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 La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]

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Jônin Supérieur de Konoha
Hyûga Himawari
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MessageSujet: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Jeu 18 Mai - 20:19
Dans le silence d'un parc resplendissant au cœur de Konoha, dont le calme était le pain béni des quelques promeneurs, un cri de douleur vint rompre le charme suivit par un violent bruit de claquement qui provoqua l'envol d'un groupe de pigeons. Pour mieux comprendre la scène, je mets pause et je vous invite à vous en approcher un peu. Le soleil touche la terre à l’horizon baignant d'une douce lumière crépusculaire une zone boisée du parc juste à côté de laquelle se trouve un bac à sable habituellement utilisé par les enfants. Si je vous dis habituellement c'est parce qu'en l’occurrence le lieu n'est habité que par trois protagonistes pour l'instant et l’un d'eux, masculin, a le visage noyé dans le sable avec une posture peu orthodoxe.
 
Approchons nous maintenant des deux autres personnages, un homme et une femme tout deux arborant des tenues typique des ninjas en service même si celle de la demoiselle était composé non pas d'un pantalon mais d’une jupe. Le Shinobi, qui manifestement se tient l'entrejambe, arbore un faciès choqué et défiguré par la douleur. Par ailleurs, il apparait que sa tête est renversée sur le côté comme sous l’impact de quelque chose. La Kunoïchi quant à elle a le bras tendu dans un mouvement caractéristique de ce que l'on peut nommer : une bonne grosse gifle des familles. Bon allé, retournons à l'action. Play !

Le Shinobi bascula et s'effondra sur le sol aussi choqué que sonné. Himawari quant à elle se secoua le poignet. L'impact de la baffe qu'elle venait d'administrer à ce type avait résonné jusque dans ses articulations mais elle ne regrettait rien, le bougre l'avait bien cherché. En arrière plan le type avec la tête ensablé se redressait tout juste et semblait également hagard. Himawari se retourna vers lui, posa la main sur le Katana qui pendait à son flanc et le fixa de ses deux pupilles blanches. Les yeux n’étaient pas menaçants mais le message était clair. Cependant, alors que l'homme la fixait, sans oser bouger le moindre muscle, notre jeune héroïne clarifia la situation.

Hors de ma vue toi et ton soit disant ami, vous savez à quoi vous en tenir. C'est clair ?

Le ton n’était pas menaçant, mais implacable. Le Shinobi ensablé s'approcha avec méfiance et récupéra son ami encore sonné par la baffe – et semble-t-il également par le coup porté a ses parties intimes - puis ils disparurent aussi rapidement qu'ils le pouvaient. Les épaules d'Himawari se détendirent légèrement et son regard se fit plus doux. A haute voix elle parla en direction d'un arbre.

Tu peux sortir, ils ne recommenceront pas de si tôt.

Un quatrième protagoniste fit alors son apparition sous la forme d'une mèche de cheveux rousse qui sortit de derrière un tronc. Puis le visage d'une jeune Kunoïchi aux alentours des quinze ans apparut. La jeunette avait été agressé quelques minutes plus tôt par les deux Jûnins - qui venaient de prendre successivement une raclée puis la poudre d’escampette - et elle semblait encore sous le choc. Sans crier gare elle sortit de sa cachette en courant et vint se lover contre la jeune Hyûga en l’enlaçant. Cette dernière, surprise, ne sût pas trop comment réagir dans un premier temps. Finalement de sa main gauche elle caressa alors la chevelure rousse de la Kunoïchi tandis qu'elle sentait des larmes ruisseler contre son haut.  

Aller ça va aller, ces deux abrutis ne reviendront plus. Deviens forte petite Kunoïchi et tu pourras te défendre contre n’importe qui.

Les paroles de réconfort – si on pouvait les décrire ainsi – de la jeune Hyûga semblèrent faire mouche car l’adolescente essuya ses larmes puis remercia timidement sa sauveuse. Elle s'inclina ensuite bien bas puis partit en courant. La jeunette ne comprenait pas pourquoi on lui avait toujours dit de ne pas s'approcher de la binoclarde du clan Hyûga. Celle-ci malgré son air assez bourru, n’était en fait pas si méchante, loin de là…

Himawari suivit lentement la trajectoire de la jeune fille puis lorsqu’elle disparut au loin elle ferma les yeux un instant. Elle allait encore sans doute s’attirer des ennuis mais elle s’en moquait. Coller une raclée monumentale à deux Jûnins ça allait faire du bruit c’était certain. Par ailleurs, la manière utilisée par notre héroïne, à savoir basé sur des coups humiliants telle la gifle, ne manquerait pas de parvenir aux oreilles de tous. Ceci étant les deux bougres n’étaient pas près de recommencer leurs stupidités et c’était, aux yeux d’Himawari, l’essentiel. Après quelques secondes la jeune femme s’avança vers un banc sur lequel elle s’assit. Puis sans crier gare elle parla à haute-voix semblant ainsi s'adresser au vide.

