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 [FB]L'envers d'une claque [PV Genjiro]

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Chûnin de Suna
Higurashi Akiza
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MessageSujet: [FB]L'envers d'une claque [PV Genjiro]   Jeu 13 Avr - 0:53
"Akiza, je suis surprise de vous voir venir ici par vous-même!"

Passant la frontière de ces premières portes dressées face à elle, ladite demoiselle jeta un regard vers la jeune femme, laquelle ne reçut qu'un hochement d'épaules. Oh, elle avait l'habitude, Akiza, même si son arrivée au Village ne datait que de peu. Preuve en était ces simples consultations rapides et accessoires pour ces médecins qui iraient s'enquérir de son état pour Akitaka, son oncle.

Elle avait l'habitude oui, et cela se percevait face à un certain regard.

"Hm, c’est aujourd’hui que je dois me présenter, non ? »

La voix semblait toujours un peu détachée, robotique. De celle qui donnait déjà un ton prédéfini. Puis un hochement de tête, synonyme d'un accord passé qui la destinait à poursuivre au-delà de cet accueil bien connu. Bien loin d’être pourtant seule, la fille Higurashi observa derrière elle pour observer cet « acolyte ». Depuis peu, il s’était mis à l’esprit de la suivre, de servir de guide. Un peu comme pour aujourd’hui, lorsqu’il lui avait indiqué le chemin à prendre. Un jour, elle trouverait un moyen mnémotechnique afin de prendre mieux ses repères.

Après tout, un village n’était pas une caverne. Et un désert n’était pas un village.

Tout en se retournant vers ce futur collègue de groupe, l’adolescente adressa une simple interrogation à l’encontre de cet...Ami. Malgré tout, elle ne comprenait pas, fronçant des sourcils par incompréhension. L’air environnant de ces lieux n’était-il pas inquiétant ? Pour cet esprit instinctif, il eut été préférable d’éviter toute approche avec ce qui sentait la mort. Bien sûr, elle avait compris ce drôle de principe : aidée ces gens. Les gens condamnés à ce fléau qu’avait apposé autrefois le sceau de la Faiblesse.

« Ca ne te dérange pas de me suivre ? Alors que tu pourrais peut-être faire…Autre chose de mieux, du coup ? »

Ici, l’entreprise exercée par chacun d’entre eux l’impressionnerait toujours autant : loin d’une condamnation, on semblait même se préoccuper davantage de ces personnes essoufflées. Affaiblies. Du moins, c’était ce que Genjiro lui avait dit.  

Ces gens-ci aimaient s’enquérir de son état. Peut-être pour cette peau un peu pâle qui avait succédé au teint hâlé -ou légèrement brûlé- lorsqu’on l’avait retrouvé dans le désert. Peut-être également pour ce visage moins creux mais qui gardait encore quelques traces d’un séjour passé dans le désert.

Les yeux violines de la jeune fille se permettaient de passer d’indication en indication, jusqu’à finalement aller s’abandonner dans une salle de séjour, Genjiro à ses côtés.

Pas bien bavarde, les patients libres déambulaient sous un regard inquiet. Le jeune homme ne percevrait pas qu’au-delà du silence, la Farouche était peut-être un peu contente d’avoir une présence à ses côtés. Connue, tout du moins.

L’endroit est étrangement voué à la solidarité oui. On lui avait simplement dit qu’elle s’y ferait.


Dernière édition par Higurashi Akiza le Lun 15 Mai - 1:08, édité 2 fois
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Chûnin de Suna
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MessageSujet: Re: [FB]L'envers d'une claque [PV Genjiro]   Jeu 13 Avr - 15:35
- "Par elle-même", c'est vite dit, elle y serait encore à se perdre dans les rues sans bibi.

J'lui sort d'un ton moqueur, dans son dos, main dans les poches, avec un léger regard en coin à son encontre. « La bleue », comme j'aime l'appeler. Pour ses cheveux, mais aussi pour sa façon d'appréhender les choses. Comme si chaque objet sur lequel elle pose son regard était nouveau. Chaque concept incompréhensible, chaque mot chargé d'énigme. Elle a l'air d'apprendre la vie, en fait. C'est... Ouais. J'peux pas vraiment lui en vouloir avec ce qu'elle a pu m'expliquer de... D'avant. Tsh. Tarés du désert. J'irais bien leur en mettre une dans la gueule si je dois les croiser un jour. Tu m'étonnes qu'elle soit à côté de la plaque. Comment tu veux pas l'être avec des années à vivre comme elle a vécue. Ca me stresse son ton, là. A causer comme une machine, comme un espèce de truc amorphe. Ca me stresse tellement qu'il y a ce coup de coude taquin qui tape prés de son épaule.

- T'sais, t'as le droit d'mettre de la vie dans ta voix, aussi ! Allez, suis la madame.

