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 山神한인 - Sanshin Hwanin - The Healer

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Membre de Muraseimon
Sanshin Hwanin
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Date d'inscription : 18/05/2017

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MessageSujet: 山神한인 - Sanshin Hwanin - The Healer   Jeu 18 Mai - 11:03

Sanshin Hwanin Feat Makishima Shogo

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Infos générales
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Nom : 山神 - Sanshin ' Dieu des montagnes'
Prénom(s) : 한인 - Hwanin ' L'instigateur des Cieux'
Surnom : 大山津見 - Yamatsumi
Âge : Vingt huit ans
Sexe : Masculin

Village : Anciennement de Kirigakure no Satô.
Rang : 2nd de l'organisation 'Muraseimon', Épéiste de la Brume
Clan : //
Affinités : Suiton
Spécialités : Kenjutsu, Epee Kiba de Kiri

You're broken


Oh je manque à tous mes devoirs de narrateur, laissez moi vous présenter Sanshin Hwanin. L'homme se perdait souvent au détour d'un miroir, il trouvait son image fascinante. Pour la majorité des êtres vivants, Sanshin Hwanin n'était qu'un tas de protéine informe, remuant, et faisant ses choix au rythme de la danse silencieuse que se menait la lune et le soleil. Un tas de protéine ne faisant que très rarement le choix d'arranger son apparence. Ainsi l'homme s'égarait devant son reflet, s'amusait de lui, son apparence n'annonçait rien des pensées qui l'occupait, la complexité de son être était masquée par ce fragile bouclier. L’ennui, voilà le plus grand maux d'Hwanin. Il se surprenait à courir de temps à autre derrière les femmes ou l'argent, à provoquer le destin à l'aide de cartes ou dés en fonction de son état d'ébriété. Il s'abandonnait à sa bestialité, lançait des batailles pour le plaisir de vivre, se laissant parfois roué de coups. Se délectant, s'appropriant du plaisir de son assaillant.

Une fois les bêtes dehors, il se sentait finalement vivant, ce n'est qu'une fois satisfait qu'il laissait repartir ses jouets. L'ennui. Il était tantôt souriant, tantôt brûlant de haine, ou encore plein de larmes. Vivre est le maître de mot de celui qui tend à aspirer à ce que sa vie soit inscrite dans le grand livre de l’existence, mais le cœur de l’homme n’est qu’une lueur illusoire qui se dissipe bien vite dans la quêter incroyable du bonheur suprême qu’ils se sont fixés. Mais folie et désespoir ne semblent qu’être la seule chose qui puisse supporter leur compagnie devant leur propre désillusion et leur destruction mutuelle. Dans le cristal d’or de la diversité des visages, les hommes ne rayonnent point, tâche absurde au milieu d’une robe de volupté.

Cette bestialité montrait Hwanin dans ce qu'il y avait en lui de plus pur, il exhibait son honnêteté comme un bijou, il était simple à cerner. Pour un curieux, il n'y avait rien de plus aisé que de suivre les sautes d'humeur de l'épéiste, son corps suivait parfaitement le rythme de ces pensées et de ces émotions. Ce trésor qu'il portait faisait de lui quelqu'un à qui l'on s'attache rapidement, il était de ceux qui n'avait aucun mal à transmettre l'énergie qui l'habitait.

Le guerrier n'aimait pas se donner du mal, il n'utilisait ces talents que sous l'impulsion d'une forte émotion, sous la volonté de réaliser un projet. Il daignait alors derrière un sourire d'excitation, charmeur, contagieux utiliser son intellect à haut régime. L'épéiste c'était formé un esprit vif, un instinct absolu en s'habituant dès son plus âge à suivre un rythme bien trop élevé pour lui. Lorsqu'on est surpassé dans tous les domaines, on ne se repose que sur une chose: une stratégie. Le virtuose bougeait alors au rythme des pulsations sanguines, jouant entre sa bestialité et sa logique, entre la vie et la mort. La lumière dansait avec les ténèbres, la douleur avec le plaisir et dans cette danse folle, la moindre fausse note transformait la proie en chasseur. Si l'envie vous prend de danser, n'hésitez point, les épées du Yamatsumi vous offriront une mélodie que vous n'êtes pas prêt d'oublier.

Le pêcheur ne se laissait pas assourdir par la perfection de ces concerts. Lui, l’un des enfants ayant eu la bénédiction d'avoir un vécu plus difficile que les autres. L’anarchiste défiait le monde en attendant qu'on l'arrête. La domination pure l’animait, il avançait avec la gloutonnerie inarrêtable d’un trou noir. Il abattrait sans compassion aucune, les vertus les plus sombres sur l’humanité, afin de profiter au mieux de ces maux.

"...nous  ne sommes réellement vivant que dans la souffrance. Hey hm... Yü, pourquoi on est entrain de parler de ça déjà ? "

La bête aimait l'humanité, peut être plus que quiconque. Cet amour lui était rendu, éminemment sociable, il attirait à lui les foules, il trouvait le moyen de toucher les âmes de ses proches, il allégera vos doutes, portera vos remords et vous fera lever les yeux avec un panache taquin. Il obtenait régulièrement des louanges sur ses capacités sociales, séducteur, il lui arrivait parfois d'échanger ces louanges par des faveurs.

Sanshin Hwanin est un homme qui dispose d’une vision assez manichéenne du monde.  Il sépare donc le monde en deux catégories, le bien et le mal. Néanmoins, ici le bien et le mal n’ont rien à voir avec l’idée populaire de la chose. Le bien désignant pour lui « les Hommes vivant leurs vie entièrement ». Et le mal recouvrant le reste. Cependant il aimait ce mal, le loup éprouvait une compassion immense envers les moutons. Il restait néanmoins froid à tout autre style de sollicitude, ainsi lorsqu’une femme se fit assassiner sous ses yeux, il se délecta de la haine et de la colère du tueur. Curieux et joueur, il avait depuis peu pris au sérieux la voie du ninja. La puissance est puissance disait-il. Il se faisait des alliés de plus en plus nombreux, doté d’un charisme et d’une maîtrise inégalée de la parole. On  pouvait se tromper à son égard, gouverner n’était pas son but, surtout pas sur des moutons,  prêt à suivre n’importe quel inclinaison que leur réservait l’avenir, pour peu que la promesse soit tentante. S’il avait un jour quelconque intérêt à cela, il fallait chercher une raison bien plus primitive. Il voulait assoir sa force, imposer sa suprématie sur les autres, prouvant que nul autre que lui n’était absolue. Par moment douter, s’inquiéter par rapport à un éventuellement empoisonnement, avoir le pouvoir de changer d’un instant à l’autre les règles du jeu. Ne restez pas en dehors de ce jeu, vous ratez tout !

