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 Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]

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Torii Len
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Messages : 2
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 11/05/2017

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
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MessageSujet: Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]   Jeu 18 Mai - 16:16

Torii Len Feat Naruto OC

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Infos générales
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Nom : Torii
Prénom(s) : Len
Surnom : L
Âge : 17ans
Sexe : M

Village : Suna
Rang : Chunin
Clan :/
Affinités :/
Spécialités : Genjutsu, Taijutsu.

Caractère

Dans cette partie de la cité du désert, la foule ne désemplissait pas. Une des grandes portes menant à l’extérieur des remparts étaient situé en bas du boulevard, déversant au compte-goutte les marchands après de longues minutes de fouille. Ceux qui souhaitaient repartir devaient aussi être contrôlés, c’était donc un va-et-vient incessant d’hommes et de femmes aussi inquiets qu’agacés qui passaient devant ces deux vieux sunajin dégustant un thé à l’ombre d’un tissu orangé. Cela faisait cinq années qu’ils s’asseyaient ici tous les jours, tuant la journée en regardant cette cohue afin de débattre sur la méthode de fouille de ce garde ou sur la nouvelle tenue de ce marchand revenu après quelques mois. S’ils étaient invisibles pour la foule, elle ne l’était pas pour eux. Ils étaient justement en train de converser des yeux sur la tenue aguicheuse d’une jeune marchande quand l’un d’eux attrapa le bras de son compère.
-Regarde ! Lui dit-il en pointant du doigt un jeune homme qui semblait faire les cent pas devant une boutique.
- Ouais c’est le jeune Len, je le connais pas, mais je voyais sa mère au club des historiens amateurs. Une femme très charmante.
- Ben, écoutes ça. Tu sais que ma petite fille est infirmière à l’hôpital de la ville ? Bref, elle est venue dîner à la maison la dernière fois. Et elle m’a raconté que ce petit, là, il est zinzin. Enfin, malade qu’elle m’a dit, mais bon, malade de la tête, c’est fou. Je l’ai toujours su, il a l’air ailleurs, presque absent.
- Ah bon ? Tu lui as déjà parlé ?
- Non, mais regarde-le là ! On dirait qu’il parle tout seul !
- Ouais enfin, j’y crois pas trop ! Sa mère est adorable, cela fait près de six ans que je ne l’ai pas vu au club, mais je me souviens d’elle, elle avait l’air très équilibrée et tu sais très bien que ce genre des choses ça vient des parents !
Le grand-père de l’infirmière fit une moue dubitative et continua son observation.

C’est vrai qu’il avait l’air bizarre ce jeune homme à tourner en rond comme cela, la tête vers le ciel et remuant incessamment les lèvres. Sa chevelure rose pâle qu’il avait héritée de sa mère était en partie camouflée par la cape noire qui lui couvrait les épaules et la tête, ce qui n’empêchait pas le vent chaud du désert de s’immiscer dans ses cheveux. Ses yeux verts semblaient absorbés par quelque chose d’invisible, fixant un point au loin presque sans ciller. C’est quand le jeune homme rapprocha sa main droite pour fixer des choses qui pendaient à ses doigts que le vieillard sursauta, tout en regardant son ami d’un air inquisiteur.
- Regarde-le, il est bien en train de parler à sa main-là !
- Bon, peut-être, et alors, il révise surement une leçon.
- Allez ! Va lui parler et demande lui des nouvelles de sa mère, je t’accompagne, comme ça, on sera fixé.
Porté par la curiosité et la possibilité de tenir un scoop qui nourrirait leur conversation pendant ces interminables journées, les deux vieillards se levèrent avec énergie et se frayèrent un chemin jusqu’au trottoir d’en face.
Len Semblait toujours aussi absorbé par sa main lorsqu’ils arrivèrent à son niveau. Malgré les mouvements indéniables que produisaient ses lèvres, aucun son ne sortait de sa bouche
Comme gêné d’interrompre le garçon, le vieil homme s’empressa de s’éclaircir la gorge :
- Hum hum. Len sembla émerger d’une profonde torpeur et sursauta à la vue des deux hommes qui étaient bien près de lui. Je m’appelle Ruto et je suis un ancien camarade de ta mère au club des historiens, elle a bien dû t’en parler, non ? Quelques secondes d’un silence embarrassant passèrent avant que Len réponde enfin.
- Hein, quoi ? Ah oui, le club ! Oui oui, je vois. Je peux vous aider ?  Répondit-il d’une voix monotone.
- C’est plutôt à nous de te demander ça, tu semblais perdu. Tu cherches quelque chose ?
- Non, je heu, je… Récitais un poème et ça m’aide de tourner en rond pour retenir… Répondit Len après quelques secondes.
- Ah, je vois, très bien, tu salueras ta mère de ma part. Bonne journée jeune homme.

Les deux comparses s’éloignèrent quelque peu déçu devant le regard toujours ailleurs du jeune shinobi.
- Tu vois, je t’avais dit que ce petit allait très bien !
- Tu as remarqué les poupées bizarres qui pendaient sur les doigts de la main droite ? Je suis sûr que c’est à eux qu’il parlait !
- Mouais, tout ce que je sais, c’est que c’est lui qui peut nous prendre légitimement pour des fous maintenant. Allez viens, c’est ma tournée. Dit-il en agrippant l’épaule de son ami.