Salut ! Je ne sais pas depuis quand tu es là ni si tu observais juste ou si tu comptais agir mais j'avoue être tout de même assez curieuse de le savoir…  

La jeune femme tourna alors seulement son regard blanc vers une silhouette massive qui n’était pas cachée mais qui était restée à bonne distance de la scène dans la partie boisée du parc. Finalement il n’y avait pas quatre protagonistes dans cette scène, mais bien cinq et Himawari invitait ce dernier personnage à entrer dans le récit. Elle savait qui il était – en même temps vu la carrure du bonhomme ce n’était pas bien difficile à deviner - mais elle ignorait pourquoi il était là et s’il s’agissait d’un simple hasard ou non. Mais cela elle devrait l’apprendre bientôt.



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MessageSujet: Re: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Lun 29 Mai - 21:34
Tsuri. Depuis l’époque où j’ai connu les pires dissensions avec le précédent Hokage, j’ai pris la décision de lutter à ma manière de ne pas subir l’impuissance d’un leader qui n’en avait que le titre et non pas l’envergure. Je me suis alors astreint à rassembler au fil des années suffisamment de monde, suffisamment de shinobis de talents pour pouvoir lutter pour Konoha, pour que Konoha ne se laisse plus marcher dessus.

Afin de pouvoir aller de l’avant jours après jour, je m’astreignais à faire surveiller chacun des jeunes chunins fraichement promus jonins.

Cela faisait maintenant quelque temps que la jeune Hyuga était surveillée. Elle avait su attirer l’attention de bien belle manière et lorsque mes petites oreilles étaient venues me raconter les talents de cette jeune femme, j’avais à mon tour enquêté sur elle, prenant le soin d’éplucher les rapports de ses missions.

Je n’avais eu aucun mal à mettre la main dessus. Je n’avais qu’a eu prétexté être en train de monter une nouvelle équipe spéciale de jonins et l’affaire était enfin réglée. Compte tenu de mon statut de leader actuel du clan Akimichi et surtout compte tenu de mon apparence physique, le jeune chunin en charge de l’archivage des comptes-rendus d’action n’avait eu d’autres choix que de se plier à ma volonté.

Quoi qu’il en soit, la lecture la concernant était largement suffisante pour me faire une petite idée de la jeune femme et sur le fait qu’elle pourrait potentiellement être d’une grande aide. Mais tout le bien que je pensais d’elle attendrait que je la vois directement en personne.

En attendant, Choga, l’un de mes neveux, une des rares personnes en qui j’avais une confiance absolue était en train de surveiller les agissements de la demoiselle en attendant que j’arrive à mon tour pour que l’on ait une petite discussion entre shinobis œuvrant pour le bien du village.

Alors que je rejoignais le parc dans lequel se trouvait Himawari, quelque chose me percuta alors que je marchais paisiblement sur le petit chemin tracé par les années de promenades des villageois. Surprise, la jeune shinobi s’affala par terre dans un petit cri de surprise avant d’afficher une certaine crainte face à ma stature. Sans plus de délicatesse, j’attrapais le col de sa veste et la soulevais sans ménagement, l’obligeant à se remettre sur ses jambes. D’un geste de tête, je lui indiquais de filer. Ses bruits de pas résonnant sur les petits gravillons m’informaient qu’elle n’avait pas attendu pour prendre ses jambes à son cou.

Mais me voilà enfin sur place, pile au moment où la Hyuga interpellait quelqu’un caché dans les bois. Que ce soit à mon attention où à celle de mon neveu, c’était une bonne chose. Elle était attentive et ça, c’était une qualité. Tout en me dévoilant, j’appelais Choga pour qu’il me rejoigne. Dans un même temps, il était temps pour moi de me présenter.