Il est facile pour lui de reconnaître de quel bois est fait une personne, l'instigateur des cieux fait une confiance absolu en son instinct et n'hésitera pas à confier sa vie aux mains d'une personne qu'il ne connait pas encore. Même s'il refuse sa confiance à la majorité, son amour de l'humanité l'encouragera à partager néanmoins un thé avec vous, pourvu que vous ayez une conversation agréable.

S'il vous arrive de  le croiser dans un jour où il est d'humeur joueuse, que ce soit la luxure, l’orgueil, la colère, la jalousie, la gourmandise, l’avarice ou la cupidité, préparez-vous à vivre une expérience unique.

"Pourquoi te caches tu Invité ?Laisse moi être éblouis par la splendeur de ton âme. "

Il faut aller bien au-delà de l’aspect physique d’un homme pour pouvoir le cerner. Disposant une personnalité unique, il voue un amour inconditionnel à l’Homme. Appréciant hors des normes de la société les défauts d’un tout un chacun. La peur, la haine, la jalousie sont toutes autant  de phases qu’il admire au quotidien, ce n’est que poussé dans ses derniers retranchements que l’âme se sublime. Cependant la facette qu’il respecte le plus et qui le caractériserait le mieux serait sa cruauté. La propension à faire souffrir les autres d’une manière exagérée et de façon complètement injustifiée, à l'instar des  félins qui joue avec sa nourriture avant de l’achever. Ce côté disproportionné de sa personnalité est néanmoins extrêmement discret, il se laisse parfois emporter dans le feu d'un combat. Veuillez l'excusez.

Let me fix you.


車軸の雨, Shajiku no Ame: Pluie battante

Entre naissance et décès, le temps qui s’écoule entre ces deux évènements est votre. Toutes les émotions que vous vivrez, la stratégie que vous adopterez pour palier à vos faiblesses et utiliser vos forces, tout cela est votre. Commencement, présent, fin. Des mots qui définissent le temps dans son édifice harmonieux à travers les cordes d’argents de la harpe de la vie. Au commencement, création d’une lueur faible et hurlante au cœur d’un linceul transparent d’innocence, bouclier pur et isolé face aux ténèbres abondantes de l’éternel. Présent, démon sans cœur d’une vie qui s’écoule au fil de ses actions et de ses choix, et la fin de toute chose, la mort qui telle l’empreinte d’un fléau sème carnage et désespoir sur son passage, rompant avec allégresse les fils du destin. Bien que ces mots soient la définition même du cycle de la vie, l’éternité réunit les 3 en son sein pour former le cœur même de la reconnaissance infinie.


Transcendant la chaire et l’esprit, c’est accompagné des hurlements de douleurs entrecoupés d’une joie singulière, que la vie éclot lors du rite de la naissance, parfaite symbiose de lumière et de ténèbres, dans la joie inébranlable de la vie donnée, et la souffrance mauvaise de cette action. C’est par une nuit sombre, au ciel recouvert d’un voile épais de ténèbres, où seule la lumière de la lune daignait bénir cet instinct particulier, que la naissance de Hwanineut lieu, dans un concert de hurlements douloureux… Après tant d’efforts et de souffrance, l’enfant était enfin née… et c’est ici que commençait déjà les infortunes de l’enfant nouveau née, semblant mort née, le corps d’une maigreur à en faire pâlir un mort… Qui pourrait penser qu’un enfant dont la naissance avait commencée par sa propre mort pourrait par la suite devenir un être aussi attaché à la vie? Nul ne pourrait le deviner, mais les dieux avaient décidé de lui apporter leur clémence, car à peine une minute plus tard, après un fort massage, le bébé poussait son premier hurlement. Le pêcheur encore pur était né. Après l’avoir pris dans ses bras, la mère soulagée de cet heureux miracle pouvait enfin poser ses yeux sur son enfant… Des yeux pétris des larmes de la joie renouvelée au sein de la terrible douleur qu’elle avait éprouvée. Elle put alors constater avec une certaine surprise que les yeux de son enfant reflétait la même couleur que celle des bougies qui les encerclaient, un jaune au reflet orangé, d’un jaune pourtant pur, ne reflétant aucune nuance, ce jaune, insigne de gloire et de sagesse. Elle passa une main tremblante et délicate sur le crâne de son enfant qui n’était couvert que de quelques cheveux d’un blanc immaculé mais dont certains reflets leurs donnaient l’impression d’être d’un argent d’une clarté affolante.

Se baissant sur sa femme, l’homme la serra dans ses bras, contemplant avec joie son enfant… On aurait dit le tableau d’une famille parfaite, dans un monde parfait, mais la justice divine envers les mortels étaient tout autre, et les ténèbres de la vie reprendraient bientôt leur cours dans le concert alarmant des hurlements désincarnés des pêchés humains dans leurs plus terrible appareil. Après quelques minutes à se tenir immobile, la mère endormie avec son enfant posé contre son cœur, le mari se releva, prenant avec délicatesse l’enfant des bras de sa mère, pour l’emmener voir ce qui allait être son nouveau monde, celui de sa vie et de sa destinée.
逆巻く雨, Sakamaku Ame: Pluie déferlante


6 ans s’écoulèrent paisiblement. Le temps, une chose bien étrange et merveilleuse, une ode chantée par la voix cristalline des anges d’outre-tombe, clamant avec innocence, vertu et mauvaise foi la vérité absolue dans l’entrelacement des cœurs perdus. C’était comme une splendide rivière de diamants, une rivière sacré qui se perdait dans les confins de notre imagination, chantant les louanges de nos actes, de nos joies et de nos meurtrissures dans les confins de la création et de la fin destiné. C’est une rivière éclatante s’entrelaçant de façon à former le corps sublime de la déesse de l’éternité et de la création, se drapant d’un voile d’ébène couverts des paillettes de diamants, tels l’éclat céleste de la nuit terrifiante, brillant au firmament tels les lueurs subliminal des nombreuses vies qui brillent en elle. Une beauté inégalable qui semble se perdre dans une infinité de lumières tandis que l’éclat désinvolte d’un destin s’illumine ou s’éteint, comme les milles feux d’un rubis étoilé, symbole d’une vie naissante hurlant avec éclat son premier souffle de vie, ou d’une vie s’éteignant dans le remord ou le souffle apaisé d’une âme descendant rejoindre le flot des âmes dans les terres des sombres enfers. C’est le spectacle d’une existence sereine ou tourmentée qui se perd dans l’immensité du flot céleste, comme si il était perdu au plein milieu d’un désert dans lequel des milliers de flammes brûleraient à l’unisson, s’éteignant ou s’illuminant de plus belle au fils des âmes qui dansent autour de ce foyer de chaleur qu’est leur existence perdue ou vivante tels les papillons de nuit venant se brûler les ailes en cherchant la divine lueur de l’espoir enflammé.