                             
  ************************************

Vous êtes bien chez la famille Torii, nous ne sommes pas là, pour le moment mais nous devrions rentrer prochainement, c’est le principe d’une maison ! Vous connaissez la chanson, après le biiiiip !
Biiiiip
.
- Chéri, je sais que tu es à la maison, je dois recevoir un colis aujourd’hui, mais je ne pourrais pas le prendre, je finis tard, pourrais-tu aller le chercher ? Il faudrait aussi acheter la nourriture pour le chat des voisins, je compte sur toi. Merci, tu auras le droit à un calînou d’amour !

Len grimaça, d’abord pour la messagerie qui était le parfait exemple de l’humour has-been de sa maternel, puis pour le message, parce qu’il devrait se confronter à ce petit pédant qui n’arrêtait pas de se moquer de lui, sous les yeux d’une vendeuse très jolie qui plus est.

Depuis l’attaque de ces mystérieux assaillants, et la quarantaine imposée à toute la ville qui s’en était suivi, les rues étaient constamment bondées. Le développement de la ville ne pouvant se faire en agrandissant les quartiers à cause des remparts, les bâtiments se faisaient donc de plus en plus haut et les logements de plus en plus petits. Len habitait seul avec sa mère depuis toujours. Ses parents avaient eu une aventure, et son père étant un marchand itinérant, il était reparti quelques jours plus tard sans jamais savoir qu’il avait engendré une progéniture.

Après un étirement, le jeune homme s’habilla, enfila sa cape qui le maintenait dans une sorte de cocon artificielle, le protégeant du brouhaha qui régnait au-dehors, et sortit. Il n’avait jamais beaucoup aimé le bruit et encore moins le son des innombrables conversations, celles qu’il avait en permanence intérieurement lui suffisaient amplement.

La sensation de chaleur sur la peau fut immédiate, à cette heure de la journée, le soleil n’était plus à son zénith, mais il tapait tout de même fort. Alors qu’il levait les yeux pour mieux apprécier le ciel d’un bleu qui allait bientôt tourner à l’oranger, il sentit son annulaire bougé frénétiquement.

-*Tu fais chier ! C’était le moment de mon émission préféré, tu peux pas laisser la vieille se débrouiller ? À l’époque pourtant, elle s’est bien démerdée pour tomber en cloque avec le premier venu non ? Chercher un colis, c’est moins fastidieux je pense !
-*Ferme-là ! Répondit Len en portant ses doigts à hauteur des yeux. Je vais chercher le colis maintenant, c’est pas la peine de râler comme ça !
-*Ouiiiiii ! Dehors !!! L’fait beau en plus ! Va voir cte jolie fille !! Youpiiii !
- *Non pas dehors ! C’est risqué, on pourrait se faire agresser L ! Dis à ta mère que tu es malade…
-*Ô rage, ô désespoir ! Jamais, nous ne pourrons nous entendre !
-*Arrêtez tout, tout de suite ! On a dit quoi ? On se tient tranquille quand on est en public, dans quelle langue, il faut vous le dire !
-*Pffff, tout ça pour un colis pourri, je suis sûr que c’est de la lingerie pour la prochaine tournée de marchan….hmpffhffp.

Len avait coupé court à la conversation en enfonçant son poing droit dans sa poche, c’était sa solution de secours, son veto quand ils devenaient trop envahissants.

Le chemin fut plutôt court et, chose assez rare pour le signaler, silencieux. Mais arrivé devant la boutique, le débat reprit aussitôt, Len les sentait s’agiter au fond de la poche et tenter d’écarter ses doigts avec insistance.

-*Noooon ! L ! Je ne vous permets pas, il va encore être médisant, je ne le supporterais pas une fois de plus. Hélas, la vie est trop cruelle…arggggghhhhhh
-*Putain, mais tu emmerdes tout le monde toi avec tes phrases à rallonge que tu récites en chialant ! T’es à l’autre bout de la main et t’as de la chance mon con, je t’en collerai bien une !
-*….
-*Pas de violence, s’il vous plaît, c’est risqué ! Aza est juste à côté de moi, je pourrai me prendre un coup dans la confusion !
- *N’les écoutes pas L, s’en moque du msieur  on prend l’colis, on fait un joli sourire à la fille et on rentre rgarder la fin d’l’émission d’Aza, comme aç, t’le monde est content. Hihi.
- Hum hum. Je m’appelle Ruto et je suis un ancien camarade de ta mère au club des historiens, elle a bien dû t’en parler, non ?
-*Qu’est-ce qu’il veut ce con ? Pourquoi ils nous regardent comme ça ceux-là ? L fait les dégager !
-*Ils m’ont fait sursauter ! Non ! Arête, c’est risqué ! Ils pourraient nous agresser !
-*La bienséance exige que vous répondiez à votre ainé jeune homme.
- Hein, quoi ? Ah oui, le club ! Oui oui, je vois. Je peux vous aider ?
- C’est plutôt à nous de te demander ça, tu semblais perdu. Tu cherches quelque chose ?
-*Non, mais toi, tu cherches mon poing dans ta gueule !
-*Tu n’as pas de poing Aza arête d’être aussi agressif. ça pourrait être dangereux.
-*Pourquoi donc l’homme est-il si mauvais, pourquoi vis-je au milieu d’un tel océan de vice et de malheur ? Pourquoiiiiiii…..
- …..
-*S’cuse moi hein, mais j’crois pas « vis-je » ça s’dit.
-*La poésie s’émancipe des règles de la langue chère madame !
- Non, je heu, je… récitais un poème et ça m’aide de tourner en rond pour retenir…
- Ah, je vois, très bien, tu salueras ta mère de ma part. Bonne journée jeune homme.
- Très bien, bonne journée à vous aussi.
- *Je pense qu’il voulait dire « tu saliras ta mère de ma part », mais avec l’accent de vioc, t’as mal compris.
- *Bon allez fermez-là, je ne veux pas passer pour un fou devant la fille du magasin.
-*J’serais toi j'compterais pas sur ça mon poto…

Len respira un grand coup et posa le premier pied sur la marche du magasin, priant pour qu’ils ne gâchent pas tout, pour changer.

