AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Chûnin de Suna
Genjirō
avatar
Messages : 45
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 25/03/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/500  (550/500)
MessageSujet: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Mar 11 Avr - 10:46

Je m'en rappelle, là aussi.

Tout le long de ce chemin vers cette prétendue mission. Je suis là, à suivre sagement, traîné comme un clebs à la cheville d'un maître aux yeux mielleux, aux grands sourires rassurants, mais prêt à me crever dés le signe de violence incontrôlée de trop. Ce maître-chien, il s'appelle Daiki, et ici, on les appelle « Jonin » , ces gens-là. Lui, surtout. Celui qui garde le plus gros chien du quartier. Oh, sûr que la bestiole paie pas d'mine, là comme ça. P'tite saloperie malingre, cernée, toute molle, à se traîner nonchalamment dans les rues. Ca, c'est moi.

J'suis sûr qu'il a vu, dans mon dos. Les statues, l'académie. Tsh. Alors quoi, on a des remords, p'tet ? Des doutes ? Putain... J'suis d'sale humeur moi, aujourd'hui. Genre sévère.

Faut que je me calme. Ouais, j'ai aucune envie d'être briefé sur cette mission, ouais, j'ai mal au crâne, ouais j'ai sommeil, ouais, mille et une autre choses qui font que non, je suis pas nécessairement les meilleures dispositions à retrouver mon calme, présentement. Mais il va bien falloir, hein ? Ouais...

Alors oui, je m'en rappelle. C'est comme ça que je réussis à relativiser, parfois : en me souvenant. Akiza. La première rencontre, dans cette académie. Douze pauvres piges d'âge, tout guilleret. C'était marrant, à l'époque.

***

Ca fait déjà quelques semaines que j'y suis, maintenant. L'Académie de Suna. Les étoiles dans les yeux, l'adrénaline aux nerfs, la cervelle en ébullition, j'suis partout. A écouter, à blablater, à cogiter. Assez d'énergie pour à la fois faire le con, suivre le cours et taper la discut' avec Arihiro. J'y pense à tout ça, sur le chemin.

Ah oui parce que, au cas où c'était pas clair : je suis en retard, là.

Chiant, hein ? Tsh. Au moins si on me demande, j'aurais une excuse pour couper par les toits comme un voleur. Ce que je ne me prive pas de faire. Une petite ombre qui trace le ciel dans cette nouvelle aube, à sauter de toits en toits. Agile et rapide, quoiqu'un peu dangereuse dans ses acrobaties. Parfois, un petit « woops » qui vient perturber la mélodie des pas sur la tuile et des atterrissages musclés. Une ou deux presque-chute, maîtrisée à la dernière seconde. Hey, on est ninja ou pas ?

Apprenti ninja, oui, certes. Mais j'ai pas attendu l'Académie pour m'amuser à grimper un peu n'importe où. Pas comme si j'étais le seul, à vrai dire. Bon, certes, couper par chez les gens qui ont laissés leur fenêtre ouverte, c'est pas trèèèèès très sympa, mais quoi, c'est pas comme si j'espionnais non plus ! 'Fin... Pas trop.

Et j'y pense avec ce petit sourire espiègle au visage, à me demander de quoi va être faite cette nouvelle journée. Des jours qu'on révise les clones... 'Serait temps de passer à autre chose, non ? Ça fait un petit moment que maîtrise ç-... ah, oui, vrai, j'suis pas tout seul. J'oubliais les cancres. Comme Arihiro. Richou rebelle a du mal à s'adapter à la vie où tout lui arrive pas tout cuit dans le bec avec la cuillère en argent puis la bonne qui aide à avaler, p'tet ? Sûrement, ouais. Sûrement.

Sûrement que j'aurais pas dû tourner la tête, quand mon oreille a été attirée par ce cri tôt la matin. De vers la place du marché, pas loin d'ici. Et dés que j'ai vu, plusieurs choses se sont enclenchées. Calculer la distance, estimer le temps perdu, le risque de retard. Peser le pour et le contre. Depuis quand ça te dérange d'arriver en retard, Genji' ?

… Oh puis merde, j'suis curieux.

J'suis sur qu'on me pardonnera. Ne suis-je après tout pas le vénéré futur Jinchuuriki de Shukaku ? Oh, quoi, j'peux bien essayer d'en retirer de ce truc, non ? Non ? Hmpf.... Tant pis ?

Tant pis, parce que j'y suis déjà. Un attroupement, des têtes trop hautes pour que je vois autour de quoi la foule se rassemble, maintenant revenu au sol. Alors ça commence. Discrète avancée entre les grandes jambes de grands adultes, à lâcher un « paaaaardon » peu convaincu les quelques fois où ça bouscule un petit peu. Ca dure comme ça quelques secondes, à batailler contre certains gabarits plus encombrants. Pour finalement y arriver.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
avatar
Messages : 62
XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 25/03/2017
Age : 20

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
400/400  (400/400)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Mer 12 Avr - 0:44
Akiza...

La voix murmurait, la voix ordonnait. Elle se pressentait errer dans des limbes trop profonds, dans un vide dépourvu de fond et de forme. Et pourtant, telle une main tendue, la personne l'invitait à remonter à la surface pour mieux l'éveiller.

« Elle comble mes sens, en quelque sorte. »

Akiza...

Au fin fond de son esprit, elle commençait à comprendre qu’elle n'échappait à rien. Rien de tout cela. C'était là, tel un souvenir qui gratterait désespérément à la porte, afin de soulever une plaque trop ancienne pour ne pas cacher quelque chose.

Ce que je tente d'oublier…

TU ES PERDUE!

Un hoquet et deux yeux rouverts n'auraient su déranger plus rapidement une jeune fille qui se posait là, sous un mur pour la protéger de cette nuit trop impérieuse. Ce n’était pas son tour de garde pour l’heure mais elle se réveillait en avance, oui. Il était vrai que les cauchemars s’emparaient temporairement de ses nuits. Depuis qu’on lui ordonnait de côtoyer le Démon. Depuis ce nouveau chamboulement.

Cette hantise revenait la chatouiller de plus près. Puis elle surprenait son poing à enserrer un simple kunai par ce réveil précipité. Grondant.

Sa main s’était portée sur l’une de ses tempes, comme pour se rassurer de ses propres peurs. Désormais, elle s’en était rendue compte, et ne souhaitait plus véritablement revenir dans cette ancienne vie. Après tout, elle avait Akitaka pour famille, un village pour proches. Elle n’était plus seule face à une Faiblesse factice.

Mais était-ce une raison pour l’éloigner du Jinchuuriki ? Ce manque de « normalité » ? Cette abstraction au quotidien pépère ? Elle le vit bougonner au loin, certes. Bougonner d’une façon qui ne l’arrangeait peut-être pas.

Monstre ou pas monstre ?

--------------------------------------------

A croire que pour eux, tu es la Majo de ces enfants.

Ce n’était pas simple cette insertion, non. De ce temps-là, Akiza se surprenait à côtoyer davantage la famille que le reste du village. Les efforts étaient là, certes, mais au coin de cet esprit furtif, demeurait toujours une sempiternelle question :

Allait-elle réussir à passer outre cette barrière de connaissances ?

Aucune réponse, tout dépendait d’elle. Pourtant la frustration était là, bien moins muette et sourde que ce raisonnement d’il y a quelques mois. Trop repliée sur les dires des Musume, aussi. Elle le sentait, qu’il lui manquait quelque chose. Que sa vie n’était pas complète. Qu’on l’avait utilisé comme un outil, un outil sans émotion. Sans faille. En théorie.

La foule pourrait bien la pousser actuellement qu’elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds !

Elle continuait à les pousser pour se frayer un chemin, dans l’espoir d’atteindre l’un de ces toits moins fréquentés. Puis il y avait ses cheveux bleus, ce pour quoi on la prenait bien plus facilement pour une femme de Kiri. Ou d’Ame, du moins celle d’autrefois. C’était ce que la fille Higurashi avait retenu de son enseignement. Toutefois, le Bleu ici a une autre connotation.

La petite bousculait, entendait ces derniers jurés quelque peu jusqu'à ce qu'elle puisse apercevoir du coin de l'œil le Jounin auquel elle avait mordu la main, faute d'être enchainée. Au moins, elle avait pu prendre son kunai entre les dents et se lancer dans une attaque folle.

Adolescente sauvage.

Adolescente repérée, plutôt. A vouloir devenir Kunoichi sans s'engager, on finissait par être une source de malentendu!

Une poigne agrippa son poigne, celle de cette personne menacée autrefois. Derechef, Akiza repensa à celle de la Majo. Les yeux écarquillés, elle le contempla un vague instant la bouche en cœur, puis tenta de s'en dégager de toutes ses forces.

"Lâchez-moi! Lâchez-moi!"


"C'est ça oui! Et tu vas menacer quelqu'un d'autre, non?"

