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 Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished

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Membre de Muraseimon
Sarutobi Jougetsu
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MessageSujet: Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished   Lun 10 Avr - 13:26

Sarutobi, JougetsuFeat Tensa Zangetsu

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Infos générales
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Nom : Sarutobi
Prénom(s) : Jougetsu
Surnom : ///
Âge : 18 ans
Sexe : Mâle

Village : Anciennement Konoha.
Rang : Membre de Muraseimon.
Clan : Sarutobi
Affinités : Katon, Doton
Spécialités : Kuchiyose no Jutsu

Caractère


« Le monde Shinobi est injuste. C'est un fait. »

Jougetsu est né puissant. Il en a pleinement conscience, et ne s'en cachera jamais. Il est né avec le talent shinobi dans le sang. Il est fait pour cette vie. Tous ses gènes, chaque parcelle de son corps est faite pour qu'il puisse se battre avec plus d'efficacité, que l'on parle de ses longs doigts fins épousant parfaitement la forme d'un shuriken, de ses jambes agiles lui permettant de se déplacer rapidement sans faire de bruit, ou encore de ses yeux à la vision absolument parfaite – voire plus encore. Alors qu'il n'était qu'un fétus en formation dans le ventre de sa mère, il était déjà prédestiné à devenir un grand ninja, pour peu qu'aucun impondérable ne se mette en travers de son chemin.

Mais pour que certains naissent talentueux, il faut nécessairement que d'autres naissent faibles. D'autres enfants, condamnés à ne jamais égaler Jougetsu, à toujours rester derrière lui pour un temps d'entraînement équivalent. C'est une injustice, une inégalité. Sa naissance place systématiquement le déserteur au-dessus du niveau des gens ordinaires, et ce peu importe à quel point ils désirent s'améliorer. Peu importe à quel point un enfant crie qu'il veut devenir Hokage, sans talent inné, sans facétie du destin, dans le monde Shinobi, il ne sera jamais qu'un bon à rien, un raté qui mourra sans le moindre doute à la première occasion. Jougetsu a une compréhension cruellement avancée de cet état de fait. Mieux que personne, à peu de choses près, il sait ce que ce monde inégalitaire fait aux faibles. Il sait à quel point il est favorisé.

Et cela le dégoûte. Il n'a jamais demandé cette force, ce talent en lui qui pousse les gens à attendre de Jougetsu qu'il fasse de grandes choses, qu'il ait des rêves et qu'il les atteigne. Les faibles ont besoin de héros à admirer. Alors ils se tournent vers les forts, persuadés que ceux-ci partagent leurs rêves, vivant la sensation d'accomplissement par procuration. La vérité ? La plupart des gens talentueux ne veulent qu'accomplir leurs objectifs personnels ; les autres se complaisent dans l'admiration du commun des mortels, et plient leurs faits d'armes aux désirs de celui-ci. Jougetsu ? Une telle structure sociétale le rend malade. Il se moque de ce qu'on attend de lui, se moque qu'on pense qu'il a gâché ses capacités en désertant. Il n'a qu'un sourire, entre amertume et ironie, pour ceux qui lui crachent au visage qu'il aurait pu accomplir de grandes choses en restant du « bon côté ». Comme si des notions aussi futiles que le bien et le mal avaient une quelconque importance, lorsqu'on a la force suffisante pour faire ce que l'on souhaite. Ces concepts ne sont que le fruit de l'imagination des gens ordinaires, pour se convaincre que ce qu'ils font et juste – que quelque chose de plus grand qu'eux les protège. Ce n'est rien de plus que l'expression de leur faiblesse et de leur peur, dans le fond.

« Je ne parle pas beaucoup, d'habitude. »

Lorsque l'on parle de Jougetsu, il est bon de savoir qu'il est avant tout un homme qui se tait. Enfant, il ne parlait même pas du tout, jusqu'à sa rencontre avec son amie – et après la mort de celle-ci, il est de nouveau rentré dans son mutisme pour une longue année, dont Hyûga Aona l'a sorti de force plus qu'autre chose. Certes, aujourd'hui, il n'a aucun mal à faire entendre sa voix et à formuler des mots ; simplement, il n'en voit très souvent pas l'intérêt. Il reste laconique malgré tout. L'entendre émettre une phrase complète, c'est déjà rare ; sentez-vous privilégié si jamais il accepte d'entretenir une conversation avec vous, vous faites alors partie intégrante d'un groupe de rares élus.

Ce n'est pas vraiment de la misanthropie. Il ne déteste pas les humains – il déteste le système et méprise ses pions, là est la nuance – simplement, il n'a jamais été à l'aise avec les mots. Parler lui demande un certain effort de réflexion, surtout quand il cherche à s'exprimer convenablement sans blesser la personne en face ou sans mener à un quiproquo. Il ne fuit pas réellement le contact des hommes ; simplement, c'est là qu'il trouve son plus grand point faible. Il n'a aucun talent d'éloquence. Si l'on met de côté ses tirades et ses discours sur l'injustice du monde, qu'il a eu le temps de mûrement réfléchir au cours des cinq dernières années, il est un bien piètre orateur – et ce n'est que très récemment qu'il est enfin parvenu à émettre des idées simples.