- *Et co**ard ! T’es au courant qu’on entend ce que tu penses, j’espère ?

Le changement, ce n’était pas maintenant.

Histoire


Six ans plus tôt.
Fumiko était à l’hôpital depuis des heures maintenant. Ces doigts étaient gonflés et rouges, creusés par les dents qui grattaient avec angoisse les bouts secs entre les ongles et la peau. Impossible de se calmer, elle n’arrêtait pas de regarder l’horloge et le bal des malades qui arrivaient aux urgences de Suna. Après ce qui lui parut une éternité, un médecin se dirigea vers elle la mine grave et l’invita à la suivre en lui indiquant le chemin.
L’odeur de désinfectant était moins forte dans ce bureau, et presque rien ne faisait penser à un cabinet médical, pas de table d’occultation ni de pharmacie, simplement des tableaux et des bibelots de couleurs vives qui ornaient la pièce. Elle avait parcouru presque tout l’hôpital et elle se demandait pourquoi on l’emmenait ici, loin de son fils.
- Madame, je me prénomme Shiba Tae, je suis la directrice du pôle psychiatrique de l’hôpital central de Suna, j’ai besoin de savoir exactement ce qu’il s’est passé ce soir. Rassurez-vous votre fils va bien, il est en ce moment sous sédatif, mais vous pourrez le voir demain.
- Heu… D’accord. dit Fumiko en essayant de camoufler ses larmes. C’est son anniversaire aujourd’hui, il a onze ans. Au début tout allait bien, il rentrait de l’académie, il commence à peine, apparemment, il n’est pas très doué dans le contrôle du chakra. Bref, il me racontait sa journée et semblait très enjoué. D’ailleurs, ces derniers temps, je dois avouer qu’il avait un comportement bizarre, il changeait très souvent d’humeur pour des détails…
- D’accord, mais revenons-en à ce soir s’il vous plaît.
- Oui, excusez-moi, donc nous avons fêté son anniversaire avec un couple de voisins qui sont âgé, vous comprenez ça les occupe… Oui, alors, tout allait bien, vraiment. Et puis tout d’un coup, je ne sais pas pourquoi, il s’est mis à pleurer toutes les larmes de son corps, il gémissait comme si le ciel lui était tombé sur la tête. Quelques secondes plus tard, il s’était calmé, mais il souriait d’une façon peu habituelle. J’ai pensé qu’il avait été intoxiqué par une poudre à l’académie ou qu’il souffrait d’un genjutsu, j’ai vu un reportage sur la manipulation de l’esprit à la télé… Enfin… Puis tout est allé très vite, il a saisi le couteau sur la table. Mon dieu, ce couteau, j’aurais dû l’enlever avant, j’aurais dû savoir.
- Ce n’est pas de votre faute madame, mais je vous en prie, continuez.
- Il a saisi le couteau donc, et il ne disait plus rien, il se contentait de sourire niaisement, comme s'il était béat devant quelque chose, puis, sans aucun signe d’agressivité ou de violence, il a, il a… planté le couteau dans la main de notre voisin. Ensuite, il s’est remis à geindre et à diriger le couteau vers son bras. J’ai appelé les secours directement et dieu merci, ils sont tout de suite arrivés, je ne sais pas ce qu’il serait advenu s'ils… Mon dieu.

Sur ces dernières paroles, elle s’effondra et fut raccompagner avec difficulté par le médecin.

- Allez-vous reposer, votre fils est sain et sauf, ne vous en fait pas, vraiment. Votre voisin souffre d’une blessure bénigne, et il a déjà dit qu’il ne portera pas plainte.

Les rues mêmes tard, étaient éclairées par les innombrables enseignes et autres publicités. Fumiko ne voyait rien de tout cela, elle ne voyait plus rien, elle ne pensait qu’a une chose : Len. Comment avait-elle fait pour en arriver là ? L’absence de père était peut-être la cause de tout cela ? Mais comment ? Comment avait-il pu changer aussi vite ? Les larmes et la culpabilité voilaient sa vision si bien que seuls ses pieds menèrent cette femme chez elle.
Le sang était encore là. Le dernier espoir s’envolait en même temps que la réalité frappait comme un coup au ventre, ce n’était pas un rêve.

