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 [FB] Le Beasty Boy [PV Yamato]

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Jônin de Suna
Kaneshiro Yuzuna
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MessageSujet: [FB] Le Beasty Boy [PV Yamato]   Dim 9 Avr - 21:07
Les passants murmuraient partout où Furyô pouvait tendre l'oreille. Pas pour lui ou en tout cas, pas en grande majorité pour lui. Évidemment, quelqu'un qui se balade avec une coupe de cheveux si particulière et un tetsubo attirait l'attention. Le bandeau l'affirmant comme un membre du corps ninja de Kiri assurait toutefois qu'il n'était pas un grand danger pour la masse de civil. La plupart se détournaient alors rapidement de lui, le jugeant pas plus important à discuter que ça. Non, aujourd’hui, ils murmuraient pour quelqu'un d'autres. Le Nobushige devait reconnaître qu'ils parlaient depuis bien plus longtemps, des semaines entières même. Il avait seulement prit connaissance de la dernière rumeur que la veille.

De fait, il n'intéressait quasiment jamais à ce genre de potins. Qui plus est depuis qu'il faisait partie de la team Tetsuken avec Genji et Satoru. Le dernier avait tendance à parler de sa vie en permanence, poussant ses deux camarades à développer un système de défense. Très facilement désormais, le genin pouvait mettre les paroles des autres en bruit de fond. Le jour précédent cependant, il mit les yeux sur le journal du village caché de la brume. Un nom accompagné d'un article et d'un petit scandale. Les souvenirs d'enfance de l'adolescent étaient alors revenus avec force. Il s'était revu sur le bateau de son grand-mère à pécher toute la journée. À vendre ses trouvailles au marché. Plus rarement à aider le plus proche village, de simple pécheur sur la côte.

En échangeant quelques mots avec ses camarades, il avait reçu l'information que l'homme du scandale faisait régulièrement ses courses dans la zone du marché au poisson. Était-ce vrai? Y était-il passé seulement qu'une fois mais que vu sa réputation, on avait retenu ce fait? Furyô n'en savait rien mais en sa qualité de genin, il ne pouvait réellement dénicher d'autres pistes. Peut-être que son supérieur, Kenjiro, aurait pu l'aider mais comment justifier vouloir rencontrer le Jinchuriki du village?

C'était bien de ça qu'il s'agissait. Rien de moins que le réceptacle de l'un des pires monstres n'ayant jamais vécu dans le monde. Comme pour beaucoup de choses qui ne le concernaient pas directement, le Nobushige n'avait pas du tout écouté les cours d'histoire sur le sujet. Ce n'était que via le scandale et les articles de journaux qu'il avait légèrement saisi la situation. De fait, il avait toujours beaucoup de mal à réaliser tout ce que ça impliquait. La curiosité le dévorait comme rarement elle l'avait fait et il c'était donc mis à enquêter comme Koh Lombo, le célèbre Shinobi détective.

L'adolescent se trouvait donc dans le plus grand marché de Kiri, non loin des portes, entouré de poissons aux diverses odeurs. Un marchand non loin n’arrêtait pas de crier à tous les passants que ses poissons étaient les meilleurs. Il possédait un accent terrible que le genin n'avait pas entendu depuis très longtemps. Un accent qui ressemblait beaucoup à celui des pécheurs du petit village du Jinchuriki. Un petit sourire s'affichant sur son visage, il se dit qu'il était probablement sur la bonne piste. Il avait beau ne pas reconnaître l'homme musclé portant une casquette de conducteur de charrette, l'image représentant un poisson blanc sur fond rouge confirmait ses suspicions.

Si la compagnie de Torukeur Hatto était présente, peut-être devait-il tout simplement leurs demander des informations. Heureusement, en son chemin vers le stand, un visage se démarqua de la foule. Ou plus précisément, la foule se désolidarisa d'un adolescent au visage innocent. Un grand sourire s'affiche sur le sourire du Genin alors qu'un symbole des shinobi de Kiri ornait le bras du réceptacle.

