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 Présentation Aburame Asano (terminé)

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Hokage
Aburame Asano
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Date d'inscription : 10/04/2017

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MessageSujet: Présentation Aburame Asano (terminé)   Lun 17 Avr - 17:32

Aburame Asano Feat Trunks

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Infos générales
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Nom : Aburame
Prénom(s) : Asano
Surnom : Ici
Âge : 27 ans
Sexe : Homme

Village : Konoha
Rang :   Jūsandaime Hokage  (13ème Hokage)
Clan : Aburame
Affinités :  Katon
Spécialités : Aburame

Caractère






Qui est le Jūsandaime Hokage? Le chef du clan Aburame? Le protecteur de Konoha? Un shinobi parmi les autres?

Avant toute chose, Aburame Asano est un homme fier. Âgé de vingt-sept ans, il a toute sa vie portée les couleurs de son clan. Parfois à son encontre. La plupart des membres des manipulateurs d'insecte ont tendance à se dissimuler derrière de larges robes et manteaux. Pas lui. L'Hokage a toujours montré son attachement à son nom et à sa famille. Le symbole du clan cousu dans son dos en est la preuve. Il porte la plupart du temps des vestes sans manches, montrant à toutes les ouvertures parcourant son corps d'où sortent ses insectes. Cette fierté de montrer qui il est se bat pourtant avec l'un de ses instincts les plus forts, à savoir ne jamais vraiment montrer sa force.

L'adulte continue de porter en lui des cicatrices qu'il a acquises depuis l'enfance. Sur son corps évidemment mais surtout dans son âme. Même approchant de la trentaine, il garde la peur de celle d'un petit enfant battut. S'il a prit confiance en ses propres capacités, il sait que le monde est particulièrement dangereux. Dans sa carrière de shinobi il a de fait, faillit mourir plusieurs fois. La première, la plus marquante lui a montré à quel point les hommes étaient cruels. Dans ces conditions, il vaut mieux se faire tout petit pour mieux frapper l'ennemi. Avec le temps et le développement de ses capacités, cela à amener le ninja à rarement attaquer un ennemi de front. Il préfère de loin frapper dans le dos, trahir, venir de là où on l'attend pas. C'est pour lui, le plus simple moyen de rester en vie dans un combat.

Ceci étant dit, cette philosophie se matérialise également dans son sens politique. Là aussi il ne recule devant rien. Aucune alliance n'est trop louche ou déshonorable. Les jugements de la société Konoha-jin ne sont pas ses propres valeurs. L'art délicat de la diplomatie est dans ce cas de jongler entre l'image ou l'attitude que les gens attendent  et faire ce qu'il veux, ce qu'il faut, pour l'emporter en douce. La bonté et le respect général qu'on peut attendre des membres du village de la feuille ne sont pas présent avec Asano. Il n’hésitera pas à torturer sa victime pour recueillir des informations ou à sacrifier plusieurs de ses camarades pour un gain autre.

Les nombreuses missions confiées à des groupes de mercenaires par les autres Kage l'ont ainsi amené à nouer plusieurs contacts dans ces milieux. Lorsqu'on ne veut pas être officiellement lié à quelque chose, ils sont les outils parfaits. Là est bien le mot: outil. N'importe qui est un instrument qui sert les plans de l'Hokage. Dans l'absolu, lui-même n'est qu'un accessoire de la force de Konoha. Les shinobi plus que les autres sont alors à sa disposition et si certains doivent mourir, ainsi soit-il. S'il faut que cinquante personnes attaquent un ennemi pour le fatiguer avant d'envoyer les vrais agents de Konoha, tant pis. Pourquoi refuser d'utiliser un point fort comme le nombre de ninja de la feuille à cause de vague idée de morale? D'honneur ou de respect? Il sait que c'est dans la masse que les insectes sont les plus forts alors autant l'appliquer aux insectes composant le corps armé de son village. S'ils sont faibles et inutiles seuls, il vaut mieux éviter de se retrouver dans cette position... tout simplement.

En tant qu'Aburame, Asano a une relation compliquée avec son clan. Beaucoup l'ont amené aux pouvoirs s'en attendre aux changements qu'il allait apporter. Pensant avoir un bon fils à papa, fidèle aux enseignements centenaires, il n'était qu'une façade. En réalité il adopte ses vues où tout le monde est sacrifiable à ses insectes également. Nombreux sont ceux préférant protéger toute vie, notablement le plus faible telle une chenille aveugle. Pas de ça chez le Hokage. S'il nourrit ses créatures avec son chakra, elles lui appartiennent. Point. Le fait d'avoir vécu dans l'ombre d'un génie du clan, pure produit de la formation Aburame et son propre frère ont poussé le garçon a pensé autrement. Pour s'en sortir, il devait pouvoir agir sur le monde différemment. C'est en grande partie ce qui l'a amené à ne pas hésiter à sacrifier ses insectes personnels. Ils sont sa petite armée comme l'est Konoha.

L'hypocrisie est son pain quotidien. Il doit en permanence jongler entre ses plans secrets, son idéologie personnelle et sa personnalité publique. Cela l'a souvent amené dans des situations où il n'aurait jamais mis les pieds en temps normal. Ne serait-ce que combattre des ennemis en un contre un. Pour contrôler ses peurs profondes, l'Hokage possède tout une panoplie de tics qui lui assure un contrôle sûr de petites choses: Toucher ses doigts sur le son d'une berceuse. Vérifier ses équipements trois voire quatre fois d'affilée avant de partir en mission ou encore manger une mèche de cheveux quand on le voit pas.

Asano n'est toutefois pas un génie du crime ou un maître de la manipulation. Il possède ses faiblesses, facile à exploiter quand on le connaît. Sa fierté d'être un Aburame continue dans l'importance qu'il donne à l'histoire et à l’héritage. Ainsi, les familles de ninja remontant sur plusieurs générations comme les Akimichi ou les Inuzuka ont souvent plus de poids que le plus doué des ninjas de première génération. Cela l'amène parfois à donner plus de crédits aux premiers malgré des paroles moins sensées.

Paranoïaque sur les bords, il ferait espionné tout son village s'il en était capable. Il l'a fait avec quelques membres clés de son clan pour plus facilement faire bonne impression aux bonnes personnes. Pour lui, les Aburame sont les gardiens des secrets de Konoha. Cachés dans les ombres, traquant, observant. Malheureusement il ne peut pas faire confiance aux siens pour assurer ce travail. Pour cela, il compte plus sur les jeunes générations des manipulateurs d'insecte. Ceux qu'il a pu lui-même former autant les capacités que l'esprit. Le reste du clan n'est là qu'en attendant que les genins, académiciens et nouveau-nés grandissent.

Même en sa famille il n'a pas réellement confiance. Les personnes les plus proches de lui sont soit mort comme sa mère ou il s'en est éloigné, souvent en plantant un couteau dans le dos comme avec sa sœur ou son frère. Son père n'est principalement qu'un allié politique temporaire. Leurs relations n'ont quasiment jamais été chaleureuses mais ils se comprennent assez pour travailler ensemble. Il est donc un homme très seul qui n'a aucun confident. Quelques relations amoureuses par-ci ou par-là mais sans jamais vraiment s'investir. Bien que cela lui pèse inconsciemment, il estime que ça lui convient. Pour lui, le mot « famille » est inutile.

Konoha n'est pas une famille. Konoha est une fourmilière dirigée par roi.




Histoire




Chapitre 1

« Tu seras un Aburame mon fils ».

Voilà des mots qui gravent l'âme d'un enfant. Même si le bébé Asano ne s'en souvient pas, le poids de son nom s'imposait déjà sur lui. Ce manteau dur à porter ne se défait jamais, que cela soit sur un enfant ou un vieillard. Chez les Aburame plus que d'autres, l'adage se matérialise. La vie symbiotique avec des insectes les ont souvent mis au ban de la société de Konoha, appelé à la rescousse que lorsqu'on en avait besoin. Dans d’autres pays, dans d'autres temps, certaines familles se sont disloqué sous ce sort. Pas eux. Ils ont pris cette injustice et en ont fait une force. Le clan est un des plus soudés du village de la feuille, leurs techniques parmi les plus secrètes et surtout, caché dans leurs longs habits, leur fierté brille plus forte que celle de n'importe quel autre clan.

Ils sont la maison au coin de rue qui fait peur. Celle où les enfants se défient d'aller récupérer une branche ou un ballon. Le petit Asano est donc né dans un cocon protecteur ce qui est logique au vu des techniques développées au cours des centaines d'années ici. Second de sa fratrie, il avait été précédé par Mugen, de trois ans son aîné. Plus tard, alors qu'il était âgé de deux ans, il fut suivi d'une petite sœur : Yuna. Tous trois ont été éduqué de près par leurs parents. Sayori, leur mère, a toujours été aux petits soins avec eux, parfois ressemblant trop au cliché de la mère poule. Orpheline adopté dans le clan par le mariage, elle leur donnaient l'amour qu'elle n'avait pas reçu.

Asano fut toujours particulièrement fier de ses origines. L’éducation de Rei, son père, sur l'importance d'être les vrais gardiens de Konoha n'y est pas pour rien. Selon lui, les Aburame sont les premiers espions et les derniers vengeurs du village. Au début et à la fin de la chaîne alimentaire Shinobi, il n'y a pas plus grand honneur. En tant que tel, on n'acceptait pas n'importe qui dans la famille et la mère du trio ne faisait pas exception. Son sang remontait jusqu'aux guerres ninja alors que Konoha n'existait pas encore. Avec le temps cependant, le clan perdit en influence et leur nom tomba dans l'oubli. Les Ine quittèrent même le village à une époque.

Ce n'est qu'après de nombreuses recherches que le patriarche put prouver l’héritage de Sayori. Une preuve d'amour et de fierté qui avait finit par triompher de la vision archaïque du clan. Les trois enfants que le couple avait eus étaient alors deux fois honorés. Cela avait toujours importé à Asano. Même enfant, il était prêt à se venger de tous ceux qui cracherait sur sa lignée. Au contraire de nombreux cousins, il ne se cachait pas de son appartenance au clan. Il ne portait même pas de longs vêtements pouvant cacher les divers trous d'où sortait ses insectes.