*******************

Fumiko se dirigea comme tous les jours depuis une semaine vers l’hôpital après le boulot. Elle travaillait comme vendeuse de parfum dans une boutique du quartier huppé de Suna. Elle était d’une humeur exécrable, car elle avait passé une grosse journée, et quand le médecin Shiba vint à sa rencontre, elle ne lui laissa pas le temps de parler.
- J’exige de voir mon fils ! Ça fait une semaine que vous me dites « demain », je ne sais rien en plus, ni ce que vous lui administrez, ni ce qu’il a.
- Je voulais justement vous dire que les examens sont finis, je voudrais vous faire part de nos résultats avant que vous puissiez…
- Je me fous de vos résultats ! Je veux voir mon fils. Marchant à vive allure, elle arriva dans le couloir où Len était « traité » depuis l’accident.
L’odeur y était familière, c’était celle du bureau où elle avait rencontré le médecin. Les portes étaient blanches et sans âmes, une vitre permettait de voir les patients à l’intérieur sans les déranger.
Regardant à chaque fenêtre frénétiquement comme un animal, Fumiko passaient de porte en porte sans écouter ce que le médecin tentait de lui dire, elle qui courait maintenant pour pouvoir suivre la mère enragé.
Lorsqu’elle aperçut la chevelure rose de son enfant. Elle se précipita dans la pièce.
-Attendez ! Je dois vous prévenir, vous risquez d’être cho…
Mais déjà la porte, c’était refermée.
La pièce était blanche et seul un lit occupait l’espace. Une dînette était posée au centre de la pièce et Len semblait jouer avec.
- Mon chéri ? Dis Fumiko d’une voix douce. C’est moi, tu vas bien?
Len leva les yeux et arbora un grand sourire.
- Oh L ! C’ta maman ! Regarde, l'est là ! Je suis désolée madame, mais l'peut pas vous parler pour l'moment, c’mon tour. Mais v'pouvez jouer 'vec moi ! Il lui tendit un bol vert fluo et commença à dresser une petite table.
- Comment... Comment t’appelles-tu ? Demanda Fumiko qui peinait à camoufler son angoisse et sa panique. Elle ne savait même pas pourquoi elle posait cette question, mais quelque chose au fond d’elle lui intimait l’ordre de ne rien brusquer. La panique avait changé de perspective, maintenant qu’elle faisait face à l’inconnu, elle se sentait désarmée, impuissante face à celui qu’elle aimait le plus au monde.
- J’m’appelle Shiawase. Vous, j’sais, pas b’soin dme dire. Vous savez qu’vous avez eu d’la chance, l’prochain tour est à Aza et lui, l’est moins sympa qu’moi. La dinette, c’est nul mais y a qu’ça. Fais semblant d’manger c’est l’principe ! Lui dit-il en dévoilant toute ses dents dans un sourire radieux.
- Ah…Répondit simplement Fumiko. Elle avait des fourmis qui lui parcouraient les tempes et se sentait nauséeuse, mais il ne fallait pas le montrer à Len, ou à Shiawase. À cette pensée, elle eut un haut-le-cœur et sorti pour foncer vers les toilettes les plus proches. Lui tendant un mouchoir à la sortie, le médecin prit la parole.

- J’ai tenté de vous prévenir. dit-elle d’une voix qui se voulait réconfortante, mais qui était teinté d’un certain agacement.

- Vous pouvez m’expliquer ce qui est arrivé à mon fils ?

- Suivez-moi, nous serons plus tranquilles dans mon bureau.