Il est dit que peu importe la personne qui tend son cou vers la dive robe de satin dont se parait le ciel, dans son infini grandeur nocturne, il était impossible de ne point se sentir apaisé, comme si les maux de la vie semblaient s’envoler et se perdre ne serait-ce que momentanément dans le fleuve u temps, se noyant dans le firmament en attendant le moment de revenir avec force hanter le cœur illusoire de l’homme qui s’est jeté dans les bras vertueux de la contemplation. Il était nécessaire de penser à ce qui était plus grand que sois, en s’imaginant être bordé dans les vapeurs d’émeraude qui reflétaient lueurs infinies de chacun, en espérant qu’ils daigneraient répondre à nos prières célestes, soulager les douleurs de nos cœurs et de nos corps, tandis que l’esprit vagué à la contemplation salutaire du ciel cristallin.

遣らずの雨, Yarazu no Ame: Pluie soudaine

Peu importe l’homme ? Oui, qu’il soit enfant, adulte ou vieillard, tout être qu’il soit, il peut son âme en contemplant le ciel. C’était aussi le cas de Hwanin. Enfant de constitution faible, il tentait toujours et en vain de braver ses démons, ses faiblesses afin de devenir celui qu’il rêvait d’être, l’homme qui protégerait sa mère, son père des aléas du destin et des caprices de la vie. Transis de peur face à sa propre incapacité à grandir dans ce monde qu’il voulait fouler, il ne cessait de trembler et ruminer ses propres craintes, en proie à la sainte colère… Il avait beau n’avoir que 6 ans, il en était déjà d’une maturité incroyable, tel un adolescent d’une quinzaine d’année qui vivait seulement pour apprivoiser son envie de savoir, de connaissance et de philosophie, à tel point que l’on se demandait parfois s’il était sain d’esprit. Tout jeune qu’il était, ses aspirations étaient bien étranges, il voulait tout savoir, tout connaître, et devenir le guide des agneaux perdus qui ne cessaient de se moquer de lui et de ses faiblesses incroyables, il voulait devenir le berger qui les guiderait sur la voie de la connaissance afin de ne point lui-même se perdre dans sa propre colère. Était-ce seulement l’aveu de sa faiblesse mentale autant que physique, ou la force de caractère de celui voulant briser les chaînes du destin ? Il ne saurait y répondre, après tout, il n’était encore qu’un enfant.

五風十雨, Gofūjūu: Pluie régulière

Assis sur un banc, à l’extérieur de leur demeure, alors qu’il faisait nuit depuis peu, Hwanin laissait ses yeux aller à la contemplation de l’univers et du ciel, se demandant quelle était sa place et sa tournée en ces terres alors que son manque de force semblait le destiner à une vie misérable au sein d’un peuple guerrier ? Mais plus que tout, il était toujours autant émerveillé par la grandeur de ce ciel qui semblait former un bouclier impénétrable autour d’eux, tel la main de dieu qui semblait vouloir protéger ses brebis à tout jamais des agressions de l’inconnu. Admirant encore et toujours ce ciel tel un enfant qui le voyait pour la première fois, il n’entendit point les petits bruits de pas qui venaient vers lui… Alors que ceux-ci se faisaient proche, il sursauta et tourna enfin la tête pour voir arriver devant lui une de ses sœurs aînées. Il s’agissait de sa mère, Akane, sa mère adorée qu’il voulait protéger plus que personne. Sa mère le regarda avec des yeux curieux et malicieux avant de lâcher d’une voix douce et moqueuse :

-Qu’est ce qui ne va pas mon ange ? Tu es souvent seul ces derniers temps.

Avec un sourire triste, l’enfant la regarda et lui dit :

-Je m’ennuie maman. C’est comme si j’étais invisible aux yeux de tous. Comme si le monde que je voyais était inaccessible aux autres.
-Tu as peur ?
-Hm… un peu


S’asseyant à ses côtés, elle passa son bras autour de son cou avant de lui répondre moqueuse :

-Tu n’as pas à t’en faire. C’est normal, lorsque tu ne seras pas quoi faire tu n’auras qu’à fermer les yeux, écoute ton cœur, le dieu Yama te suggère sans doute déjà la bonne voie. Regarde! La lune n'a-t-elle pas déjà l'air plus brillante  ?


Détournant ses yeux d’elle, il les reposa vers l’astre lunaire et les milliers d’étoiles qui brillaient comme autant de vie perdus dans la rivière de la vie, laissant ses yeux d’enfants enfin divaguer à des occupations d’enfants. C’était encore l’innocence de l’enfance.

五月雨, Samidare: Pluie du début de l'été

Le temps continua ainsi à défiler, entre joies et souffrances, lumière et ténèbres, des notions bien étranges quand on en connait la réelle définition, synonyme de division au sein même des cœurs déchaînés de l’humanité…. Hwanin avait à présent 11 ans et était devenu un jeune Genin du village de Kiri. Encore jeune il était, mais c’était ses exceptionnelles qualités mentales qui lui valurent d’accéder à ce titre, et ce malgré ses faiblesses physiques qui ne furent jamais réellement consolidés. Alors que ses camarades arrivaient déjà à réaliser des jutsus de combat, des techniques élémentaires ou à se battre au corps à corps, lui était encore bien incapable de tenir correctement un kunai, et encore moins capable de se battre avec un autre sans trébucher tous les 5 pas. Risée de ses camarades, il n’avait réussis toutefois à devenir Genin que d’extrême justesse… Mais ses professeurs eux restaient optimistes, même si il semblait faible et dénué de tous talents pour le combat, son incroyable intelligence elle semblait être parfaite pour en faire un tacticien hors pair tel qu’il devenait rare d’en trouver.

Un jour comme les autres se dressait dans le voile cristallin de la toile d’argent de la tisserande du temps. Un soleil clément et timide ne daignait se montrer que très brièvement à travers l’épaisse couche de nuage grisonnant qui envahissait peu à peu le ciel en un linceul sinistre, comme si la voute céleste remplissait son âtre d’un velours léger avant de s’y reposer dans sa clarté céleste.
Hwanin venait de recevoir sa première mission en tant que Genin, une mission plutôt tranquille à vrai dire, c'était évident, un Genin n’étant guère habilité à vivre une folle aventure de par son manque d’expérience notoire.

En effet, depuis certains temps de nombreux cadavres de créatures aquatiques, aussi bien de vulgaires poissons ou des êtres amphibies remontaient le courant de maigre ruisseau qui parcourait le quartier et qui  venait donc alimenter le puits du quartier. La rivière était donc infecté de cadavres de poissons, et il devait se rendre sur les lieux afin d’y prélever un échantillon d’eau, probablement pour analyse. Mais il devait d’abord aller à l’hôpital afin d’y quémander le flacon qui aller servir aux prélèvements.