Ce fut une foule qui s'organisa tout autour d'eux, les encerclant de toute part tandis que l'une tentait d'échapper à son agresseur plausible. La lutte dura quelques secondes, quelques minutes de plus. Des injonctions, des soupirs fatigués, jusqu'à ce que cette dernière ne plaça un coup de pied bien ajusté lorsque l'angle s'offrit à elle.

"Ahhhhhhhhhhhhhhhh!"

C'étaient des cris qui éclataient, ceux d'un homme. De l'autre côté, il n'y avait qu'une fille silencieuse qui s'échappa bien vite de cette scène, en se frayant un chemin dans la masse. Et elle s'enfuyait toujours plus loin, n'osant à peine regarder en arrière pour entrapercevoir si l'homme avait réussi à la suivre malgré la foule. Du moins dans les débuts, car la promesse fut vite brisée lorsqu'elle s'était sentie l'instinct de vérifier l'état de la poursuite.

Rien du tout. Ce fut un néant parfait et une bonne trentaine de têtes au loin. Pourtant la fuite n'eut pas le temps de progresser que l'adolescente se cogna plutôt violemment contre le garçonnet. Et une chute s'en suivit; là encore, sans bruit.

Deux yeux simplement fermés et dans l'appréhension, pensant tout de suite au pire. C'était lui qui l'avait arrêté, peut-être?

Qu'y aurait-il par la suite, dès lors? Une rouste? Ca ne lui ferait pas beaucoup plus de peine que cela. La Majo était pire dans son comportement. Mais ça serait probablement humiliant pour...Eh bien, pour Akitaka d'abord. Et peut-être un peu pour elle aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Genjirō
avatar
Messages : 45
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 25/03/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/500  (550/500)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Jeu 13 Avr - 14:16
Hm. Qu'est-ce que c'est que ce bordel.

Ils font dans le kidnapping à l'Académie, maintenant ? Oui, c'est bien un uniforme de Jonin, ça... Alors pourquoi... Tsh. C'est qu'elle a l'air farouche, celle-là. 'Me demande ce qui lui vaut tout ça. Elle a pas l'air si dangereuse que ç-...

Aïe. J'ai mal pour lui.

Ouuuuh, qu'il est bien placé ce coup de pied. En v'la un qui va chanter dans les aigus un petit moment après ça. Et la voilà qui cherche déjà à s'enfuir. Moi qui cherche à voir l'état du Jonin à travers les hautes jambes. Difficile. Mais je la vois elle. Elle approche. Et je recule. Et elle approche. Putain mais elle est ave-

- Aïeuh, mais sérieux, de b-....

Un moment à bougonner. Mal au front. Non parce que c'est bien de regarder à droite à gauche si personne est à tes trousses, mais tant qu'à faire, regarde aussi devant toi. Et on est là, chacun tombé sur nos fesses, l'air penauds. Et je le voit, yeux fermés, comme un chien qui vient de voir son maître lever la main, attendant la suite dans une sorte de crainte paralysée. Une sensation tout sauf plaisante. Quoi, j'ai une tête de tortionnaire, peut-être ? Idiote.

Une main saisie, puis un effort pour la tirer debout. Un index qui vient tapoter par deux fois sur son front.

- Eh, grande maligne, magne toi d'me suivre au lieu d'attendre la branlée, ça arrive.

Pour sûr que ça arrive, l'autre « élite » doit déjà être en train de chercher à travers la foule.Il s'agit donc de se magner. Une main saisie plus tôt, et maintenue, pour la traîner à travers la foule, la guider sans qu'elle perde le chemin. Parce qu'il va falloir la jouer fine pour semer un Jonin.

Ruelles, places désertes, raccourcis méconnus, tout est bon pour s'en tirer. Utiliser la foule, et peu à peu, s'en éloigner au plus possible. Parce qu'il y aura sûrement des balance. Toujours. Ca continue un petit moment, sans que je ne m'offre le luxe de regarder en arrière. Pas le moment, pas la bonne chose à faire. Je cours, avec ce léger sourire confiant, sûr de ma fuite. Amusé par la situation, finalement. Oh, je l'ai vu du coin de l'oeil une ou deux fois, cet homme en uniforme. Lui ne m'a pas vu. Et ne me verra pas. Je connais ces rues trop bien pour ça, mille fois trop bien. Alors celui qui passe le plus clair de son temps dans des missions à l'étranger n'ira pas me retrouver dans cette jungle urbaine, ça non !

Et on finit par s'y arrêter, entre deux respirations difficiles à force de course. Un toit, caché sous le auvent d'une habitation en hauteur. Un dos calé contre un mur, un dos qui glisse jusqu'à ce que je m'assied, regarde vers l'horizon, sourire goguenard.

- Pfiou... J'avais prévu de cavaler mais à l'origine c'était pour un retard, pas une course poursuite... 'Ava, pas trop rapide pour toi ? Un regard vers la rebelle. Puis je m'attarde sur ses cheveux. Bleus. C'est des vrais? Et de se lever d'un coup, rapide, brusque, comme débarrassé de l'essoufflement d'il y a quelques secondes. Passer une main dans ses cheveux, pour attester de l'authenticité. Des vrais, donc. Stylééééééé. Hm. 'Première fois que j'te vois. T'es qui?

J'ai tendance à connaître pas mal de monde, au moins de vue. Et elle, surtout avec ces phares géants de tifs bleues, je l'ai encore jamais croisée. Curieux.

- Moi c'est Genjiro. J'devais aller à l'académie mais j't'ai entendu beugler au loin, j'ai été curieux et... et la phrase met un petit temps à se finir, coupée d'un léger rire. Et voilà. Tsh, j'sais même pas pourquoi je joue les héros. Ni pour qui. Qui sait, j'ai p'tet à faire à une terriiiiiiiible criminelle... Un regard vers elle, faussement suspicieux. Non, ça y ressemble définitivement pas. Alors la comédie s'arrête, au profit d'un quelque chose plus amical. Pourquoi il te prenait la tête, l'ancêtre alors?

Et une bouteille d'eau sortie de la besace à ma taille, ouverte, puis vite portée à mes lèvres. Parce que déjà qu'il fait chaud dans ce bled, si en plus je dois m'amuser à ce genre de conneries par-dessus le marché.... Ah, voilà, mieux. Un regard vers elle, encore. Une bouteille lancée doucement.

- Attrape !

Après tout, je dois pas être le seul à être un peu assoiffé après ces aventures.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
avatar
Messages : 62
XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 25/03/2017
Age : 20

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
400/400  (400/400)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Mar 18 Avr - 2:01
Peu propice à l'émotion, il n'y eut pas d'expression, pas plus que le reflet d'un simple hochement de tête n'avait été laissé à la portée de ce poursuivant qui l'avait stoppé dans son élan. Les yeux fermés, ses analyses furent pourtant coupées par une voix enfantine. Ou par un index qui vint cribler son front, aussi.
Le regard levé, Akiza en vint simplement à percevoir là, devant elle, un jeune garçon au juron facile. Ce dernier n’eut pas même été patient pour lui saisir le poignet pour l’emmener loin, toujours plus loin de ce Jounin acariâtre. Les réflexions n’ont pas le temps d’avoir lieu, car déjà, il faut se relever, s’épousseter en chemin, puis s’enfuir. Courir oui, aussi vite que possible, et cette sauvageonne sentait déjà ses jambes entraînées la mener très loin, tel un lièvre du désert. Peut-être trop. Un bref regard vers le garçon et elle l’aperçut presque à son niveau. Silencieusement, cette dernière ralentit le pas pour convenir aux enjambements réguliers et adéquats, afin de poursuivre en terrain égale.

Qu’avait-elle à perdre après tout ? Une mince considération lui vint à l’esprit, de celle qui ne revenait que lorsque ses sœurs et elle partaient « en chasse ».

« Chacune d’entre vous porte une seule identité. Un seul but.»

Parfois oui, en ne prenant pas compte des directives de la Majo, elles s’attendaient l’une et l’autre, sans réellement s’aider pour autant. La faiblesse n’a pas lieu d’être. C’était peut-être un peu la même chose, ici. Et cela la mettait en confiance, ou plutôt en terrain familier.

Pourtant le silence fut rapidement brisé. Toute course-poursuite avait une fin et il fallait bien concéder un repos en certaines occasions : Jonin perdu de vue, liberté retrouvée. Si le garçon se laissait aller au premier mur rencontré, Akiza resta debout, attendit patiemment. Puis machinalement, se plaça simplement en tailleur, comme lorsqu’elles rentraient de mission. L’heure sonna soudainement à l’horloge des considérations. Le jeune sunajin s’expliqua en un bien étrange langage.

« Non. J’ai connu plus rapide. Je me suis adaptée à ta course…Mais peut-être es-tu meilleur à cheval ? »

Il parlait de cavaler, après tout. Et si la jeune femme ne mâchait pas encore totalement ses mots, voilà depuis quelques semaines qu’elle ne menaçait plus le premier homme rencontré. Mince regard rempli de curiosité, là elle l’observait, d’abord dans sa prestance un peu distante, puis lors de cette démonstration un peu trop soudaine. Ses cheveux ?