Après lui avoir servi un verre de thé bien chaud, Tae s’assit en face d’elle et ouvrit un dossier qui paraissait conséquent.
- Madame Torii, après ce que vous avez vu, je ne vais pas passer par quatre-chemins, votre fils souffre d’un trouble aigu de personnification des émotions. En d’autres termes, il semblerait qu’il ait « attaché » une personnalité à toutes les émotions qu’il ressent, une personnalité bien distincte avec un nom, un sexe et un âge différent. Cela est typique des troubles de la personnalité en général bien que « l’importance » que prennent ces « personnalités » chez Len est assez impressionnante.
- Mais pourquoi cela lui arrive-t-il maintenant ? C’était un enfant tout à fait normal avant !
- Nous pensons, mais je tiens à préciser que ce n’est pour l’instant qu’une hypothèse, qu’il y a un dérèglement génétique qui accumule le chakra dans le cerveau de Len. Tous les corps qui manipulent le chakra ont tendance à privilégier une partie de leur anatomie, cela semble se faire naturellement. Ayant commencé cette année les cours à l’académie, il se pourrait que l’exercice qui consiste à malaxer le chakra est engendré le processus, ce qui expliquerai pourquoi son trouble s’est manifesté maintenant. Cela ne l’a pas créé, entendons-nous, ce genre de maladie est présent mais dormant. Il suffit de la prise d’une drogue ou de l’altération du cerveau, comme avec l’accumulation de chakra dans cette zone par exemple, pour que la maladie se réveille. Au vu du degré de complexité des personnalités, je pense que Len est malade depuis un bout de temps déjà. Ne vous a-t-il jamais parlé de voix qu’il entendait, ou d’hallucinations ?
- Non… Je ne crois pas… Répondit Fumiko qui semblait abattu. Combien de personnalités possède-il ?
- Nous en avons dénombré cinq. Shiawase que vous avez rencontré. Elle est plutôt enjouée et très gentille, elle obéit quand on lui demande quelque chose et malgré une prononciation un peu originale, elle reste polie. C’est une fille, enfin, je ne pense pas qu’elle ait de sexe déterminé contrairement aux autres. Osore semble être un jeune garçon apeuré, il est extrêmement craintif, mais ne semble pas agressif. Azakerimasu est un homme grossier et malsain, mais il ne semble pas violent autrement que par le langage, certains de ses propos peuvent choquer, mais il ne va jamais plus loin que la provocation. Kanashimi est un aristocrate dépressif qui ne pense qu’à mourir, car selon ses dires, « c’est son destin de poète maudit », c’est lui qui à couper le bras de Len. Kunio, le ou la dernière, est une personnalité silencieuse, elle n’a jamais dit un mot et se contente de regarder dans le vide. Les autres personnalités l’accusent d’avoir poignardé le voisin. C’est lui ou elle le plus gros problème de Len. Son silence obstiné ne me dit rien qui vaille.
- Et Len ? Est-ce qu’il revient de temps en temps ?
- Oui, mais il ne se souvient de rien en général, c’est un symptôme fréquent quand la maladie se révèle.
- Vous avez presque l’air d’admirer cela ! Dit Fumiko qui avait besoin de se défouler sur quelqu’un.
- Non-madame, je respecte le pouvoir de l’esprit sur le corps, c’est tout.
- Quand sortira-t-il ?
- C’est justement à cela que je voulais nous mener. Vous allez devoir faire un choix madame, nous pouvons contrôler partiellement sa maladie avec un traitement quotidien assez lourd qui limitera grandement les capacités physiques et cognitives de Len. Les médicaments sont efficaces, mais rendent le patient quelque peu passif. Il n’aura plus la même énergie et il peut d’ores-et-déjà oublié sa carrière de shinobi.
- Ou bien ?
- Ou, vous me faite confiance. Nous sommes en train de développer un nouveau traitement sans médicament et entièrement basé sur l’acceptation des troubles à l’aide du chakra. Pour faire simple, il ne s'agit pas de faire taire la ou les personnalités, mais de les extériorisés vers un objet inoffensif. Ce transfert des personnalités est possible en dirigeant le chakra de l’individu vers ces objets extérieurs, dans un processus complexe de cognition. Avec de l’entrainement bien sûr, votre fils sera capable de transférer les personnalités vers des objets, qui par le chakra obtiendront une existence propre fondé sur la personnalité qui lui aura été attaché. Ainsi, par expropriation inconsciente de la personnalité « étrangère » du corps du patient, nous pensons pouvoir atteindre un équilibre. Les voix et les personnalités seront toujours présentes dans sa tête, mais elles ne pourront pas prendre entière possession de son corps comme actuellement. Ce traitement est long et contraignant pour le patient, mais pour sa famille aussi, vous ne pourrez le voir qu’une fois par mois pendant un an. Nous nous chargerons de son éducation dans les classes pour enfant malade ici même à l’hôpital. Il ne pourra donc pas suivre le cursus normal et aller à l’académie, mais un spécialiste de maitrise du chakra viendra nous assister pour les exercices pratiques d’extériorisation de la personnalité. Il reprendra donc, si tout va bien, à la rentrée prochaine. Je vous laisse la nuit pour réfléchir, revenez demain si vous acceptez, il faudra signer des documents.
- Très bien, j’ai juste une question, quelles formes les objets prendront-ils ?
- Je ne peux pas vous répondre madame, c’est Len qui choisira la façon dont il façonne ses objets, comme c’est lui qui, inconsciemment, a produit ces personnalités. L’esprit de l’homme est complexe, mais il cherche à survivre comme toutes choses. Je pense qu’avec l’aide adéquate, Len s’en sortira très bien

****************

Fumiko se maquillait en écoutant une émission historique à la radio. Le spécialiste relatait la légende de la quatrième grande guerre de sa voix grave, mais malgré l’intérêt qu’elle portait à la mythologie entourant les ninjas de l’époque, elle n’écoutait qu’à moitié. Elle avait pris sa journée pour aller chercher Len. Elle avait vu les progrès de son fils qui, mois après moi, redevenait lui-même. Il avait changé, paraissait plus nuancé dans ses propos presque toujours neutres, mais c’était bien lui. Lors de leur rencontre hebdomadaire, il ne disait presque rien et se contentait de répondre aux questions qu’elle posait. Il y avait certes une crainte au fond d’elle. Que rien ne soit plus jamais comme avant. Mais elle ne pouvait pas renoncer à la seule chose qu’elle avait au monde et après une dernière gorgée de thé, elle claqua la porte sans un regard en arrière.
Le médecin attendait sur un banc devant l’hôpital. Elle laissa Len et sa mère s’embrasser puis les invita à la cafétéria.
- Len, tu veux bien aller chercher une glace, je dois parler à ta mère en privée.
- Ouaip. Répondit nonchalamment Len en se dirigeant vers le self.
- Je suis heureuse de vous dire que le traitement a été un succès. Len s’en sort très bien maintenant. Il ne converse plus à voix haute et arrive très bien à gérer ses personnalités. Je dirais même qu’elles ont l’air d’apprécier le transfert, aucune ne semble avoir rechigné. Les poupées que vous voyez accrocher aux doigts de sa main droite sont les personnalités. Il est important que vous sachiez quelques informations les concernant. Tout d’abord, traitez-les comme des personnes, car c’est ce qu’elles sont dans l’esprit de Len. Vous n’aurez pas trop à vous en soucier cependant, il ne s’en sépare jamais. Elles sont attachées par des ficelles, mais ne vous y fiez pas, c’est le chakra qui les lie à la main de Len. Les fils permettent un meilleur déplacement du flux de chakra du cerveau vers la main. Après une gorgée du liquide fumant, elle reprit. Il vous semblera sans doute plus effacé et moins tranché dans son caractère qu’avant, mais c’est ce que nous voulons. Il doit rester le catalyseur des personnalités et c’est dans cette retenue émotionnelle qu’il peut les gérer. Nous avons prévenu les professeurs de l’académie du retour de Len, ils sont, bien sûr, au courant. Enfin, nous allons suivre Len avec un examen par trimestre durant dix ans. Lui sait déjà tout cela.
Une dernière chose, ne le traitez pas comme un malade, il ne l’est plus. Ne changez rien des habitudes que vous aviez, c’est le meilleur moyen de le réintégrer rapidement dans un quotidien sain. Si vous avez des questions, je vous laisse mon numéro personnel. N’hésitez pas.