Hwanin n’y était venu qu’une seule fois auparavant, afin de quémander des médicaments pour lui-même et sa mère. Tous deux étaient faibles et n’avaient régulièrement besoin de traitements afin de les tenir en état convenable, surtout lui qui pendant de longues années avait souffert d’un tel était de faiblesse qu’il dû rester des mois couchés dans son lit sans pouvoir aller admirer de ses propres yeux la beauté du monde, un véritable cauchemar quand l’on était qu’un enfant innocent.
C’est donc avec cet ordre de mission en main qu’il avançait le long des rues bourgeoise du quartier de Kiri… En effet, ce n’était pas à l’hôpital principal qu’il se rendait, mais à celui le plus riche du village qui venait en aide aux miséreux perdus dans les bourgades alentours.

A peine fut-il entré qu’un médecin lui tombait dessus afin de lui tendre un flacon de verre brut… Le flacon pour prélever l’eau qu’il fallait aller chercher. Il fit alors demi-tour et pris la direction de la rivière. C’est alors que dans le ciel les nuages chassés par le soleil laissèrent le monde se faire baigner par l’éclatante chaleur des rayons du soleil. Ce magnifique éclat commençait à éclairer la clairière dans laquelle il se trouvait, à côté la petite rivière,  Sur les feuilles des végétaux, de lourdes gouttes d’eaux scintillaient de milles éclats, offrant à ses yeux un délice de beauté et de couleurs, certaines gouttes transcendant la lumière tel des prismes.
Mais ce raffiné spectacle laissait alors place à un tout autre spectacle… Une œuvre mortuaire… Naturelle ou non ? Il n’en avait aucune idée, mais les cadavres de ces poissons flottant à la surface de l’eau gâchaient cette fresque naturelle éclatante si commune dans les environs de Kiri qui n’offraient que des scènes désertes et mortes de vie. S’approchant du bord de l’eau, il déboucha le flacon et se pencha sur l’eau en essayant de regarder de plus près le corps d’un poisson mort sans pour autant y discerner quoique ce soit d’utile….

Puis, après avoir réalisé son précieux prélèvement, il retourna en ville pour y apporter la rançon de sa mission. Heureux comme pas deux, il était fier d’avoir enfin réussis quelque chose de convenable, même si ce genre de missions n’avait rien de bien glorieux. Epuisé de cette marche, il arriva enfin à l’hôpital pour y déposer le prélèvement, et repartir chez lui afin d’y quérir un repos bien mérité.
Mais il ne se doutait guère de ce qui allait lui arriver le soir même.

En effet, à peine fut-il rentré, déambulant dans les couloirs de sa demeure afin d’aller raconter à son père son exploit du jour, il entendit alors des murmures provenir du bureau de son géniteur. Se penchant devant la porte légèrement ouverte, il put entendre la voix d’un de ses instructeurs, parlant ouvertement avec son père de ce qui semblait être de lui….

-Ecoutez, nous avons de sérieux problèmes avec votre fils. Il est désordonné, ne suit aucune des consignes qui lui sont appliqués. De plus nous commençons à avoir de sérieux doute quant à son aptitude à utiliser un jour un ninjutsu élémentaire. Il semble aussi incapable de lier des liens de confiance avec quiconque. Savoir manier habilement son cerveau n’est pas la seule chose requise. Avouez le une bonne fois pour toute, il est un incapable fini, il n’a aucune aptitude et ne fera rien de bon à part creuser tout seul sa tombe si cela continu…Et aussi celles de ses camarades. Je vous conseille vivement de tout faire pour qu’il abandonne la voix du ninja.
-Par Yama, toi le premier mort, toi la lune masculine sois en témoin. J'ai laissé à ma femme l'éducation de mon seul fils et regarde le résultat. Prenez mon coeur et rendez moi mon fils. Je jure que d'ici la fin de la saison...


On dit que la peine d’un cœur est semblable au verre de cristal tombant du sommet d’une étagère pour se briser dans un éclat discordant sur le sol de pierre. C’était dans l’état dans lequel se trouvait le jeune en ce moment même, son petit cœur d’enfant venant de se briser dans une esquisse grotesque de douleur et de refus de sois même. Oubliant comme par miracle sa fatigue, et courant à travers les couloirs, il ne pensait qu’à une chose, fuir loin de cet endroit pour trouver le lieu de son repos éternel.
Devant lui apparut au détour d’un couloir sa mère

-Le voilà ! Notre héros qui vient de finir sa première m…

Mais elle n’eut guère le temps de finir sa phrase, voyant alors son fils passer devant elle, des larmes s’écoulant dans son sillage comme des perles de cristal.

繁吹き雨, Shibuki ame: Bruine

Combien de temps passa ? Il l’ignorait, mais ses parents l'avaient traîné pendant des heures jusque dans un temple reculée en dehors de la ville. Il avait marché depuis des heures, les poings serrés jurant de ne plus croire en rien.  il avait réussis à se traîner jusque dans le désert, et y marchait péniblement depuis des heures, un sourire sombre et fou sur son visage. Que pouvait-il se passer dans sa petite tête d’enfant à ce moment-là ? Il n’y avait que mépris et colère, paroles blasphématoires qui maudissaient les dieux de lui avoir accordé la vie et un destin aussi misérable. En ce moment, il ne désirait qu’une chose, être lui-même un être supérieur que plus jamais personne n’oserait regarder de haut… Un être dont la vie vaudrait la peine d’être vécue.

Être durant des heures dans un marécage humide était une chose affreuse, surtout lorsque celui-ci devenait un endroit d’un froid phénoménale à la nuit tombé. Puis, il s’écroula, un sourire apaisé au visage, attendant avec impatience que les bras décharnés de Yama viennent enfin l’emporter dans un lieu où plus jamais il ne souffrira. Mais il n’avait alors point vue l’ombre qui s’approchait de lui, homme recouvert d’un épais manteau en lambeaux et d’une cagoule, le camouflant totalement… Homme qui lui jeta un katana. Son destin n’était pas encore de mourir, cependant, il avait apprécié chacune des secondes qu’il avait passé avec sa mère. Il avait apprécié l'odeur de sa poitrine, la couleur de son amour, et le bruit de ses pas, mais lorsqu'il toucha le katana de son père, il ressentit la légèreté de la lame, la légèreté de la vie: l'hirondelle était prête à faire son envol.

Il releva la tête et constata avec surprise que la pièce était rempli d'hommes vêtus de la même manière que son père. Simultanément, les huit hommes dégainèrent leurs katana, et chacun affligea à l'enfant un coup de katana direct, précis, transperçant de part en part l'enfant.

