognes, mais de là à tolérer qu'on en fasse un fer de lance de la honte... La colère se mit à enfler. Dans les cœurs, la révolte commençait à gronder.

Trois années passèrent avant qu'il s'en soit rendu compte. Les empoignades étaient de plus en plus fréquentes dans les bas-quartiers : la violence était en pleine escalade. Les démunis avaient besoin de se défouler, de déverser toute cette rage, toute cette haine accumulée depuis des années. S'ils peinaient encore à s'organiser, on entendait parler de plus en plus d'incidents isolés - étouffés avant d'éteindre les hauts-lieux pour éviter que ça ne tourne au bain de sang ; pas encore, pas maintenant. Ayant bien compris que l'information était la clé du pouvoir, Yamato avait pris le pli de traîner dans des bars même s'il n'en avait pas l'âge (l'ambiance était si morose qu'on n'y faisait plus vraiment attention, et au besoin, une petite transformation...) pour en absorber la rumeur. Sans en avoir l'air, ces tripots étaient le coeur du dépotoir de la ville basse ; tout passait par eux. Ils en étaient le noyau, le centre vital. Le coeur de la cité, par opposition au visage de plaqué or que sont les belles villas de l'autre côté.

C'est ainsi qu'il apprit qu'en plus de l'examen chūnin qui devait se tenir dans quelques temps - et auquel il avait bien l'intention de participer ; sans être arrogant, il y avait largement les moyens de l'emporter -, une autre « cérémonie » allait se tenir. Un examen secret dont les candidats triés sur le volet étaient en compétition pour ne laisser qu'un seul vainqueur - et pour cause : le lauréat recevrait le bijuu que le village avait farouchement gardé pendant toutes ces années.
Et lui qui avait toujours cru que c'était une légende urbaine. Si les histoires étaient nombreuses quant au Démon à Trois Queues qui aurait autrefois fait partie de la force de frappe du village - et même possédé un ancien Kage -, que Kiri le possède encore ou non était incertain. S'il était plus fréquent d'en entendre parler depuis que le Raikage avait lui-même produit un Jinchūriki devant ses homologues, les autorités avaient, il faut l'avouer, fait un assez bon travail pour noyer le poisson - sans mauvais jeu de mots. S'il était plus ou moins admis qu'il était encore sous contrôle de Kiri, nul ne savait où le trouver ni n'en avait jamais vu la couleur, mis à part dans les livres.

Si apprendre qu'ils avaient une telle corde à leur arc - ou ogive à leur canon, soyons modernes - aurait pu être plaisant, apprendre que cette sélection serait réservée au rang de chūnin ou supérieur ; ce afin de pouvoir rivaliser au plus vite avec le soldat de la Foudre ayant hérité d'Hachibi. La course à l'armement était lancée. Et, tant qu'à faire, il eut été étonnant qu'ils n'en profitent pas pour faire leurs affaires : seuls quelques privilégiés recevraient l'invitation, les amis et la famille des gros bonnets du village, afin d'assurer la mainmise qu'ils auraient sur cette arme secrète.

Il n'allait pas laisser passer ça - pas les laisser gagner encore une fois. Payant des verres au type dont il avait reçu l'information (un type issu des bas-fonds qui avait réussi à se faire accepter pour récurer les latrines de quelque haut dignitaire et revenait parfois raconter ses malheurs dans une quelconque taverne), il parvint à en récolter assez pour de fil en aiguille apprendre que tout se passerait au Temple de l'Eau. Dès lors, il ne lui fallut pas vingt-quatre heures pour préparer une expédition dans le plus grand secret : il fallait agir vite.
À sa grande surprise, alors qu'il était dans ses derniers préparatifs, il fut alpagué par un type louche encapuchonné qui lui lança quelque chose avant de disparaître. Bien qu'il se soit assuré que personne n'ait été témoin de la conversation avec son informateur, il eut la surprise de voir que le « colis » contenait quelques informations essentielles au bon déroulement de sa mission... S'il eut été facile d'y voir un traquenard, il ne pouvait non plus se permettre d'ignorer ce qui serait autrement une aide inestimable.