« Je n'aime pas vraiment me battre. »

Pour Jougetsu, le combat est un moyen, et en rien une fin. Il est exceptionnellement talentueux, c'est un fait, mais il ne trouve aucun plaisir dans la lutte. À la limite, une étincelle d'excitation, une bouffée d'adrénaline, un semblant de passion peut le gagner le temps d'une joute où il se retrouverait en difficulté face à quelqu'un qui lui tient lieu d'égal ; sans cela, l'affrontement n'est pour lui qu'une occasion supplémentaire de s'ennuyer. Il n'aime pas se battre. Il n'aime certainement pas perdre, et il n'aime pas spécialement gagner non plus. Jougetsu se bat par nécessité, pour atteindre un but plus important – se défendre contre un attaquant, jauger le niveau de menace pour Muraseimon d'un ninja, obtenir des informations dont il a besoin, protéger quelqu'un – et non pas simplement pour le plaisir d'écraser autrui.

« On dit de mon clan qu'il porte l'amour et la Volonté du Feu. »

Le Clan. C'est une notion qui n'a jamais vraiment touché le jeune homme. On lui a souvent dit qu'il devrait être fier d'appartenir à une famille aussi prestigieuse, que c'est un sang aux origines de Konoha qui coulait dans ses veines. Il s'en moque. Certes, c'est à ce clan qu'il doit la puissance qu'il déteste tant. Il ne les aime pas, pas plus qu'il ne les honnit. Il est parfaitement froid à leur égard.

Jougetsu, après tout, dispose d'un quotient émotionnel assez bas. La plupart des gens qu'il croise le laissent parfaitement froid, sans le moindre sentiment à leur égard. Parfois, quelqu'un lui apparaît comme pion du système shinobi, ou aveugle à celui-ci – celui-là ne gagne qu'un vague mépris de la part de Jougetsu. Et parfois, bien plus rarement, quelqu'un le touche. Comme si la main de la personne qui lui faisait face agrippait brutalement son cœur. Malgré sa froideur et son pragmatisme, le jeune ninja reste bel et bien quelqu'un dont le sang est marqué par l'amour de son clan. Il s'attache presque immédiatement, de façon irrésistible, sans qu'il ne puisse rien y faire. Il en allait ainsi de son amie d'enfance, il en va ainsi d'Aona. Rapidement, il cesse d'envisager sa vie sans ces personnes, et c'est alors qu'un feu, presque semblable à la Volonté du Feu dont on lui a tant martelé le crâne dans son enfance, prend possession de ses entrailles. Lorsque Jougetsu aime quelqu'un, il est inenvisageable qu'il ne cherche pas à protéger, par tous les moyens possibles, et même un peu plus, cette personne.
Je ne parle pas ici d'amour charnel ; Jougetsu est quelqu'un de particulièrement platonique, hermétique à tout désir sexuel. C'est une forme d'amour très pure, de cœur à cœur, sans interférence du corps ou du cerveau du jeune shinobi. Et c'est ce lien, plus précieux et pur qu'aucun autre, qu'il aspire à conserver avant toute chose.

Histoire

Il y a maintenant près de 300 ans, le village de Konoha a été fondé. Un village caché des feuilles, à l'ombre délicate des arbres, pour protéger tous les enfants de la chaleur du soleil et de la cruauté de la guerre. On se souvient, puisqu'ils sont dans tous les livres d'histoire, des deux clans qui se sont unis pour donner à vie à ce havre de paix, qui n'était alors rien moins qu'idyllique : le clan Uchiha, dont la pupille rouge sang reflétait leur amour et leur haine, et le clan Senju, ces guerriers puissants qui portaient en eux le désir de protéger tout ce qui leur était cher. Senju Hashirama et Uchiha Madara, deux légendes qui ont littéralement continué d'avoir une influence sur le monde shinobi qu'ils avaient contribué à créer, et ce bien après leur mort. On n'oublie pas pour autant le troisième clan, le premier à avoir rallié leur cause, et qui a depuis lors joué un rôle fondamental dans l'histoire de Konoha : le clan Sarutobi. Sarutobi Hiruzen, le troisième Hokage, le premier à avoir pu gouverner le village au cours d'un monde sans guerre, est particulièrement retenu, mais il n'est pas le seul ; son fils Asuma, mort dans les événements qui ont précédé la Quatrième Grande Guerre ninja, est également retenu comme un guerrier exemplaire. Sans parler bien sûr de tous leurs descendants illustres, parmi lesquels un Hokage ou deux de plus. On dit souvent de ce clan qu'il est celui qui porte le plus dans son cœur la Volonté du Feu. Après tout, on dit bien que la force de Konoha se retrouve dans son travail d'équipe, et le clan Sarutobi est celui qui unit les clans Nara, Akimichi et Yamanaka depuis leur existence. Sans être aussi mémorable que le clan Senju, ou aussi ostentatoire que les Hyuga et les Uchiha avec leurs Dojutsu terrifiants, les Sarutobi se sont inscrits dans l'histoire de Konoha à grand renfort de volonté bien accrochée et de shinobi talentueux et dévoués au village.