Douleur, peine et désespoir. Le corps transi de terreur et de souffrance, bouillonnant dans sa propre peine, sa propre déchéance lorsque les lames du destin tragique viennent s’abattre sur lui comme une pluie de métal tranchant, comme si les flèches de milliers d’archers divins venaient d’être tirés du ciel même. C’est la douleur même du cœur qui résonne comme une complainte sinistre dans la peine infligée par des mots ou des actes aussi terribles que les blasphèmes que les hommes proféraient chaque jour qui passent envers les autres, envers la vie, le monde et toute chose juste pour satisfaire leurs égos sans borne. La peine du l’âme était la triste complainte de sa propre déchéance, le désespoir qu’elle ressentait face à sa propre tragédie, destin immuable qui semblait la condamner à se noyer dans les précipices sans fond de la culpabilité et de la solitude éternelle, comme si rien au monde, ou dans le cosmos tout entier ne pouvait s’accorder à elle de façon à rompre la discordance des notes tristes qu’elle produisait en faisant vibrer les cordes de son esprit. C’est comme si les larmes de cristal du chagrin le plus insondable qui soit se mettait à couler avec une telle abondance qu’il parviendrait à remplir en quelques heures seulement le désert de la déchéance, cuvette creuse emplie de sentiments bouillonnant et refermés sur eux même, comme si un puissant sceau les retenait prisonniers à jamais en ces lieux, mais que celui-ci volait en éclat devant la force des larmes de chagrin qui s’abattait sur lui.

Recourbé sur lui-même, nageant dans sa propre peine, pensant alors qu’il avait probablement trouvé la délivrance suprême, celle de pouvoir reposer à jamais aux côtés des dieux qui l’avaient condamnés à ce monde de souffrance, quelle fut sa triste surprise de se voir alors bordé de draps d’un blanc immaculé dans un des nombreux lits des nombreuses chambres que comportait l’hôpital principal de Kiri. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’une véritable haine le submergea, pourquoi devait-il encore vivre si ce n’était que pour subir humiliation, opprobres et déshonneur ? Les dieux allaient-ils encore longtemps continuer à s ‘amuser de sa souffrance et de ses peines, quand allaient-ils en avoir assez de ce drame grotesque ?! Se redressant des plus péniblement sur son lit, le jeune samouraï repoussa les draps qui le couvrait afin d’essayer tant bien que mal de se lever, mais ses jambes tremblantes refusaient bien évidemment de le porter et il se retrouva face contre terre, maudissant encore une fois la vie qui lui avait été donné, celle d’un être faible et inutile à lui-même.

篠突く雨, Shinotsuku ame: Averse d'adieu


L'enfant soupira et poussa sur ses bras pour se relever, à nouveau son père lui jeta un Katana.



-Par Yama! Tu as donc survécu. Fils, il est temps pour toi d'apprendre notre art. Le Shigure Souen Ryu, rien te rendra plus libre. Il s'agit de bien plus que d'un style de combat. Ecoute moi. Chacun des mouvements, chacune des techniques que tu feras à partir de maintenant nous aura été transmis par celui qui ne connaît pas la mort.
-Papa tu sais...
-Ecoute, cela fait maintenant plusieurs siècles que notre culte existe, nous restons en dehors de ce système. Mais chaque technique je vais t'apprendre, aura été sélectionner parmi des milliers. Il s'agit du meilleur.
-Regarde moi. REGARDE MOI! Tu veux m'apprendre à moi des techniques à l'épée ? Des techniques au corps à corps ? A moi Papa ?
-Ecoute mon fils
-Non…
-De toute façon, tant que je serai celui qui te nourrit, cette conversation est close. Tu deviendras fort fils.
-Je me demande quels genre de critère tu utiliseras pour me faire rentrer dans la case des gens fort.
-Conversation close.


Fort, il le devint. Au fur et à mesure qu'il guérissait de ses blessures, il se mit aussi à prendre du poids, sa condition s'améliora grandement, il devint aussi vif que les autres enfants de son âge. Son changement l'étonna tellement, qu'il lui arrivait d'accompagner ses parents aux réunions dans le culte de Yama. C'est ainsi que Sanshin Hwanin, se dévoua corps et âmes au Shigure Souen Ryu sous la tutelle de son père.  Il fit des efforts comme personne, appris à se faire aimer et profita au maximum des leçons de chacun. Les défiants ensuite, peu à peu il finit par imiter améliorer chaque spécialité des hommes qui l'entourait.


Après seulement trois mois, l'hirondelle volait maintenant mieux que ses pères. Il s'attacha encore plus au style familiale, ce style s'adaptait non seulement à tout type de situation mais évoluait aussi constamment avec l'utilisateur. Un style qui pourrait le porter au sommet du monde.

秋雨, Akisame: Pluie d'Automne


Trois an plus tard, après le décès de son père et comme plus rien ne l'empêchait de rejoindre pleinement le système shinobi, le jeune homme finit par accepter de rejoindre le groupe des 7 épéistes de Kiri. Il obtint deux lames jumelles, héritière de l'une de 7 épée de Kiri: Kiba, capable de foudroyer un homme après un simple contact.

Sous l’arc de lumière argenté que formait les milles facettes des pierres stellaires qui jonchaient la robe de velours d’un noir d’encre de cette créature fantasque qu’était la nuit, robe déchirée par la toge flamboyante du soleil qui commençait à dresser sa couronne de feu royal au delà des montagnes à l’horizon, teintant le noir sobre d’une délicate couleur pourpre, puis orangée, puis bleu clair, l’aube qui annonçait dans une vague de douce chaleur, telle un voile de pureté qui vient réveiller les meurtrissures de la nuit, le corps endormit et l’enlever à sa satiété de sommeil et de paix. C’était le moment où le coq glorieux dressait sa crête flamboyante au dessus de son crâne et poussait dans un hurlement tapageur son célèbre cri de guerre, annonçant le lever du jour et de la renaissance de l’esprit.

Mais pour certains, l’aube n’était pas le moment choisit pour les arracher aux doux bras de Morphée, qui dans une étreinte délicate, serrait contre sa poitrine les corps épuisés et meurtris des créatures qui tapissaient cette planète.

En effet, depuis quelques heures déjà, au cœur même d’une lande déserte se tenait un groupe de ninjas. La plupart d’entre eux, sous leurs casques de cheveux graisseux pour certains, ou remplis d’épis pour d’autres, restaient planté là comme des ahuris de première, les yeux vitreux et globuleux, regardant avec une attention déclinante l’un des leurs en plein exercice. En effet ils étaient tous agglutinés en cercle formant un espace définit dans lequel se livrait une joute de poings et de pieds dans un concert de tintements des épées. Hwanin se trouvait parmi eux, au centre de ce cercle, calme, l’œil vif et l’oreille tendus pour guetter le moindre mouvement ou bruit suspect de la part de son adversaire qui n’était autre que son homologue épéiste. L’homme qui se tenait en face de lui était vêtu de sa coutumière tunique qui fermait sa tête d’un capuchon le plongeant dans la pénombre, rendant difficile d’observer clairement son visage. Hwanin respirait difficilement, comme si l’air lui même semblait le tenailler de l’intérieur. D’une main tremblante, il pressait son flanc droit qui avait subit une légère entaille, et de l’autre il tenait maladroitement un large couteau dentelé dont lame n’était souillée que par la poussière de sable d’un jaune acre qui recouvrait l’ère de combat.