-Yamato ! Hey Mizuki Yamato! !

En quelques pas, le Nobushige traversa l'espace le séparant de l'enfant qu'il avait connu au même âge. Il lui semblait que cela faisait plusieurs vies de cela et pourtant, il pouvait reconnaître les même traits enfantins sur le visage du scandaleux adolescent. L'espace d'un instant, il se demanda si ce dernier pourrait reconnaître les siens. Le gamin vivant quasiment en ermite avec sa grand-mère avait bien grandi. Musclé, armé et coiffé d'une magnifique coupe de cheveux en banane, il avait pour sûrs changés.

-C'est moi Furyô, tu me reconnais? Qu'est-ce que tu fous ici? Enfin, je le sais, je l'ai lu dans le journal mais la vraie raison? Hum... attends. Tu veux peut-être qu'on en parle autre part?


L'odeur des poissons morts ne le gênait nullement. Le bruit des messes basses et le poids des regards halluciné, presque insulté par contre....


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Chûnin de Kiri
Mizuki Yamato
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MessageSujet: Re: [FB] Le Beasty Boy [PV Yamato]   Sam 15 Avr - 23:29

Euh. Ouais ?

D'un rapide geste de la main, il fit signe aux quidams rassemblés autour de lui de s'en aller. Les montres luxueuses qu'il tenait disparurent quant à elles au fond de ses poches ; personne n'avait rien remarqué. Quoi, qu'est-ce qu'on lui voulait encore ? Lui qui espérait être tranquille une fois de retour dans son ghetto bien-aimé...
Déjà qu'on l'avait gardé en cellule pendant trois jours (il n'était pas sûr que ce soit tout à fait légal), voilà qu'on l'empêchait de se remettre aux affaires ? C'est qu'il avait un retard à combler et des livraisons à honorer ! Il devrait d'ailleurs remercier ses geôliers pour avoir enrichir sa collection, les leurs s'étaient vendues comme des petits pains...

Mais ce n'était pas encore assez pour vivre confortablement jusqu'à la fin du mois, les poissons de son père n'étant hélas plus ce qu'ils étaient. Ou plutôt, tout le monde s'était mis à la pêche - que ce soit pour manger ou mettre de l'argent de côté. Dès lors, non seulement la part de chacun était réduite en conséquences (la poiscaille étant plus lente à se reproduire qu'elle ne l'était à finir en friture) et sur le marché, la concurrence était rude. Il fallait bien un revenu supplémentaire, et c'était pas comme si on allait le laisser trouver un travail. Encore moins maintenant qu'il avait un casier judiciaire, bien qu'il n'était pas sûr que « vol de Bijuu » soit retenu par la loi...

S'assurant de ne pas laisser dépasser un seul bracelet un or d'un pan de sa veste (ça l'avait trahi trop de fois), il chercha dans la foule celui qui l'avait interpellé. Drôle de gueule, et il n'avait pas l'air commode... Le moins qu'on puisse dire était qu'il se fondait dans le décor : si les gros bonnets s'étaient appliqués à trouver quelqu'un qui ne ferait pas tâche dans les bas-quartiers, ils avaient plutôt bien fait leur job, pour une fois. Tout arrive.
Avant qu'il n'arrive à sa hauteur, feignant d'encore tenter de le repérer, il identifia toutes les issues possibles, commençant à mettre sur pied un plan de fuite. Jamais trop prudent. Il était hors de question qu'il retourne au mitard : ce n'était pas que les conditions de détention soient particulièrement horribles, mais on s'y ennuyait à mourir. Et il aimait moyennement la sensation d'être privé de tout son chakra. Il aurait peut-être dû cacher son bandeau, mais ils devaient avoir sa photo. Bah ! C'était trop tard, de toute façon. Se parant de son plus beau masque d'innocence, il le laissa venir à lui.