Autant vous dire que quand Sarutobi Jougetsu est né, il portait déjà une sacrée pression sur les épaules. Il était inenvisageable qu'un enfant avec de telles gènes, un tel nom, ne soit pas un nouvel atout pour le village. Il était un enfant très attendu, ses parents déjà vieux venant presque à douter qu'ils pourraient perpétuer la branche principale du clan, eux les descendants directs du Sandaime. Mais il finit par arriver. Un petit être aux grands yeux gris, à la douce tignasse noire, promis à un grand avenir de sa petite carrure de nouveau-né. Dès ses premières années, l'enfant semblait déjà correspondre aux espoirs que l'on pouvait avoir à son égard : il fit ses premiers pas rapidement, se cognant étonnamment peu pour un enfant aussi jeune. Contrairement à la plupart des bambins, il ne souffrit jamais de la maladresse due à un système nerveux encore partiellement formé, comme si son corps le préparait déjà aux bonds de géants et aux déplacements à grande vitesse parmi les arbres qui l'attendaient inévitablement d'ici à ce qu'il atteigne l'âge adulte, sa carrière de ninja étant déjà toute décidée – du moins du point de vue de sa famille. Le seul petit hic chez Jougetsu ? L'enfant était muet. De sa naissance à ses cinq ans, il n'avait jamais tenté de formuler le moindre mot, et n'avait pas émis le moindre son depuis les pleurs qui avaient nécessairement accompagné sa naissance, et les quelques crises de larmes de ses premiers mois, pour signifier l'urgence de ses besoins naturels. Pas de premiers mots, rien en vue. Chaque fois que ses parents tentaient de lui faire dire quelque chose, le bambin les toisait d'un air indifférent, au point qu'ils se demandèrent un moment s'il n'était pas également sourd – et pourtant, tous les examens montrèrent que ses tympans étaient parfaitement fonctionnels.

Et puis, quelques jours après ses cinq ans, Jougetsu commença à parler, comme s'il en avait toujours été capable – avec peu ou prou l'éloquence formidable d'un enfant de cinq ans, donc, rappelons-le – sans aucun signe avant-coureur, sans que ses parents ne sachent jamais ce qui lui avait ouvert la bouche alors qu'ils en avaient été tout simplement incapables.

La réponse, bien sûr, vous voulez la savoir. Et pour comprendre Jougetsu, vous devez la savoir. Il a rencontré Madô Emi.

Emi n'était rien de plus, jusque là, qu'une gamine du quartier. Elle avait le même âge que lui, et ne lui ressemblait sur aucun autre point. Il se taisait, elle parlait et criait en permanence ; il était sobre et discret, elle riait aux éclats ou pleurait à en réveiller les morts. Emi ne se taisait jamais. Elle n'avait jamais supporté l'idée qu'on puisse l'oublier dans un coin. Car, contrairement à Jougetsu, Emi était la plus ordinaire des fillettes. Elle avait toujours des bleus et des bosses en se cognant aux meubles, son nom n'avait rien de prestigieux, ses ancêtres n'avaient pas d'histoires incroyables dans les livres.  Mais malgré tout cela, elle avait un rêve.

« Je vais devenir la plus forte des ninja que le monde ait jamais vu ! »

Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, le jeune bambin avait été frappé par ce rêve comme par  un camion de livraison. Entendre cette phrase, criée à tue-tête au milieu de la rue, l'avait fait tomber en arrière. Il lui avait semblé que ses cheveux, déjà mi-longs, avaient été repoussés en arrière comme par une bourrasque puissante. Quelle était cette voix ? Comment est-ce qu'elle pouvait avoir autant de puissance, de conviction quand elle parlait ainsi ? Entendre ce rêve, cette ambition, avait secoué Jougetsu d'une façon qu'encore aujourd'hui, il ne comprend pas vraiment. Attiré par une curiosité plus forte que lui, il s'était approché d'Emi, de cette petite fille de cinq ans qui toisait le monde depuis le milieu de la rue qui séparait leurs maisons, défiant du regard quiconque oserait contredire le serment qu'elle s'était fait. Il ne se souvient même plus des premiers mots qu'ils avaient échangés. Mais ces mots n'avaient pas d'importance. La voix enrouée par cinq ans de silence de Jougetsu et la voix claire d'Emi, leurs regards s'entremêlant au-delà de tout ce que leurs petits cœurs auraient pu imaginer à l'époque. Ils passèrent leur enfance ensemble, s'entraînant ensemble. Plus les années passaient, et plus le talent inné de Jougetsu se confirmait. Plus les années passaient, et plus l'écart entre leurs capacités se creusaient. Mais pour l'enfant qu'était le jeune Sarutobi, ce n'était pas ce qui importait réellement. Il suivait désormais un rêve, un rêve emprunté, qui n'était pas le sien. Il suivait le rêve qu'un jour Emi serait la plus forte des ninja que le monde ait jamais vu, et que lui, Sarutobi Jougetsu, se tiendrait à sa droite ce jour-là. C'est pour cette raison qu'ils rentrèrent ensemble, lorsqu'ils eurent huit ans, à l'Académie Ninja de Konoha.


Il se fourrait le doigt dans l’œil, jusqu'au coude. Dans le monde shinobi, rien ne sépare plus efficacement deux être qu'une différence aussi colossale dans leurs capacités. Au bout de quelques semaines de cours, Jougetsu fut catalogué comme un génie. Rien d'étonnant pour un Sarutobi, n'est-ce pas ? Rien d'étonnant pour le descendant direct, de longues générations plus tard, du Sandaime Hokage ? Certains de ses professeurs allaient même, en parlant discrètement de lui dans les couloirs, jusqu'à prononcer des noms comme celui d'Uchiha Itachi, l'homme qui deux cents ans plus tôt s'était inscrit dans l'histoire de l'Académie comme le deuxième meilleur élève qu'ils aient jamais eu, avant de grimper les échelons hiérarchiques du village à une vitesse impressionnante. Le professeur principal de la classe de Jougetsu et d'Emi, en manque de gloire personnelle, ne pouvait s'empêcher de caresser l'idée de faire de Jougetsu un second Itachi, de le bombarder Genin bien avant la fin de son cursus classique. Après tout, le jeune Sarutobi ne manquait pas des capacités nécessaires pour être lancé dans le monde shinobi en avance ainsi. Peu avant les onze ans du jeune garçon, son cas avait été exposé aux pointures de la hiérarchie de Konoha. En pesant ses mots, le professeur ninja était parvenu à les convaincre sans trop de peine.