- Mais à qui donc étaient destinées ces paroles ? À celui qui te surveillait ou à celui qui vient d’arriver ?

La méprise pouvait être facile si l’observateur ne faisait pas suffisamment attention. Choga et moi avions pratiquement la même carrure du haut de mon mètre quatre-vingt-dix et de mes cent cinquante kilos. D’un simple geste accompagné de quelques paroles bienveillantes, j’ordonnais à mon second de se retirer, ce qu’il fit dans un déplacement instantané presque inaudible, ce qui aurait pu étonner bien des shinobis compte tenu de sa morphologie.

M’asseyant sur un banc à proximité, je dévisageais la jeune shinobis, l’examinant attentivement de haut en bas, prenant le temps qu’il fallait pour que s’installe un léger malaise.

- Hiwamari Hyuga, c’est cela ? Bien sûr que c’est cela. Je suis Akimichi Chomei, leader du clan Akimichi. Je suis ravi de te rencontrer enfin après tout ce temps à t’observer et à lire tant de choses sur toi.
Je suis certain que tu as de nombreuses questions, pourquoi toi ? Qu’est-ce que je veux ou autre, je vais te laisser les poser dans quelques instants. Mais avant tout, j’aimerais te demander quelque chose.
Que penses-tu de la situation de Konoha vis-à-vis des autres villages ? Il parait que Konoha est le village le plus faible de tous. Es-tu d’accord avec ça ?

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MessageSujet: Re: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Mar 30 Mai - 12:18
Nouveau personnage dans la place et pas des moindre les enfants : Akimichi Chomei ! Sur les quelques mots d’entrées en matière la puissante silhouette s’avança vers la scène tandis que la jeune Hyûga sortait d'un repli de ses vêtements un cure-dent qu'elle commença à mâchouiller nonchalamment. La silhouette de l’autre Akimichi - qui était le sous fifre - s’approcha du nouveau venu et Himawari pût apprécier un peu plus la ressemblance entre les deux hommes même si elle parvenait aisément à les différencier. Notre jeune héroïne plissa très légèrement les yeux, signe caractéristique d'une réflexion intense. En quelques instants son cerveau rassembla tout ce qu'elle savait sur Chomei le chef du clan Akimichi, car oui elle le connaissait, et elle y trouva des informations très intéressantes. Finalement la Hyûga daigna répondre à la question du titan.

Ces paroles étaient pour le bougre qui me collait au train depuis quelques heures déjà. La furtivité et l'espionnage c’est mon rayon et puis il est difficile d’échapper à ses yeux…

Derrière les lunettes de la jeune Kunoïchi les pupilles blanches scintillèrent un peu plus intensément tandis que des veines apparurent tout autour. Le Byakugan était un allié de poids que la jeune Hyûga maîtrisait à la perfection. Aussi vite qu’elle était apparue la modification des pupilles se rétracta tandis que la Kunoïchi adopta une posture désinvolte, croisant les jambes. Pendant ce temps le chef de clan se posa sur un banc non loin d’elle et l’autre Akimichi disparut sans un bruit ce qui était assez impressionnant au vu de sa masse. Chomei sembla détailler la Kunoïchi intensément restant silencieux un long moment. Loin d’être dérangée par cette attente la Hyûga continua à mâchouiller son cure-dent tout en profitant de l'occasion pour observer à son tour le puissant shinobi. Puis ce dernier parla.

La jeune Hyûga ne masqua pas sa surprise, se traduisant par un haussement de sourcil, à l’évocation de tout ce qu'elle entendit. Cet homme était manifestement bien informé et ses mots semblaient démontrer qu'il était au courant de bien plus de choses que ce qu'il disait. Puis vint la question finale qui arracha un sourire amusé à la jeune femme. Au lieu de répondre immédiatement Himawari se leva tranquillement puis avec calme elle vint s’assoir sur le banc juste à côté de l'Akimichi.

On ne va pas rester à dix mètres l'un de l'autre pour avoir une conversation sérieuse, nan ? Salut Chomei, enchanté. Je suis bien Himawari, pas de doute là-dessus, et je suis flattée que tu t’intéresses à moi. J’ai bien un certain nombre de questions pour toi mais « pourquoi moi ? » ne fais clairement pas parti de mes priorités. A ce propos, je rajouterais tout de même que ce qui est le plus intéressant dans les dossiers de Shinobis c’est surtout ce qui n’y apparait pas.