« Oui, je suis née comme ça…Avec de la couleur. » De la couleur oui. Arrivé à un certain rang, on forçait pourtant à s’en défaire, pour opter pour du blanc ou du noir. Une chose moins identitaire. Aucun autre choix, sinon c’était…Criminel. Quelque part, avec du recul, elle commençait à s’y attacher, à ces cheveux qu’elle partageait exclusivement avec son oncle et…

Un hoquet de surprise, peut-être de peur également, lorsqu’il toucha ses cheveux. Ca la terrifie, ce genre d’approche. Plus qu’une claque. Mais entre la claque et ce contact, la dernière option laissait plus de traces. Surement parce que ça se montrait nouveau. Les yeux écarquillés, elle se demandait ce que le garçon s’apprêtait à faire. Rigide, elle attendit simplement que celui-ci se détacha de ses bras.

Au pire, s’il n’arrêtait pas et passait à l’offensive, elle pourrait les lui casser, non ?

Rien de tout cela. Ce « sauveur » semblait davantage intriguer par eux que par…

« C'est si bizarre? » Oui, oui bien sûr que ça l’intriguait, sinon il n’agirait pas ainsi. « Oh, eh bien…je ne t’ai jamais vu moi non plus. Je n’étais pas là avant. » Avant. Dans le désert. La fin de la question se montra moins délicate toutefois. « Je m’appelle Akiza. Akiza Higurashi, mon oncle vient de me céder son nom. »

Sortant du sac une pomme, elle entreprit de commencer à en découper un morceau, sans donner plus de précisions. Pourtant elle se rendit bien vite compte que le jeune homme avait des choses à redire, aussi elle précisa pourtant sa demande.

« Hm, enchantée ? » Un moment d’hésitation s’empara de la Musume, comme si les mots lui manquaient, d’un cruel manque d’habitude ! « C’est peut-être stupide, mais…Je ne connais pas trop l’Académie, je te crois donc volontiers…T’y étudies ? » Mieux, les yeux de la jeune fille se montrait soudainement curieux. Le garçon était pour elle une sorte de garçonnet, soufflant à un âge où l’esprit était encore pur et béni par le Bâtisseur. Cheveux noirs, yeux noirs, air enjoué. Tout dans son attitude démontrait une candide jovialité qu’un adulte bien penseur ne pouvait qu’apprécier. « Ca ressemble à quoi ? »

Et elle la prononçait cette question, quand bien même cela trahissait son secret. Ca la fatiguait déjà de mentir, à dire vrai. De toute façon, elle était pour l’heure nulle à cela. Bien sûr, le jeune homme s’intéressait à elle comme personne d’autres ne l’avait encore fait pour l’heure : excepté Akitaka, alors c’était « touchant ». Pourtant le reste la faisait froncer des sourcils, plus encore lorsqu’elle s’apprêtait à tendre un morceau à ce… « Genjiro ». Non, elle n’était pas une criminelle. A la limite, voleuse de pommes.

Non, parce qu’autrement elle serait morte depuis longtemps. Ce qu’il disait n’avait pas de sens. Simple froncement de sourcils. « Je n’ai pas compris. » Difficile de comprendre ce qu’il entendait par ne pas savoir pourquoi il avait mené une telle action avec parcimonie. Pourtant il lui tendit une bouteille d’eau tout sourire, sans même s’allier au Jonin qui faisait d’ores et déjà partie de ses explications.

« J’ai failli lui arracher un œil, la première fois qu’on s’est vu. Il ne m’avait pas vu, à ce moment-là, mais. Je l’ai menacé avec le kunai qu’il portait à l’une de ses ceintures mais je ne suis pas allée plus loin, je voulais juste partir. »
Face au mur, elle s’y approche pourtant, pour finalement serrer ses genoux de ses bras et y poser son menton. Pourquoi mentir ? Elle ne connaitrait pas ce genre de gêne. Du moins le supposait-elle. «Loin. Je pense qu’il ne m’a pas pardonné depuis. »

Si la Majo lui avait dit que les formalités étaient toutes plus les unes que les autres des faiblesses, Akitaka lui avait toutefois dit que les politesses étaient sacrées. Qu’il fallait dire merci en certaines occasions. Jetant un coup d’œil sur le liquide tiède qui reposait dans une gourde, Akiza laissa simplement filer un mince sourire, avant de reconsidérer ses dires.

« …Merci pour le sauvetage. Et pour la bouteille… »

C’est dur de les comprendre, d’agir avec eux. « Allez, souris… Souris froussarde ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Genjirō
avatar
Messages : 45
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 25/03/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/500  (550/500)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Jeu 20 Avr - 20:07

- 'Scuse-moi, hein, j'veillerai à prévoir mes sandales de course pour la prochaine fois.

Et que je lui répond ça, l'air faussement outré. Ouais, j'ai bien vu qu'en fait elle suivait reeelativement bien le rythme. Certes, ok, noté, tu sais tenir une course. Tu veux une médaille. Oh et, attend deux minutes...

- De quoi, cheval ?

Pourquoi on en vient à causer équitation, d'un coup ? Hm. Et je me mets à la fixer, avec ces yeux interrogateurs. Suspicieux, on aurait dit presque. Presque. Je force juste un peu le trait, comme d'habitude. Curieuse tête bleue.

Bleue, ouais. C'est ce que j'ai vite noté. Pas commun. Ca, et sa façon de bouger. De s’asseoir. Tsh. J'suis tombé sur  marionnette vivante, ou quoi ? Elle est très... Mécanique, presque. Je sais pas si c'est le bon mot, mais je dois pas être loin. Pas trop.

Il y a ce mot perdu que je cherche un moment de tête, puis ces cheveux bleus que je cherche un moment du regard. Les deux restent en suspend un moment, jusqu'à ce que je décide d'en abandonner un pour me consacrer pleinement à l'autre. Alors au diable ce mot que je trouverais de toute façon pas, pour finalement me lever, venir m'enquérir de cette tignasse couleur nuit. Eeeeet... Ouais, j'suis con. Vu sa façon d'être distante comme ça, j'aurais dû anticiper le mouvement de recul. Un sourire un peu jaune pour y répondre, se voulant... Rassurant ? Disons ça comme ça.

- Eh, déstresse, j'vais pas te les arracher, hein... J'suis juste curieux. Eeeet, un peu mal-élevé, aussi, y paraît. 'Fin, tu sauras me pardonner considérant que je viens de te sauver le cul, hm ?

Parce que je suis bien curieux de comment elle s'en serait sortie, autrement. J'connais les gens d'ici, au moins de vue, j'l'ai dit. Et elle, avec sa tignasse bleutée, elle se voit de loin. Genre, très loin. Puis elle ne s'oublie pas, non plus. « La jolie bleue », que je l'aurait appelée, si j'avais eu à me souvenir d'elle dans ces rues. Mais non. Je l'ai pas vue une seule autre fois dans ces rues... donc quoi, une nouvelle habitante ? Dans ce village perdu au milieu du désert ?

- Eh ben... Pas commun, comme couleur. Pas bizarre... 'Fin, c'est pas ce qui m'a interpellé l'plus. C'est joli, quoi. Bon par contre, niveau discrétion pour échapper au vieux Jonin sur les nerfs, on repassera...

ça pour sûr. Tu devrais avoir quelque chose à porter pour cacher ces mèches bleues, si t'es du genre à te foutre dans des affaires pas chouettes avec les autorités du coin. Tsh. J'lui recommencerai ça en temps voulu. Pour le moment, le Jonin est à priori plus sur nos talons, et j'ai soif. Et je l'écoute, aussi. Elle a une façon de penser... Ou plutôt d'articuler sa pensée.. Hm. J'sais pas. « je ne t’ai jamais vu moi non plus. Je n’étais pas là avant. » qu'elle me dit. Ouais, sans blague. Encore heureux que tu ne m'as jamais vu, je me serais inquiété si tu me connaissais et pas l'inverse... M'enfin... Tsh. En fait ça me fait sourire plus qu'autre chose. Ouais, quand elle me répond ça, moi, j'affiche ce petit rictus amusé.

La suite, c'est délicieusement maladroit. Des présentations qui sonnent faux, mais teeeeellement faux... Et je la regarde un temps, pendant qu'un silence se prolonge, pour finalement pouffer de rire, pas très discrètement.

- Hm, désolé, vraiment. Je... T'es drôle. Tu t'en rends p'tet pas compte, hein, mais...

Mais t'es drôle. C'te maladresse gauche, cette façon d’hésiter dans la présentation... Enchanté ou non, ça c'est pas moi qui vais t'y répondre ma grande, alors me le balance pas sur ce ton interrogateur... Heh.