...Mais le type n'avait pas l'air d'en avoir après lui. Avait-on idée d'appeler les gens en beuglant en plein marché aux poissons (en devant donc couvrir le bruit des commerçants : c'était déjà pas gagné) quand il n'y avait rien de grave ? Surtout avec une tronche pareille. Enfin, tout bien considéré, il n'y avait jamais rien de grave dans les bas-fonds, parce que tout l'était : chaque jour venait avec son lot de petites tragédies. À chacun d'apprendre à passer entre les gouttes d'eau, et ce n'est pas facile quand certains n'ont même pas de toit pour les protéger de la pluie.
Et donc, ils étaient censés se connaître ?... Moui, à bien y repenser, il voyait plus ou moins. C'était un des gamins d'à peu près son âge qui traînaient pas loin de chez lui à une époque. Enfin, en ce temps-là, il n'avait pas encore cette tête-là - et on ne pouvait pas dire qu'il avait gagné au change. Et donc, il était devenu ninja, ce type-là ? Yamato ne se le remémorait pas assez pour avoir une opinion précise à son sujet, mais il n'avait pas l'air particulièrement fin. D'ailleurs, il ne se souvenait pas l'avoir croisé sur les bancs de l'académie ; ayant un ou deux ans de plus si sa mémoire ne lui jouait pas des tours, il était peut-être déjà un rang au-dessus ?

Ouais, vaguement. répondit-il en se grattant la joue. Un regard circulaire l'informa que les marchands avaient repris le cours normal de leur activité, après avoir été interrompus par ce qu'ils imaginaient sans doute être un raid surprise. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui vouloir ? Un autographe ? Ce ne serait pas le premier : beaucoup étaient venus lui en demander (avec plus ou moins de sérieux) quand il était rentré la veille au soir. Ce n'était pas tant le Bijuu-jacking dont il s'était rendu coupable qui avait fait sa notoriété que le fait de n'être pas resté derrière les barreaux - et d'avoir encore la tête sur les épaules. Il n'avait pas sitôt fini de poser sa question que son vis-à-vis lui demandait ce qu'il faisait dans le coin... Chose plutôt étrange, puisque c'était lui qui était venu l'y chercher.

Ben à ton avis, on fait quoi au marché ? fit-il d'un ton d'évidence en désignant du pouce par-dessus son épaule le stand de son père, quelques centaines de mètres en arrière - tout en s'assurant que sa propre « marchandise » ne déborde pas de ses poches en y plongeant les mains. Il n'était pas contre le fait de rester là - familier depuis qu'il était gosse, ce n'était pas l'odeur des produits de la mer qui allait le déranger - mais si l'autre gars tenait à lui causer, ils allaient avoir du mal à s'entendre. Suis-moi. J'connais un endroit.

Avec l'aisance de celui habitué à naviguer au milieu de la foule - à aller avec le courant -, il se faufila dans une ruelle adjacente... Et se mit à grimper sur les murs, sans avoir besoin d'y appuyer autre chose que la semelle de ses baskets (Des sandales ? Et puis quoi ?). C'était un ninja aussi : il devrait pouvoir le suivre... Et au pire, il devait y avoir une échelle rouillée pas trop loin. Sans regarder derrière lui, Yamato monta ainsi jusqu'au toit du bâtiment - abandonné il y a longtemps - qui avait le mérite d'offrir un semblant d'endroit où se poser sans être trop en vue.
Les immeubles voisins (deux sur les flancs et un à l'arrière) étaient tous plus grands sans exception, et on trouvait une serre à son sommet - la moitié des vitres pétées et les plantes crevées depuis longtemps, mais une serre quand même. Ne restait que le lierre. Bien que l'endroit ne s'élève qu'à une quinzaine de mètres, le temps d'arriver en haut, le brouahaha s'était changé en bruit de fond. Yamato se laissa tomber sur le canapé à moitié défoncé qu'il avait récupéré dans une poubelle et hissé là il y a quelques mois. Lui-même ne savait pas tout à fait comment il avait accompli cet exploit. Se calant contre le dossier, il le relança d'un : Donc ouais, on disait quoi ?