L'épéiste confirmé était quant à lui droit, tenant fermement dans sa main droite une énorme épée duquel du sang gouttait en continu, comme si l’arme elle même pleurait le désarroi qu’elle semait, tâche sanglante et douloureuse pour laquelle sa seule existence se justifiait. Après quelques minutes passées à se fixer droit dans les yeux, Hwanin se rua vers lui dans un mugissement criard, comme si il crachait toute sa rancœur et son ardente et brûlante envie de victoire. D’un mouvement rapide, l'expert pivotait légèrement sur la gauche en reculant son pied d’un pas pour laisser la lame du coutelas mordre le vide lui-même. Mais, 2 années avaient déjà passés, et l’entraînement de cet homme semblait porter ses fruits car Hwanin semblait enfin se battre tel un lion, utilisant pleinement son nouveau physique… Se rétablissant rapidement, il se rua de nouveau sur son adversaire afin de le frapper sur le flanc, ce qui celui-ci avait deviné car il déviait d’un geste sec de son épée la lame dentelée de son élève… Toutefois, 2 ans ce n’est pas rien, et enchainé par les nombreuses défaites de cet entraînement quotidien, Hwanin avait apprit à ne point refouler ses erreurs et à frapper tel un serpent tentant de mordre le mollet clairvoyant d’un dieu. En effet, se servant de la force du coup de son maître, il parvint à dévier l'épée et à pour la première depuis son départ, entailler la main de l'épéiste qui laissa perler de nombreuses gouttes de sang… Sous la cuisante coupure, la plaie enfla, formant une auréole d’un rouge léger autour du trou béant duquel de minces filaments de chairs s’échappaient. Le monde resta silencieux, mais tous compris que ce jour là, les épéistes regardaient leur nouveau leader.

Tout en continuant sa progression fulgurante dans le village, le ninja ressentit l'envie soudaine de retourner au temple où son père l'avait élevé. Il y retrouva plusieurs enfants de sa génération, tous des enfants destinés à devenir les instruments qui allaient servir les dieux pour leur patience envers le genre humain. Ces hommes s’entraînaient ardemment, et gaspillait leur talent aux yeux de l'hédoniste… Certains d'entre eux étaient capable de tenir têtes aux Oïnins du village. Ce lieux était hanté de drames qu’ils s’interdisaient d’aborder, lui Sanshin était en quête de rédemption afin de punir les dieux d’avoir orchestré cette marche sanglante qui avait marqué à jamais son histoire, celle de la mort de son père. Touts ceux qui s’étaient mis sous l'aile  du culte afin d’apprendre sa force étaient tous des êtres hait par les dieux et dont la vie n’était que le drame dont les dieux s’amusaient dans leur monde si supérieur soit-il… Mais ce qu’il ignorait c’est que parmi ses élèves se trouvait un jeune homme qui n’avait pas exactement les mêmes idées qu'eux… En effet, depuis que son talent s’était développé à ce point, Hwanin ne visait plus l'acquisition de force seulement, mais voulait leur voler leur culte afin d’écrire à tout jamais de sa propre main son destin, il voulait devenir de plus en plus puissant avant de ne plus jamais être considéré comme faible, il voulait devenir un dieu.

On le conduisit dans un autre temple, souterrain, temple sombre aux piliers lézardés et menaçant de s’écrouler sous le poids des âges perdus… Passant devant un mur couvert d’une mousse abondante, derrière un des blocs de pierre, un passage secret. Un parchemin qui scellerait son destin, après avoir signé le pacte, Hwanin comprit. Ce pacte d'invocation était à l'origine même du culte. Il laissa un sourire narquois éclairer son visage, il avait finalement obtenu tout ce qu'il fallait pour avancer.

うつし雨, Utsushi ame, Pluie reflétante


Les années, des mots qui définissaient l’inébranlable rivière du temps, permettant aux yeux des hommes et à leur esprit étriqué de pouvoir situer des choses qu’il ne pouvait imaginer, ou qu’il ne pouvait tout simplement pas jauger… C’était comme salir le nom d’une chose majestueuse en lui affichant un nom commun pour la rabaisser au même niveau que les vers qui hissaient leur tête dansante au dessus de l’amas de boue dans lequel ils vivaient afin d’espérer effleurer du bout de leur tête visqueuse les étoiles scintillantes, comme si le simple fin de quantifier l’absolu les rendaient moins insignifiants... Mais c’était un mal pour un bien, car même dans l’édifice divin suprême, les yeux des dieux ne pouvaient quantifier une chose qui leur était égale, c’est pourquoi les lois de l’univers avaient bel et bien besoins de repères… Un repère qui était le symbole d’or et de feu qui brillait en plein milieu d’un océan de néant, de ténèbres et de confusion afin d’éclairer l’ignorance et la terreur des mortels d’un halo d’espoir et de connaissance… Depuis toujours, chaque forme de vie à toujours voulu savoir les limites de toutes choses, car cela permettait à ces êtres de ne point se sentir biaisé dans cet univers qui ne possédait aucune limite.

Les années… 4 années avaient passés, et Hwaninétait à présent devenu un jeune homme accompli, excellent à l'épée. Mais surtout, son envie d'action avait atteint le point de non retour. Chaque jour qui passait, sa force devenait de plus en plus considérable à tel point que les ninjas du village commençaient à l'éviter… Les yeux pleins de rage et de joie, il se tenait toujours au dessus des autres foulant de ses pieds les corps de ses victimes comme si, ils n’étaient que de simples vers. Mais aucun de ceux qui vivaient avec lui n’y avait alors réellement fait attention, jusqu’à ce jour fatidique….
C’était le dernier jour que Hwanin passerait en compagnie de ses compagnons, c’était la fin d'une légende. Les rumeurs sur le culte de Yama avait pris de l'importance ces derniers mois et sans doute due à la pression, il fut destituer de son rang et l'on tenta de l'arrêter. Il était coupable selon les dire de ces rumeurs, d'une tentative de coup d'état. Il comprit le message, il était temps pour lui de s'éclipser. Son destin lui avait préparé une rencontre parfaite, un chemin se retrouve bouché et un boulevard s'ouvre devant vous.