La Hyûga afficha un sourire mystérieux au géant, qui était désormais juste à côté d’elle, le laissant méditer ces mots. Elle violait peut être l’espace privé du chef de clan mais elle ne s’en préoccupait pas et malgré sa démarche et posture il ne fallait pas se leurrer, la jeune femme n’était pas aussi naïve et jeune qu’elle paraissait, elle était au contraire très alerte.

Bon allé je veux bien répondre à ta question.

Himawari adopta une posture légèrement avachie près de l’homme et leva ses yeux vers le ciel. L’historienne qui était en elle retraça de nombreuses informations en quelques centièmes de secondes seulement puis elle parla.

La réponse dépend avant tout de l’approche. D’un point de vue culturel, commercial et intellectuel notre village est extrêmement bien placé et puissant aujourd’hui, bien plus qu’il ne l’a été auparavant même. Cependant, vu ton statut actuel je me doute que ta question ne porte pas sur ce sujet. Ma réponse est donc : d’un point de vue militaire Konoha est faible mais il en va de même pour tous les autres villages shinobi actuels.

La jeune femme marqua une pause tandis que son cerveau lui envoyait des images de l’attaque de Kyûbi qu’elle avait vécue il y a dix ans. La violence de cet assaut et la difficulté des shinobis à stopper le monstre avait fait éclater au grand jour la vérité.

Au regard du passé nous sommes tous devenus extrêmement faible. Malgré tout, effectivement, à mon humble avis Konoha se positionne sur le bas de l’échelle, militairement parlant tout du moins. Par contre, je pense que ce n’était pas la bonne question que tu as posé, la bonne question à mes yeux c’est : pourquoi sommes-nous si faible ? Je pense que Mara se doutait de tout ceci également et c’est sans doute pour ça que j’ai plusieurs fois été chargé, par Mara en personne, de surveiller aussi bien l’extérieur que l’intérieur de Konoha.

Il n’y avait ici aucune arrogance ou menace dans la voix de la jeune femme, elle ne faisait qu’exposer un fait. Himawari était jeune certes, mais son génie l’avait rapidement amené très haut. Ainsi, en tant que Jûnin supérieure et membre du même clan que la précédente Hokage notre jeune héroïne avait eût la confiance de Mara. Les deux femmes n’étaient pas amies, ni même proches, mais elles s’étaient respectées et Himawari avait été assignée spécialement par sa supérieure pour certaines missions restées entièrement secrètes.

Mara n’a pas été la meilleure Hokage qu’il soit, c’est certain, et elle ferait même pâle figure à côté d’un légendaire Naruto. Cependant, même si je peux faire erreur, je pense qu’elle n’était pas aussi faible qu’elle n’y paraissait. Qu’en penses-tu Chomei ? Et pour quelles raisons t'intéresses-tu donc à moi ?

Himawari avait bien assez parlé. Il était temps pour le chef de clan de jouer franc jeu. La Hyûga avait sauté à pied joints dans le vif du sujet. Ceci étant, une fois encore Himawari n’émettait aucune menace ni aucun jugement, elle souhaitait juste discuter avec une des personnes les plus influentes de Konoha et donc une des plus intéressantes. Pour le moment tout du moins…



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MessageSujet: Re: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Jeu 1 Juin - 18:53
La jeune femme était intéressante. J’avais eu l’opportunité de lire beaucoup de choses d’elles dans ses rapports, quelques informations sur elles transitant via les membres de ses équipes, mais il fallait avouer que discuter avec la shinobi était bien plus enrichissant. Elle n’avait pas tort quand elle disait que le plus intéressant n’était pas ce qu’il y avait d’écrit, mais tout ce qui n’y était pas.

Autre point important qu’elle mettait en avant, non sans une certaine fierté et c’était tout à son honneur, c’est ce discernement dont elle faisait preuve. Ma question était volontairement vague et pourtant sans ciller et sans se perdre dans une réflexion lointaine, elle avait eu à rebondir ici et là sur les diverses possibilités.

Si elle avait su attirer mon œil de bien belle manière il y a de cela quelques mois déjà, la phase d’observation prenant fin, une vive discussion devenait nécessaire et je dois dire que les premiers échanges s’avéraient positifs à bien des égards. Cependant avant que notre rencontre soit au beau fixe, il nous fallait briser cette glace et ça, en quelque sorte, c’était mon rôle dans la mesure où finalement, cette légère tension était de mon fait.