Et c'est ici que l'histoire de Sarutobi Jougetsu devient une tragédie, et non plus l'histoire classique d'un enfant qui devient un grand ninja, ou pire encore un Hokage.

Jougetsu hésita longtemps à accepter la proposition de devenir Genin plus de deux ans en avance sur les élèves normaux. Il était même d'avis de refuser, au départ ; déjà enfant, être aussi talentueux le frustrait. Il aurait voulu progresser au même rythme qu'Emi pour la supporter au maximum, et non pas être de plus en plus loin devant elle. Il était parfaitement au courant qu'il n'apprendrait rien en restant à l'Académie ; ses parents l'entraînaient déjà suffisamment à la maison, qu'il le veuille ou non. C'est à la demande d'Emi, et par respect pour elle, qu'il avait fini par accepter cette offre présentée comme ô combien exceptionnelle, sinon unique.

« Tu peux y aller, 'Getsu. De toutes façons... Prend toute l'avance que tu peux, en fin de compte, je te rattraperai ! Au final, tu mordras ma poussière, c'est une promesse ! »

Avec un petit sourire timide, Jougetsu s'était retourné vers le professeur. Celui-ci lui avait simplement tendu le bandeau protecteur du village. Rassuré, le cœur un peu plus en paix, le jeune garçon devint shinobi.

Bien que le jeune Sarutobi se soit ouvert et ait commencé à parler depuis sa rencontre avec Emi, plusieurs années plus tôt, il n'en restait pas moins quelqu'un de très froid avec les autres êtres humains, ne se liant pour ainsi dire à personne d'autre qu'à Emi. Qu'il s'agisse de ses parents, de ses camarades de classe, ou à ce moment-là de ses coéquipiers, il ne ressentait purement et simplement rien à leur égard. C'est pourquoi ses premières missions en tant que Genin, pendant les deux ans qui suivirent, se passèrent sans accrocs, la petite équipe nouvellement formée progressant à une vitesse considérable sous les ordres et les enseignements d'un Jônin particulièrement doué, un amoureux de la Volonté du Feu entre tous, qui s'était efforcé de transmettre à ses élèves des valeurs d'honneur, presque de chevalerie sous certains points de vue. Au bout de deux ans de travail intensif avec cette petite équipe, Jougetsu reçut la promotion au grade de Chûnin. Les gens de son âge n'avaient même pas encore passé leur examen qu'il grimpait déjà dans la hiérarchie. Emi avait accueilli la nouvelle avec un grand sourire, affirmant qu'elle ne pouvait qu'être fière d'avoir un acolyte aussi doué ; que le jour où elle le rattraperait n'en serait que plus éclatant, que plus rayonnant de gloire pour elle et pour ses efforts enfin récompensés.

Quelques semaines après sa promotion, avant même qu'il ait l'occasion de repartir en mission, Jougetsu fut convoqué par l'administration de l'Anbu, les Forces Spéciales de Konoha. Il était encore loin du niveau nécessaire pour y entrer, mais au vu de ses progrès rapides et de son parcours jusque là sans faute, il avait été supposé qu'il aurait probablement un avenir parmi les masqués. C'était le jour de ses treize ans. Un enfant normal, ce jour-là, aurait célébré une nouvelle année de vie avec ses parents ; aurait passé, éventuellement, l'examen de l'Académie Ninja, qui se déroulait le même jour. Mais la vie d'un enfant qui est né doué est aussi différente de cette vie plus paisible que le jour l'est de la nuit. Il s'était précipité jusqu'au domicile des Madô, pressé d'annoncer la nouvelle à Emi. Elle serait la plus puissante des ninja, et lui couvrirait ses arrières depuis les ombres. L'espace d'une heure, le rêve d'Emi l'avait enfin gagné. L'espace d'une heure, le feu de la passion brûlait en lui. L'espace d'une heure... Il était heureux ?

Une flaque de sang. Un corps frêle, pâle – exsangue. Des poignets tailladés. Du sang. Du sang. Emi, au sol. Du sang. La fenêtre ouverte, une lettre abandonnée. Du sang. La lettre rouge, maculée, détrempée. Du sang, partout du sang. Du sang.

« Emi... »

Une enfant recalée. Une enfant sans avenir chez les ninja, dénuée des capacités requises pour devenir Genin. Enfant sans espoir, enfant recalée. Enfant sans rêve ?
Du sang.


Jougetsu avait du mal à respirer. Il ne savait pas où il était – dans une forêt, à des lieues et des lieues du village. Après avoir découvert le corps d'Emi, il avait fui aussi loin et aussi vite que possible. Cela faisait de lui un déserteur. Les premières semaines, on s'était inquiété. Puis il avait fallu envoyer quelqu'un. Deux jeunes hommes, au bord du niveau de Chûnin. Les deux coéquipiers de Jougetsu, avec qui il avait accompli de nombreuses missions. Deux cadavres à ses pieds. L'un égorgé, l'autre transpercé par un puissant Doton. Ils n'avaient pas eu le temps de comprendre que leur camarade s'était retourné contre eux qu'ils gisaient déjà, souffrant de la mort cruelle de celui qui agonise lentement sans pouvoir rien y faire. Le Sarutobi était resté tout droit, les pieds comme plantés dans le sol, les yeux fixés dans le ciel, la respiration haletante. Il n'avait rien dit. Ils lui avaient parlé, il n'avait pas répondu. Il ouvrit la bouche, tentant d'émettre un son, un mot – un nom. En vain. Il ne parvenait plus à prononcer le nom d'Emi – ni aucun son.