Cet accoutrement ne plaisait pas à son géniteur. Il est difficile de cultiver le secret quand on montre à tout le monde ses techniques. Les nombreux affrontements que le garçon semblait provoquer n'arrangeaient pas son cas. Rei voyait la fierté de son fils comme mal placée. Les Aburame n'étaient importants que via leur place par rapport à Konoha. Leur nom seul ne suffisait pas. Rapidement le gouffre entre les deux s’agrandit. Ceci d'autant plus que Mugen s'affirmait de plus en plus comme un génie. Sa maîtrise des techniques secrètes était à couper le souffle. L'image qu'il renvoyait de ce que devait être le fils d'Aburame Rei ne jouait pas en la faveur d'Asano.

Le puîné n'en voulait toutefois pas du tout à son grand frère. En fait, il le regardait même avec des étoiles dans les yeux. De par sa propre fierté d'appartenir à son clan, voire quelqu'un de lier si intimement à lui être capable de tant de réussite était magnifique. Alors que Mugen débutait ses classes à l'académie, Asano, sept ans, attendait son retour à la maison comme un petit chien attend son maître. Cela n'avait pas échappé au premier qui en profitait allègrement. Une petite course par-ci, une vaisselle par-là....

Toutefois, il ne faisait pas que profiter de son petit fan. Souvent il se plaçait entre son père et son cadet pour protéger le second. Plus ce dernier grandissait et plus les accrochages devenaient violents avec leur parent. Le futur Hokage était si désespéré de répondre aux attentes de Rei qu'il en faisait toujours trop. Un jour, alors qu'il venait de déchirer les manches de sa veste pour montrer à tous ses capacités shinobi, son père entra dans une colère noire et ne se calma qu'après avoir envoyé son fils dans plusieurs mobiliers. Cela avait provoqué pas mal de remous dans le clan. Les anciens n'aimaient pas trop qu'on attaque un enfant aussi violemment mais reconnaissant que le patriarche avait raison sur le fond, les reproches étaient resté au rang de messes basses.

Faute de pouvoir comprendre une telle colère, dévasté par le crève-cœur qu'il ressentit sur le coup, le gamin porta le blâme sur ces fameux anciens. Eux, il arrivait à les comprendre. Ils étaient coincés dans leur système et ne souhaitaient pas en sortir pour sauver quelqu'un. Quelqu'un sans défense, comme lui.


Chapitre 2

À 8 ans, le tout jeune Aburame entra l'académie shinobi de Konoha. Ce fut une période bénie pour lui. S'il pouvait sortir du quartier du clan auparavant, on lui avait bien fait comprendre le peu d’intérêt pour un enfant. Désormais, en tant qu'apprenti ninja, cela transformait une ville d'adulte en terrain de jeu. Ses premières amitiés naquirent sur les bancs de l'école et son monde s'ouvrit à de nouvelles façons de pensée. Son éducation l'amena à se rapprocher d'abord des Yamanaka, des Akimichi ou des Sarutobi. Ses noms étaient égaux au sien et en cela, plus apte selon lui à le comprendre. Ce ne fut évidemment pas toujours le cas et bon nombre de ses amis proche n'avaient pas d’ancêtre glorieux au final.

Lui par contre, possédait un grand frère qui avait excellé à l'académie. La plupart des professeurs se réjouissant d'avoir le petit frère attendaient autant de réussites. De nombreux camarades de classe voulaient quant à eux qu'il fasse partager ses connaissances. Si les années passées dans ce lieu de savoir furent très heureuses, elles apprirent plus de chose au fils de Rei qu'il ne l'eut souhaité. Le poids d'un nom, l’héritage de quelqu'un pouvait être à double tranchant. Asano qui était assez bon, ne pouvait que vivre dans l'ombre de la flamme de Mugen. Il était un paillon de nuit qui faisait tout son possible pour entrer dans la lumière et ne faisait que se brûler encore et encore.

Son père devint carrément froid envers son cadet durant la première année à l'académie de celui-ci. Son aîné revenait avec des louanges de son sensei et des divers officiels chargé des génin. Sa réputation comme serviteur de Konoha grandissait et celle de Rei et des Aburame avec. Au bout de six mois, on parlait déjà de passage au rang chuunin. Tous les efforts d'Asano pour arriver au même niveau laissaient son patriarche de marbre. Le pire étant qu'il comprenait que trop bien pourquoi. Il voyait bien qu'il n'avait pas le niveau de Mugen, autant en versatilité qu'en précision. Pour chaque marche qu'il gravissait, Mugen en avait sauté trois au même âge.

C'est dans les autres liens sentimentaux que le garçon retira du réconfort. Sayori était toujours aux petits soins avec ses enfants. C'était elle qui passait le plus de temps avec les deux plus jeune, laissant à son mari la priorité pour l'aîné. Asano pouvait voir que cela la touchait profondément de voir son fils que de loin ou seulement quelques heures dans la semaine. Ses traits étaient de plus en plus tirés et quelques mèches blanches se dévoilaient dans sa chevelure argentée.

Lui et sa sœur passait moins de temps ensemble mais elle était devenu sa confidente en l'absence de Mugen. L'ainé de la fratrie passait de plus en plus de journée dehors, que cela soit en mission, en entraînement avec Rei ou avec ses amis. À chaque fois qu'il revenait, le cadet avait l'impression qu'il s'agissait d'une importance sans équivalent. C'est le genin qui a demandé à l'académicien de s'occuper de leur mère et de leur petite sœur à sa place. Porté par le devoir, il devait malheureusement faire passer le reste avant sa famille. Ce, d'autant plus qu'il écartait également leur père de la vie conjugale. Le poids de ses deux départs reposa avec force sur Sayori et à la fin de la première année scolaire d'Asano, elle avait même perdu des mèches entières de sa chevelure.

C'est à cette époque que le garçon prit l'habitude de l'aider à se coiffer. Chaque matin avant d'aller à l'académie de Konoha, il prenait une heure pour aider sa mère à se préparer. Lui comme sa cadette voyait le chagrin de leur génitrice au-delà de ses sourires chaleureux. Alors qu'il commençait sa seconde année, l'académicien se mit à conseiller sa sœur sûr comment mieux s'occuper de Sayori. Il comprenait que lui aussi allait être de plus en plus appelé en dehors de la maison. Souvent de nombreuses autres cellules familiales du clan venaient passer la journée avec sa mère et sa petite sœur. Les nombreux compliments sur sa dévotion pour sa famille ne faisaient que l’inquiéter d'autant plus lorsqu'il ne sera plus là.




Chapitre 3



Asano fut probablement l'un des jeunes genins les plus heureux de sa promotion. Il avait fini dans le trio des meilleures moyennes et de fait, avait été regroupé avec l'un des meilleurs Jonin de Konoha. Son sourire lorsqu'il fut pris en photo avec ses camarades était radieux. À ses côtés posaient Akimichi Gyodon et Mamoru Ishi. Le premier portait un nom évidemment notable, ce qui renforçait le prestige de l'Aburame selon ce dernier. Ishi venait lui d'une famille tout à fait banal d'apiculteurs. Ses capacités d'analyse étaient toutefois hors normes et il avait fini loin devant tout le monde à l'école. Surtout, celle qui serait désormais le sensei du trio était rien de moins que Hyuga Mara.

La kunoichi était une combattante émérite de Konoha. Faisant partie qui plus est de la branche principale de son clan, son honneur était grand. Sur conseil de du Jūichidaime Hokage, Akiru Gama, elle avait été attribuer au programme de mentorat de Konoha. Auparavant, elle avait déjà fait ses preuves en matière d’éducation en formant les jeunes de son propre clan. La plupart des responsables de l'académie misaient énormément d'espoir sur cette équipe numéro 3. Asano était obnubilé par sa sensei. Il ne pouvait pas assez vanter ses mérites au grand amusement de Mugen. Si ce dernier était une star pour le garçon, Mara était tout un univers.

Pour Rei par contre...  Il avait été heureux pour son fils au début pourtant. Malheureusement, il avait bien vite déchanté en voyant les progrès de ce dernier dans les arts Aburame. Il jugeait que l'attribution d'un mentor plus apte au corps-à-corps en était la principale cause. Peu importaient la grâce ou la renommée de la Hyuga, elle n'était pas compatible avec ce qu'il estimait être le juste chemin pour sa famille. Il lui avait accordé plusieurs mois avant de se faire un avis. Plusieurs mois qui amenèrent Asano à espérer une relation chaleureuse avec son géniteur. Il n'en tomba que de plus haut lorsque ce dernier se mit à juger durement son cadet et sa professeure.

À cette époque, l'ambiance à la maison était exécrable. Tous les enfants étant soit à l'académie, soit dans des équipes de ninja, Sayori était de plus en plus seule. Rei avait eu beau se rapprocher de sa femme, lui-même était régulièrement envoyé en mission. Le gouffre entre chaque membre se fit de plus en plus large et rare était les moments de joie quand tout le monde était réuni. Les enfants prirent même l'habitude de se voir en dehors du quartier clanique.

Asano tenait de revenir le plus régulièrement possible s'occuper de sa mère mais son emploi du temps rendait l’occurrence vraiment difficile. Cela était d'ailleurs un calvaire lorsque son père n'était pas en mission et restait donc avec eux. À chaque regard posé sur son fils, il voyait  les échecs du garçon. Dans le sens inverse, il devint une image permanente de l'homme que le genin n'était ou ne deviendrait pas.  Si leurs échanges étaient cordiaux, ceux-ci restaient d'une banalité extrême. L'enfant n'avait qu'une dizaine d'années et pourtant la simple vu de son père lui dressaient les poils sur le corps. Parfois, souvent grâce aux paroles de Sayori, Rei effectuait quelques efforts. Des félicitations pour une mission, l'achat de quelques kunais ou un dîner surprise. Le jeune Aburame les acceptait avec politesse mais il n'arriva jamais à pardonner son père des coups reçu enfant ou des critiques envers sa sensei ou lui-même.