Aidé par Takao, ils gagnèrent ainsi l'île abritant le fameux édifice ; tandis que son compère se chargeait d'attirer l'attention, il s'infiltra dans leurs murs et parvint non sans mal à la salle du Bijuu, qu'il trouva bel et bien là où les documents suspects l'avaient renseigné. Croyant à une tentative d'un autre village de libérer la créature pour semer la destruction, des forces notables furent dépêchées sur place - mais le temps qu'ils arrivent, les moinillons n'avaient eu d'autre choix que d'emprisonner l'animal dans le corps de son visiteur - le seul à avoir pu s'en approcher suffisamment près pour entreprendre le rituel.
La teneur exacte de ce qu'il s'est passé dans la salle demeure aujourd'hui encore un secret, Yamato n'ayant pas lâché un traître-mot même sous la torture. Car même si cela faisait potentiellement de lui l'arme la plus terrible du Pays de l'Eau, la manière dont il l'était devenu n'était pas du goût de certains - d'autant qu'ils n'avaient aucune certitude de pouvoir le contrôler. Avant que les sanctions à son égard n'aient pu aller trop loin (on parlait déjà de l'exécuter « pour remettre le démon à quelqu'un de plus digne », comprendre servile), un ordre direct du Mizukage exigea qu'il soit remis en liberté.

Le messager ne fut pas en mesure de lui fournir plus d'informations à ce sujet, si ce n'est qu'il était vivement encouragé à prendre part aux tests pour devenir chūnin qui devaient prendre place quelques jours après les événements. Même s'il n'aimait guère l'idée de faire le jeu de quelqu'un - peu savaient d'où sortait vraiment le nouveau « maître » du village -, il ne s'en fit pas prier, ayant déjà l'intention d'y concourir. Ayant déjà le niveau requis pour s'y distinguer, le soutien de la créature qui vivait désormais à travers lui lui permit de se qualifier haut-la-main, recevant (en même temps que les deux autres membres de son équipe) une promotion longtemps attendue... Et un rendez-vous avec l'Ombre de l'Eau pour être officiellement investi de ses nouvelles fonctions, si peu orthodoxe que ce soit. Peut-être aurait-il enfin l'occasion de savoir ce qui se tramait...

Test RP

T'es vraiment trop con.
Hein, qu'est-ce que t'as dit ?
T'es sûr de vouloir faire ça ?
Ben, ouais.
Non parce que sinon on peut encore se barrer.
Ah, boucle-la et fais-moi la courte échelle.
C'est bien ce que je disais : t'es vraiment, vraiment trop con.


Il savait qu'avec Takao, son secret serait bien gardé. C'est pourquoi c'était le seul qu'il avait mis dans la confidence de son projet secret. Leur troisième équipière, en tant que voix de la raison, aurait tenté de les dissuader ; quant à leur mentor, ce n'était même pas la peine d'y penser. De toute façon, au moins de personnes seraient au courant, au mieux ce serait ; il ne pouvait pas vraiment se permettre de les laisser se préparer à son arrivée. Pourvu qu'il réussisse à passer les remparts, il aurait déjà assez fort à faire avec le bestiau à l'intérieur.
Le Temple de l'Eau se trouvait sur un fragment éloigné de l'archipel de Kiri. Les moines ne quittaient l'île que rarement, ayant tout ce qu'il leur faut pour vivre en quasi-autarcie. Probablement n'étaient-ils pas habitués à recevoir de la visite, et ce même si un courrier récent avait dû les enjoindre à faire quelques préparatifs. Il y avait peu de chances qu'ils gardent un œil sur la mer, surtout à cette heure avancée de la nuit - et s'attendant plutôt à recevoir un ferry qu'une barque à moitié noyée dans la brume. Les deux adolescents avaient eux-mêmes failli se perdre plusieurs fois sur le trajet, et ce n'était pas faute de l'avoir fait pratiquement en ligne droite.

Prenant appui sur les mains jointes de son camarade, l'adolescent se propulsa sur la muraille. Après quelques minutes à faire silencieusement le tour de l'endroit - le Temple était la seule zone habitée de l'île ; le reste n'était que forêt -, ils n'eurent aucun mal à trouver un endroit où il pourrait se faufiler sans être vu - les ombres projetées par le colossal bâtiment s'ajouteraient au brouillard et aucune ouverture ne donnait dans cette direction. Bien sûr, il n'était pas impossible de tomber sur une protection mystique, mais on ne peut pas tout avoir - et ils avaient probablement réservé ces dernières pour l'intérieur. Après tout, il ne sert pas à grand chose de pouvoir se balader dans la cour quand le but est de rentrer. S'ils furent forcés de baisser d'un ton, ça ne les empêcha pas de continuer à discuter : ce qu'ils avaient identifié comme les quartiers habités étaient encore à bonne distance.