- Je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait docteur, je sais que je n’ai pas toujours été tendre avec vous, mais…
- Mais vous m’avez fait confiance. Ne dramatisons pas les choses, tout va bien pour Len maintenant et c’est ce qui compte. Je vous souhaite beaucoup de bonheur. Toute l’équipe a déjà dit au revoir, vous pouvez partir. Dit-elle dans un dernier sourire.
- Merci encore docteur. Au revoir.

********************

Il était tôt et le soleil n’était pas encore levé. Cependant, Len avait un examen à préparer et son professeur devait déjà être debout, l’attendant de son air sévère. Cela faisait trois ans maintenant qu’il s’entraînait avec elle en dehors de l’académie. Déjà pendant son séjour à l’hôpital, c’est elle qui avait appris le contrôle du chakra nécessaire au processeur de transfert. Elle ne lui avait jamais dit son prénom ni son nom, lui lançant le défi de pénétrer son esprit pour le trouver lui-même, ce qu’il n’avait bien entendu jamais réussi à faire.

La température était presque agréable le matin, et c’était le moment de la journée où les rues étaient les plus calmes. Len adorait se balader à cette heure-ci, il sentait le pain chaud des boulangeries et saluait les agents de la ville qui nettoyaient les rues. Il y avait aussi les maraichers qui installaient leurs stands provisoires avec une énergie que beaucoup de gens leur aurait enviée.
Il arriva devant la résidence de son sensei et retira ses chaussures avant de rentrer pour la saluer. D’une geste de la main, elle l’invita à prendre un thé auprès d’elle. Malgré ses apparences très froides et distantes, elle avait toujours été bienveillante avec lui, en dehors des entraînements bien sûr.
- Comment se passe ces révisions pour l’examen des chunins ?
- J’avance doucement coté théorie, j’ai l’impression que je tourne en rond.
- Je te confirme, c’est ce que tu fais. Tu as bien suivi les cours et je dois dire que tu es plutôt doué en genjutsu. Mais ton extrême retard en ninjutsu doit être comblé. Tu ne peux pas aspirer à devenir un shinobi compétent si tu n’es pas complet. Donc si le ninjutsu n’est pas ton truc, il reste encore plein de voie à explorer. Pourtant, aujourd’hui, je vais encore te parler de genjutsu. Debout.
Elle se leva doucement pour ne pas froisser son kimono, et fit coulisser la porte qui menait à la petite salle d’entraînement. Deux miroirs d’assez grande taille se faisaient face et rompaient l’habituelle austérité de la pièce.
- Que vois-tu ? Demanda le sensei.
- Deux miroirs qui se font face. Répondit Len quelque peu interloqué.
-*Ouais bien merci, on est au courant, si la bonasse te demande ça, c’est qu’il y a autre chose !
Len s’approcha des miroirs pour apercevoir une vision assez vertigineuse : les miroirs semblaient se refléter l’un l’autre à l’infini.
- Je vois ce que ça fait, mais je ne vois pas où vous voulez en venir.
- C’est parce que tu es trop discipliné. Ton traitement à peut-être trop bien marché! Dit-elle dans un des très rares sourires qu’elle faisait à son élève. Tu apprends les techniques et les exécutes sans jamais rajouter ta touche ou au moins chercher plus loin. Tu penses que le genjutsu est un ensemble de protocoles, une chorégraphie qu’il suffit de reproduire machinalement ? Voilà pourquoi tu stagnes, et c’est miroirs sont le reflet des possibilités qui s’offrent à toi.
- Très bien, je vous écoute. Dit Len qui avait habitude des entraînements pour le moins original de la shinobi.
- Tout le monde te dira que l’esprit est une chose compliquée, qui ne peut être domptée et comprise, mais l’esprit n’est que l’extension des sens, ce sont les sens qui forment l’esprit, qui, à son tour forme les sens. Ainsi, tout le monde oubli ce jeu de miroirs et ne se soucie que du deuxième acte, celui qui part de leur esprit au monde, et c’est pour cela qui tu entendras des gens donnés leur avis sur tout et n’importe quoi, ils pensent qu’ils voient le monde en oubliant que c’est d’abord le monde qui les a vus. Si tu n’oublies jamais cela, si à chaque seconde de chaque combat, tu te remémores le fait absolu que tu es un produit de tes sens et que tu arrives à appliquer cela dans ton genjutsu, tes techniques auront un tout autre niveau d’efficacité. On oublie les sens qui forment notre esprit, il faut que tu deviennes ces sens. Il faut que tu tordes la réalité à la base, pour qu’ensuite, la vanité et l’orgueil de l’esprit fassent le reste. Le vrai Genjustu, n’a rien à voir avec l’esprit, il est entièrement corporel.
Les sens forment l’esprit qui forme les sens, voilà l’équation. N’agis pas sur l’esprit, mais sur les sens originels. Tu as déjà l’expérience de la corporalité de ton propre esprit, cela devrait être plus facile. Je pense que tu devrais t’orienter vers le taijutsu pour approfondir cela, un professeur de l’académie est prêt à t’entraîner. Mais tu dois d’abord passer l’examen chunin pour recevoir son enseignement. En attendant, je te conseille de t’endurcir physiquement, ce n’est pas un tendre comme moi. Nous nous reverrons à l’académie.