Parsemé de nuages d’un noir éclatant, le ciel semblait se prévenir lui-même de la vision d’une ode aussi terrible envers la folie et la destruction, cherchant à se protéger du combat mélodieux qui était sur le point de naitre dans les effluves sanglantes et incestueuses de la mort de la terreur, de folie, de la passion. Des nuages noirs, qui semblaient condamner et acclamer en même temps l'affrontement entre le Yatagarasu et le Yamatsumi, entre le vagabond et le samouraï, entre la passion et la discipline, une guerre qui allait ne semer que la terreur et le chaos sur un chemin de paix condamné à l’oubli. Il s’agissait de l’apparition céleste de l’homme qui allait se dresser en conquérant au dessus du ciel lui-même, le gouvernant de ses ailes d’or et d’onyx tel le démon affamé fonçant vers l’espace infinie pour défier le grand créateur en personne. Le vainqueur devenait le juges du fort et du faible, celui condamnant de façon implacable les destinées éparpillés sur le monde en resserrant sur eux les griffes désincarnés de sa folie la plus vicieuse et malfaisante. Ces nuages semblaient applaudir, puis, une pluie fine vint marteler le sol sec et aride de la lande perdue, la rendant boueuse et putride… Le ciel semblait pleurer l’homme qui perdait, remplacé par le bête qui naissait… Il semblait pleurer de tout son être le drame qui commençait sous yeux fermés, la chute de l'homme et ceux à venir au nom d’une guerre divine, il pleurait la perte de tout… Lié par le sang, par le respect et une vision commune. Hwanin suivit après un "discours" éloquent son nouveau camarade de jeu.

Hey Yü... Tu n'as pas peur de mourir pas vrai ?


Test RP

Les yeux sont le reflet de notre âme… On dit que les éclats qui se perdent au fin fond des diamants de beauté qui tremblent tels des lucioles d’argent, peuvent faire figurer la grandeur des sensations et des sentiments que les gens ont, ce qu’ils ressentent, on pourrait même y lire leur identité. Il est facile de ressentir le cœur même d’un individu en se plongeant dans les lumières vermeils et ocre d’un regard plein de sensations et d’ambigüités, laissant pourtant perler, telle la pluie de cristal que le ciel verse en guise de rédemption, les sentiments qui se défilent alors comme le long parchemin d’une existence, y gravant sur un rouleau toujours plus long encore les traces même de l’existence, apposant d’une écriture fine et penchée, rude et ferme, ce que le cœur et la mémoire gravent en eux, tels les réminiscences d’une vie sombrant au fil du temps dans les tréfonds du néant universel. Il est impossible de trahir la moindre étincelle venant déchirer la robe irisée dont se part l’œil afin de s’afficher au monde, il est impossible de trahir la nature véritable du regard et de l’esprit, tant celui-ci est plus sincère encore que l’âme elle-même, tissue de mensonge éhontés et de faux semblants qui caractérise notre propre existence en ce bas monde, entourant notre chair et notre mémoire d’un voile de supercherie. Il s’agit de la sombre chanson que pousse le cœur même de l’homme dans sa plus sombre décadence, dans sa plus terrifiante folie, sa plus redoutable envie, laissant se déchainer ses sentiments comme un fleuve de chagrins et de joie se transformant peu à peu en une immense cascade de lumière qui se grave au fin fond des yeux pour transparaître le véritable ‘moi’ d’un humain, si bien que si celui-ci tente de cacher ses véritables intentions et buts, ses vrais sentiments et croyances, ses yeux eux ne pourront jamais mentir à celui capable de lire au fond de leurs éclats d’argent vermeil. Peu importe nos envies et nos espoirs, nos tensions et nos colères, le cœur ne peut cacher ses vérités derrière la porte noire de son existence de façon dite complète, la beauté du regard et de ces yeux si étranges et puissants ne peut être détruite par la volonté elle-même, il est ainsi presqu’impossible de faire taire la vérité de son être à moins de se voiler à jamais la vue. Que nous souffrions, se laissant baigner dans les flammes clairs et ondulantes de notre désespoir, souffle de vie tari et depuis trop longtemps pétris de notre propre déchéance, que la lame froide et cruelle du destin danse au dessus de nous, volontairement ou non, que la crainte de la vie elle-même nous fasse tomber dans les remouds de notre folie, désireux alors de voir la mort s’ouvrir à nous, ou que la joie ludique d’une existence gâtée par le choix souverain et la paix elle-même, ces yeux ruisselants de larmes et de vœux ne peuvent trahir la volonté du cœur et des sentiments flamboyants de notre esprit brumeux.

Nous souffrons, nous pleurons, nous désirons même parfois voir notre vie s’éteindre pour plonger dans les bras d’un blanc de nacre, maigre et lisse, de cette chose si fantasque et apaisante que pourrait être la mort, son visage squelettique sculptée d’une façon telle que la confiance investit nos esprits alors si déchirés par la résolution de la vie perdue, et que toute tristesse s’envole pour la laisser poser sur nous ses mains froides mais chaleureuse, et ses lèvres de marbre diamantins se poser sur nos fronts, pour réconforter nos cœurs et lamentations et nous traîner avec elle dans les limbes de son monde. C’est une chose belle et parfois tant désirable, lueur écarlate transcendant notre regard d’un souffle de détresse appuyé, ou bien d’une démence feutré derrière un rideau de froideur absolu. Ou bien, voir la lumière d’une vie rayonnante derrière sa toge de joie et de bienfaits, et ne croire qu’ne l’existence même d’un bonheur se logeant au fond de notre être, se dessinant dans un éclat pétillant au fin fond des iras des yeux.

Ces choses ne pouvaient être modifiés et cachées, il est impossible de voiler son regard complètement, c’est pourquoi je pouvais aisément voir au fin fond de son regard froid et voilé la cruelle réalité de ce qu’elle est, et du mensonge éhonté qu’elle imposait… Je ne pouvais réellement y deviner la sagace vérité, mais la flamme du faux semblant pouvait toutefois y transparaître. Les yeux ternes qu’elle possédait me semblait toutefois bien plus véritables que les regardes alambiqués ou faussement joyeux qu’avaient le reste des personnes de ce village… J’étais un être venimeux et insolent de nature, arrogance feutrée derrière de belles paroles et des mouvements d’une rare désinvolture. Depuis ce jour si fatidique, j’avais du tel le serpent mauvais ramper dans la mare de sang de ma propre existence pour tenter de redresser ma longue tête triangulaire et reptilienne, dardant une langue fourchue vers les cieux, désireux d’y planter mes crocs empoisonnés afin de dissoudre tout ces nuages ensanglantés de mensonge et de folie absurde. Je savais au fond de moi en cet instant, que la façon que j’avais de me comporter face à elle laissait figurer le plus possible ma véritable personnalité, celle d’une vipère ailée, un faucon reptilien tentant de s’approcher des cieux pour arracher les ailes des fausses créatures volantes s’y réfugiant…

Plongeant mes propres yeux dans les siens, je pus voir du coin de l’œil une légère crispation au niveau de son poignet, une colère retenue d’extrême justesse… Je semblais avoir touché un point faible derrière cette carapace gelée qu’était la sienne. Je la savais un brin identique à moi, bien que sa volonté se soit penchée sur l’hérésie de porter croyance aux dieux maléfiques de ce monde.
La devançant de mes pas légers et feutrés à la fois, je la sens me rattraper et se positionner derrière moi, comme si elle cherchait à se dérober à ma vue, voulant éviter à tout prix de recroiser de nouveau ces yeux si inquisiteurs et venimeux qu’étaient les miens… Je l’entends alors murmurer, palabrer dans mon dos, répondre à ma précédente tirade d’une voix dont le ton était savamment calculé, plat et monotone, froide et sourde… Celle d’un être semblant dépourvu d’un quelconque sens de la réalité, ou de réels sentiments. Laissant se dessiner sur mes lèvres un léger sourire qu’elle ne pouvait voir, je l’écoutais attentivement, tout en observant le paysage défiler sous mon regard froid et ardent à la fois.