...Mais au fait, pourquoi t'avais besoin que je te fasse la courte échelle ? Tu peux grimper sur les murs, pauvre tache.
Je sais, mais j'avais la flemme.
Tu sais même pas à quel point tu me gaves, parfois.
Je prends ça comme un compliment.
Et donc, tu comptes vraiment utiliser ce que l'autre mec t'a filé ?
Bah ouais.
Un type bizarre se pointe de nulle part, te file les plans du temple alors qu'il est même pas censé être au courant et toi tu le crois ?
Bah ouais.


Projet secret, oui. Tellement secret qu'un drôle de type encapuchonné était venu le voir la veille au soir alors qu'il rentrait chez lui pour lui remettre des documents. Avant d'avoir pu lui demander pourquoi il lui jetait ses ordures à la tronche - une situation hélas fréquente dans les bas-quartiers, quand on n'y mettait pas le feu -, le bonhomme avait déjà disparu. Fort heureusement, il avait pris la peine de l'ouvrir avant de le remettre dans la benne la plus proche et avait eu la surprise de découvrir ce qui ressemblait à une copie exacte des plans du Temple de l'Eau.
Pas exactement le genre de paperasse qu'on s'attend à trouver entre les mains du premier clochard venu, surtout considérant l'âge du bâtiment. S'il avait été rénové depuis, son âge devait déjà se compter en deux ou trois chiffres. De là à considérer que c'était un piège afin de pouvoir l'exécuter pour haute trahison, il n'y avait qu'un pas de souris - mais là ou la plupart se seraient rétracté, il avait décidé d'aller jusqu'au bout. Il n'y aurait pas d'autre occasion : le lendemain étaient organisées des sélections pour déterminer le candidat le plus apte à recevoir le Démon à Queues.

Évidemment, les patriciens en profiteraient pour le refiler à de bons amis ou à leur rejeton (histoire de camoufler l'arnaque au moins à minima) afin de continuer à avancer leurs pions. Mais pas cette fois. Car ils avaient commis l'erreur de révéler ou se déroulerait l'examen - et puisqu'un Bijuu n'est pas vraiment le genre de bibelot que l'on déplace, il y avait de fortes chances qu'il y soit déjà. C'est du moins le pari risqué qu'il avait choisi de prendre - et les informations obtenues tendaient à lui donner raison. Ce qui ne changeait rien au fait que se baser sur ces archives anonymes tenait tout au mieux du plan foireux. Mais c'était son plan foireux, et il comptait bien l'assumer.

...Mec, un jour il faudra que tu m'expliques comment t'as fait pour survivre plus de trente secondes. Takao porta son regard sur le Temple, refoulant son anxiété sans réussir à la dissimuler totalement. Rappelle-moi pourquoi tu fais ça, déjà ?
Parce que si je prends pas le risque, alors rien ne changera. On a pas de grand but ni de vraie place...
Notre grande guerre est spirituelle, bla bla bla. Ça y est, tu recommences avec tes conneries.
Pose pas la question quand tu sais que t'aimeras pas la réponse. Enfin bref, oui : notre grande dépression, c'est nos vies - et c'est peut-être ma dernière chance de faire quelque chose avec la mienne.
Si tu le dis.
T'as pas l'air convaincu.
Que dalle.
Ah, va chier.


Au même moment, ils tournèrent tout deux la tête dans la direction d'un bruit : une porte venait de s'ouvrir. Rassemblant tout ce qu'ils avaient appris en terme de discrétion - à savoir pas grand chose : ce n'était la spécialité d'aucun d'entre eux -, ils s'efforcèrent de devenir ombres parmi les ombres... Pour constater que ce n'était qu'un type venu se soulager la vessie. Un bonze ou un apprenti, à en croire sa tenue. Si ce n'est en soulevant la question de savoir s'ils avaient les toilettes, il n'y avait pas lieu de s'en inquiéter. Ils attendirent tout de même qu'il soit retourné à l'intérieur pour échanger leurs dernières paroles.

Bon, j'y vais. Souhaite-moi bonne chance.
Évite de crever, tu m'as pas encore rendu mes jeux.
Ça marche aussi.
Et j'ai pas envie de devoir aller les demander à ton vieux le jour de ton enterrement. S'il reste quelque chose à enterrer.
Allez, à tout à l'heure.
Je prends ta veste si t'y passes.


Takao attendit que son compère se soit éloigné pour reprendre une rasade à même le récipient qu'il avait ramené avec lui. Le feu de l'alcool dans son gosier lui donna le coup de fouet - et l'excuse - dont il aurait besoin ; il n'avait peut-être pas l'âge d'en boire, mais avoir un père en charge de sa fabrication avait ses bénéfices. À partir de là, sa propre part devrait être facile à jouer.