-*Non mais je rêve ou elle nous a fait lever aux aurores pour une heure de speech chiant à crever !?
-*J’dois avouer que j’suis d’accord ‘vec toi Aza sur c’coup. C’tait d’une louuuuurdeur !
-*« Blablabla, blablabla, voilà l’équation », et ta sœur, elle sait calculer ?
-*Tu sais Aza, je suis pas vraiment certain, mais ça m’étonnerai pas qu’elle puisse lire dans mes pensées et du coup, t’entendre…
-*Cela serait sans doute une bonne chose que ce malotru se fasse rouspéter. La médisance est le seul domaine où les petits esprits sont capables de grandes choses !
-*Fermes-là pour voir ? Ah ouais, c’est mieux !! Mais enfin L, t’es sûr de ce que tu avances là ?
-*Aza ne dit plus rien alors, cela peut être risqué !
-*Mais t’as que ce mot à la bouche toi !
-*Laissez donc L s’concentrer faut qu’il trouve un truc en rapport ‘vec le charabia d’sensei.
-*Ah non-non, vous allez m’aider sur ce coup-là ! Les vacances, ce sera après l’examen.
-*Ne nous fous pas la honte gamin, sinon, je te jure, je fais comme l’autre débile psychopathe qui vit sur ton majeur, coïncidence quand tu nous tiens, et je fracasse tout ce qui bouge.

**************

L’examen chunin avait été rude pour le jeune shinobi qui s’en était sorti de justesse, mais avec de nombreuses blessures. Il avait été opposé à un genin pratiquant le kenjustsu et maitrisant parfaitement la technique du Kai, qui pouvait rompre les illusions. Il s’en était échappé grâce à un coup très chanceux qui avait désarçonné son adversaire, offrant l’ouverture nécessaire au coup final. Mais les doutes sur ses capacités à pouvoir maîtriser toutes les situations s’intensifièrent. Cela faisait plusieurs années qu’ils s’entraînaient, et il connaissait assez l’art du combat pour savoir qu’il devait développer une nouvelle manière de se battre s’il voulait progresser. Il avait déjà fait plusieurs missions, dont une qui avait tourné à l’affrontement à main nus avec une bande de racketteurs, mais alors, le fait d’être en équipe avait masqué son incapacité à être autre chose qu’un soutien. Lorsqu’il était en un contre un, et si l’adversaire parait ses attaques mentales, il n’avait aucun recours. Il était tant que cela change. Len redoubla d’efforts dans ses entraînements physiques, donnant toujours plus chaque jour pour se construire un corps robuste et fort.

Lorsqu’enfin il reçut une convocation de son sensei, il exulta de joie. L’entrainement de taijutsu promis avant l’exament allait débuter. Le lendemain, il attendait devant la maison le bruit de la vaisselle qu’on dresse et l’odeur du thé vert avant le lever du soleil.
Quelques minutes plus tard, il était devant elle.
- Félicitation pour l’examen, comme prévu, tu vas pouvoir te renforcer en Taijutsu. Pour cela, j’ai convaincu un des meilleurs combattants de la ville de t’entraîner, mais il a posé une condition.
- Laquelle ? Demande Len intrigué.
- Tu dois d’abord valider un entraînement préliminaire. C’est à cette adresse, et tu peux leurs dire, pas la peine de me harceler de question, je ne sais rien de plus.
-*Ça pue cette histoire ! Et de toute façon, j'aurai rien demandé à cette meuf qui cultive le mystérieux alors que c’est juste une vieille fille à chat qui boit du thé dégueulasse !
-*Ouais ben s’tu veux sauver ta peau m’vieux, n’a intérêt à suivre c’t’entrainement.

Il décida de faire des pompes en attendant que la ville se réveille. Il savait que cela faisait gonfler les muscles, et le professeur demanderait forcément à voir le corps de Len. Toute amélioration, même artificielle, était bonne à prendre.
Quand le bourdonnement des rues se fit entendre. Len se dirigea vers le quartier indiqué sur le papier.

Plus il s’approchait du bâtiment, plus il se demandait ce qu’il venait faire ici. Le quartier plutôt huppé n’abritait aucun dojo à la connaissance du jeune sunajin et cette rue en particulier était connue pour son effervescence artistique. Partout, des petites boutiques colorées vendaient des bibelots, des instruments ou encore des tableaux. Leur propriétaire, souvent jeune et décalé avait tous installé des tables sur le trottoir et semblaient plus motiver à l’idée de se réunir entre eux pour boire et échanger que de s’occuper de leur boutique. Il était de notoriété publique que cette rue était à l’avant-garde de la mode, pas de la pratique du combat.
-*Quatre, cinq, six, sept ! C’est là L !
Il se trouvait devant une boutique arborant d’énormes monochromes jaunâtres qui semblaient avoir été lacéré violemment.
-*Quel repère de tarlouze ! C’est quoi ces trucs-là ? On dirait une gastro couchée sur toile. Il peint ça avec des bouts d’intestins ou quoi ?
-*Quand il s’agit d’art, monsieur, vous ne faite pas l’affaire. Votre jugement hâtif l’illustre parfaitement. Lorsque je contemple ces œuvres, j’y vois pour ma part la souffrance de la guerre qui plane sur notre cité, et l’acte créatif lui-même qui s’inquiète de la destruction à venir.
-*Kanashimi, mon pote, tu sais que je capte rien à ce que tu me dis ?
-*T’rentres ou j’te rentres ?
Pour ne pas éterniser la conversation, il écouta Shiawase et pénétra dans la boutique aux monochromes.
Un jeune homme drapé d’un long tissu en soie se précipita vers lui.
- Le jeune homme a du goût ! C’est les monochromes absolus qui vous ont attirés irrémédiablement ers moi n’est-ce pas ?
-*Ah ! Je reconnais bien là une des âmes artistes qui parcourent les champs de l’inspiration à mes côtés !
- Heu, pas vraiment, en fait, je suis ici parce que je dois prendre des cours pour l’académie ninja, des cours de taijutsu…
- Ah ? Demanda l’artiste d’un œil surpris. Je ne connais pas de prof de combat pourtant… Ah ! Mais oui ! Suis-je bête ! Yubi m’en a parlé. Passe par l’arrière-boutique, elle est dans la cours, mais la leçon a déjà commencé, tu devrais te dépêcher.