- Hum… Ma chère, il est inutile d’user de ton Byakugan ici. Comme tu peux le voir, je suis totalement désarmé et puis, ce n’est pas comme si j’en avais besoin. À moins que ce soit là une manière de me dire qu’il ne faut pas sous-estimer la kunoichi que tu es ?
Quoi qu’il en soit, je suis heureux de voir à quel point quelques paroles ont su te faire réfléchir et aborder la chose sous différents angles. D’une certaine manière, c’est normal, c’est ce que l’on attend de quelqu’un de ton rang, voir tout ce qu’il y a à voir, ne pas se focaliser sur un seul point.
Mais je m’égare.


Laissant de côté quelques seconde notre échange, je farfouillais dans ma manche, y retirant une boite laquée de noir à l’intérieur et rouge pourpre à l’extérieur, le symbole du clan Akimichi gravé à la dorure sur le couvercle. Une fois ce dernier retiré, une douce odeur emplie, l’air ambiant, un parfum de brochettes savoureuses et parfaitement grillées au feu de bois.

Prenant une brochette d’une main, je tendais le bento à la jeune Hyuga de l’autre avant de le poser entre nous deux.

- Je t’en prie, sers-toi. Ce sont des brochettes d’anguille. C’est ma nièce qui les a préparées juste avant que je vienne te voir. Goûtes les pendant qu’elles sont encore chaudes, tu verras, la sauce est tout bonnement sublime.

A la moitié du bento, après avoir essuyé ma bouche, suçant les derniers restes de sauce sur mes doigts, je reprenais enfin la conversation.

- Tes déductions sont bonnes. Ma question avait plusieurs déclinaisons et je vais me concentrer sur l’aspect militaire dont tu fais mention.
Tu as raison en disant que Konoha est le village le plus faible et si nous en sommes arrivés à cette situation, c’est grâce ou à cause selon qui en parle de la politique de l’autruche de Mara. Elle avait parfois de bonnes idées, mais elle n’avait pas la trempe pour tenir le village sous tous ces aspects.
L’ayant côtoyée de nombreuses années, je suis arrivé au point où il me semblait nécessaire de remédier à la situation.
J’ai proposé à l’ancienne Kage d’ouvrir et yeux et d’agir et comme tu l’auras deviné, rien n’a été fait en ce sens.
Du moins, ça c’est ce que savent la majorité des shinobis du village.


Rebelote quant au reste de brochettes à l’anguille qui restaient avant de poursuivre le point le plus important. Tout en continuant nos palabres, je lançais les piques de bois contre un arbre en face, formant au fur et à mesure une ligne droite parfaite.

- Je ne vais pas y aller par quatre-chemins. Nous avons l’œil sur toi depuis des mois. Nous avons vu ce que tu es capable, nous t’avons évalué et aujourd’hui, je discute avec toi. Je suis persuadé que tu as à cœur de protéger le village contre ses réelles menaces et je suis là pour t’inviter à me rejoindre dans cette initiative.
Si Mara n’avait jamais voulu entendre raison, Asano lui est bien plus réceptif et comprend ce que nous faisons depuis tant d’années.
Je te fais cette proposition une seule fois et elle ne tient que cinq minutes. À toi de voir ce que tu veux réellement pour l’avenir de Konoha.
Prends le peu de temps que tu as pour la réflexion et donnes-moi ta réponse. Après cela et seulement après, je répondrais aux questions que tu te poses peut-être.


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MessageSujet: Re: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Jeu 1 Juin - 23:43
Himawari observait attentivement l’Akimichi. Son expression, son visage, sa posture, son attitude. Tout était minutieusement enregistré et analysé par la Kunoïchi pour qui ce travail était naturel. Elle n’était pas devenue une spécialiste en renseignements pour rien, elle était naturellement douée pour enregistrer des informations et les réutiliser si nécessaire. Manifestement, la réponse qu’avait apporté la Hyûga semblait satisfaire le titan qui sembla tout à coup changer d’angle d’attaque et précisa qu’il n’y avait pas matière à être inquiet. En écoutant ces mots, l’intellectuelle ne pût réprimer un petit sourire. Elle attendit qu’il termine de parler pour énoncer une évidence.