Il vécut pendant un an de cette vie-là. Se cachant des ninja de Konoha lancés à sa poursuite, tuant ceux qui le trouvaient malgré tout. Rapidement, on cessa de lui en envoyer – il n'était pas assez puissant pour valoir de saisir l'Anbu, et était devenu trop fort pour qu'une équipe classique s'occupe de lui sans risque. Mais la tuerie ne s'arrêta pas là. Le Sarutobi avait développé, par réaction au traumatisme, une aversion profonde envers tout ce qui touchait au monde shinobi, à ce système élitiste qui l'avait privé de sa meilleure amie, de cet être pur dont il ne parvenait même plus à prononcer le nom. Il lui était arrivé plusieurs fois, en vagabondant à travers les pays, de croiser de jeunes ninjas d'autres villages, qui s'amusaient à crier à tue-tête à quel point ils étaient forts – ou à quel point ils le deviendraient. Sa réaction avait été purement physique. Du dégoût, la première fois. Ensuite... Des pulsions meurtrières brutes. Trop fortes pour qu'un enfant y résiste. Pour la première fois de sa vie, il découvrait le risque d'avoir un esprit aussi jeune et un corps aussi fort. Il était très loin d'être un homme fait, mais avait déjà la force nécessaire pour semer le chaos et la mort. Au cours de cette année de mutisme complet, il versa le sang de nombreux jeunes shinobi qui, pour seul crime, s'étaient vantés un peu trop fort.

Et puis elle apparut. Il n'avait pu que la voir dans cette auberge où il ne s'arrêtait que le temps d'un repas, prêt à disparaître avant d'avoir à payer. Il l'avait fixée, longtemps. Il n'avait pas la moindre idée qu'elle le fixait aussi. Hyûga Aona et Sarutobi Jougetsu se rencontrèrent pour la première fois dans un échange extraordinaire de part son minuscule nombre de mots. Elle lui avait payé le repas avant qu'il n'ait le temps de s'enfuir, s'était présentée. Entendant le nom du clan le plus puissant de Konoha, à peu de choses près, il avait réagi instinctivement, tentant de l'attaquer – un battement de paupières plus tard, il se retrouvait allongé sur le dos, incapable de bouger, sa respiration rendue difficile par la douleur sourde au creux de ses côtes.

« Reviens quand tu seras prêt. » lui avait-elle simplement dit. Prêt à quoi, à la battre ? Il n'en savait encore rien. Et pourtant, il s'était fendu, d'une voix rauque qui ne s'était pas faite entendre depuis une année entière.

« Je... Serai... Prêt. »

Les quatre années suivantes furent, pour Jougetsu, un long entraînement, avec pour seul but de devenir plus fort, de devenir suffisamment puissant pour faire face au système shinobi plutôt que de s'en cacher. Sa rencontre avec Aona lui avait fait prendre conscience de sa faiblesse, une fois comparé aux monstres qui sont à la tête des villages et leurs hommes les plus puissants. Il passa d'abord une année à parfaire sa maîtrise des techniques qu'il connaissait déjà, et à maîtriser ses différentes affinités élémentaires, en plus de ses capacités physiques générales. Son corps en pleine croissance augmentait naturellement en force de façon presque quotidienne. Lorsqu'il eut 15 ans, il était déjà en mesure de rivaliser avec la plupart des simples Jônin des divers villages ninja.

Et entre ses 15 et ses 18 ans... Eh bien, il suivit un entraînement légèrement différent. Il avait trouvé un homme, au Pays des Vagues, pour lui enseigner un type très précis de techniques, dont il estimait avoir besoin pour devenir à lui seule une puissance suffisante pour faire face au système shinobi sans pâlir de la comparaison.

Essoufflé, les deux mains plaquées au sol, Jougetsu ressentit une légère satisfaction traverser son cœur.

« C... Comme ça, c'est bien ?

- Pas mal du tout. Je n'ai plus grand chose à t'apprendre, le reste viendra avec la pratique. »

Jougetsu acquiesça. Il ne s'était pas plus attaché à ce maître temporaire que celui-ci à ce disciple insistant. Pour l'un, il ne s'agissait que d'acquérir une force qu'il jugeait nécessaire ; pour l'autre, il s'agissait de transmettre un art suffisamment mal vu pour risquer la disparition à chaque génération. Le jeune Sarutobi se redressa, entouré des trois serpents géants qu'il était enfin parvenu à invoquer sans peine ni ratés, après presque trois ans d'entraînement intensif. Il avait enfin un corps adulte ; ses réserves de chakra, mises à l'épreuve après tant de tentatives pour maîtriser l'art de l'invocation, étaient à leur apogée. Au cours de son entraînement avec ce maître dont il ne connaissait pas le nom – et n'était même pas sûr de connaître le visage, celui-ci semblant pouvoir en changer à volonté – il avait atteint un pic de puissance qu'il n'avait jamais connu jusque là. Une puissance comparable à celle d'Aona ? Sans doute.

Révoquant ses serpents, il se tourna en direction du Pays du Feu, à de nombreux kilomètres de là. Il fit le voyage en sens inverse, et retrouva Hyûga Aona exactement là où il pensait la trouver. L'auberge où ils s'étaient rencontrés pour la première fois, quatre ans plus tôt. Au hasard des chemins qu'ils avaient empruntés, c'était la cinquième fois qu'ils se voyaient, mais quelque chose dans le regard de Jougetsu avait indéniablement changé. Il était prêt, et c'est ainsi qu'il rejoignit les rangs de Muraseimon, organisation dans laquelle chaque jour passant était un acte de rébellion supplémentaire à l'égard du système shinobi qu'il haïssait tant.