Chapitre 4


L'équipe numéro 3 fut auréolée de succès dans la plupart de ses missions. Les entraînements de Mara amenèrent les trois enfants à développer plusieurs stratégies puis à les appliquer sur le terrain. Ishi en était le leader. Ses capacités cognitives l'avaient facilement imposé à ce poste sous la supervision de leur sensei. Gyodon était la principale force de frappe du groupe, parfois accompagnée du Mamoru. Ce dernier avait tendance à frapper et rapidement se mettre hors de portée, profitant au maximum de la taille de son camarade. Asano quant à lui assurait le soutien. Il considérait son clan comme les gardiens de Konoha et en tant que tel adorait son rôle avec ses amis. Il était celui qui devait aller en éclaireur et défendre ses coéquipiers. Plus petit que les deux autres, il possédait encore beaucoup des attributs de l'enfance contrairement à eux. Souvent, il s’enorgueillissait d'être comme ses insectes, petit mais costaud. Que, un par un, ils étaient minuscules et inutile mais qu'ensemble, ils étaient une armée inarrêtable.

Parfois, Mugen lui enseignait quelques techniques. Tous deux savaient que leurs différences étaient monstrueuses mais leur lien fraternel semblait plus fort que tout. D'autres mentors du clan n’hésitèrent pas à participer comme souvent avec les plus jeunes. Même Rei donna quelques leçons à son enfant. Étant un Aburame de niveau commun, loin de la maitrise du génie qu'était son frère, Asano commença à se démarquer des techniques de ce dernier. En empruntant ce chemin, il se mit également à s'écarter des techniques du clan. Cela fut très mal accepté.

Les progrès de la team furent remarqué par les instances supérieures et on accepta qu'ils s'engagent dans des missions de plus en plus difficiles. Après un an en tant que Génin, un premier tri majeur avait été fait dans les trente élèves de la promotion. Seules quatre équipes avaient eu droit aux missions de rang B et une vit ce droit retiré après la première. Le reste commença à prendre confiance en eux et à raison. Les discussions pour le futur examen Chuunin entrèrent ensuite en jeu. Lorsque se fut décidé, l'équipe numéro trois était en mission au pays de l'herbe.

Ils étaient à la recherche de deux voleurs qu'on soupçonnait être des shinobi de Kusagakure. Le plan était de les suivre jusqu'à leur base secrète avant de soit attaquer ou appeler des renforts du village lui-même. Les capacités de traque entre la Hyuga et l'Aburame rendirent la mission assez facile. Une fois à l'orée d'une clairière où poussaient de large champignon rouge, les genins se mirent d'accord pour avancer. Malheureusement avant même qu'ils ne puissent avoir l'accord de leur sensei une large explosion se fit entendre dans leurs dos. Des centaines de parchemins explosifs s'allumèrent sur tous les champignons. Le feu ainsi créé se propagea créant des murs de flammes.

Mara cria à ses élèves de battre en retraite puis de revenir à Konoha. Elle-même était déjà aux prises avec les deux voleurs. Utilisant clairement des techniques de chakra, ils conformaient sans le vouloir que le niveau de la mission venait d'être relevé d'un cran. Si la jonin pouvait s'en sortir, le danger était trop haut pour des genins. Ce qu'ils ne savaient pas, se fut qu'il n'y avait pas deux mais quatre voleurs. Les deux seconds étaient des spécialistes de la couverture et de la dissimulation. Échappant aux sens d'Asano, c'étaient eux qui avaient placé les pièges et ils avaient pris en chasse les enfants.

Sautant d'arbre en arbre, les konoha-jin prenaient leurs jambes à leurs coups. Chaques cœurs battaient à cent à l'heure tandis que la panique s'installait dans leurs têtes et que l'équipe se délitait. Ishi fut le premier à tomber. Les branches d'un arbre se déplacèrent pour lui attraper une jambe et le faire tomber au sol. Lorsqu'il se releva, la branche se révélant être un filet métallique, le ninja à l'autre bout arriva avec vitesse, épée dégainée pour transpercer le gamin à terre. Le cri de douleur fut tel qu'il arrêta net ses deux camarades dans leur fuite. Criant de désespoir, Asano révéla sa position et ce n'est qu'en étant recouvert d'une ombre gigantesque qu'il sut être attaqué à son tour. Le tanto de son ennemi perfora profondément son flan et la douleur manqua de lui faire perdre conscience. Il tenta de se rattraper dans sa chute mais c’est à peine si les branches le ralentirent. Touchant lourdement le sol, un craquement horrible lui apprit qu'il venait de briser ses deux jambes.

L'homme qui l'avait frappé était frêle mais dépassant les deux mètres. Un sourire mesquin sur le visage, il sauta facilement au sol, une partie du butin dans un sac au-dessus de l'épaule. Le son métallique se grava dans l'esprit du Génin alors que la lame de l’ennemi dessinait un nouvel arc de cercle meurtrier. Le corps en miettes, de nombreux liquides s'échappait de l'Aburame. Larmes, morves, sang et urine se mêlaient dans ses vêtements. Son esprit était bloqué sur une terreur l'immobilisant et seule sa gorge semblait en état de fonctionner alors que lui aussi criait toute sa détresse et sa douleur. Le monde n'existait plus, seul lui et son meurtrier semblait être présent dans un univers de cendre et de douleur orangé.

Asano n'entendit pas le craquement de la cage thoracique qui explose. Seule la chaleur des entrailles du shinobi sur son visage le gardait dans la réalité. Le corps lourd de celui qui s’apprêtait à l’exécuter lui tomba dessus, la main de Mara dégoulinant de sang. Sous l'autre bras, elle tenait Gyodon inconscient et à moitié brûlé.



Chapitre 5


Le genin mit plus de deux ans à se remettre de cette épreuve. Gyodon ne redevint jamais un shinobi et dans une sorte de repentance devint apiculteur avec la famille d'Ishi. Masha également prit durement l’échec de cette mission et la mort d'un de ses protégés. Elle s'en voulut longtemps de ne pas avoir détecté les deux autres ninjas. C'est dans son déshonneur qu'elle tira la conviction qu'elle avait besoin de faire énormément plus pour se racheter. Elle se mit à prendre des missions de plus en plus dangereuses. Le temps qu'Asano se remette à penser à la vie de ninja, sa sensei avait presque retrouvé sa gloire d'antan.

Si le corps du genin mit deux ans avant de retrouver toutes ses capacités, son esprit fut marqué à vie. Il était irascible dans ses meilleurs jours, prit d'envie meurtrière dans les pires. Asano avait l'impression d'avoir vécu un mensonge durant toute sa vie. Honneur, amour, droiture... cela lui semblait tellement risible qu'il en vint même à écraser ses propres insectes pour se calmer. Il avait vu ce que tout ce qu'on lui avait éduqué, toutes les bonnes valeurs morales de Konoha avaient servi contre quelqu'un qui était juste plus fort que lui. C'était plus que ridicule, c'était un génocide d'entières générations  d'enfants.

Il était devenu un tout jeune adolescent furieux contre le monde entier et au cœur de son âme, était resté un enfant perdu et terrifié. C'est dans cette peur qu'il trouva la force de reprendre le chemin de l’entraînement. Aussi fortement haïssait-il l'idée d'un jour remettre les pieds sur le champ de bataille, cela ne l'incitait qu'à trouver d'autant plus de moyen de se protéger. Devenant presque paranoïaque, il se mit à surveiller sa propre famille et notamment son frère. Seul le soir, il répétait les mouvements et techniques qu'il avait vu son clan effectué. Son attitude bien que comprise semblait l'avoir écarté des bonnes grâces des Aburame. Le fait de tuer ses propres symbiotes avait semblait-il cassé quelque chose de profond dans cette solidarité légendaire.

Seule sa famille proche continuait de le voir, son frère comme sa sœur. Quant à sa mère... c'était plutôt lui qui allait la voir que l'inverse. Sayori avait pris l'habitude de rester dans sa chambre quand elle ne se sentait pas bien. L'annonce du retour à moitié mort de son enfant l'avait traumatisé, la repoussant encore plus loin de la société humaine. Elle fut d'autant plus protectrice de ses enfants qu'auparavant. Enfermant parfois certains d'entre eux dans leur maison pour les empêcher de partir en mission. Évidemment, cela n'avait que peu d'effet sur des shinobi mais quand ils le pouvaient, ils restaient quelques heures avec elle. Rei voyait tout ça avec des yeux remplis de rage. Il prenait comme un affront personnel l'effondrement de son fils et de sa femme. Heureusement que Mugen continuait d'être le génie chéri du clan. Pour le patriarche, c'était le fils prodigue qui maintenant l'honneur de la famille.

Malheureusement, face aux poids des anciens, ce dernier se mit également à s'écarter doucement de ses proches pour éviter l’opprobre. En douce, il continua toutefois à être présent pour eux. Un mot privé par-là, une lettre secrète par-ci. C'est lui qui conseilla à Asano de revenir dans le corps armé de Konoha. Cela ferait bonne figure et apaiserait les soucis de tout le monde. Quitte à ce que le rôle soit purement officiel. C'est ainsi que l'adolescent reprit son titre de genin. Il servait principalement de secrétaire à des plus hauts gradés n'ayant pas perdu ses capacités de réflexion. Les mois passants, il atteint ses treize ans avec une pression de plus en plus forte quant à un retour en service actif.

Ses manœuvres d’entraînement n'étaient pas passés inaperçus et Asano ne put résister longtemps à la pression de ses paires, tout comme son frère avant lui. Sa sœur était elle-même genin et des tractations pour donner un titre de chuunin presque factice à l'Aburame furent mise en œuvre. Mugen devint une figure centrale de Konoha à cette époque, remplaçant Rei comme ambassadeur du clan. Pour contrôler sa peur profonde des affrontements et des vraies batailles, son cadet se mit à développer de nombreux rituels. Cela allait de vérifier s'il avait bien tous ses kunais quatre fois à manger toute une mèche de cheveux avant chaque événement important.