Un Akimichi muni de son corps est un Akimichi armé effectivement. Désolé pour le coup du Byakûgan, c’est une seconde nature chez moi et pour ce qui est de ne pas me sous estimer à partir du moment où tu as lu des dossiers sur moi je suis certaine que tu es déjà bien conscient de tout ça. Merci pour les compliments ceci étant.

Puis vint l’invitation aux brochettes. Dans l’esprit de la Hyûga elle sentait que quelque chose d’important se préparait. Cet homme puissant, Akimichi qui plus est, qui partageait de la nourriture avec une inconnue c’était un signe particulièrement fort. Mais au final elle ne s’en préoccupa pas longtemps car lorsque le fumet des brochettes parvint à ses narines elle ne sût résister à l’appel et se servit allègrement. Au cours de cet apéro d’abord silencieux le colosse vint rompre le calme en parlant de nouveau et en évoquant notamment la politique de Mara. Himawari ne réagit pas à ses paroles se doutant que ce n’était ici qu’un préambule à la véritable information. En parallèle de son écoute elle observait la jolie ligne que le bonhomme était en train de faire avec les pics à brochettes sur un tronc en face. Le bougre était sacrément précis !

Toujours dans une posture décontractée une brochette à la main mi-dévorée, la jeune femme prit finalement connaissance du lourd secret lorsque l’Akimichi recommença à parler. Au fur et à mesure des mots de l’homme elle sembla attentive puis lorsqu’il termina…elle éclata de rire. Le son cristallin se répercuta dans le parc et au bout de quelques secondes la femme parvint finalement à se calmer. D’un mouvement sec elle arracha de ses dents la fin de la brochette puis l’avala. Elle avait déposé les pics à brochette à côté d’elle mais avec le dernier elle fit un mouvement sec du poignet et l’envoya se ficher dans un des pics déjà planté dans l’écorce de l’arbre. Fière de son lancé elle s’étira longuement avant de finalement replonger son regard dans celui du chef de clan.

Je suis désolé mais sérieusement, c’est ça ta proposition ? Je suis très déçue à vrai dire. Vraiment.

Elle imita la voix de son interlocuteur et reprit ces paroles qui lui avaient fait tant d’effets.

« Je te fais cette proposition une seule fois et elle ne tient que cinq minutes. »

Himawari secoua la tête encore amusée puis elle sembla brusquement changer de sujet.

Connais-tu l’histoire de Kabuto Yakushi ? C’était un personnage complexe et intéressant qui a vécu il y a fort longtemps, mais tout ce qu’il faut retenir de lui c’est qu’à se faire embrigader dans quelque chose qu’on ne comprend pas on finit par le regretter…amèrement !

La Kunoïchi afficha ensuite un sourire à son interlocuteur avant de poursuivre calmement.

Oui j’aime mon village et ses habitants, oui je suis consciente de la situation et oui je voudrais aider, mais il faut comprendre que je ne suis pas vraiment comme les autres. Pour moi tout ce qui se passe ici est tellement plus grand qu’une simple lutte de pouvoir entre Shinobis. J’ignore si mes dossiers font mention de mes défauts mais globalement je ne suis pas très douée pour suivre des ordres aveuglements. Ce qui me rend ainsi c’est que je suis passionnée par l’Histoire avec un grand H et que pour moi les évènements qui ont lieu en ce moment se sont déjà produits et se reproduiront encore dans le futur. Même si c’était déplacé, je trouve pourtant cela hilarant que tu me proposes les choses ainsi : ne pose pas de questions pour le moment et engage toi d’abord sur la simple base de ce que je te dis et qui est, soit dit en passant, bien maigre. C’est sur la base de ce mécanisme que des sectes ou bien d’autres joyeusetés ont vu le jour…

La jeune femme marqua une pause laissant le temps à l’homme de digérer ces informations. Comme à son habitude elle était franche, sans aucune retenue et brute de décoffrage. Elle n’avait aucun problème à reconnaitre ses défauts tout comme elle n’avait pas de scrupules à exposer ceux de ses interlocuteurs.

Tu peux penser que je suis hautaine ou même arrogante, de fait je ne suis qu’une merdeuse de 23 ans qui a de grandes facultés intellectuelles et je ne vois pas pourquoi tu m’écouterais. Cependant, je te garantis que je ne suis rien de tout ça. Par ailleurs, et c’est là un compliment, je pense que tu es bien plus intelligent que tu n’y parais mon cher Chomei et je pense également qu'avec tout ce que je viens de te dire tu peux comprendre pourquoi je ne répondrais pas à ta question, ce qui n'est pas la même chose que dire oui ou non.