- Mais ouais, enchanté aussi ! Et une main tendue. Une suite qui me fait sourire. Intéressée ? Mouais, j'y étudie, ouais. A quoi ça ressemble ? Mbah, au grand bâtiment, là-bas.

Et de pointer du doigt une bâtisse qui se détache du reste, un peu plus imposante, étudiée différemment. On pourrait presque voir les salles de classe se dessiner de l'extérieur, pour peu qu'on ait l'esprit architecte sur les bords.

- Et là en ce moment, j'suis en retard. Mais c'est pas grave... On aurait encore passé des heures sur le clonage, ça devient chiant...

Chiant, ouais, de voir encore et encore la même chose en boucle parce que quelques demeurés arrivent pas à maîtriser un truc aussi basique. Hein Arihiro ? Gros mauvais que t'es.

- Bref, le mal est fait de toute.

Une bouteille tendue, puis des explications. Et ça commence bien, trèèès bien. Je vois qu'elle a l'art d'amener les choses subtilement, en plus... [i]Tsh. J'espère que si un jour quelqu'un te cherche des noises sur cet histoire, tu commenceras pas le récit par « j'ai failli lui arracher un oeil ». Quand elle s'assied, je suis, à me mettre à côté, jambes croisée, mains derrière une tête levée vers le ciel. A écouter. C'est flou, tout ça. Partir...

- Partir d'où ? Si je t'écoutes j'aurais presque l'impression que t'étais retenue prisonnière, ou... ? Ca se finit sur ce ton interrogatif. Ou non, ça ne se finit pas. Pas encore. Enfin, si tu veux en parler, hein... Parait que j'peux me montrer chiant avec toutes mes questions.

Trop curieux, qu'ils disent. Beh, tant pis alors, trop curieux. Mais elle ne peut qu'intriguer, celle-là. Intriguer, ou apeurer, et la plupart avant ont l'air d'avoir choisit la peur. Pourtant, cette histoire de Kunai dans l'oeil, elle ne m'a pas fait peur. J'suis à peu prés sûr que j'aurais pas le droit au même traitement si je cherche pas de poux dans cette tête bleue. Et j'en ai pas l'intention. Pas pour l'instant. Ou tout du moins, pas méchamment.

Tant et si bien que je refréné tout commentaire taquin, quand je la vois tirer ce sourire pas très naturel, clamer ces remerciements un peu patauds. Plutôt que ça, répondre moi aussi d'un mince sourire, puis lancer un coup de menton vers la bouteille.  

- De rien. Bois au lieu de remercier, avant qu'ça devienne chaud. Ah et puis, laisse m'en un peu tant qu'à faire, ça m'a donné soif tout ça.

Akiza Higurashi, hm ? Et c't'histoire d'oncle... Heh. Tu me rends déjà trop curieux, toi.

- Et du coup... T'étais où avant?

Vraiment trop curieux.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
avatar
Messages : 62
XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 25/03/2017
Age : 20

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
400/400  (400/400)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Lun 24 Avr - 4:21
Un sursaut. Et enfin des mains tendues qui se soldèrent bien rapidement par une excuse de la part du curieux garçon. Un peu maladroit certes, en son bref mouvement, enfantin. Qu'importait véritablement, car là régnait une simple "curiosité". C'était ce qu'il avait exprimé tout du moins, et si elle-même ne considérait pas véritablement le fait d'être "drôle", ou même de quoi attirer la curiosité de certains, l'étrangeté de cette impression profilée tout bas lui parut quelque part...Intriguant à sa façon.

"Ah, oui...Peut-être?"


Tête penchée, la Musume ne comprit pas sur le coup. Que voulait-il dire? Certes, elle était bien loin de la parfaite discrétion, sans son masque ni même son accoutrement. Mais...Mais le mot "cul" lui révéla une bien étrange grimace. De celle qui venait affirmer là quelques souvenirs d'un marchand trop incisif.

L'idée la fit tiquer, si bien qu'elle s'écarta un peu du jeune homme, non sans lui adresser un ton en décalage.

"Oh, je ne donne pas ça, non. Désolée."

Non, je ne suis pas une fille de joie. Il était bien jeune pourtant, pour penser à cela. D'un regard, la jeune fille était prise à un doute, un doute peut-être bien légitime mais d'un autre côté, le brun n'avait pas l'attitude d'un marchand de biens.

"Mais merci. Pour les cheveux. Et la bouteille."

Et puis ça serait peut-être bien tordu, pour un garçonnet de son âge, tout droit sorti d'une Académie où on ne lui en disait que du bien. Les ninjas de la prochaine génération, la vie qui continuait son rythme...Tout du moins d'après eux. Pointant du doigt ses cheveux, elle s'était surprise à redresser son regard en direction du jeune homme, pour finalement boire en partie cette bouteille qu'il lui avait tendu.

L'académie, n'est-ce pas? L'endroit lui parait être une source d'apprentissage, peut-être bien un repenti face à toutes ces "choses", ces immondices apprises auprès des Majo. De la Majo. L'idée oui s'éveillait en son esprit, non pas à tort mais plutôt à la vue de ces simples classes imaginées au loin, encadré par un..."professeur" certainement bienveillant. Et puis autour de ces jeunes gens qui s'épanouiraient également à leur façon.

Moi aussi...
C'est une vaine pensée. Peut-être une vaine envie également. L'avenir saurait lui faire raison. La sauvageonne n'a rien vu mais déjà, elle imaginait tout.

"Hm. Ca doit être bien tout de même, non? D'avoir quelqu'un pour t'apprendre...Des bases, et à son rythme." Etrangement, Akiza n'avait plus l'air aussi morne et peu alerte à ses sentiments, mais plutôt désireuse d'en savoir plus. La démonstration captait d'autant plus son attention qu'il lui parlait de "clones". "Des clones? Ca se fait ? Ou tu parles simplement d’ombres ? Ou d’autres gens comme toi ?"

La jeune fille n'était pas mauvaise mais, même en partageant les mêmes mots, le langage n’était pas commun aux deux personnes. Finalement, peut-être que l’Académie les embrigadait tout autant, à devenir une seule et une seule personne seulement. Avec un seul objectif, et peu d’autres connaissances que ce qu’on leur réservait techniquement.

Mais…Il vivait libre dans ce village lui. Et elle eut tôt fait d’écarter cette possibilité. Il avait appris des vérités qu’elle n’avait pas encore entre ses mains.

Ou tout simplement, des réponses dont son esprit n’avait pas encore accès. Peut-être était cela, sa principale frustration.

« Prisonnière ? Non, non, je n’étais pas une princesse en captivité. Du moins, pas à l’instant… » Pendant plusieurs jours, ce fut certainement à Suna qu’elle y trouva moins son compte. En terme de liberté, au moins. Une ironie lorsque l’on percevait la jeune femme aujourd’hui vagabonder dans des rues comme elle ne l’avait jamais fait autrefois. « Je viens d’une habitation, plus éloigné d’ici. Dans le désert profond, tout du moins. Je m’y étais « perdue », d’après mon oncle. Donc c’est…Un peu compliqué de revenir par ici. Mais ça l’est peut-être moins au fur et à mesure que je varie mes questions…»

Les tiennes ne me posent ainsi pas de problèmes. Le langage est sous-entendu, d’une manière certainement trop mature pour son âge. Un mince sourire lui fut adressé, le temps de s’éloigner un peu de leur place actuelle et d’entamer comme un petit cercle. Mais alors, un cercle à deux. Assise désormais, elle détacha son regard de ce bâtiment de savoir pour entreprendre sa prochaine action, vers un bâton qu’elle venait de ramasser, non loin de leur place. Puis, la Bleutée entreprit le dessin.

D'abord, un cercle, comme un visage angulaire, mais paré des rondeurs moins masculines. Puis les yeux, perçants, troués par des traits droits et secs. Puis une bouche, comme l'on mettrait un rouge à lèvres à une femme. Et on fendait le milieu pour mettre en place leur dualité. C’est un masque effrayant pour elle, en cela qu’il était féminin et tout à la fois, inexpressif. Aucun trait maternel, rien de tout cela non.

C'eut été trop beau d'y penser.

« Pour être honnête, plus je reste ici, moins j’en envie d’y retourner. C’est…Oui, effrayant d'y penser maintenant, parfois. Mais moi, je veux juste des réponses. Un peu ici, peut-être aussi sur les contes de ce Village. Le tout m’intrigue. Même cette Académie. »


C'était un masque de Kokeshi, mais pas des moindres: celui de la Majo. De fut mi apeuré, mi libéré qu'elle renvoya d'un regard sa réponse, comme un troc déjà exigé. Et toi?