Test RP

Sarutobi Jougetsu ferma un instant les yeux, appréciant avec une simplicité presque candide la sensation fraîche de l'air sur son visage en mouvement. Il se déplaçait à grande vitesse à travers l'une des imposantes forêts qui faisait du Pays du Feu la plus verdoyante des Grandes Nations. Il avait tellement pris l'habitude, lorsqu'il était encore un ninja de Konoha, de traverser ces bois, qu'il pouvait réellement se permettre de le faire les yeux fermés, même cinq ans après sa désertion. Il sentait des fourmis lui parcourir la main droite. À peine quelques jours plus tôt, il avait pris congé de la compagnie de cet étrange maître qui avait accepté de lui enseigner l'art de l'invocation, et plus particulièrement lui avait permis de signer un pacte de sang avec les grands serpents du Ryûchidô, lui accordant une puissance que peu de shinobi étaient parvenus à dompter au cours de l'histoire ninja. Il s'était rapidement mis en route pour le pays du feu ; son dix-huitième anniversaire approchait, qui marquerait l'écoulement de quatre ans, jour pour jour, depuis sa première rencontre avec Hyûga Aona, cette étrange femme qui était alors parvenue à le vaincre en moins de temps qu'il ne lui en aurait fallu pour dire « Aïe ». Un accord tacite les unissait ; il devait la retrouver, tout simplement parce qu'elle avait une proposition à lui faire. Sans savoir de quoi il s'agissait, il avait senti, dès les premiers regards, qu'elle le jaugeait. Peut-être se faisait-il des idées, mais elle ne lui avait pas semblé être du genre à chercher des adversaires puissants pour se distraire ; un collaborateur, alors ? Dans quel domaine elle aurait besoin d'un allié, voilà ce qui piquait la curiosité de Jougetsu. De plus, quand bien même ils ne s'étaient vus que trois fois au cours des quatre dernières années, il avait rapidement développé un attachement bien particulier envers Aona. Il ne saurait dire si c'est parce qu'elle était la première personne à l'avoir vaincu, ou quelque chose dans son aura, mais toujours est-il que la façon dont elle avait parlé à Jougetsu l'avait forcé à parler à son tour. S'il recherchait son contact, c'était tout à la fois par curiosité et simplement parce qu'il ressentait le besoin de se rapprocher d'elle. Aussi, se basant sur sa simple intuition, il se dirigeait vers l'auberge dans laquelle ils s'étaient rencontrés pour la première fois, dans laquelle elle l'avait étalé, avec l'étrange conviction qu'elle s'y trouverait.

Soudainement, le jeune Sarutobi ramena à lui le train de ses pensées. Quelque chose n'était pas normal, il avait un mauvais pressentiment. Il ressentait le léger frisson sur la nuque qui vous crie que vous êtes observés, mais n'entendait ni ne ressentait la présence d'éventuels poursuivants. Méfiant, il changea brusquement d'itinéraire, se dirigeant vers un coin de la forêt qu'il connaissait particulièrement bien.

Dans une épaisse forêt, à quelques lieues de Konoha, trois jeunes enfants bondissaient de branche en branche. L'un d'entre eux était visiblement plus jeune, ses cheveux noirs encadrant son visage rond percé de deux grands yeux gris, qui semblaient exprimer tout à la fois la lassitude et une conscience aiguë de son environnement.

« En bas, Jougetsu ! »

Le Genin changea la position de ses pieds, prenant appui sur le bas de la branche, afin de se propulser rapidement vers le sol, une petite clairière. À quelques coudées devant lui, un homme était à genoux, dos au jeune garçon, les bras sur le sol comme s'il s'était figé alors qu'il était en train de se relever. La voix d'un des garçons s'éleva à nouveau.

« Jougetsu, occupe-toi de lui, fais-le parler si tu peux ! On rattrape le reste de la troupe ! »

Sarutobi avait acquiescé doucement, approchant le fuyard. De toute évidence, il était tombé en tentant de fuir par les arbres – même un ninja comme ce pillard, trop pressé, peut faire une erreur et choir plus ou moins violemment.


Le brun s'arrêta au centre de la clairière hérissée de bambous, ne laissant que peu de place pour se déplacer sans percuter un des troncs flexibles. Une de ses premières missions, la poursuite d'une petite bande de pillards qui était parvenue à vider une diligence pleine de lingots d'or, s'était terminée par un combat à cet endroit précis. Sur ses gardes, tous ses sens aux aguets, il haussa la voix.

« Montrez-vous, ça ira plus vite. »

Il avait dit ça sur un ton désabusé au possible. Il ne savait pas qui le poursuivait, mais à cet instant précis, Sarutobi Jougetsu ne doutait pas un instant de sa victoire écrasante. Il était bien plus fort qu'il ne l'avait jamais été, et déjà cinq ans plus tôt, on ne lui avait jamais accordé suffisamment de crédibilité et de dangerosité pour lui envoyer des adversaires sérieux. Ce serait une première. Il resta parfaitement imperturbable lorsqu'une silhouette apparut d'entre les arbres, à l'autre bout de la clairière, face à lui. Elle portait une longue cape de couleur crème, avec un masque n'évoquant au déserteur qu'un chien à qui on aurait peint un air enragé dans le but de le rendre effrayant.