Elle qui se retourne, moi qui rend le regard, avec cette lueur bienveillante dans les prunelles. Ca contraste avec mon sourire de p'tit con arrogant. Quelques pas, l'air distrait, puis elle me pose cette question. Mieux à faire... Bof. L'Académie ? Ouais, j'peux bien rater une après-midi. La maison, j'aurais le choix entre ces vieux qui me rabâchent que je dois être exemplaire, parce que je suis promis à de grandes choses, que je dois être un modèle, lalala... Ca, et mon père qui me réquisitionne pour je ne sais quel entraînement méditatif. J'aurais bien pu rejoindre Arihiro, mais il saura se passer de moi une journée. « Ah ok, tu préfères tourner autour de la nouvelle plutôt que de traîner avec ton pote, d'accord, je retiens », qu'il m'a dit. Ben retiens, gros con, amuse-toi !

- J'ai l'air du genre à faire des trucs qui me dérangent ?

C'est dit, puis je le laisse traîner un peu dans le temps, avec un silence. Un silence, pour qu'elle puisse imprimer les traits de mon visage, qu'elle analyse le comportement qu'elle a pu voir de moi jusqu'ici, et qu'elle ait réponse à sa question. Non, sauf sous contrainte, tu me verras pas aller m'emmerder à je ne sais quoi de barbant pour le plaisir de le faire. Si je suis là, c'est que j'en ai envie, la bleue.

- Nah, ca va. Puis j'm'en voudrais, tu serais capable de te perdre dans ta chambre, du peu que j'ai eu à voir jusqu'ici...

Nouvelle pique, nouveau sourire. Va falloir t'y habituer, de toute façon. J'te laisse pas le choix. Pour mieux lui arracher cet air neutre et impassible. Qu'elle s'en indigne, qu'elle en rit ou qu'importe. Au moins, qu'elle arrête d'être un espèce de clone vide à l'intérieur. C'est... J'sais pas. C'est malaisant, comme impression. Pire encore depuis que je sais. Pour le désert, la grotte. Elles.

- Si ça me donne l'occasion de te voir trimer devant d'autres trucs tous bêtes, moi j'suis client ! J'ai l'occasion de me payer ta tête, et toi d'en apprendre un peu plus. C'est honnête comme échange, nah ?

C'est un point de vue, j'imagine. Le mien. Bon, peut-être que le principe d'honnêteté est discutable dans cette équation, mais je suis de bonne foi, je lui explique, je perds pas patience, même face aux plus débiles des questions. Parce que quand j'essaie de me mettre à sa place, j'me dis que ça doit pas être facile, quand même. J'imagine que t'as pas besoin du mépris généralisé de tout un village d'apeurés par-dessus le marché, hein, la Bleue ?

- Eh, la Bleue. Rappelle-moi c'est quoi un hopital?

On sait jamais, elle aurait pu oublier depuis le temps. Alors je m'assure que non, sans me départir de ce rictus en coin. Je t'attends au tournant, ma grande, te foire pas.

C'était fendard de lui expliquer, quand même. Hôpital, gens blessés, soins, infirmières. Alors oui, ça sent le médicament, oui, ça respire par la joie de vivre, mais c'est justement parce qu'ici, on lutte pour que la mort ne gagne pas tout de suite. On la repousse un peu plus longtemps. Donc elle est là, au pas de la porte, et y a son odeur qui renifle d'entre les interstices. Ouais, ça pue. Mais c'te puanteur, c'est celle d'un combat, tu vois ?

Je t'apprendrais, si tu vois pas. Je suis plus à ça prés. Mais en attendant, on s'arrête. On arrive dans cette salle, et j'ai vite fait de sauter sur le fauteuil pour virer les magazines d'une table et m'en servir de repose-pied, déplacée pour l'occasion. Puis il y a ce silence. Ouais, elle est pas bavarde. Je le suis plus, mais je laisse quand même la chose se poursuivre un petit moment. Un moment dédié à l'observer. A constater la blancheur p'tet un peu trop maladive de sa peau, le léger creux à ses joues.

- Dis, t'as eu le temps de manger d'la vraie bouffe, depuis le temps ? Pour retrouver des couleurs.

Un aveu fait à voix basse, un visage penché à son oreille, pour le lui dire plus discrètement.

- Pas celle de l'hosto, hein, ça pue la mort la nourriture ici. Si tu peux...

Signe de main négatif. Un qui dit : « passe ton tour »


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MessageSujet: Re: [FB]L'envers d'une claque [PV Genjiro]   Lun 15 Mai - 20:33
Ce fut à peine si un regard en arrière venait d'être adressé à cette porte dépassée, à la simple vue d’une infirmière trop curieuse. Ca l'agaçait, de venir dans cet endroit souillé des milles fléaux punis par le Bâtisseur. Pire encore, elle s’y aventurait presque à pas de loups, et venait d'accorder ses premières inspirations non sans garder un calme relatif. Un calme olympien. Accompagné par le jeune homme à ses côtés, ses nerfs en étaient presque contrôlés, car Akiza savait déjà que sans contrainte et sans masque, elle serait de celle à détaler comme un lapin face à tout cela. Une simple fuite silencieuse.