Chapitre 6

La veille de l'examen Chuunin, le principal souci d'Asano n'était pas sa graduation. Sayori était prise d'une nouvelle crise. Malheureusement, celles-ci devenaient de plus en plus habituelles. La mère du trio de Shinobi était pris de grandes excitations où elle semblait parler à personne en particulier. Selon elle, elle discutait avec ses amies. Sans plus de détail, les rares médecins autorisés par Rei à l'ausculter eurent du mal à comprendre ses symptômes. On finit cependant par comprendre qu'elle imaginait parler avec ses insectes. Elle entendait leurs voix et leur répondait, coupant parfois des discussions qu'elle avait avec des vraies personnes. Les voix et la présence des êtres humains étaient aussi crédibles que celles des symbiotes dans son corps.

Voir une des femmes les plus importantes de sa vie souffrir à ce point blessait profondément le jeune cadet de la famille. Il s'agissait d'un poids immense pour un adolescent de quatorze ans. Mugen tentait d'aider mais il ne passait qu'une fois par mois tout au plus désormais. L’aîné avait autant commencé sa vie d'adulte que s'être installé comme l'un des grands jonin du village. Rei pensait qu'ignorer sa femme équivalait à régler le problème. Il avait cependant pris le relais de son épouse et s'occupait bien plus de tous ses enfants, y compris ses deux plus jeunes. Bien que Yuna tout comme Asano n'avait pas le talent de Mugen, leur père ne semblait pas s'en préoccuper.

Même le cadet devait reconnaître que leur relation s'étaient amélioré. Ils avaient beau ne pas s’entendre, ils se respectaient un minimum pour le bien de tous. Les divergences dans leurs idéologies d'utiliser leurs insectes étant insurmontable à cette époque, le genin était revenu vers son ancienne sensei pour s’entraîner. Mara comme lui avait longtemps pesé le pour et le contre. Les séquelles de leurs missions étaient toujours profondément ancrées en eux. Heureusement, les automatismes revinrent rapidement et le nombre de séances augmentant, leurs relations s’améliorèrent. La Hyuga passa même de longues heures à s'occuper de la mère de son dernier élève quand ce dernier avait besoin d'un peu d'espace.

Malgré la différence d'âge entre les deux, une relation de frère et sœur s'installa lentement mais sûrement. Le fait qu'Asano était désormais le seul élève de la femme aux yeux blancs aida le processus, lui permettant un mentorat bien plus proche et personnalisé. Ayant souvent représente son clan grâce à ses prouesses au combat, se fut-elle qui initia l'adolescent à l'art subtil de la diplomatie. La vision de la sensei était que plus qu’ailleurs, la technique de la main de fer et du poignet souple Hyuga était adéquate à cet art délicat. L'Aburame en tira toutefois un style différent que sa professeure.

Son flirt avec la mort des années plus tôt lui avait appris beaucoup de leçons. Une des plus importantes étant que l'attaque surprise, en traître était l'un des meilleurs moyens de survivre. Pour cela, il ne fallait pas dévoiler son jeu. Le genin se mit à arrêter de vouloir provoquer les anciens du clan. Il commença à garder ses idées pour lui. Acceptant les valeurs des autres en apparence, souriant en permanence, il acceptait hypocritement de se soumettre que pour mieux renverser les rapports de force. L'Aburame aimait la métaphore où il n'était qu'un petit insecte sans valeur aux yeux des autres mais en réalité hautement venimeux. Sa soumission apparente fut en partie pourquoi ses relations avec son père s’améliorèrent.

Aux yeux de beaucoup, ses efforts étaient des gages de confiance. Alors, quand il devint le secrétaire particulier de Mugen tous aimèrent ce lien familial qui avait résisté aux terribles épreuves de la vie de shinobi. Asano n'avait pas le talent de son frère mais il avait accepté une place moins glorieuse pour le bien commun. En cela, il retrouvait grâce et honneur aux yeux des Aburame. Ce stratagème ouvrit de nombreuses portes au fils de Rei. Petit à petit, il gagna la confiance des personnes importantes, récupérant consciencieusement des secrets sur les uns, apprenant les techniques des autres. Il n'était pas rare de le voir avec d'autres membres notables. Beaucoup estimaient qu'en rendant service au cadet, ils deviendraient plus proches de l’aîné. Intérieurement et dans le plus grand secret, l’adolescent les voyait déjà comme faible et décadent. Ils étaient les symboles d'une époque révolue et qui pensaient rester en place en s'accrochant aux ailes des jeunes étoiles montantes.


Chapitre 7


L'examen Chuunin ne fut pas facile pour un genin n'ayant pas eu de réelles missions en trois ans. Il en avait effectué quelques unes avec Mara mais tous les deux s'étaient mis d'accord pour se limiter à des simples rangs C et moins. Néanmoins, l'application du genin à s'en sortit par tous les moyens possibles lui permirent de souvent s'imposer. Parfois de justesse comme dans les épreuves en un contre un. Il lui fallut parfois se traîner dans la boue, de manière littérale et imagée Toutefois,. Au fur et à mesure que l'examen se poursuivit, l'adolescent se rassura sur ses propres capacités. L'épreuve intermédiaire tout autour de Konoha lui permit de briller tout particulièrement. Ce dernier consistait en une course longeant le village et aux terrains variés. Tous les coups étaient presque permis, allant comme un gant à Asano, qui plus est dans les passages forestiers.

Certains juges et spectateurs élevèrent leurs indignations lorsque le genin éliminât des rivaux déjà blessés par l'ennemi mais tous devaient reconnaître qu'en cas de situation réelle, la stratégie de l'adolescent sauverait des vies. Ce n'était pas beau comme la danse d'un Hyuga. Ce n'avait pas la force d'un Akimichi. Encore moins la finesse d'un Yamanaka. En fait, cela n'avait pas l'idéologie du village ou celle des Aburame. Pour autant, c'était diablement efficace. Asano traquait ses cibles, les frappaient et s'enfuyait tout aussi vite. Il le faisait autant pour ne pas se faire toucher que pour dévorer le terrain et s'approcher de la ligne d'arrivée. LE moment où il impression vraiment le village se passa dans la dernière ligne droite.

Quelques places pour le tour final avaient déjà été attribuées et la majorité des participants tout simplement éliminés. Le dernier bout du parcours était une large étendue d'eau composée de quelques rochers éparpillés. Quelques-uns des concurrents, incapable de bien gérer leur chakra coulèrent lorsque les premiers combats commencèrent. Que cela soit à cause du combat directement ou par leurs incapacités à penser se garder du chakra sous leurs pieds, ils n'avaient plus qu'à nager jusqu'à la fin. Aucun de ceux tombé de cette façon ne put le faire assez rapidement pour se qualifier. Asano étant plus âgé que la plupart et participant très peu aux combats les plus gourmands en ressources évita cet obstacle. Ce qu'il ne s'attendait pas à affronter cependant fut sa sœur juste devant lui.

Le genin aurait pu se qualifier avec elle. Il restait assez de places. La marge était très restreinte mais c’était faisable. Ils auraient pu s'allier pour l'emporter. À la place l'Aburame rattrapa Yuna aussi que possible. Entendant le bruit métallique d'une demi-douzaine de shurikens étant lancés, cette dernière fit un pas de côté, se retournant dans le même mouvement. L'incompréhension put se lire facilement sur son visage quand elle vit son frère juste derrière elle. Surtout, elle ne pouvait lire aucune sympathie dans les yeux de celui-ci. Simplement un regard froid et implacable alors qu'il plongeait deux kunai dans les cuisses de sa confidente. En les retirant, il agrandit la blessure pour obliger Yuna à vite s'occuper de sa blessure plutôt que de continuer la course.

Il ne prit aucune chance d’échouer. Famille, ami ou étranger, rien ni personne n'importait. Un des juges nota avec un partage d'admiration et de dégoût qu'Asano avait démontré sa volonté de fer ce jour-là... et pas la volonté du feu.

Chapitre 8


Les relations entre les deux frères et sœurs ne furent jamais les mêmes après ça. L'adolescent savait qu'il avait choqué quelques membres du clan qui estimait la loyauté aux Aburame au-dessus de tout. C'était un petit prix à payer pour le désormais Chuunin pour montrer sa valeur au village. Au village... et à lui-même. Après cet examen, il sut que tant qu'il serait prudent et sans pitié, il pourrait s'en sortit. Reprenant son rôle de secrétaire fidèle et grâce à son frère, il regagna petit à petit la confiance qu'il avait perdue avec certain. Son retour sur le terrain aida de beaucoup cette campagne de communication. Un an après l’examen, l'adolescent entrait dans sa quinzième année comme un membre actif du village. Mieux, l'épreuve fatidique n'avait été qu'une mise en lumière de ses capacités de traque, comme un bon Aburame devait être.

Ce retournement de situation, occultant l'attaque vicieuse sur sa propre sœur ne passa pas très bien avec Yuna. Avec le temps elle en vient cependant à douter de ce qu'elle avait vu sur le visage de son frère. Le fait qu'il semblait toujours cet être charmant, aimant et s'occupant de leur mère avec attention continua à la faire hésiter. Ceci d'autant plus que l'état de Sayori se dégradait de plus en plus. Elle ne sortait jamais de sa chambre désormais et ne parlait quasiment plus qu'à ses « petites chéries ». Même si ses enfants ne semblaient plus vraiment réels à ses yeux. Rei ne venait plus du tout la voir et Mugen demandait à peine de ses nouvelles. L’aîné des trois enfants était attendu à prendre la tête du clan d'ici peu de temps. Sa « famille » était plus grande que lorsqu'il était qu'un simple genin.

En dehors de son emploi du temps de secrétaire, Asano était employé comme traqueur de Konoha. Il ne faisait pas preuve d'une puissance formidable et il n'en était pas réellement capable de toute façon. Il faisait « sa part du travail » et s'efforçait de bien rester dans l'ombre de son frère. Il établissait son propre réseau de contact sous couvert de travailler pour Mugen et prenait une place différente dans l’organigramme de Konoha. Son village était ainsi de plus en plus connu, notamment parmi les clans historiques. Il y avait une confiance certaine envers ce jeune chuunin même si elle se mêlait de pitié quand certains étaient aux courants de son épreuve mortelle des années plus tôt.