-Je n’entends rien à ce raisonnement... mais puisqu'il paraît vous tenir à cœur, je ne vous contrarierai pas davantage. Tâche de gaieté et de cœur. Quoique nombre d'âmes ne peuvent nous résumer que par ces termes réducteurs, j'ai l'impression que dans votre cas, ce ne sont pas des paroles guidées par une simple méconnaissance. Les cultes, comme les bêtes de la nature, sont soumis à l'évolution. Autrefois, il y a environ un siècle de cela, nous étions plus nombreuses, plus connues, plus pacifiques et surtout, nous étions vides de sens. Si les choses stagnent, le temps finit par induire le changement. Autrefois, il y a environ un siècle, le temps s'est chargé de nous prouver notre faiblesse. Et le messager qu'il nous a envoyé était un Fils de Yama. Le temps nous dicte à présent de prouver que la leçon n'a pas été vaine.

Sur le coup je ne pus rien dire, réfléchissant posément à ses paroles… Bien qu’une bile amère remonta le long de ma gorge pour la brûler sauvagement, répandant une froide colère, sourde à toute raison. Elle parlait de ce culte qu’elle vouait à une de ces chimères maléfiques, démons ingrats siégeant dans le ciel de façon cruelle et tyrannique, un démon d’arrogance interdite tendant à jouir du spectacle de l’existence brisée. Puis, Yama… ce nom m’évoquait quelque chose, il s’agissait bien évidemment du sois disant dieu que vénérait un de ces êtres avec qui j’étais dorénavant affiliés, et qui expliquait ma présence. Un sourire amer se dessina sur mes lèvres, froid et cruel, tremblant même légèrement d’une sourde rancœur. Je la sentis alors s’être rangée sur mon côté, je vis alors son regard qui s’était posé sur moi. Avait-elle pu voir cette folie absurde qui s’était dessinée sur mon visage ? Je ne le savais guère, mais je laissais vite retomber ce sentiment que j’affichais et qui menaçait de me trahir, bien qu’une veine palpitait sur ma tempe, et que ma lèvre supérieur semblait trembler. Elle reprit alors la parole :

-Ce qui nous attend vous déplaît. Et bien que ça ne m'inspire pas davantage de plaisir de le savoir, ça ne me répugne pas non plus. La seule chose que je vous demande, c'est de ne tirer les armes qu'en cas d'attaque directe. Pouvez-vous au moins me promettre ça ?

Arrêtant ma marche, je me postais face à elle, laissant s’effondrer tout faux semblant. La peau lisse de mon visage semblait s’effondrer pour laisser apparaître le poids du temps et de la douleur, de la colère, de la haine, de la folie et du désespoir… ces sentiments qui étaient mes compagnons depuis si longtemps. Mes yeux ne pétillaient plus de malice ou de sournoiserie, ils étaient froids, étrangement froids, plus encore que d’accoutumé, sauvage, et lisse… Ils venaient de devenir exactement comme ceux de cette femme que j’accompagnais vers sa mission, bien qu’une flamme de colère semblait y briller, trahissant ma vraie personnalité. Lui répondant alors d’une voix non plus moqueuse, mais froide et dure, un ton derrière lequel perçait ma folie et ma colère :

-Ce que je vais dire maintenant sera probablement quelque chose qui ne t’attireras guère sympathie pour ma personne, peut être de la révulsion ou de la colère. Les cultes ne sont que folie pure, je ne vois en ces choses que l’acte cruel et dénué de sens de prières adressés à des oreilles sourdes et arrogantes. Les dieux ? Quelle blague. Que sont-ils ? Ce ne sont que des monstres d’arrogances qui jouissent des drames qu’ils tissent pour détruire la monotonie de leur existence millénaire… Je ne comprendrai jamais comment l’on peut adorer d’êtres aussi sadiques et cruels. Je hais ces dieux, je hais ce monde qu’ils ont fait, je hais leur existence, et ce qu’ils nous font… Ils jouissent de nos épreuves les plus difficiles et les plus cruelles, mais qui sont-ils pour se permettre de telles ignominies ! Ils ne sont rien, que des aigles aveuglés par la stupidité de leur vie et de cette arrogance sinistre qui est la leur. Est-il juste de souffrir au nom d’être immoraux et malfaisants ? Non ! Les temps changent oui, mais hélas ils n’évoluent jamais, ce n’est qu’une fresque de folie et de décadence. Yama? Un dieu parmi tant d’autres, un dieu aussi fou et cruel que tous les autres. Tu détestes Yama? Dans ce cas nous sommes deux, bien que pour ma part, j’haïsse tout les dieux existants en ce bas monde. Ils ne méritent qu’une chose, de voir leurs ailes se briser et d’échouer à terre, tels des vers !

Reprenant mon souffle, je me maudissais de m’être autant révéler. Mais ce n’était qu’un témoignage supplémentaire de ma haine et de détermination à terrasser ces monstres. Reprenant contenance, je dis alors :

-Oui ce qui nous attend me déplaît, mais qu’importe. Je ne tire jamais les armes sans raison, seul les dieux sont assez cruels pour imposer la tragédie sans raison valable. Je ne tirerai ma lame des ténèbres que si le besoin s’en fait sentir, ou si j’en sens la nécessité.


Je lui tournais alors le dos, l’invitant à reprendre la route.
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Comment avez-vous découvert KnS : Topsite
Qu'en pensez-vous : Pretty Cool, j'ai jamais trop aimé les rp avec les stats, mais, vous promettez des meilleurs combats  let's try.
Suggestions : Ce serait cool de pouvoir créer ses propres spécialités, une version Hachimon Tonkou au niveau Kenjutsu.

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MessageSujet: Re: 山神한인 - Sanshin Hwanin - The Healer   Ven 19 Mai - 13:54



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 7.5/12

L'originalité 1/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 2/3
L'avis personnel 1.5/3

« La Forme » 10.5/12

Le vocabulaire 2/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 2.5/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 3/5

« Le Bilan » 26/34

Présentation correcte. Quelques fautes d'inattention, on soulignera que "pallier" est un verbe transitif qui n'a donc pas lieu d'être accompagné d'un C.O.I. Une accumulation de poncifs parfois exaspérante mais au final une présentation digeste et fluide.

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Membre de Muraseimon avec 910 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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