En refusant d'être goutte d'eau, tu acceptes d'être océan.
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Jônin de Suna
Kaneshiro Yuzuna
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MessageSujet: Re: [FB] Le Beasty Boy [PV Yamato]   Lun 5 Juin - 13:13
-Hum... oui. Évidemment.

Furyô effectua une petite moue à cause de la réponse de ce souvenir vivant. Ce n'était pas exactement celle qu'il demandait mais ce n'était pas faux pour autant. La foule autour d'eux se désintéressa assez rapidement des deux Shinobi en train de parler de poisson dans un marché. Cela réjouit le genin qui pouvait alors expliquer le vrai sens de sa question. Peut-être que Yamato ne voulait pas parler en présence d'oreilles indiscrètes. C'était une attitude logique dans ce coin de la ville et le bas-fond en général. Furyô n'y avait vu que le dérangement énervant des messes basses. L'espace d'un instant, le Nobushige se fouetta mentalement d'avoir si vite oubliait sa façon d'agir dans ce coin du monde et de fait, d'y survivre. Le confort que lui apportait sa paie de genin avait été visiblement plus vicieux qu'il ne l'avait cru.

-En fait je demandais ce que tu... ha d'accord.

Mizuki ne le laissa jamais s'expliquer. À la place, il l'emmena dans un coin moins agité. D'un signe de tête, l'adolescent à la batte se laissa alors tranquillement guider, après tous, il l'avait lui-même suggéré. Ce n'est que lorsqu'il s’apprêta à siffler une petite chanson à la mode que l'autre shinobi dénicha une ruelle délabrée. C'était particulièrement charmant. Une poubelle qui débordait, un rat qui couraient vite se cacher à l'autre bout et même une échelle rouillée entre les deux. Un bout avait d'ailleurs disparu, laissant le tout tenir qu'à une barre verticale en plein milieu. Comment le tout pouvait encore supporter son propre poids était un mystère. Furyô fut tenter de le tester du bout de son Tetsubo mais son camarade se mit à négligemment grimper au mur. Pus précisément il marcha dessus. Comme ça.

Le genin commença à lever le doigt pour pointer cet acte assez extraordinaire mais son collègue disparu rapidement sur le toit du bâtiment. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne trouve un moyen de faire de même. Il envisagea en premier de grimper via l'échelle mais il préféra laisser ce mystère intact pour l'instant. À la place, il se contenta de puiser dans de bonnes techniques d'escalades des bidonvilles. Sautant d'un rebord à un autre, il finit par arriver au sommet et dévisager un jinchuriki tranquillement installé dans un canapé au milieu d'une serre en piteux état. Le Nobushige se gratta sa barbe inexistante, perplexe.

-Depuis quand il y a ce genre de truc ici?


De fait, il était plus habitué à ce genre de surprise dans des quartiers huppés de Kirigakure. Peut-être qu'il s'agissait d'une ancienne tradition que tout le monde pratiquait chez soi. L'idée le réjoui. Tant de monde inspiré par la nature, prêt à transformer la ville en organe du monde. Prêt à repousser le béton pour accueillir la faune et la flore conçu par les dieux. C'est donc avec un sourire joyeux qu'il regarda tout autour de lui, tentant d'en observer tous les détails. Encore en train de déambuler de-ci, de-là, il reprit la parole.

-Je te demandais ce que tu faisais à Kirigakure. Surtout avec ce symbole sur toi.


De l'index, le genin montra son bandeau de Shinobi qu'il possédait sur le bras. Qu'il trouve Yamato à vendre ses poissons était une chose. Qu'il soit le porteur d'une bête légendaire selon la rumeur, une autre totalement différente. Ceci alors qu'il avait toujours du mal à saisir le fait que quelqu'un du coin perdu où il avait été élevé ait suivi la même trajectoire. Ou un équivalent. Tout le monde n'avait pas intégré l'académie à quinze ans. Ni été entouré d'enfants durant toute cette éducation particulière.