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Genjirō
avatar
Messages : 45
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 25/03/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/500  (550/500)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Jeu 27 Avr - 17:55

Peut-être, qu'elle me répond. Pfhoulaaa, je sens que ça va être laborieux, avec celle-là. Pas nécessairement dans le mauvais sens du terme. Juste que j'ai l'impression d'être en train de ramer à contre-courant sur une mer déchaînée nommée « rapports humains ». Pas facile d'accès, la bleue. Heureusement, j'suis du genre persévérant. Dooonc... Eh bien, j'imagine qu'on va avoir droit à cette espèce de conversation loufoque encore un petit moment, hm ?

Et ça continue, jusqu'à ce qu'il y ait ce pas en arrière, cette mine... C'quoi c'te tronche ? J'ai dit quelque chose de mal ? « Je ne donne pas ç-... » Hein ?

- De quoi ?

Je la lui renvoie sans plus attendre, sa grimace. Quelque chose qui dit « mais de quoi tu parles ma pauvre ». Un espèce de quiproquo qui semble s'installer, sans que j'en devine la source. Le retour de ce regard interrogateur, deux yeux qui se plissent doucement. Hm. 'Vais avoir besoin d'un décodeur à ce rythme-ci. Bon. Au moins elle essaie, avec ses merci et ses sourires un peu cripsés. C'est déjà ça...

- Hm, de rien. Mais pense à ce que je t'ai dit, si t'as dans l'idée de te mettre d'autres adultes à dos, pense à la capuche, t'es grillée à cent mètres avec ta tignasse bleue.

Un conseil banal, donné en un sourire bienveillant. Elle a l'air un peu perdue, c'est la première fois que je vois ça, je crois... Enfin, à ce niveau, en tout cas. J'veux dire, elle sait pas pour ne serait-ce que l'académie, quoi... Qui vient ici s'il n'y vit pas de base ? C'est... Bizarre.

Elle a ces questions, un peu naïves et... Heh, elle est plus grande que moi, mais j'ai l'impression d'avoir une morveuse devant moi. Un p'tit truc rampant qui découvre le monde et ses secrets. Une curieuse, comme moi. Mais différemment. Et avec autrement plus à rattraper, si elle ne sait pas ce que c'est qu'un clone... Lorsque cette interrogation tombe, je me lève doucement, lâche un léger soupir. Une lente avancée jusqu'à me retrouver devant elle. Un mudra, un nuage de fumée, une silhouette qui se dessine peu à peu au fur et à mesure que ça perd en épaisseur. Finalement, un double. Miroir parfait, et on sourit tous les deux, pour le dire du même ton confiant.

- J'pensais à quelque chose comme ça, en gros.

Une image vaut bien mille mots, parfois, hm ? Un doigt pointé aussi, comme plus tôt pour l'académie. Mais là, je me vois mal le lui expliquer autrement que par les mots. Elle a raison, en soi. C'est bien l'académie. C'est nécessaire, même. Le seul petit détail fâcheux dans mon rapport aux cours, c'est que je suis un petit con capricieux du genre à pas hésiter une seconde à sécher pour autre chose de plus intéressant. Plus nouveau. Et elle, elle est définitivement à ranger dans la case « nouveauté ».

- C'est bien, ouais. Tsh,faut bien commencer quelque part, et l'académie est là pour ça. Ca empêche pas quelques abrutis dans mon genre de sécher pour aller jeter quelques coups d’œil indiscrets vers les attroupements soudains de bon matin. Un clin d'oeil taquin, puis un index levé vers le haut. Vrai. Y a ça. Oh, tant que j'y pense. Un coup de paume sur le front du clone, disparaissant en un second nuage de fumée. Mieux.

Mieux, pour entendre parler de la suite. Déjà, le début annonce la couleur. « J'étais pas prisonnière. Enfin... C'est compliqué ». Tsh, si on commence comme ça... Et la suite aide pas. Du désert ? Tu vivais dans le désert ? Eh ben... Perdue, tu dis... Si perdue que tu sembles découvrir le village. La vie.

- Perdue depuis longtemps ?

La question s'impose naturellement. A mon habituelle curiosité s'ajoute un soupçon de perplexité. D'appréhension. Le vilain défaut se fait plus sombre, moins innocent. On est loin de mon hypothèse de base. J'aurais juré qu'elle était consignée quelque part dans le village, entre les murs d'une habitation noble qui l'empêche de voir la lumière du jour depuis trop longtemps. Ca justifierait ce teint trop blafard. Heh... Nah, vu comme ça, c'était pas les mouvements d'une petite noble fragile cloîtrée dans sa chambre, contre le Jonin... hm...

- Hm. Bah, heeeeu, hésite pas à en poser, j'imagine... Maintenant que je m'y suis trempé en te sortant d'affaire avec l'autre taré...

Pose-les donc, tes questions. Continue de t'y tromper, dans ces phrases et expressions à interpréter. Ça me fait sourire. Moqueur ? Naaah, pas mon genre. Puis je l'observe, quand elle chope ce bâton pour dessiner parterre. J'approche doucement, me met accroupi devant. Un visage, je crois... Non, un masque. Quelque chose de ce goût-ci. C'est maladroit, mais visible. Un espèce de masque féminin fendu en deux par le milieu... Et quelque chose de bizarre qui s'en dégage. Une Akiza qui n'a pas l'air très à l'aise tant dans ses mots que son regard. Ca a l'air de l'effrayer, en fait. De quoi est-ce que tu peux bien avoir si peur, Akiza? J'sais pas. Ce que je sais, c'est que c'est pas agréable  à voir. Alors je lui prend doucement ce bâton des mains, sans presse, sans geste brusque. Une croix dessinée sur le masque, puis finalement, la main se pose sur ce sable, passe d'un large mouvement pour tout effacer. Un regard, un sourire.

- N'y retourne pas, alors.

Tout simplement. Un sujet que je devine sensible, alors malgré ma sale petite curiosité de gosse fouineur, je m'en tiens à ça. Finalement, des traits dans le sable, petit à petit. Précis, ceux de quelqu'un qui est habitué à tracer, dessiner. Peu à peu, les traits d'un grand monstre de sable finissent par apparaître.

- Tu sais ce que c'est, les Bijuu ? Ca c'en est un. Shukaku, le Démon à une queue. Une sorte de tanuki géant. Un gros truc de sable, quoi. L'incarnation du sable, même, disent certains. Ces trucs, c'est des espèces de monstre de puissance sans fin. Et t'as de toutes les réactions face à ça. Crainte. Convoitise. Un mélange des deux, et hop, les gens se sont ramenés avec une solution, pour contrôler ces machins.

Une flèche dessinée, puis à la fin de cette flèche, une silhouette simple. Sans visage ni rien, générique. La pointe de la flèche dirigée vers ce ventre, où je dessine quelques sceaux.

- La grosse bonne idée, tu vois, ça a été de prendre les monstres incontrôlables, et de les mettre dans des gens. Pour en faire... Des monstre incontrôlables. Un sourire un peu amer. En tout cas jusqu'à ce qu'ils soient capables de maîtriser la bestiole, s'ils y arrivent. Autrement... De nouveau, une main posée sur le dessin, pour l'effacer. Un regard lourd de sens. Du coup les gens ont longtemps eu peur de ces hôtes. Surtout celui de Shukaku, en fait. Le plus instable. Le dessin d'un ciel, puis d'une grande boule en son centre. Des bâtisses, plus bas. Et une ombre gigantesque qui semble les menacer. Les soirs de pleine lune, paraît qu'il est très violent. A peine controlable. En plus... Un visage, des cernes. Un air fatigué. Il prend le contrôle de ses hôtes quand ils dorment. J'te surprendrais pas en te disant qu'une bonne grosse majorité de ses réceptacles étaient de putains d'insomniaques. Un récit qui semble continuer. Des flèches, encore et encore. Puis le dessin d'un Sceau, d'une bâtisse. Le sceau du clan Haisui, sa maison-mère. « Chez moi ».Jusqu'à ce qu'ils soient venus. Des gens capables de maîtriser les énergies du corps. De pas dormir, quoi... Ils sont venus, et ont changés la réalité de ces hôtes incontrôlables, sanguinaires. Aujourd'hui, et ce depuis quelques générations, tous les hôtes du Démon viennent de ce clan. toujours ce sourire. Toujours cette nuance curieuse dans ces yeux noisette. Pourtant, le passé a prouvé que certains peuvent surmonter cette épreuve sans. Un des plus grands chef de ce village a longtemps été hôte du Démon. Tsh. Mais j'imagine que ça rassure tout le monde, d'avoir un Haisui en réceptacle...

Merde. Le nom devait pas sortir, dans l'idée. C'est parti tout s-... 'Chier.

- C'est l'une des légendes de Suna parmi tant d'autres ! M'enfin, pour en revenir à l'académie... si t'es si curieuse, pourquoi tu t'y pointes pas ? Tu veux aller jeter un œil?

Une invitation. Une façon de vite passer à un autre sujet, aussi. Pourquoi j'ai choisit c'te truc en particulier, moi...