Himawari resta quelques instants silencieuse, regardant le vent faire ployer des fleurs un peu plus loin, puis fermant les yeux elle ajouta.

Peut être considéreras-tu cette absence de réponse comme un refus, vu que je n’ai que cinq minutes pour me décider. Mais si c’est le cas cela signifie que je n’ai rien à faire dans ton organisation, si on peut appeler cela ainsi, car elle aurait une mentalité bien trop étriquée pour moi. Je ne te demande pas un passe droit ni une faveur, je souhaiterais juste que tu réalises à quel point je suis différente. Si vous, qui que vous soyez, vous intéressez vraiment à moi, il faudra faire mieux pour que je vous rejoigne. Et si tu considères que je ne vaux pas le coup et bien sache que je ne serais pas ton ennemie pour autant et que je suis toujours intéressé pour discuter un peu plus.

Les mots d’Himawari étaient lourds de sens mais encore une fois tout avait été prononcé sans la moindre once de méchanceté, arrogance ou manipulation. La vérité pure et dure sortait de la bouche de la jeune femme, rien d’autre. Comment le chef de clan allait-il réagir à tout ceci ? Vous le saurez  en lisant la réponse de Chomei ci-dessous !



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MessageSujet: Re: La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]   Ven 2 Juin - 8:13
Jouant avec la dernière pique à brochette en bois, la faisant tournoyer entre mes doigts, j’observais attentivement la réaction de la jeune Hyuga et écoutais attentivement son discours qui à mes oreilles et empreint d’une certaine fierté et d’un patriotisme affirmé. Au fil des ans, depuis la création de Tsuri, j’avais abordé bon nombre de shinobis et rares étaient ceux qui au final avaient rejoint cette cause profonde. Certains finalement n’avaient à mes yeux pas les qualités nécessaires, certains avaient joué l’incompréhension volontaire pour poliment refuser et certains plus rares étaient d’un autre moule.

C’était ces rares personnes sortant de l’ordinaire que l’on recherchait, mais aussi celles qui par force de conviction étaient celles qui se refusaient le plus souvent à franchir le pas. Quoi qu’il en soit, depuis les années que je côtoyais des shinobis, je peux dire que j’étais paré à toutes les éventualités ou presque. Et c’est justement ce presque qui se produisit.

J’avais étudié la demoiselle et si je la savais intelligente pour être dans sa position actuelle, son imitation de ma propre personne était quelque chose de stupide. Une vague de colère déferla en moi instantanément au moment où elle œuvra à être moi. Serrant les dents le temps que cela passe, je refrénais rapidement une volonté de lui attraper le crâne et de lui broyer instantanément.

Mais ce sentiment passa et je pus enfin me concentrer sur son discours. Au final, elle avait tout dit. Elle avait donné son point de vue, son ressenti quant à la situation actuelle et quant aux choix qui lui étaient proposés. Elle avait pris une décision, fait son choix en tout état de cause et comme d’habitude, je respectais sa détermination.

Une fois qu’elle eut terminé ses palabres, je me levais du banc sur lequel nous étions assis, époussetant les quelques miettes de mon kimono. En silence, j’ouvrais mon bento, récupérant les piques à brochettes laissées à proximité ou habilement plantées sur le tronc d’arbre nous ayant servis de cible. Des gestes simples, lents, mesurés, calculés.

Mes affaires rassemblées, je rangeais la boite à l’endroit d’où elle venait, rejoignant l’une de mes manches et sans dire mot, pas plus que depuis la fin de ses réponses, je quittais les lieux dans un silence de plomb, sans lui adresser le moindre regard, sans lui adresser la moindre parole.

Reprenant le petit chemin qui m’avait fait arriver jusqu’ici, je quittais ce parc au son des gazouillis d’oiseaux et du vent sifflant entre les feuilles.

[HRP : Post court mais compte tenu de la situation Chomei n'a plus rien à dire. A moins que tu rebondisses sur quelque chose d'important c'était mon dernier post. Merci pour le RP ^^]
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La vie de Jûnin Supérieur [Akimichi Chomei]

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