« L'Anbu ? Je n'ai pas de nouvelles de Konoha pendant quatre ans, et on m'envoie l'Anbu maintenant ? »

Sans répondre, le nouvel arrivant se jeta sur lui, un kunai en avant. Plongeant une main à l'intérieur de son ample vêtement noir, Jougetsu en sortit lui-même une lame courte, parant sans peine la première attaque de son adversaire. S'en suivit un bref échange de tailles et d'estocs, sans que l'un des deux opposants ne parvienne à blesser l'autre, avant que le Sarutobi ne repousse son adversaire en assénant sa paume gauche contre sa cage thoracique. Au même moment, il entendit un léger bruit.

Le jeune Jougetsu se tenait face au pillard qui lui tournait toujours le dos. Un kunai bien en évidence dans sa main droite, il sortait une paire de menottes de la gauche, prêt à les lui passer. Avant qu'il n'atteigne exactement le centre de la clairière, il entendit un bruit étrange, comme lorsqu'on tape un bâton sur un tronc creux. Avant qu'il n'ait le temps d'interpréter la source de ce bruit, celle-ci – un autre des pillards, qui fonçait à travers la clairière pour le frapper par-derrière – le percuta à la tempe, le faisant vaciller.

Prenant une grande impulsion sur ses jambes, le déserteur bondit dans les airs, amorçant un salto, de sorte que sa tête se trouvait vers le bas lorsqu'une seconde silhouette, qui avait manifestement tenté de l'attaquer par derrière, arrivait à l'endroit où il se trouvait une seconde plus tôt. De toute évidence, la légère armure de protection qu'il portait sous sa cape avait frappé les bambous. Jougetsu brandit sa lame courte vers le nouvel arrivant.

« Désolé de vous l'annoncer, mais des stratagèmes aussi simplistes ne marcheront pas contre moi. »

Tranchant d'un geste souple les bambous qui se trouvaient sur son chemin, il s'élança vers ses deux assaillants. En augmentant son rythme, il devenait aisément capable de faire face aux deux en même temps. Il envoya le premier arrivé voler hors de la clairière d'un coup de pied sauté qui le prit à la mâchoire, avant de rapidement taillader le torse du second. L'entaille était probablement superficielle, mais ce serait suffisant pour gravement le ralentir s'il bougeait trop après avoir reçu cette blessure. Un petit son de grattement l'alerta, mais il n'eut pas le temps de retirer son pied avant que la main sortie de terre ne saisisse sa cheville. Une technique Doton basique, qu'il connaissait pourtant bien, mais il s'était trop concentré sur les deux adversaires précédents, et avait baissé sa garde.

« Jamais deux sans trois, après tout, » remarqua-t-il à voix haute, d'un air profondément lassé, tandis que le chakra de type terre, renforcé par la force physique du troisième homme, le faisait s'enfoncer dans le sol verdoyant. Rapidement, il ne restait plus que sa tête à la surface de celui-ci. Les trois hommes se rassemblèrent face à lui, portant chacun un masque différent – le chien, l'oiseau, et... Un rongeur quelconque, probablement un rat, dirait-il. Déplaçant ses deux mains dans la terre encore meuble, il parvint à leur dégager un semblant d'espace, tout en réduisant au maximum les mouvements de ses épaules afin de dissimuler ses actions. L'un des hommes saisit une lame courte, semblable à la sienne, avec l'intention manifeste de le décapiter. Un autre déplaça légèrement son masque sur le côté, fixant Jougetsu d'un œil jaune. Il sembla au déserteur que sa pupille était fendue, pas du tout à la façon de celle d'un humain.

« Tu n'auras été facile ni à rattraper, ni à vaincre... Tu es sûrement plus fort que nous trois réunis, désormais. Mais avec un peu d'union, personne n'est impossible à abattre.

- À ce propos, je devrais sans doute m'excuser, mais... Je n'ai pas fini de vous causer des problèmes. »

Il n'avait pas attendu la fin de la phrase de ses assaillants pour commencer à bouger ses mains sous la terre, après tout, et il acheva cette deuxième série de signes sur celui du tigre, ses deux mains réunies, index et majeurs vers le haut. Il extirpa son bras droit du sol trop mou pour vraiment le retenir, plaçant deux doigts de sa main droite sur le côté de sa bouche.

« Katon – Goukakyuu no Jutsu ! »

La grande boule de feu, avant tout connue pour être le jutsu signature du clan Uchiha, partit de sa bouche, forçant les forces spéciales à s'esquiver. Il sortit du sol sans trop de peine, époussetant son manteau.

« Bien... Et si nous reprenions ?

- Il n'a rien à reprendre. Crois-tu vraiment que nous te laisserions t'en sortir aussi facilement sans avoir un coup d'avance ? »

Jougetsu tiqua. Le monde tournait étrangement autour de lui. Sans pouvoir mettre le doigt sur ce qui n'allait pas, précisément, il était clair que sa perception était altérée. Les trois hommes se tenaient à nouveau face à lui, leurs silhouettes ondulant étrangement. Toute trace de la boule de feu avait disparue, ne laissant pas un seul brin d'herbe carbonisé. Il déplaça sa tête, pour voir que, peu importe où il regardait, les trois hommes restaient systématiquement au centre de son champ de vision.