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
avatar
Messages : 62
XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 25/03/2017
Age : 20

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
400/400  (400/400)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Mar 16 Mai - 23:26
Une main fut passée sur ses cheveux, ces minces fils bleus pétant -ou froid- qui la voyaient déjà devenir la proie des Jonins. Une proie cachée toutefois, quoique Genjiro lui rappelait que cet état ne pouvait être qu'éphémère, tout comme sa culture n'en demeurait pas moins bridée. Lentement mais sûrement, l'ex Musume perçut bien la gêne occasionnée par ces questions qui n'auraient probablement pas dû exister pour un habitant de Suna. Qui plus est de son âge. Et lorsque son regard s'était relevé, la bleutée ne rencontra qu'un œil sceptique, un regard un peu moqueur.

"Je sais pas, ce n'est pas la première fois qu'on me poursuit, alors je devine bien qu'on me repère d'assez loin. Peut-être que je devrais teindre ces cheveux..."

Quelques mouvements de mains avaient été effectué, avant que le jeune homme ne semble se dupliquer en ce qu'il appelait un clone. Son œil averti avait bien vite constaté des similitudes. Un peu plus alerte, le clone puis l’homme attirèrent toute son attention.

"Ah! Une ombre!"


Première véritable expression, car déjà, elle reconnaissait en quelque sorte une technique utilisée par la Majo. Du moins, il lui semblait qu’il s’agissait bien de cela. Assise, la jeune fille se voit pourtant trépigné un peu face à quelque chose de connu, non sans se séparer d’une certaine fierté face à la connaissance.

« Je crois que je connais, en fait. »

Les hypothèses de Genjiro ne lui étaient pas parvenu le moins du monde : peut-être aurait-elle ris à l’idée d’avoir été confondu avec l’une de ces jeunes nobles sans autre histoire que celle de leur famille. Probablement pas. Elle connaissait oui, autant que ce Masque qu’elle dessinait à bout de baton, séparant les milliers de grains de sable d’un autre million. L’histoire se contait, se dévoilait légèrement, sans pour autant s’éloigner dans des missives longuettes. Mais bien vite, on lui retira ce bout de bois pour l’écarter. Il était hors de portée.

"Oui. Je ne comptais pas y retourner non plus…De toute façon, je ne suis pas sûre d’être potentiellement bien accueillie. Pas plus ni mieux que le Jonin qui nous poursuivait."


Retourner. Oui, c'était une idée, mais une idée qui ne faisait pas son temps: la jeune femme se voyait déjà fuir le passé. Loin, très loin de leur demeure assombrie, pour finalement les rencontrer de nouveau. Le doute était déjà semé en son esprit après tout : le souvenir de la Majo lui voilait le courant de ses pensées.

Tant qu'elles ne savaient pas, rien ne lui arriverait, si? L'état d'urgence de cinq ans plus tard aurait tôt fait de régler ce genre de souci.

A la suite, le jeune homme s’était lancé dans une autre histoire, un autre récit. Un récit peu différent de ce qu’elle a l’habitude d’entendre. Coite, la jeune Higurashi l’observait attentivement se lancer ainsi. Il parlait de monstres, de mythes interrompus par le contrôle de l’homme. Lentement, elle avait avalé sa salive avant de prononcer quelques mots. Tout en douceur.

"C'est terrifiant. Ce Démon. Cette histoire de monstres incontrôlables. Pourquoi les mettre à le sceller au sein d’une personne si c’est pour ne rien changer à la condition qu’ils veulent interrompre ? Je t’avouerai que je trouve que ça n’a pas de sens. »

Le dessin s’effaça ensuite d’un mouvement de main, pour finalement retrouver leurs gribouillis à même le sable. Et non sans s’attarder sur ce qui faisaient d’eux des hommes brisés -Des hommes maudits-, le froid de l’insomnie travaillait déjà son imagination. Et Akiza se permit de voir, savoir et connaître ce que ce bétail pouvait bien endurer. Dans un simple récit, certes…Mais quelle raison ? L'histoire terminait sur une bonne note dans le fond: il maîtriserait prochainement le mal qui aurait pu les ronger.

«  C’est un récit auquel tu tiens ? Ou alors c’est le village qui… »


Le village, certes.

"Mais...Cette famille n'a pas peur tout de même de ce qu'on leur impose? Quand bien même elle a réussi à dompter la Bête..."


Un sentiment de peur s’exprimait, se formait à même le creux de son estomac. La peur certes, mais également une forme de colère, un semblant de volcan en ébullition. Evidemment, que toute chose connaissait un passé plus sombre. La voix reprit aussitôt l’une de ces sonorités plus froides, au moment où elle sut en un bref instant, qu’elle venait de trahir son impatience. Un sursaut, puis une interrogation.

« Je ne te l’ai pas posé pour l’heure, mais tu as toujours habité ici ? »

Question peut-être bien ridicule par ailleurs, elle ne savait véritablement. Brossant un léger instant l’une de ses mèches du bout des doigts, elle en venait à penser s’il en existait réellement, des étrangers comme elle. Des étrangers qui ne connaissaient rien. Après tout, le Village regorgeait de toute sorte de surprise, alors pourquoi pas elle ?

Pourquoi pas l’Académie ? Dans le fond, le jeune homme n’était pas véritablement méchant. Et s’il n’était pas méchant, alors ceux de là-bas n’étaient pas véritablement à craindre, si ?  Ces étudiants qui exploitaient leurs potentiels comme elle le faisait, c’était tout ce qu’elle savait. Et par ce même savoir, elle s’était relevée pour mieux hocher de la tête.

« Pourquoi pas. Il y en a beaucoup, des comme toi là-bas? »

Malgré la maladresse, la jeune fille était prête à suivre son cadet à défaut de se rappeler des files organisées par les Musume. Déjà, elle jaugeait au loin les bâtiments, et l’Académie qui se dressait, surélevée. D’un mouvement de la main prêt à stopper les rayons du soleil dans leur aveuglement, la jeune fille s’était retournée pour finalement demander, d’un air de défi, de la suivre.

Eh bien, suis-moi donc.

Elle s’était laissée presque tomber, pour finalement reprendre élan sur un autre toit. Légèrement plus bas. Là, ses mains avaient jonglé pour la voir se réceptionner sur ses deux jambes avec la souplesse d’un chat. Patiemment, elle avait relevé son attention en la direction du jeune homme, quelque peu curieuse mais également étrangement attentionnée. Genjiro ne percevrait probablement pas l’attention, mais l’attente et la volonté d’entraider n’était généralement pas aux goûts de ces habitants du désert.

Mais Suna l’avait recueilli depuis maintenant quelques semaines, après tout. Un mince sourire ornait ses lippes avec douceur lorsqu’elle s’éclipsa un peu plus dans l’ombre d’un mur quand le fameux Jonin du Centre Ville revint sur leurs traces.

«Bordel, par où est-elle passée ? »

A droite, puis à gauche, il ne trouva rien. Rien qui eut pu l’aider, si ce n’est tenter d’entrapercevoir des mèches bleutées. Lassée de cette inspection, ses pas l’avaient amené à continuer vers l’avant en délaissant ainsi Akiza à la tranquillité.

Esquissant ainsi ses premiers mouvements, l’adolescente reprit alors la mobilité et entra de nouveau dans la lumière.

« Tu peux venir.
», murmura-t-elle à demi-mot.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Genjirō
avatar
Messages : 45
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 25/03/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/500  (550/500)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Mer 17 Mai - 17:02

- Capuche, j'te dis. Teindre... Ce s'rait dommage, tu trouves pas ?

Une impression qui se construit, au fur et à mesure de la conversation : avec elle, on va éviter l'imagé et l'implicite, et dire les choses comme on les pense. Elle a l'air d'avoir du mal avec le second degré, la pauvre fille. Comment on finit comme ça... ? Ca m'intrigue, mais dans le mauvais sens du terme. Dans le sens, « j'ai un mauvais pressentiment ». J'me demande comment ça se passait pour elle, dans cette « habitation éloignée du désert profond ». Le désert. On y trouve des choses curieuses à la pelle. Non, ce n'est pas la bête étendue de sable que l'on pense. Entre deux dunes, qui sait ce qui se cache. Grande plaine sableuse, oui, mais c'est là tout l'attrait de l'endroit, pour beaucoup de personnes. Ceux qui recherchent la tranquillité, l'anonymat, la fuite. Et toutes les personnes à la recherche de ce genre de choses ne sont pas toujours les plus recommandables des fréquentations – sans blague. Bandits, déserteurs, révolutionnaires, et nombre d'autres profils peu scrupuleux. Bien sûr, il y en a d'autres plus neutres, ermites pour d'autres raisons. Mais hé, va savoir sur quel ticket de loterie tu tombes, quand tu croises un inconnu au détour d'une colline sableuse. Il faut être prudent, là-dedans. Faune, flore et nature humaine y sont présents dans ce qu'ils ont de plus impitoyables. Heh, c'est notre meilleure défense, d'une certaine façon. La dure traversée du désert, éreintante, insupportable à ces étrangers trop peu habitués aux conditions de voyage. Petites choses fragiles. Oh, vous pouvez toujours demander un guide, ouais. En espérant qu'il soit pas de mêche avec quelques personnes intéressées par le contenu d'votre bourse... Tseh.