En remerciant l’artiste d’un signe de tête, Len pressa le pas pour contourner le comptoir. La porte de métal ouvert, il déboucha sur une cour assez grande où une trentaine de petite fille dansaient sur un air de pop à la mode. D’abord surpris, il rebroussa chemin pour vérifier s’il ne c’était pas tromper de porte mais une main le saisit par le col.
- Tu dois être Len, je suis Yubi, ton nouveau professeur. Rejoint donc la classe, on a déjà commencé la choré.
- Heu, il doit y avoir erreur, je suis là pour…
- Tu es encore là à discuter ? Dépêche-toi de rejoindre les autres si tu ne veux pas accumuler du retard ! Dit la jeune femme avec une autorité étonnante pour un si petit gabarit.
Len s’exécuta, trop étonné pour se rebeller.
Yubi se posa devant l’attroupement et d’une voix énergique s’exclama :
- Allez les filles et Len ! Son regard se posa avec insistance sur le jeune shinobi. On décompose bien les mouvements du bassin ! Et droite-gauche droite et un deux trois un… !
-*Bordel, si tu danses avec ces gamines sur cette musique de ploucs, c’est pas un dépressif suicidaire que tu te trimbaleras, mais deux !
-*….
-*Je ne suis pas dépressif suicidaire, je suis un poète maudit !
-*Danse L ! J’addddooore c’te musique !
-*Oui, mais fait attention à ne pas te tordre une cheville, ça peut être risqué !

Len retint un soupir, avec ces voix qui jacassaient en permanence dans sa tête, suivre le rythme entrainant de l’idole des ados devenaient presque mission impossible, mais après tout, cela faisait peut être partie de l’entraînement.

-*L’espoir fait vivre comme on dit.
-*C’est bon Aza, j’ai compris, tu auras le dernier mot.
-*Ben si t’avais pas parlé, je l’aurais eu et ça aurait évité du temps perdu, alors trémousse-toi, mais ne compte pas sur moi pour tenter de sauver le peu de dignité qui nous reste. Une chose est sûre ce qui se passe ici ne doit pas être connu à l’académie. Quoique, tu n'intéresse personne mon pauvre type, c'est encore plus triste. Kanashimi, fais nous une petite complainte pour le mec le moins stylé de ce foutu village de pequenots.
-*Hum, hum...
-*Non ! C'était une blague ! Dirent tous les autres en cœur. Ferme-la et laisse nous danser.


À 17 ans, Len n’avait pas d’amis, pas de fait notable qui aurait pu lui donner une certaine réputation, et, pour couronner le tout, il passait son temps entre les cours de danse pour adolescentes fan de chanteur aux coiffures extravagantes et l’académie. Cette vie banale et quelque peu grotesque se tissait pourtant déjà à des destins bien plus grands, qui changeraient le cours de l’histoire. Mais de cela, Le jeune shinobi et ses amis intérieurs ne savaient rien.

Test RP

Ici. Seulement pour les rangs Jônin supérieur et Kage. Celui-ci est à inventer par le joueur.
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Qu'en pensez-vous : C'est beau et intéressant.
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Torii Len
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MessageSujet: Re: Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]   Jeu 18 Mai - 16:20
Ma fiche de présentation est terminée! Je reste à l'écoute pour toutes modifications nécessaire à la cohérence ou à l'approfondissement du personnage Smile

PS: Je galère pour la dimension de l'avatar --'
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MessageSujet: Re: Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]   Mer 24 Mai - 13:30



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 5,5/12

L'originalité 1,5/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 0,5/3
L'avis personnel 0,5/3

« La Forme » 8/12

Le vocabulaire 2/3
La syntaxe 2/3
L'orthographe 2/3
La conjugaison 2/3

« La longueur » 2/5

« L'avis personnel » 2/5

« Le Bilan » 18/34

Alors déjà, pardon pour le retard !

Je dois avouer que je suis vraiment, mais alors vraiment pas fan de la façon dont tu as construit ta présentation. C'est long, certes, mais 80% repose sur du dialogue donc ça casse la longueur ainsi que la qualité. Sinon à part ça, ça se lit plus ou moins correctement !

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Chûnin de Suna avec 630 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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MessageSujet: Re: Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]   
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Torii Len, l'homme qui murmurait à ses propres oreilles [Terminée]

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