-Tu viens d'arriver? Moi, je suis là depuis un peu plus de cinq ans. Je viens tout juste d'être intégré à une équipe de genin.


L'adolescent trouva une petite place en face du canapé et s'y assit après avoir négligemment enlevé la poussière dessus. Il savait être arrivé très tard à l'école de Kirigakure et pourtant, il s'étonnait de ne pas y avoir vu le Mizuki. Au moins durant sa première année. Une pensée effrayante traversa son esprit. Et si il était d'un grade plus élevé? Devenant blanc durant quelques secondes, il eut un petit rire gêné avant de reprendre une coloration plus habituelle.

-Un de mes « camarades » est un hérétique qui crache du feu partout mais bon, globalement ça va. C'est toujours mieux que devoir me battre tous les jours pour pouvoir bouffer comme dans les bidonvilles. J'ai fait ça pendant trois ans, j'ai assez donné.


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Mizuki Yamato
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MessageSujet: Re: [FB] Le Beasty Boy [PV Yamato]   Dim 2 Juil - 11:42

Où j'ai foutu ça, déjà... Ah, voilà.

Fouillant entre les coussins de son sofa décrépi, Yamato finit par en sortir deux bouteilles de bière. À l'exception de l'étiquette de l'une d'entre elles qui avait été partiellement réduite en charpie, elles étaient parfaitement conservées - et fraîches, en plus de ça. Takao et lui avaient commencé à en installer il y a de cela quelques mois après avoir constaté que les rongeurs avaient creusé un tunnel dans la structure du meuble à l'abandon. Si ça n'avait miraculeusement pas suffi à l'affaiblir - tout du moins n'étaient-ils pas encore passés à travers -, ça constituait une planque parfaite pour toutes sortes de chose - à commencer par l'alcool que des jeunes de leur âge n'étaient pas censés boire.
Si ça ne choquait plus personne au sein des bidonvilles - tout le monde avait le droit d'oublier un peu leur misère -, leurs parents ne l'entendaient pas de cette oreille ; mieux valait donc rester discrets pour s'éviter toute réprimande. Il ne savait si son vis-à-vis y avait déjà goûté lui aussi, mais à en juger par son allure, il y avait de fortes chances. Lui lançant donc la bouteille intacte - il lui restait quand même un semblant d'éducation -, il s'adjugea celle au label mâchouillé, et en fit sauter la capsule - ainsi qu'une bonne partie du goulot - à l'aide du kunai qu'il venait de piocher dans sa sacoche. Il n'était pas peu fier de l'assurance qu'il arrivait à mettre dans ce geste désormais ; la pratique avait payé.

S'il foirait sa carrière de shinobi, il pourrait peut-être devenir barman, qui sait ?

De quoi, ça ? Il pointa du pouce par-dessus son épaule, désignant feuilles desséchées et pots de terre renversés. Oh, ça fait un bail. La ville basse a plusieurs années de retard sur la haute en terme d'urbanisme, alors on trouve facilement ce genre de coin un peu oublié de la civilisation. Il scruta l'intérieur de sa bouteille, de laquelle il venait de prendre une première lampée. Les gens ont plus de quoi payer, alors ils laissent tout à l'abandon. Et puisqu'il n'y a plus personne pour l'en empêcher... Se renfonçant dans le dossier, il renversa la tête en arrière pour observer les plantes grimpantes, bien qu'il ne puisse en voir qu'une petite partie. ...Je suppose que la nature a décidé qu'elle allait y vivre à leur place.