Et toi, Akiza, t'étais qui, dans ce désert, hm ? Tu me rends curieux, tu sais. Plus que je ne le suis habituellement. Parce que j'en ris, mais elle est inquiétante tout à la fois, c'te façon que t'as d'être... J'sais pas. Trop mécanique, comme je disais. Trop ignorante, aussi. Alors je t'apprends, à ma manière. Un peu directe et maladroite, qu'on dit. Quelques signes, un instant de concentration, un clone. Une réaction. Un rire.

- C'est moi, pas d'inquiétude...

De quoi t'as peur au juste, hm ? « Une ombre ». Oui, une ombre, en quelque sorte. J'écarquille un peu les yeux, quand elle me dit connaître. Connaître, hein. Intéressant.

- Et où est-ce que t'as vu ça, au juste ?

Sûrement qu'elle a pu en croiser dans le désert, de ces ninjas ou autres gens formés aux arts ninja. Ou alors elle a vu ça autre part. Mais elle semble en savoir trop peu, et savoir d'où vient le peut qu'elle sait, ça a son intérêt... Je crois. Perdue dans le désert, qu'elle dit. Qu'elle dessine. Un masque, un récit. Une gêne, je crois. J'suis pas sûr. Dur d'être sûr avec toi, Akiza. Expressive comme une huître, celle-là...

- Hm.

Un air pensif. Pas bien accueilli. C'est pas facile d'aborder les choses avec toi, la bleue. Tu parles de ça comme si de rien était, et pourtant, le peu que tu dis laisse penser au pire. Alors j'me vois mal débouler et demander « et pourquoi tu serais mal acceuilliiiiiii ? » Alors qu'en soi... C'est pas l'envie qui manque. Tsh. Abruti curieux, Genji'. Calme un peu ton instinct de commère.

- Bah. C'est différent, mais tu te feras vite à la vie citadine. Différents soucis, différentes mœurs. Pas moins dangereuse, à sa façon. Mais les dangers de Suna sont différents de ceux du désert. Puis, on se fait moins chier. J'veux dire, le sable c'est bien, mais au bout d'un moment...

Au bout d'un moment, on s'emm-... ah, tiens, d'ailleurs.

- Ah, et, « se faire chier », ça veut dire s'ennuyer, avant que tu partes dans un délire bizarre. Au cas-où.

On est jamais trop prudent.

Mais oui... Tu t'en rendras bien assez vite compte, la bleue. Tu l'as déjà vu avec le Jonin, en fait. Des dangers différents, mais présents. Des ruelles à éviter, des fréquentations à ne pas avoir, une hiérarchie à pas froisser. 'fin, moi perso j'm'en balance, hein, les ruelles j'les trace, les fréquentations j'leur rit au nez, et la hiérarchie j'm'en balance... Dans une certaine mesure.

Puiiis, il y a un autre danger. Souvent oublié. Shukaku. Ah, ils sont beaux, à se reposer sur nous en espérant que tout se passe bien. N'empêche... N'empêche que ça me fait peur, des fois. Me dire que j'vais porter ce truc. Que le vieux le porte. Le vieux, il est vraiment vieux. J'me dis... Ce truc pourrait prendre le contrôle à tout moment. Je sais qu'il peut pas, avec nos techniques, mais des fois, j'ai la peur panique que ça arrive qui me monte aux tripes. Sale pressentiment. Et j'lui fais le récit, l'air de rien, sans m'y inclure. Les Haisui, les précédents hôtes, le Démon. Et sa réaction... ça me fait sourire, en fait. Si lucide, et si naïve à la fois.

- Pour en faire des armes, tiens, quoi d'autre. J't'ai dit, ces trucs ils font peur, mais ils font envie. A ton avis, c'est quoi la seconde question qu'se posent les gens après « comment faire pour empêcher ce truc de tous nous détruire » ? C'est « comment faire pour pousser ce truc à détruire nos ennemis ». Tsh.

Grimace de dégoût, quelques secondes. Ils auront bien essayés de me faire croire qu'il s'agit de sécurité, de prestige familial ou que sais-je, dans le clan. Mais j'suis pas con jusqu'au bout. Si ce truc est pas bêtement enfermé dans une grosse boite, c'est parce que des gens veulent qu'un hôte docile puisse les maîtriser, puis les utiliser. Sur mon front, y a un grand sigle « future arme de destruction massive » dessiné à l'encre. Et bientôt, la mention « future » sera rayée. Bordel, j'ai hâte. A sa question, j'tâche de rester impassible. Un sourire neutre, les yeux qui se ferment en amande.  

- Légende du village. De tous les villages ou presque, en fait. Tous ceux qui possèdent un hôte. Shukaku est simplement réputé le plus instable de tous les démons. A croire qu'on a tiré la mauvaise carte !

Et quelle carte... Humpf. Quant à cette famille... tsh, « imposer ». Non, pas vraiment, non, Akiza. Vois-tu, ils aiment compliquer les choses, dans ce monde ici-bas.

- C'est eux qui se sont proposés spontanément. Par altruisme, par intérêt, qui sait. Toujours est-il qu'ils portent leur fardeau Ou plutôt que ceux des premières générations font porter  ce fardeau à celles qui suivent. Qu'ils ont domptés la bête, oui. Suna est un peu plus sûre, Shukaku un peu plus malléable. Tout le monde est content... Tout le monde, ouais. Tu vas bien?

Une interrogation, par rapport à ce ton pris quelques secondes. Bizarre... 'Fin, passons. Si j'ai toujours vécu ici ? Heh.

- Toujours. J'connais le désert, mais j'ai pas le luxe d'en venir. J'm'en plains pas.

Alors ouais, j'le connais bien, ce bout de terre. C'te ville, ses hauts, ses bas, ses qualités et défauts. Son académie, aussi. Et puisque t'as l'air curieuse... Ben ouais, autant aller jeter un coup d'oeil, non ? S'il y en a beaucoup comme moi ?

- Hm, ce serait un beau bordel s'il y en avait trop comme moi. Mais tu jugeras par toi-même...

Je lui dis ça, sourire malicieux aux lèvres. Et l'espace de quelques secondes, je la vois sortir de son espèce d'état amorphe pour afficher cet air de défi. J'y réponds de quelque chose d'égal, l'air amusé. T'es pas nécessairement gagnante à ce petit jeu, la bleue. Oui, elle va vite, oui, elle est souple. Et j'admire ça l'air impressionné, un moment. Pour finalement faire craquer coudes et genoux, puis me lancer à mon tour. Rapide et souple, moi aussi. Peut-être un peu moins qu'elle... ça me vexerait presque ! Mais je compense : Je connais mieux ces toits qu'elle ne les connaîtra jamais. Les prises, les raccourcis, les zones à éviter. Tout ça, enregistré dans ma petite cervelle.

Alors je la suit, mais pas tout à fait. Un coup, elle me verra dans son dos. Un coup, elle ne me verra plus, puis je serais passé devant. Et ça, en alternance, jusqu'à ce qu'un invité surprise ne s'immisce dans la petite course improvisée. 'Chier, encore lui. Bon, on va régler ça vite et bien... une main passée dans les cheveux pour les ébouriffer plus que de raison, quelques coups à tirer sur le tissu de mes vêtements pour me donner un air débraillé. Tâter le sable de mes mains, m'en foutre sur les sapes pour simuler une chute, de la lutte. Finalement, débouler vers lui en courant, grande comédie du petit jeune apeuré à l'appui. Lui foncer dans le genoux, en profiter pour – innocemment – le lui ruiner. Un cri de douleur, un juron, et il reporte son regard vers moi.

- Elle est folle, ma parole, elle est folle...
- Qu'est-ce qui t'arrive gamin, tu l'as vue ?
- Je...Une fille aux cheveux bleus, elle m'a menacée avec un Kunai, elle est partie loin par-là...- Tu vas bien ?
- Heu, oui... Oui, ça va... Mais, faites vite, elle va s'enfuir...
- Merci gamin, fais attention dans les rues et rentre chez toi, ça vaut mieux.
De rien, vieux con.

Et de s'en aller tranquillement, mains dans les poches, en réajustant mes habits. Une tignasse bleue aperçue au loin, et sa voix. J'y reviens, tout content.

- On devrait être tranquilles un moment, maintenant. Pas de bobo?

Quelques secondes à l'examiner, alerte. Rien. Alors d'un signe de tête, je l'invite à me suivre. Et le jeu de raccourcis et cabrioles reprend. Une science : celle d'esquiver les coins que je sais trop fréquenté par les autorités de la ville. Importante, dans notre cas. Y paraît. Puiiis, au bout de quelques minutes, un toit, et une quarantaine de mètres plus loin : l'entrée de la cour de l'Académie. Un regard par-dessus mon épaule, voir si Akiza est là.