Mais évite de clamser, sinon Kaede va me défoncer. fit-il en rebouchant sa flasque sans que personne puisse l'entendre. Bon alors, cette diversion...

Près d'une heure s'était écoulée quand Yamato arriva finalement en vue de ce qu'il était venu chercher. Son Sésame vers la gloire. S'il n'y croyait pas vraiment lui-même, contrairement à ce qu'il avait pu raconter, les plans en sa possession s'étaient révélés d'une utilité considérable pour éviter les pièges - et les moines de la marée.
Si la plupart s'étaient rués au-dehors quand ils avaient entendu qu'un shinobi à moitié bourré faisait pousser des pics rocheux autour de leur sanctuaire, que ce soit pour l'arrêter ou limiter les dégâts, tous n'avaient pas quitté leur poste - mais il avait réussi à savamment esquiver les emplacements des uns et des autres. S'il lui était arrivé d'en entendre un au détour d'un couloir, des pauses régulières et la patience qui va avec lui avaient permis d'avancer sans se faire prendre.

Il lui était impossible de passer par la grande porte : en plus de la kyrielle de barrières magiques qui devaient y être installées (certainement plus pour empêcher le démon de sortir que les visiteurs de rentrer), elle était défendue en permanence par au moins deux gardes d'élite.
Hélas, si impénétrable que ces précautions puissent sembler, le Temple de l'Eau portait bien son nom : elle y coulait à flots. Dans cette salle plus que partout ailleurs ; après tout, la légende voulait que Sanbi soit en fait un monstre marin. Ce qui impliquait de pouvoir la renouveler sans avoir à entrer directement, à moins de vouloir sacrifier des membres du personnel dès que le bassin devait être changé.

Même pour qui a l'habitude de manier des trombes d'eau, la pression à laquelle il dut faire face en « s'infiltrant dans la plomberie » ne lui laissa pas le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait : en quelques secondes à peine, il fut propulsé à travers les tuyaux jusqu'à une pièce monumentale. Le boucan qu'émit son corps en s'écrasant dans l'eau à cette vitesse résonna de longues secondes durant dans l'immensité avant qu'il ne reprenne ses esprits. Encore secoué, il s'ébroua - sans grand intérêt ; le niveau lui arrivait encore à mi-cuisse -, laissant son regard s'habituer à l'obscurité. Était-il vraiment au bon endroit ? Il ne voyait aucune chimère de contes et légendes... Ils l'ont quand même pas déjà foutu ailleurs ? Son dos buta contre un mur à force de reculer.

Se retournant par réflexe, il constata que le mur avait un œil.
Un grand œil écarlate.



Derrière l'écran

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Comment avez-vous découvert KnS : L'appel du système de combat.
Qu'en pensez-vous : Le comic sans MS m'a tué.
Suggestions : Purifier Konoha par le feu ?
Notes : Tout d'abord, merci de me laisser postuler à Kiri malgré la fermeture du village. Ensuite, tout ce qui concerne le Mizukage et le village a bien évidemment été vu avec le premier concerné. En vous souhaitant une bonne lecture.



En refusant d'être goutte d'eau, tu acceptes d'être océan.


Dernière édition par Mizuki Yamato le Lun 27 Mar - 3:04, édité 1 fois
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Mizukage
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MessageSujet: Re: Mizuki Yamato ▬ the boy and the sea   Lun 27 Mar - 1:38



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« Le Fond » 12/12

L'originalité 3/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 3/3
L'avis personnel 3/3

« La Forme » 12/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 3.5/5

« L'avis personnel » 3.5/5

« Le Bilan » 31/34

Je valide malgré que le village soit fermé, étant donné que ton arrivée a depuis longtemps était compté dans l'effectif total du village et que, si tu n'as pas pu venir plus tôt, c'est le temps de finaliser la fiche.

Ensuite la pres', je crois que je n'ai rien à dire dessus. C'était fluide, agréable à lire. La narration est bien construite et l'ambiance du village est bien maîtrisé. On retrouve le mec du monde de l'entre-deux, qui zone avec les clodo mais sans jamais devenir un thug. Le tout dans un petit con réfractaire à l'autorité qui a une ogive nucléaire dans le bide. Ca risque d'être explosif par moment XD


Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Chunin de Kiri avec 1085 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »



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Mizuki Yamato ▬ the boy and the sea

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