Mara, son ancienne sensei était toujours présent dans sa vie. Elle le conseillait régulièrement malgré qu'il soit officiellement un shinobi indépendant. C'était elle qui avait poussé pour qu'il soit accepté dans l'unité de traque du village. C'était donc grâce à elle qu'il dû poursuivre l'un des Jonin rebelle du coup d'État de Yamashita Abe. Venant de la branche dur de l’échiquier politique de Konoha, ce dernier poursuivait une ligne militaire bien plus forte. Le très grand nombre de shinobi dans l'armée de Konoha le poussait à voir dedans une formidable armée d'invasion. Il avait eu beau argumenter d'annexer des pays voisins, il n'avait malheureusement jamais été écouté. Lorsqu'il perdit sa place de membre de l'Anbu suite à des tortures sur l'ennemi, ce fut le revers de trop.

Accompagné de plusieurs membres de la même idéologie, il avait tendu une embuscade à la maison de l'Hokage Akiru Gama. L'attaque surprise effectua de gros dégât dans le quartier mais grâce à certains membres de l'Anbu, limité à quelques blocs de maisons. Abe préféra se suicider en tentant d'emporter le plus de monde, y compris l'Hokage que de se rendre. Si ce dernier survécut au processus, il fut lourdement toucher par celui qui était l'un de ses camarades de promotion. Jusqu'au bout, il crut pouvoir faire comprendre à son attaquant qu'il était encore possible de faire machine arrière. Que malgré les crimes commis, il y avait encore une chance de rédemption pour Gama. Ce fut une grave erreur qui obligea le Jūichidaime à régulièrement rester alité jusqu'à sa mort.

Asano pour sa part dû chasser Nakagawa Hamako. Seul, il était loin d'avoir le niveau pour l'abattre mais accompagner de six collègues chuunin de la division de traque, tout était jouable. La Jonin était connue pour une maîtrise du Taijutsu hors normes ayant même la faculté d'ouvrir les premières portes. La plupart des shinobi ne savait que cela de ses capacités et l'annonce qu'elle pouvait ouvrir jusqu'à la cinquième terrifia beaucoup d'entre eux. L'Aburame y comprit. L'équipe avança prudemment sous les ordres du leader Junishi Myaten. Lorsqu'ils trouvèrent leur cible, ils supposèrent que dans tant d'ombre, la technique des deux Nara, Kaede et Hannah, serait suffisante. Les chuunin sous-estimèrent grandement la puissance des Portes Intérieures.

Se libérant de l'emprise des ombres, Hamako se jeta sur ses assaillants, tentant le tout pour le tout. Asano n'avait jamais vu un humain se comporter comme un animal à ce point. Même les Inuzuka ne semblaient pas si monstrueux. Il s'agissait d'une fusée rouge à peine visible qui brisait des os d'un seul coup de poing. Les ombres elle-mêmes semblaient s'écarter de son chemin. Des souvenirs de sa pire mission en tant que genin se déversèrent dans l'esprit de l'Aburame et, ironiquement, ce fut lorsqu'il fut frapper à son tour, qu'il put reprendre contrôle de son corps. Projeté contre la paroi, il retomba lourdement de la saleté, son monde perdant tout repère l'espace de quelques secondes.

Les ninjutsus transformèrent ensuite l'assassinat en un charnier, chacun frappant aussi fort que possible sans vraiment viser. Un corps percuta Asano qui tentait d'immobiliser sa victime. Avec horreur, il découvrit le corps d'un de ses camarades sans sa tête. Après deux minutes de folie meurtrières, le leader Junishi réussit à porter le premier coup important à la rebelle. Son Katon emporta malheureusement Hannah qui avait attaqué Hamako au même instant. Gravement brûlé, la Nakagawa fut plus facilement atteignable. Alors, tous les chuunin en état d'attaquer firent tomber de nouvelles attaques sur leur cible. La moitié de l'équipe était décédée mais la mission avait été accomplit. Pour l'Aburame, c'était un succès. À titre personnel, il s'était fait briser le nez, quelques côtes et un bras. Il supposait fortement que le suiton d'un de ses camarades était responsable de ses blessures au niveau du torse mais cela restait un tout petit prix à payer.

Pour son chef d’équipe, le jugement était bien plus sombre. Face au nombre de cible, les équipes de traque avait été largement disséminés et nombreux, comme Junishi, n'avait eu qu'une ou deux expériences de dirigeant auparavant. Les instances supérieures avaient effectué une stratégie un peu risquée de pallier la puissance moyenne par le nombre. Dans des environnements plus ouverts, cela avait été de grands succès. Tous ceux qui s'étaient retrouvé dans des lieux plus exigus avaient connu au minimum cinquante pour cent de perte. Contrairement à beaucoup de Konohajin, Asano trouva cette stratégie très bonne. Puisque les soldats n'étaient pas assez fort, autant appuyer sur leurs qualités. La masse de chair à canon qu'ils représentaient. Au bout d'un moment, l'ennemi tomberait. Ce n'était qu'une question de temps.


Chapitre 9

En bon secrétaire du chef du clan Aburame, Asano suivit son frère jusqu'à Kumo. Une délégation des meilleurs ninjas de Konoha avait été envoyé par la nouvelle kage : Hyuga Mara. Les soucis de santé du précédent Hokage l'avait poussé à prendre une retraite anticipé. L'assaut contre lui et sa famille un an auparavant avait été un boulet de plus en plus lourd à porter pour Akiru Gama. Le Jūichidaime avait tenu tant bien que mal les derniers mois de son mandat, le temps que la succession puisse se faire sans heurts. Les exploits de la sensei du fils de Rei depuis le démantèlement de l'équipe numéro trois n'avaient pas été ignorés.

Pendant quelque temps, Mara et un jeune génie du village appelé Yagyū Munetoshi furent en compétition pour prendre la relève de l'ombre de la feuille. L'âge, l’expérience et le poids du nom de cette dernière finirent par l'emporter durant la dix-septième année de son élève. Peu de temps avant, Asano avait été élevé au rang de Jonin. Le jeune homme suivait un rythme de carrière assez bon mais en rien sensationnel. De fait, il passait plus de temps comme représentant de son frère aux diverses assemblé qu'en tant que shinobi du service actif. Parfois, quelques rumeurs le traitant comme une tâche vivante du casier de la nouvelle Hokage arrivait jusqu'à ses oreilles. C'étaient généralement celles-ci qui le poussait à ne pas se contenter de sa place dans l'ombre de son frère.

Les talents de Mugen en avaient fait un des favoris pour la compétition malgré l'hégémonie Kumo-jun. Son estime personnelle avait augmenté chaque année un peu plus et le frère aimant qu'il était avait désormais tendance à se transformer en petite brute gâté. Il se défaussait de tout ce qui le dérangeait dans la gestion du clan, l'administratif et même des trucs aussi communs que les rapports de mission. De plus en plus assoiffé de renommée, il n'en voyait son petit frère qu'avec plus de méprit. Si ce n’était pour l'utilité en tant que secrétaire, il aurait probablement rarement adressé la parole à ce dernier. Son destin l'amenait vers de plus hautes sphères que sa cellule familiale ou juste son clan. Intérieurement, il se rêvait chef de l'ANBU ou encore Hokage. Le fait que Mara soit élue le mit ainsi dans une colère noire bien qu'il ne fût jamais en liste, il voyait la légère notoriété qui retombait sur Asano comme un crachat à son visage. Cela le poussa de plus en plus à voir le cadet de la famille de haut.

Ce traitement blessa profondément Asano. Le voyage qu'ils durent effectuer jusqu'à Kumo fut particulièrement difficile pour les deux, de nombreux longs silences se juchant dans leurs échanges. Les jours passants, l'Aburame meurtri commença à en vouloir à l'ainé. Il n'avait rien fait de particulier pour mériter ce traitement. Celui qui l'avait protégé de leur père, la star de son enfance, celle qu'il admirait se transformait en la personne que le Jonin avait le plus détestée : Rei. Si Mugen était encore loin du patriarche de la famille, les petites déclarations passive-agressive, les moqueries prononcées sous couvert de jeux entre frères passèrent de plus en plus mal.

Ceci étant, l'ordre venait de son Hokage et sensei alors le jeune homme prit sur lui pour le voyage. Pendant plusieurs jours, son frère démontra tous ses talents, cachant même bien son jeu en créant régulièrement des brouillards de brume. Il valait mieux que personne ne puisse déchiffrer leurs techniques claniques les plus secrètes après tout... régulièrement l’aîné de Rei se vanta de pouvoir voler le titre à Kumo pour la première fois depuis plusieurs éditions. Il s'agissait de déclarations plus qu'orgueilleuses. D'autant plus pour Konoha qui y réussissait de moins en moins bien vu la qualité générale de ses shinobis.

Malheureusement, la Calamité s’abattit sur le tournoi : Kyuubi, le démon à neuf queues. Rien de moins que contrôlé par le sharingan qui plus est. La terreur que ressentit Asano face à ce monstre fit remonter toutes les expériences désastreuses qu'il avait connues. Alors que le chaos s'installait dans le village des nuages que les gens criaient, se marchaient dessus, que chacun était pour soi, les braves s’élevèrent. De nombreux finalistes partirent à l'assaut du renard sans hésiter, brûlant autant leurs vies que leurs réserves de chakra. Alors que les flammes se mirent à engouffrer des dizaines et des dizaines de personnes, l'Aburame ne put que regarder le massacre.

Yagyū Munetoshi qui était en charge de l’expédition de Konoha fut l'un des premiers à confronter la bête. Ses techniques étaient extraordinaires. Même Asano tremblant de peur fut admiratif de son talent. Surfant sur des vagues d'eau, il se propulsait à une vitesse incroyable sur l'ennemi pour le frapper tel un missile renforcé au Doton. On entendait ses coups par-delà les cris de désespoir et l'espace d'un instant, il fut un témoignage de la volonté du feu. Il était un pilier d'espoir et quand les flammes l'éclairaient, on pouvait voir des tatouages sur tout son corps révélant sa maîtrise du Senjutsu.

Ce fut lui qui donna au jeune jonin de ne pas rester victime une nouvelle fois dans sa vie. Le voyant se battre avec une volonté exceptionnelle, l'élève de Mara ne pouvait rester ainsi. Il n'avait aucune chance de survivre à l'assaut du démon. Pour autant il pouvait aider à défendre les autres. Se mêlant à une équipe de secouristes, il participa à chercher les blessés sur le champ de bataille et à les ramener loin des zones d'affrontements. Lorsque après de longues heures de ce travail il finit par tomber sur le corps de son frère, quelque chose se brisa en lui.