« Une image imprimée sur ma rétine... C'est un Genjutsu plutôt intéressant. »

Le Genin d'à peine 11 ans vacillait, légèrement sonné par le coup qu'il avait reçu par surprise, tentant tant bien que mal de tenir sa garde face aux deux combattants adultes qui l'assaillaient désormais de coups, heureux que leurs poursuivants soient tombés immédiatement dans le panneau en ne laissant qu'un seul d'entre eux derrière. Sans surpasser à proprement parler Jougetsu, leur nombre suffisait à le mettre sérieusement en difficulté, et l'assaut surprise jouait beaucoup. Alors que le Sarutobi voyait le poing d'un des hommes s'approcher dangereusement de son visage, c'est un bruit de coup bien différent qui retentit dans la clairière. L'homme qui avait voulu frapper le Genin de Konoha s'effondra au sol, tandis que l'un des camarades de Jougetsu, un jeune garçon à la chevelure flamboyante, sourit en arrivant à côté de lui.

« On allait quand même pas laisser le petit derrière tout seul ! J'ai bien fait de rester caché au cas où. Allez, occupons-nous de leur cas, Getsu ! »

Quelques instants plus tard seulement, les deux jeunes shinobi avaient vaincu leurs deux adversaires et achevaient de leur passer les menottes.


« Malheureusement pour vous, celui qui a un coup d'avance, c'est moi. »

Les trois prétendus ninja de l'Anbu tressaillirent alors qu'un serpent blanc sortit brutalement du sol, venant enrouler ses anneaux puissants autour de Jougetsu. Alors que les écailles immaculées entraient en contact de la peau du nukenin, leurs chakra firent de même, libérant l'invocateur de l'illusion.

« Après tout, qui vous a dit que je n'avais réalisé qu'une seule technique, quand j'étais enfermé dans le sol ? »

L'illusion sortie de son esprit, il revit la clairière telle qu'elle était réellement – et cela incluait l'énorme trou de végétation face à lui, indiquant l'endroit où sa boule de feu avait frappé.

« Bien, maintenant, si vous en avez fini avec vos tentatives de me piéger, et si nous en finissions ? »

Jougetsu n'avait pas pour habitude de faire durer inutilement un combat. Qui qu'ils soient, ces assaillants étaient trop faibles pour lui, et n'avaient eu pour leur avantage que l'effet de surprise. Accompagné du serpent qu'il avait invoqué, le Sarutobi s'élança vers eux en un éclair, les tailladant à plusieurs reprises de sa lame, avant de les réunir au même endroit, prêt à ensevelir leur corps dans un cercueil de boue avec une technique Doton. Une épaisse fumée blanche jaillit du tas de corps inconscients, révélant trois serpents presque aussi grands que des hommes, manifestement jusque là sous l'effet d'une technique de métamorphose.

« Eh bien voilà, Jougetsu, c'était là la dernière épreuve que le maître souhaitait t'imposer, afin de s'assurer que tu n'oublierais pas ses enseignements dès que tu serais capable d'invoquer l'un de nos frères. Nous te souhaitons bonne chance pour la suite – et nous nous reverrons quand tu auras besoin de nous, probablement.

- Ce taré de maître... Cela me rassure quelque peu. Sans vouloir vous offenser, je serais vexé que l'Anbu de Konoha soit aussi faible le jour où elle décidera de m'exécuter. »

Ignorant les grognements mécontents des serpents vaincus, qui semblaient manifestement peu motivés à se bouger pour l'instant, épuisés par des coups qu'ils n'avaient pas l'habitude de recevoir, Jougetsu s'élança à travers les arbres, reprenant sa direction initiale, le serpent blanc entouré autour de ses bras et de son torse – sa perception accrue permettait au Sarutobi de s'assurer qu'une attaque surprise, une vraie, ne lui tomberait pas dessus cette fois.

Quelques heures plus tard, il se trouvait face à une auberge bien connue, et toisait une silhouette qu'il lui aurait été difficile de sortir de sa mémoire de toutes façons. Il fit quelques pas pour rejoindre Hyûga Aona, son serpent ayant été révoqué aussitôt qu'il avait atteint cette petite ville à quelques kilomètres de Konoha.

« Je suis prêt. » D'autres mots étaient-ils vraiment nécessaires ?
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Âge : 18 ans
Comment avez-vous découvert KnS : Bouche à oreille
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Dernière édition par Sarutobi Jougetsu le Lun 24 Avr - 0:16, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished   Dim 16 Avr - 13:18
Du nouveau ?
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MessageSujet: Re: Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished   Dim 16 Avr - 17:35
Tout à fait. J'avance lentement et j'en suis désolé - me suis inscrit alors que je n'avais encore rien de prêt, c'est un peu ma faute. Mais j'avance tout de même. La psychologie est terminée, je travaille en ce moment-même sur le test RP et l'histoire (je dois faire celle-ci en binôme avec un ami qui doit me rejoindre sur ce forum assez rapidement, le fameux Wakuba évoqué dans ma psychologie).
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MessageSujet: Re: Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished   Lun 24 Avr - 0:17
Fiche terminée, suite à la refonte complète du personnage en raison de l'absence de nouvelles de la part de mon collègue.
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MessageSujet: Re: Sarutobi Jougetsu - A lost little boy under the Moon - Finished   Mer 26 Avr - 13:52



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 9,5/12

L'originalité 2/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 2,5/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 11,5/12

Le vocabulaire 2,5/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 30/34

Une fiche très bien réalisée à mon sens. C'est fluide, il y a très peu de fautes, ça se lit bien. Bon après on reste un peu dans le cliché du mec super doué de nature mais pourquoi pas, ça reste un Sarutobi, même si par exemple je ne considère pas Asuma comme étant particulièrement doué par rapport à ses collègues !

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Membre de Muraseimon avec 1050+50=1100 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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