- Eeeeet voilà. Hm, vu ta taille, 'devrait y avoir moyen de faire passer pour une élève. On tente ?

Un énième sourire. En bas, la vision de quelques entraînements à ciel ouvert. Parfois, des combats en binôme, parfois, des cibles pour Kunai, parfois, des élèves occupés à tenter de se dédoubler. La petite ménagerie de Suna, et son éternel retardataire à ses portes, accompagnée d'Akiza dit « La bleue ».


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
avatar
Messages : 62
XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 25/03/2017
Age : 20

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
400/400  (400/400)
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   Lun 5 Juin - 3:17
« Hm, tu penses que le bleu est vraiment nécessaire? »

Question idiote de sa part, pensa-t-elle. Cheveux étranges, paroles étranges, histoire étrange. Désert étrange également. Le temps de contempler le jeune homme l’avait vu sourire bien soudainement, comme pris d’un rire cristallin que l’on entendait que trop rarement. Pourtant, rien n’allait plus : la sensation d’un muscle qui se contracte sur sa joue si soudainement l’effrayait déjà. Une sorte de demi-sourire. Déjà, on la soupçonnait d’être condamné aux cent pas.

« C’est…Probablement moins effrayant en soi que le désert, certainement. A part quand un Jonin se montre presque redoutable. »

Interdite, une main se porta alors à ses lèvres, à l’idée même d’avoir ris. L’histoire ne cessait d’être conté et poursuivait désormais son cheminement comme on en déroulait un parchemin à petit feu. Ainsi, le rire se volatilisait pour faire place à une plus sombre destinée, ce pourquoi lui comme elle se battaient, se battent et se battraient certainement : le rapport de force. La hiérarchie et puis son sommet.

Ô, Akiza ne la connaissait que trop bien, ces histoires d’intérêts.

« Oui, « que le meilleur gagne »…Je pense comprendre. Depuis le début, nous nous battons pour des choses qui nous dépassent et qui ne relèvent que d’une tête bienpensante. Ca en revanche, ça ne change pas, qu’il s’agisse du désert ou de la ville… » Malheureux, mais la jeune fille demeurait consciente, voire étrangement passive à l’idée d’être manipulée pour l’heure. Les tables tournaient.  Toujours ! La vie le lui avait appris et encore aujourd’hui, peut-être fallait-il patienter quelques jours, semaines , voire années pour la ramener de nouveau vers un nouveau sommet. Derechef, ses lippes s’étaient pressées. « Ce Bijuu…Le contrôler c’est bien, mais uniquement tant que cela dur. Tu penses, toi, que ça peut continuer ainsi pour toujours ? T’es…Content aussi ? »

En soi, l’idée ne l’effrayait pas et la charmerait presque : le Bâtisseur aurait certainement voulu apposer sa bénédiction sur ce sceau infléchi et peut-être bien constructif, quelque part. Mais que se passera-t-il lorsque l’instabilité reprendrait le dessus ? La question se posait des deux côtés, tant par cette réflexion qui devait mobiliser les pensées de Genjiro, que les siennes qui s’imposaient à petit feu dans le fil de ses pensées...

Il n’y avait que le silence et les échos des voix aux alentours pour l’accueillir de toute part. Assise, sa venue semblait presque avoir plus de sens.

« C’est paisible par ici…C’est…Etrange. Je crois bien que les Haisui se sont portés volontaires pour cela, même si l’on n’en a pas conscience.»

Le mot revenait régulièrement. Ce n’était pas de la gêne, pas plus qu’un égosillement nasillard, simplement un moment presque appréciable. Les expressions de Genjiro n’en terminaient pas de cumuler leur lot d’exotisme, tant et si bien que la jeune femme ne s’évertuait plus vraiment à capter le sens interdit. Un regard questionnait parfois. Parfois seulement. Mais à chaque minute qui défilait, les haussements d’épaules se faisaient plus pertinents.

Mieux valait ne pas savoir comment ils procédaient pour établir un lien entre « se faire chier » et « s’ennuyer ». Tout comme Genjiro n’avait pas à vivre les joies d’un désert. C’était tout du moins ce que la jeune femme ne lui souhaitait pas.

« Oui, tu ne rates pas grand-chose, du désert. C’est un lieu où tout le monde est une cible, enfants comme adultes. Voire un commerce. » Un commerce humain, alors.  « Pour peu qu’on ne tombe pas uniquement que dans sa partie déserte, ça devient…Compliqué. »

Heureusement, pas autant que ce petit défi qui venait d’éveiller cette unique fibre enfantine. Là, Akiza se voyait déjà parcourir l’Académie à sa façon, tenter de dévaler des escaliers fictifs pour mieux dévisager et comprendre ce qui poussaient les jeunes sunajins à être…Ainsi. Pourtant, elle n’eut pas véritablement l’occasion de rêvasser davantage que les ombres devenaient son manteau de camouflage. Là, depuis sa cachette au coin d’un mur, la bleutée percevait chacun de ces plus petits et pernicieux bruits de pas, ceux-là même qui s’approchaient de fil en aiguille. Puis une voix prit parole. Comédienne. Et bien entendu, familière.

C’était Genjiro. Embrouillée, la jeune femme fronça tout d’abord des sourcils, cette fois-ci dénudée de ce masque impassible et sans émotion. A quoi jouait-il ? Le brun conversait avec quelqu’un, et si ce n’était ses sens qui plaçait un nom sur ce visage, seules des bribes de mots s’échappaient avec plus ou moins de clarté.

Une seconde, deux secondes…

L’attente n’en finissait pas, pourtant il lui semblait que l’unité de temps se percevait en minutes. Et lorsqu’enfin l’homme s’était éloigné pour reprendre ses recherches personnelles, la Bleutée s’autorisa à rejoindre Genjiro, l’air passablement mi renfrogné, mi étonné.

« Tu ne m’as pas… » Dénoncé. Non, bien sûr que non, sinon il l’aurait laissé tomber encore avant. Au cœur même du centre-ville. Une main se plaça rapidement sur son bras, comme pour s’assurer que tout allait bien. « Non, je n’ai rien. Merci. Et toi, il ne t’a pas reconnu ?»

Simple question, ça l’étonnait que le Jonin n’ait pas eu le nez pour cela, là où même le chakra de Genjiro lui paraissait distinct. Mais pas trop. Le stricte nécessaire.
Mais peu importait véritablement, car le chemin était ouvert et déjà, ils le reprenaient là, tout tracé, à défiler de rues en rues sans se soucier d’une potentielle agression.

----------------------------------------------------------------

Genjiro ne semblait pas partager le même enthousiasme, à moins que la seule distraction qu’il avait actuellement était de la voir s’émerveiller pour un tout et pour un rien. De son côté, bien peu de réactions l’aurait détaché de cet état contemplatif qui la voyait s’avancer pourtant sur cette allée sinueuse.

Ainsi, la jeune fille explore le tout de son regard distrait, de ces bâtiments marrons et austères à cette entrée un peu plus accueillante. Déjà, sa main s’était levée en direction d’une statue qu’elle ne reconnut pas, faisant reposer sa paume à même la pierre entourée de deux barrières en bois. Puis vers l’édifice de scolarité, laquelle ne faisait que croître à mesure que ces pas l’emmenaient vers cette entrée. Un instant, elle s’était posée, prise de réflexion, avant d’ouvrir les yeux et de discuter de la chose.

« Vous êtes nombreux, là-dedans. Tu t’y plais, peut-être ?  »

Oh, la Musume connaissait déjà la réponse. Rien ne valait pourtant un témoignage plus précis et surtout, son propre vécu. Pourtant, les murmures et les râles de douleur s'imposaient déjà avec d'autant plus de force qu'ils n'étaient présents.  Tout en bas, des binômes s'étaient formés, et d'autres exécutaient déjà quelques mouvements qu'elle reconnut comme étant du Taijutsu de base.

Certains tombaient, d'autres tendaient la main. De cette dernière différence, un sourire s'esquissa sur les lèvres de la sauvageonne.

"...C'est un peu comme de là où je viens, à part pour le fair-play. Les gens comblent leurs troubles pour devenir meilleur."

En moins mortel sur certaines épreuves. C'était de cette obscurité qu'on noyait l'intellect de la Bleutée.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]   
Revenir en haut Aller en bas
 

Hell is empty and all the Devils are here [FB - Akiza]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Hell is empty And all the devils are here.
» Ozvan - Hell is empty and all the Devils are here...
» hell is empty and all the devils are here × ft. Fay
» AMBER HEARD ♆ hell is empty, all the devils are here
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto, Kaeri no Sensou :: Pays du Vent :: Sunagakure no Satô :: Centre ville-