Mugen était là, à sa portée. Asano pouvait couper court à toute une vie de brimade. Il pouvait lui montrer à lui, la star, qu'il n'était pas le chien sur lequel on pouvait frapper. Leurs regards se croisèrent un moment et peut-être l'ainé lu la bataille intérieure de son petit frère. Avec un sourire rendu rouge du sang s'enfuyant de son corps, il lui dit que tout allait bien. L'espace d'un instant, il était revenu le frère bien aimant qui avait protégé le tout jeune académicien. Alors, le jeune homme qu'était devenu le jonin se pencha pour l'aider et l'apporter aux médecins shinobi. Si les deux frangins s'en sortirent, l’aîné avec une jambe en moins, le bilan mortuaire fut effarant. Il était logique quand un désastre pareil s'abattait sur la terre et pourtant, chaque perte restait des blessures profondes pour chaque village. Une génération entière des plus grands ninjas existants fut massacrée laissant le monde dans la panique. Le génie Munetoshi en particulier fut longtemps pleuré à Konoha.


Chapitre 10


La fin des relations diplomatiques qui suivit l'accident n'aida pas Konoha. Beaucoup étaient ceux ayant vu le sharingan et pointèrent du doigt le village de la feuille. Asano fut plus en service actif pendant deux ans que durant toutes ses classes précédentes. Membre de l'équipe de traque, il participa à d'innombrables enquêtes à travers le monde. Lui et son équipe couraient alors des centaines de kilomètres en quelques jours. Ils parcoururent de nombreux pays mineurs et si les plus grands villages coupèrent les échanges, les plus petits étaient encore atteignables. Beaucoup cependant furent moins que cordial qui plus est lorsqu'on leurs demandaient de laisser passer des shinobi de la feuille. Il en résulta un grand nombre de mission secrète sans les accords des autorités locales.

Durant cette période, la situation familiale se détériora grandement. La maladie de la mère d'Asano empira à force de voir son fils marcher avec une jambe en moins. Cela arriva au point où Rei finit par la faire interner. Comprenant qu'il ne pouvait plus contrôler le scandale et le déshonneur de voir sa femme dans cet état. Sayori en était venu à se mutiler soi-disant sur l'ordre de ses « chéries » et souhaitait faire de même à Mugen. Ce dernier ne se remit jamais non plus de la bataille face à Kyuubi. La perte de sa jambe l'avait retiré du service actif et avait brisé tous ses rêves de grandeur. Son petit frère secrétaire ayant dû quitter son poste qui plus est, il se retrouvait avec un inconnu sur qui il devenait de plus en plus violent. Sa frustration était d'autant plus grande que le nom d'Asano Aburame devenait de plus en plus important dans le village et le clan.

Un jour, alors que le jonin revint d'une longue mission de deux semaines, le repas famille fut plus agité que d'habitude. Le silence glacial quotidien s'était vite transformé en crise colérique de la part de Mugen. Il accusa son petit frère d'avoir fait exprès de l'avoir retrouvé en dernier pour qu'on ne puisse pas sauver sa jambe. Jamais ce dernier n'avait vu une telle rage dans les yeux de son frère. Il l'avait cependant vu dans les yeux de son père et durant ce repas, il regretta de l'avoir sauvé. L'espace de quelques mois, il fit donc amende honorable et reprit son service de secrétaire. L’aîné s'en réjouit et en profita pour l'humilier régulièrement, le forçant à changer ses pansements ou à lui donner ses médicaments comme un simple majordome.

Cette soumission pour celui qui était encore le chef du clan donna une très bonne image du cadet aux anciens. Ils y voyaient un respect des institutions et donc d'eux-mêmes. Des murmures commencèrent alors à exister derrière des paravents. Certains se demandaient si Asano n'était pas mieux placer pour remplacer Mugen désormais. Les deux frères n'étaient pas dupes et ils furent eux aussi au courant de la situation. Cela poussa le premier né dans des crises de plus en plus fréquentes, renforçant l'image du second comme quelqu'un de calme et mesuré. Cela ajouta du poids à sa candidature d'autant que les blessures de l'actuel chef de clan ne semblaient pas se soigner correctement. On changea plusieurs fois de médecin mais rien n'y fit. La réalité était que le Jonin avait dépassé le point de non-retour avec son frère. Alors même qu'il était redevenu son secrétaire pour l'aider, il n'avait été récompensé que par des brimades. Petit à petit, il avait alors altéré les doses qu'on administrait à l’aîné des deux. Ce fut une entreprise lente mais quasiment invisible qui poussa Mugen à rester aliter de nombreuses semaines. Sans force, il pouvait à peine se lever sur son lit pour effectuer sa signature. L'année de ses dix-neuf ans, Asano devint le chef informel du clan, prenant la relève de son frère malade.



Test RP

Ici. Seulement pour les rangs Jônin supérieur et Kage.



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Dernière édition par Aburame Asano le Mar 18 Avr - 17:01, édité 3 fois
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Aburame Asano
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MessageSujet: Re: Présentation Aburame Asano (terminé)   Lun 17 Avr - 19:40

Aburame Asano Feat Trunks

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Infos générales
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Nom : Aburame
Prénom(s) : Asano
Surnom : Ici
Âge : 27 ans
Sexe : Homme

Village : Konoha
Rang :   Jūsandaime Hokage  (13ème Hokage)
Clan : Aburame
Affinités :  Katon
Spécialités : Aburame

Caractère




Ici

Histoire




(suite)



Chapitre 11


Les recherches quant à trouvé qui était responsable de l'attaque de Kumo trois ans auparavant n'ont malheureusement jamais abouti à un nom. Le village de Konoha a repris son quotidien et Asano avec. Le jonin tout en manœuvrant autour de son frère a pris le destin de son clan en main. Ninja émérite, il a de plus en plus de mal à refuser les demandes de sa sensei pour qu'il prenne une place similaire. Officiellement, il n'est pas prêt à gérer des genins, laissant planer le doute que cela soit lié à sa propre expérience à ce grade. Officieusement, il ne veut pas d'une proximité de ce niveau, même avec des enfants. L’éducation des petits Aburame, par paquets de dix, lui va beaucoup mieux.

Bien que ses relations avec sa sœur soient toujours un peu étranges depuis son attaque contre elle des années plus tôt, ils ont réussi à forger un respect mutuel. C'est elle qui l'a encouragé à s'occuper des nouvelles pousses du clan, le temps de s'habituer. Sous l’œil de moins en moins aiguisé de leur père, Asano a ainsi commencé à transmettre les techniques du clan. Bien que proche de ses élèves en apparence, il gardait toujours une distance de sécurité. La peur qu'on découvre ses vraies intentions, sa vraie vision du combat d'insecte et qu'il soit prêt à sacrifier n'importe qui du clan pour réussir... l’empêchait d'être franc avec ses élèves.

Ce n'est que quasiment un an après avoir commencé ses cours alors qu'il améliorait ses méthodes d'enseignement en même temps que ses élèves progressaient qu'il se sentit assez sûr de lui. Le jonin savait les anciens perdus. Trop ancré dans des centenaires de traditions, beaucoup trop vieux, les efforts pour les changer ne valaient pas la récompense. Concernant des jeunes esprits malléables par contre... lentement. Sûrement. Asano insuffla des valeurs légèrement différentes que celles habituellement transmises. De manière très hypocrite, il utilisa les valeurs du village ou du clan que pour mieux les déformer. La façon qu'avait les shinobi de Konoha de s'allier pour résister aux attaques. Le « cœur » qu'ils démontraient était le chemin parfait pour encourager à attaquer en surnombre les cibles. De laisser de côté toute trace d'honneur dans le duel avec l'ennemi.

Ces valeurs avaient à une époque été au cœur de la philosophie ninja. Avec les années malheureusement pour certains, elles avaient été remplacé par d'autres moins...réaliste. Les opposants à ce courant les avaient souvent qualifiés de vicieuse voire cruelle lorsqu'il fallait torturer quelqu'un pour recueillir des informations. Si les Aburame arrivaient à revenir à ses valeurs, ils seraient plus forts. S'ils étaient plus forts alors Asano avait moins à craindre. En attendant, il continuait toujours sa stratégie de communication, se préparant au moment où les anciens tourneraient complètement le dos à Mugen. Ce dernier avait délaissé de plus en plus de ses devoirs au point où il ne possédait qu'une position d'homme de paille désormais. De temps en temps, rarement, il était pris d'une explosion d’énergie et se remettait au travail. Critiquant surtout ce qu'avait fait son jeune frère.

Souvent le jonin pensa au fratricide mais à chaque fois, il ne passait pas de la théorie à la pratique. Il n'en était pas encore arrivé là. Ses idées revenaient toutefois de plus en plus souvent. Une en particulier lui donnait le plus de plaisir. Il se voyait déjà déclencher un feu sur Mugen, allongé et immobilisé sur son lit. Depuis peu, il voyait en effet ses élèves les plus âgés commencer leurs missions de Génin. Certains apprenaient avec leur propre maître à développer leurs dons et leurs techniques de ninjutsu élémentaires. Pour quelqu'un comme Asano qui s'était reposé quasiment tout le temps sur les jutsu Aburame, une curiosité enfantine s'était logé dans son âme.

Il est ceci dit assez humiliant d'aller voir quelqu'un pour se faire enseigner des bases du ninjutsu. La manipulation de chakra, son changement de forme et de nature n'était pas à la portée du premier venu. Pourtant, nombreux étaient ceux pouvant effectuer des jutsus simples pour créer des boules de feu ou se cacher dans la terre. Asano prit assez mal cette absence de ninjutsu dans son éventail de techniques. Il se sentait volé de quelque chose malgré avoir choisi sa propre voix. L'Aburame alla donc voir la seule personne en qui il avait pleinement confiance : sa sensei, Hyuga Mara.