« Je ne sais pas si ça vient naturellement, quand bien même je peux faire un effort peut-être. » De base oui, et voilà le souci qu’elle connaissait à l’heure actuelle. Seulement, pour elle, cela n’avait rien de primordial : tant qu’elle était compréhensible, une Musume rentrait dans les cordes. Il pouvait se moquer de la simplicité qu'il était encore trop tôt pour qu'elle ne réagisse réellement aux piques par d'habiles joutes verbales. Rivales.

« Je préfère la chambre que me perdre sous le soleil éclatant d’une allée faite de sable, sans rien d'autre qu'un cheval croulant. » Mais se perdre ne suscitait qu’une inquiétude peu révélée, alors ce qui franchit ses lèvres continuaient à prendre ce plus parfait accent détaché. Et comme en cet instant, Akiza ne confirmait rien qui en allait de la réussite d’une telle opération. Parfois ça lui venait. Parfois non. Regarder ces personnes sans équilibre lui faisaient « peur », quelque part, autant que l’idée d’être pourchassée. Un moment de retrait par rapport à Genjiro s’était imposé quelques secondes.

« Dis-moi que tu n’es pas encore venue pour louper quelques heures là-bas ? » Elle en doutait. Fortement. Tant et si bien qu’un regard un peu plus vif et social croisa le sien. Toisant le fin fond de ces prunelles sans fin, ce troc moqueur. « Hm. Tu sais, l’inverse sera vrai tôt ou tard. Les « tables tournent », comme on dit. Je crois... »

Voilà qu’elle se mettait aux expressions, légère avancée depuis ces quelques semaines passées ici-même à attendre. Attendre pour apprendre. Apprendre pour comprendre. Encore qu’Akiza n’était pas totalement sûr de ce tic de langage qu’elle utilisait désormais.

Peu importe : il lui faut de nouveau patienter pour voir l’un de ces « toubibs » peu alertes. Et lorsqu’elle trouva place sur une chaise pour attendre l’un des médecins, Genjiro s’était installé à ses côtés. Patiemment aussi, selon la jeune adolescente. Mais bruyamment. Déjà, ses yeux s’étaient légèrement écarquillés lorsqu’il lui avait posé la question. Une question tordue, qui plus est.

Qu’est-ce qu’un hôpital ?

Etait-ce un piège ? Oh, ces lieux de soins ne lui étaient plus véritablement inconnue de forme, tout palpables et visibles qu’ils étaient. Maintenant, ne restait plus qu’à comprendre le sens. Perplexe, ses sourcils s’étaient froncés face à cette réflexion d’ampleur.

Au moins, Genjiro avait obtenu de ce faciès l’expression qu’il désirait.

"Un endroit où les gens sont condamnés et voués à l'Echec. Ou à la fin. Mais où par un miracle absolu, on les aide quand même. C’est également un point sensible du village. Si j’étais un ennemi, c’est le premier endroit que j’attaquerais potentiellement je pense : un blessé est un homme vaincu mais pas mort, alors pour nous, mieux vaut que ce blessé soit rétabli avant l’heure. J'crois que c'est ça."


Cette innovation la dépassait tout de même par un semblant d’irrationalité. Akiza ne la comprit pas sur le champ mais se laissait toutefois séduire par l'idée. Ou au moins, attirée vers la compréhension : elle avait bien vu un patient passé de blessé à rétabli. Alors elle laissait la réponsé fluctuer selon son sens.

Ici, le bon tendait à se confondre avec le mal de manière régulière. Lentement, elle avait jeté un regard aux alentours, pour finalement entrapercevoir rien d’autre que le blanc des couloirs. Personne n’approchait. Son ventre lui, gargouillait légèrement lorsque le brun lui adressa de nouveau un propos comme il en connaissait tant.  

"De la vraie bouffe?" Parce que ce qu’ils mangeaient actuellement, était une fausse nourriture ? D’une moue, elle répondit ce qui lui semblait le plus juste. "Je ne sais pas, manger quelque chose c'est parfois suffisant en soi...Et puis, après quelques jours dans le désert, il faut y aller progressivement. C’est si…Mauvais que cela ? »

Là encore, elle ne pouvait rien dire véritablement. Tant qu’elle survivait, c’était déjà beaucoup. Elle avait ses préférences et ça s’arrêtait généralement là : la question ne se posait pas. Du moins, à l’époque. « Mais mon oncle m’a déjà préparé quelques repas faits maison…Et c’était plutôt bon, par rapport aux animaux chassés dans le désert. Ou aux compotes de fruits qu’ils tendent à distribuer ici, certes. »

La différence entre ses propres connaissances gustatives était justement la différence : entre la chasse et l’agriculture, ce n’était tout simplement pas comparable. Mais la curiosité demeura, car déjà elle cessait de jouer avec ses cheveux.

« Et…Tu connais quelque chose de « bon », peut-être ? »
Dans le fond, Akiza était presque fière de cette question. Un premier pas vers la sociabilité. Mieux que ce qu’elle souffla par la suite, qui fut cela dit bien plus honnête face aux divers patients qui crachaient leurs poumons à même la salle d’attente.

« Je n’aime vraiment pas cet endroit, tu sais. Je ne pense pas être assez faible pour être éternellement captive. »


Les échos de quelques pas plus affirmés et professionnels s’affirmaient secondes après secondes.


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