Du moins jusqu'à ce que l'immeuble finisse par s'effondrer. Car forcément, payer des travaux de démolition, c'était plus que les quartiers pauvres n'en méritaient, même s'ils n'étaient pauvres que parce que ceux qui ne l'étaient pas avaient choisi qu'ils le restent. Ainsi, on faisait état de bâtiments qui, à l'abandon depuis une éternité, finissaient par s'effondrer, emportant avec eux leur lot de victimes - comme les clochards qui s'y abritaient à la nuit tombée, par exemple. Ça les arrangeait bien, au final : c'était une bonne manière de réduire la partie « encombrante » de la population sans avoir à initier quoi que ce soit. C'est qu'ils ne voudraient pas avoir à organiser une purge : c'était trop d'efforts pour leurs doigts boudinés de signer l'ordre et d'aller chercher la somme dans leur portefeuille le même jour, après tout. Il ne fallait pas les surmener, ils risqueraient d'en faire une crise cardiaque.

Hm ? Ah, ce vieux truc ? fit-il, tiré de sa médisance intérieure. Levant le bras pour mieux l'observer, il posa les yeux sur son bandeau - bien que supposément « frontal », aucun d'entre eux ne le portait au bon endroit, mais personne au sein du village (ou même dans un autre) ne semblait en faire grand cas. Ça va faire quatre ans maintenant. J'ai été promu chūnin la semaine dernière.

Et Gokushi avait d'ailleurs oublié de lui donner l'habit propre à sa fonction, étant donné la tournure prise par leur conversation. Bien sûr, il n'y tenait pas spécialement : si pratique qu'elle puisse être, cette veste était un cauchemar de styliste à elle toute seule - mais elle n'en restait pas moins symbolique. Même s'il ne la portait pas, il pourrait toujours l'accrocher au mur, juste histoire de. Ou s'en servir comme paillasson. Il l'avait gagnée à la loyale, quels que soient les crimes dont on puisse l'accuser - c'est très grave de faire entrave au clientélisme, vous savez ? S'assurant de choisir une dalle pas trop branlante, il se pencha pour poser le récipient sur le sol et se gratta la tempe :

Mon vieux a jamais pu le faire, alors je me suis dit « pourquoi pas ? ». J'ai toujours été meilleur à coller des mandales qu'à tenir une canne à pêche. Vu que je suis pas encore mort, je suppose que je m'en sors pas trop mal.

Les chances de mourir en mission pour un genin était passablement basses, mais existaient bel et bien. Devenir ninja, ce n'était pas que faire le con avec des techniques stylées : c'était jouer avec sa vie. C'était devenir soldat. Soldat secret d'une armée de l'ombre, mais soldat néanmoins. Si possible, on essayait de vous laisser le temps de faire vos armes, mais ce ne serait pas toujours le cas. Lors de la Grande Guerre, avec le besoin de bras qui va de pair avec ce genre de conflit d'envergure, il doutait qu'on les ait laissés rester derrière. Porter l'uniforme (ou le bandeau dans leur cas), c'était porter son laisser-passer pour le champ de bataille... Ou le cimetière si les choses se passaient mal.

Hérétique ? interrogea-t-il en levant un sourcil. Je sais qu'on est un peu la Nation de l'Eau, mais il a pas vraiment choisi, tu sais. Il était certes possible de développer des affinités n'ayant rien à voir avec la nature de son chakra, mais il était toujours préférable de commencer par celle qui nous correspondait - d'où le nom. C'est pourquoi, si classe que ça aurait été de balancer des éclairs, lui-même avait pleinement embrassé son rôle inné de pistolet à eau, au moins dans un premier temps.
Paie ton originalité. Mais bon, il n'avait pas à se plaindre : ses coéquipiers avaient eu plus de chance que lui lors du tirage au sort naturel, leur permettant de se compléter. Mais tout ça, Furyō avait dû l'apprendre : même si leur éducation était lacunaire comparé au cursus d'élite offert aux snobinards, ça faisait partie des bases. Se courbant pour ramasser sa bière, ce n'est qu'alors qu'il tiqua : Attends... Tout juste intégré à une équipe ?


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