L'Hokage ne comprit que trop bien le dilemme du jeune homme ayant elle aussi longtemps choisit de se concentrer sur les arts de son clan. Ayant plaisir de pouvoir à nouveau enseigner à son ancien élève, elle l'emmena dans des terrains réservés à sa fonction. L’entraînement se fit ainsi à l'abri des regards et toute la gêne quant à ses médiocres progrès resta confinée. Souvent, ces réunions se transformaient en leçon ou simple commentaire plus générale sur la fonction d'Hokage, le devoir de diriger et protéger le village. Mara appréciait particulièrement la charge malgré le poids de celle-ci. Elle avait beaucoup œuvré pour ne pas laisser Konoha se faire isoler suite aux incidents de Kumo et était assez fière de son travail. Pour sa part, Asano était fier d'elle. Il savait à quel point le retour de la jeune femme avait été dur suite à la débâcle au pays de l'herbe. Il l'avait vécu lui aussi.



Chapitre 12

L'avis du kohai changea cependant avec les années. Le grave incident à Suna alors qu'il avait 23 ans poussa encore plus le monde dans une spirale infernale. En réponse, lui aussi se sentit pris de paranoïa plus prononcée et d'une vision du monde plus sombre. Le manque de réponse suite à l'attaque cinq ans auparavant à Kumo lui avait laissé un goût amer dans la bouche. Quelqu'un avec une telle puissance aurait été un allié de poids, d'autant plus quand tout le monde pensait que Konoha était responsable. Il ne savait si c'était la croissance du village, son bonheur économique ou juste l'attaque de Kuubi mais il avait l'impression que le monde entier leur en voulait. Peut-être était-ce juste sa fameuse paranoïa. Après tout, il y avait des antécédents de maladie mentale dans sa famille.

La perte de sa mère fut un coup terrible pour l'ancien élève de l'Hokage. Accompagné de la détérioration des relations internationales, il avait de plus en plus peur pour son clan et son village. Il se voyait presque comme le seul capable de voir le monde comme il était et d'être capable de le sauver. L'absence de sa mère enleva sa dernière incertitude quant à sa place officieuse à la tête du clan. Maintenant qu'elle n'était plus là, il n'était plus peiné à l'idée de lui faire mal en éliminant Mugen. Pendant des longues nuits, il se forgea une détermination pour passer à l'acte...juste pour se faire couper l'herbe sous le pied. Les anciens firent pression sur l’aîné de Rei pour qu'il démissionne de son poste. Cela prit du temps mais les négociations secrètes réussirent à la grande surprise d'Asano. S'il accepta avec soulagement d'être officiellement nommé à la tête du clan à vingt-cinq ans, il se retrouvait sans exutoire à toute sa tension meurtrière.

Les premiers jours, il eut même du mal à croire son destin. Il était un chef de clan assez jeune et sans le charisme et le génie d'un Mugen, il ne voyait pas exactement comment il en serait arrivé là. En cela, il en était particulièrement fier. Il était l'insecte inoffensif qui était venu empoisonner ses victimes géantes dans leurs sommeils. Cependant... quoiqu'il s'occupe de gérer le clan depuis plusieurs années dans l'ombre, il avait du mal à se sentir légitime. Des gens bien plus expérimentés faisait partie de l’élite Aburame et auraient pu facilement prendre le pouvoir.

Ce n'est que lorsque son père vint le féliciter dans la maison familiale qu'Asano comprit. Le patriarche avait appuyé de tout son poids son fils aîné et à défaut de ce dernier, avait appuyé son cadet. Il ne le dit jamais clairement à son enfant mais il ne cacha pas particulièrement ses actes et intentions. Lorsqu'il avait vu pouvoir amener le contrôle du clan dans sa lignée, il n'avait pas hésité. Cela d'autant plus qu'il pensait encore que les deux frères avaient été parfaitement élevé dans le respect des codes de vie Aburame. Ce fut une grave erreur.

Le tout nouveau leader ne changea pas du tout au lendemain. Il commença toutefois à planifier concrètement ce qu'il souhaitait faire. Désormais porteur de la parole du clan, il pouvait beaucoup plus facilement décider du futur des Aburame et tout simplement ignorer les conseils des anciens voués à disparaître.



Chapitre 13

Après quatre ans à diriger son clan et servir son village, Asano était devenu l'un des Shinobi les plus en vue de son village. Le petit enfant apeuré suite à sa première terrible expérience n'était pourtant pas parti. Pour lui, le village fonçait vers la catastrophe. Malgré tout l'amour qu'il avait pour sa sensei, il ne voyait plus qu'un Hokage qui n'avait pas été capable de comprendre que le monde avait changé. La conséquence de ceci serait la destruction pure et simple de Konoha. Le jonin qui était devenu le bras droit de Mara ne supportait quasiment plus la faiblesse de son règne ou l’abondance de bons sentiments. Il percevait la vision de la Hyuga à chaque réunion, chaque décision importante. Une vision partagée par une demi-dizaine de leader du village caché de la feuille.

Les paroles qui un jour lui paraissaient emplies de vérité lui semblaient aujourd’hui...vide. Naïve. Inutile. Après un énième décret accordant le pardon à quelques fauteurs de troubles, ce fut la goutte d'eau de trop. Toutes les pensées qu'il avait gardées en lui depuis que Mugen lui avait laissé la place du chef de clan entraient en ébullition. Asano confronta l'Hokage dans son bureau une fois qu'il n'était plus que tous les deux. L'échange se transforma en dispute et ne trouva aucune vraie résolution. Tout au plus, les deux partis acceptèrent d'avoir des avis différents. De par leurs positions, Mara aurait toujours raison de toute façon.

Pour son bras droit, cela ne signifiait qu'une chose. S'il avait réuni le courage de tuer son frère, il pouvait faire de même pour sa sensei. Le danger était par contre bien plus grand. Immensément plus grand. La Hyuga était plus forte que Mugen à son apogée. Elle était encore tout à fait vaillante et l'Aburame avait fait l'erreur de montrer qu'il était d'une vision du monde complètement différente. Asano avait vu à quel point leur discussion avait blessé Mara. C'était tout une vie à former un garçon pour se trouver face à un constat d'échec. Un constat d'ampleurs catastrophique.

Le jonin calma alors le jeu. D'abord pour de nouveau cacher ses plans mais aussi car cela soulagerait le Hokage. Il ne voulait pas la blesser plus que nécessaire et cela ne servait à rien de remuer le couteau dans une plaie bénigne. Pendant quelques mois, tout poussait à penser que leurs soucis n'étaient qu'un lointain souvenir. Asano s'était excusé et avait continué son travail comme auparavant. Il avait prouvé avant la dispute qu'il était un soutien de poids au travail de sa sensei. Il le prouva encore après. Intérieurement, il bouillait. Il comptait les jours, les semaines avant de pouvoir passer à la phase suivante de son plan.

Lorsque Mara déclencha une opération pour aller ramener Doshori Kato, un dangereux nukenin de Konoha, il y vit l'occasion parfaite. La Hyuga aurait pu envoyer les Anbu. Elle aurait pu pour n'importe qui sauf lui. Le traître n'était rien de moins que le grand amour de sa vie, son camarade d'équipe en genin. Chacun avait fait sa vie de son côté, se réunissant parfois. De moins en moins souvent toutefois. Depuis plusieurs années, il était un agent double d'un autre village. Bien que l'enquête soupçonnât Iwa, rien ne fut jamais prouvé. Ce Jonin s'échappa de justesses des murs du village. Asano sut tout de suite au visage de l'Hokage qu'elle ne pourrait faire l'impasse ici. Il savait aussi qu'elle ne serait pas capable d’exécuter les choix difficiles.

Leur groupe se composa de quatre ninjas de très hauts rangs. Bien que Mara ne sache pas elle-même de ce qu'elle serait capable, elle n'avait rien laissé au hasard. L'Aburame non plus. Ayant prit contact avec divers groupes de mercenaires, il finit par tomber d'accord avec l'un d'eux : Kagami no Sekai, le miroir du monde. Dix Shinobi montèrent une embuscade aux Konoha-jin. Personne ne se reteint et des jutsu capable de raser des quartiers entiers furent lancés de tous les côtés. Ironiquement, Kato fut le premier à tomber. Un pilier de flamme l'engouffra alors qu'il traversait la frontière entre Ho no Kuni et le pays de Takigakure. Il eut beau tenter un contre offensif rapide, ses brûlures le laissèrent agonisant durant toute la suite de l'attaque. Il mourut peu de temps après sans autre aide extérieur.

Une telle frappe était facilement détectable, encore plus pour une Hyuga. Le groupe de chasse prit alors de grandes précautions mais trompé par Asano, se dirigèrent dans un second piège. Nara Tokai élança ses ombres sur l'un des assaillants mais la Kunoichi tomba sous l'emprise d'un genjutsu ennemi qui remonta le flux de chakra. Folle de rage face à la perte de son ancien amour, Mara se jeta dans la mêlée repeignant la frontière d'une couleur rouge sang. Shishido Shunko qui avait lancé l'illusion ne comprit jamais ce qui se passa. Sa tête fut séparée de son corps quelques secondes après avoir attaqué. Miyamaru Gaki suivit sa kage, la défendant grâce à ses talents en doton.

Les affrontements s'étirèrent durant près d'une heure. Chacun gagnait du terrain avant d'en perdre. L'Aburame lui-même y prit part, jouant son rôle tant que Gaki était encore vivant. Enfin, après cette première heure passée, des dizaines d'éclairs traversèrent le ciel pour frapper la sphère de Terre qui protégeait le Miyamaru. Traversé de trous énormes, son corps créant de la fumée alors qu'il tombait à genoux, le jonin continua pourtant de se battre, laissant rouler sa boule gigantesque sur un des mercenaires ayant le dos tourné. Mara de son côté avait supprimé la moitié de l’effectif adverse à elle seule.

Tout le monde était presque au bout de ses forces. 2 kunoichi et un shinobi du côté de Kagami no Sekai, Mara et Asano de l'autre. Les deux parties se regardèrent en chien de faïence quelques instants avant que la Hyuga indique quelques ordres secrets à son adjoint. L'Aburame aquiecsa et créa une immense nasse d'insecte. Avec un petit sourit satisfait, la Hyuga s'attendait à les voir la dépasser pour emprisonner l'ennemi maintenant qu'ils étaient moins nombreux. Lorsque tout son champ de vision fut barré par les « armes » de son bras droit droit, l'horreur se peignit sur son visage. Son cri de douleur témoigna de toute la trahison de celui qu'elle avait aidé à élever.

Si Asano avait cru la voir enragé après la mort de Kato, il avait été bien idiot. Peu importe le nombre d'insecte qu'il envoyait, ce n'était jamais assez et en moins d'une minute, sa sensei se retrouva juste devant-lui, son bras entrant profondément dans les intestins du Jonin. Elle en aurait fini avec lui tout de suite si Amibi Hyuna n'était pas intervenu. La directrice du groupe de mercenaires libéra plusieurs charges de Ranton qui allèrent frapper dans le dos de l'Hokage. Cette dernière se retournant pour esquiver, laissa l'Aburame en vie quelques secondes supplémentaires. Heru Mitsuki et Ando Kunitaro jetèrent leurs dernières forces dans la bataille. Ils savaient tous que cette mission était la plus dangereuse qu'il n'avait jamais effectuée. Ils savaient aussi que les récompenses financières et la renommée qui en retomberait dépassaient leurs rêves les plus fous.

À moitié mort, Asano fit de même. Cela n’empêcha pas Mara d’apparaître à deux nouvelles reprises à moins d'un mètre de lui, la paume rempli de chakra, prêt à frapper. À chaque fois, l'un des mercenaires intervint pour protéger leur employeur. Sans l'Aburame, tout ceci était que pour du vent et ils finiraient sans un sou en poche. La troisième fois que l'Hokage arriva devant son élève, ce fut une femme en larmes et en sang qui s'accrochait à la veste de Shinobi du Jonin. Ses jambes avaient été brûlé, son bras gauche manquait et si ce n'était pour sa main droite, elle ne pourrait tenir debout, s'agrippant à son kohai. Ses yeux blancs n'exprimaient plus que de la douleur et c'est dans un murmure qu'elle prononça ses dernières paroles.


« Pourquoi ? »

Chapitre 14


La nouvelle de la perte de l'Hokage fut terrible pour Konoha. Akiru Gama n'était pas partie depuis si longtemps que ça. Ainsi, après des décades de paix, l’enchaînement rapide de leader rappelait une période sombre de l'histoire du pays du feu. On laissa quelques jours à Asano pour se remettre de l'attaque lâche des mercenaires avant de l'interroger consciencieusement. La blessure qu'il avait reçue vendait facilement son histoire. Ceci sans même parler des corps restés sur place ou ceux qu'il avait ramenés comme ses collègues. Le fait qu'aucune blessure sur le corps de Mara pouvant lier l'attaque à l'Aburame était un autre point fort de sa défense. Très chanceux sur le coup, voire lâche, le fait de ne pas avoir pu blesser sa sensei avait finit par être un bon point.

Si certains avaient été plus témoins de la grosse dispute entre les deux protagonistes, probablement qu'un interrogatoire dirigé par les Yamanaka aurait à l'ordre du jour. L'issue serait bien différente. Quasiment tous les jours pendant deux semaines, Asano dû répéter son histoire. Tous voulait savoir ce qu'il s'était passé. Certains pour l'enquête puis d'autres par une curiosité morbide. À force de le faire, le Jonin prit toute l'ampleur de son acte et assez vite, une vraie tristesse s'empara de lui. Plus il racontait la fin de la Hyuga et plus il sentait l'absence de celle qui l'avait guidé pendant plus de quinze ans

Il en vint même à avoir des regrets. Il avait fait ce qu'il avait fait pour le bien du village mais cette décision le torturait. Cela, il ne s'y était pas attendu. Est-ce qu'il aurait ressenti quelque chose de similaire s'il avait tué Mugen ? Probablement. La sensation de vide qui restait dans son âme lui donnait parfois le vertige. Il se revoyait encore avec Mara lors de ses premiers pas en tant que genin. L'adoration qu'il lui portait. La fierté qu'il avait pour sa sensei. L'amour d'une grande sœur adoptive touchant presque à celui qu'il portait pour sa mère.

Il se surprenait à fixer le vide de longs instants, emplit de nostalgie. Il voyait presque ce que leurs relations auraient pu devenir avec le temps, la façon dont elle aurait grandi. Aujourd'hui, il restait...rien. Du vent. Il n'y avait que le vide et l'absence. Durant cette période de deuil inattendu, Rei et Yuna le visitèrent souvent malgré leurs différends. Étrangement pour Asano, la disparition de sa mère ne l'avait pas autant touché. Il l'avait perdu des années avant qu'elle ne soit réellement enterrée.

Les différents conseils de Konoha se réunirent pendant presque deux mois pour gérer le village. L’élection d'un nouveau chef était pourtant inévitable. On estima à trois mois la période de deuil pour la Jūnidaime. Plus serait mettre la ville en danger. De par sa position de bras droit et élève de Mara, la candidature d'Asano avait beaucoup de poids. Fréquentant les différents clans depuis des années, il avait qui plus est le soutien de la vieille garde. Quelques membres de son propre clan élevèrent bien la voix, Mugen le premier, sans faire pencher la balance toutefois. Il est difficile d'aller à l’encontre de son chef de clan. Dans cette période de chaos et de doute, il faisait figure de continuité et de stabilité.

Quatre mois après s'être débarrassé de son maître, l'air avait un goût différent. Asano recevait dans sa vingt-septième année la toge et le chapeau ancestral d'Hokage de Konohakagure. Une ère unique débutait.




Test RP



Asano regardait le village. Son reflet dans la vitre du bureau ne semblait rien exprimer. Les yeux de l'Hokage par contre ne s’arrêtaient jamais. Un chat aurait eu les oreilles plaquées ou dirigées vers l'arrière, restant sur ses gardes. La façon dont il avait accédé à son poste l'amenait à soupçonner qu'on lui fasse la même chose. Au moins qu'on le soupçonne de son acte horrible. Nul doute que sa sensei, le précédent dirigeant de Konoha l'ait maudit dans ses derniers moments et continue de le faire dans le royaume des morts. C'était un châtiment mérité. L'homme n'avait jamais espéré une fin heureuse pour lui. Tant qu'il pouvait au maximum repousser cette fin et sauver son village, il serait content. Pas heureux mais content.

Des signes de préoccupation se dessinèrent sur son reflet attirant son attention. L'Aburame ne put s’empêcher de se frotter la ride qui s'était formée sur son front. Tout son visage était tendu et il serrait les dents comme pour endurer un effort violent. Ce n'était que le premier jour de travail et il se sentait déjà écrasé par le poids de sa tâche. Il ne savait pas comment Mara, sa sensei avait pu tenir tant d'années avec le sourire. Qui plus en trouvant le temps de continuer à former le manipulateur d'insecte. Rien que d'y penser, Asano était choqué. Sa maîtresse était exceptionnelle et il n'avait jamais vraiment saisi l'étendue de sa valeur.

Il leva lentement la main vers la fenêtre ouverte, laissant une de ces créatures s'échapper de son poignet. Le minuscule scarabée vola quelques instants avant de se poser sur la poignée. L'Hokage ne lui donna aucun ordre. Il voulait voir l'animal prendre sa liberté et s’étendre ses ailes dans le grand vide qu'était le reste de Konoha. Il voulait le voir choisir de vivre sa vie. Il voulait le voir toucher le bonheur qu'il avait lui-même bannit de son existence. Malheureusement, un son lourd dans son dos, l'obligea à se détourner de son expérience personnelle.

Un Akimichi entra, plusieurs dossiers sous le bras. Il avait servi sous la Jūnidaime et désormais sous le nouveau leader. Asano le renverrait sous peu. Le gros shinobi connaissait trop bien comment fonctionnait Mara, son ancienne patronne. Il avait souvent assisté aux échanges entre elle et l'Aburame. Ce dernier ne voulait pas que quelqu'un qui en sache autant, qui aurait pu déceler quelque chose soit si souvent à ses côtés. Non, il était une menace déjà grande. Il ne la laisserait pas s'étendre encore plus. Celui avec le plus fort tour de ceinture des deux se pencha profondément en guise de respect. L'Hokage hochant la tête en guise de permission, le premier se mit à parler.

-Jūsandaime, voici les rapports quant à la localisation des membres du « Miroir du Monde ». Depuis leur acte monstrueux, ils ont acquis une très grande réputation. Nos espions nous indiquent qu'ils sont traités comme des princes à Amegakure.

Asano acquiesça avec plus de dureté cette fois. Il avait eu beau les avoir engagés pour éliminer Mara, ils étaient une plus grande menace que le Bibendum devant lui. Sa parano le poussait presque à partir de son village en douce pour tous les exterminer avant qu'ils ne parlent. Il savait que ce n'était pas réaliste mais la panique qu'il avait en pensant à eux était durs à contrôler. Qui envoyer et comment pour que les tueurs ne soient pas au courant de la vérité des mercenaires? Si l'Aburame se retournait contre eux et qu'ils vivaient ou voyaient l'attaque venir, leur secret commun éclaterait au grand jour.

-Jūnidaime a toujours gardé des relations avec ces villages. Mettons ceci à profit. Je vais créer une équipe diplomatique pour contacter leur leader. Je suis sûrs qu'avec quelques offres, ils verront qu'il vaut mieux nous considérer comme leurs roi que ces chiens comme des princes.


Quelques offres ou quelques menaces...Le miroir du monde ne sortira jamais du village de la pluie vivant. Asano s'en fit la promesse.



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MessageSujet: Re: Présentation Aburame Asano (terminé)   Mar 18 Avr - 17:00
Bonjour! J'ai terminé. Merci pour le temps que vous passerez sur ma présentation. je sais qu'il y en aura beaucoup XD


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MessageSujet: Re: Présentation Aburame Asano (terminé)   Mer 26 Avr - 15:21



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« Le Fond » 10/12

L'originalité 2/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 3/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 11/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 2.5/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 2.5/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 30/34

C'est... Long. Ça, je peux clairement pas le nier ! J'ai relevé plusieurs fautes, mais bon, comparées à la longueur du texte, ça passe largement.

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Hokage avec 1050 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.

Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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Présentation Aburame Asano (terminé)

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