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 Les choses atroces démarrent dans l’innocence

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Genin de Konoha
Kadogami Akinobu
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MessageSujet: Les choses atroces démarrent dans l’innocence   Lun 22 Mai - 23:09

KADOGAMI, Akinobu Feat Akashi Seijūrō

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Infos générales
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Nom : Kadogami (門神)
Prénom(s) : Akinobu (秋信)
Surnom : Aki, Ak’kun, A’chan…
Âge : 13 ans
Sexe :

Village : Konoha
Rang : Genin
Clan : Aucun
Affinités : Aucune
Spécialités :  Jinchūriki - Kyūbi

Caractère

Banal –  Tu n’as rien d’extraordinaire, d’un ennui presque accablant. Il y a de ceux qui aiment l’aventure, le danger, et puis là-bas, dernier de la file : il y a toi. Ce n’est pas vraiment l’envie qui t’en manquerait mais davantage le courage dont tu as désespérément besoin. On te l’a enseigné, tu as beaucoup lu aussi, pourtant il semblerait que les miracles n’aient d’effets que dans les histoires. Ta vie c’est un peu celle des autres, tu es sage, obéissant, tu vis à leur rythme, au rythme imposé à –  et par – la société en somme. Beaucoup font comme toi, et c’est aussi pour cette raison que tu es d’une banalité presque physiquement douloureuse.

Discret – Tu es un enfant et tu agis comme tel, quoi de plus prévisible ? Même les bêtises que tu pourrais faire n’auraient rien de particulier. Celles que tu fais, d’autres les ont rendues plus catastrophiques encore… Si bien que tu disparais. A vrai dire tu disparais toujours. Malgré tes cheveux rouges et tes yeux rubis, tu es oubliable, négligeable. Tu attires peut-être les regards, mais l’on te dévisage comme l’on dévisagerait un inconnu. Tu te contrains à sourire, tu fuis, jamais tu ne te retournes, pour toi se battre c’est comme refuser d’avoir tort. Alors tu acceptes les choses qui t’échappent, tu t’esquives, tu n’es qu’un enfant après tout, tu ne comprends pas grand-chose, pensent-ils. J’aimerais pouvoir te dire qu’ils se trompent, cependant il faut se rendre à l’évidence : tu n’es personne.

Rêveur – Grand bien leur en fasse. Qu’ils t’ignorent, qu’ils te jugent après tout ça t’es égal. Ils ne te connaissent pas, ne cherchent pas à te connaître, à quoi bon juste commencer le récit sans péripétie de ta vie. Pour sûr, tu aurais eu une sacrée carrière en tant qu’anesthésiste si l’idée d’aller raconter tes histoires aux soins palliatifs avait heurté ton cerveau. Mais les bonnes idées ne t’effleurent jamais. Tu es muré dans le commerce familial, tu t’imagines mille aventures sans même lever tes fesses du tabouret sur lequel tu es assis. Le sentiment de ton impuissance t’accable. Tu mets ça sur le compte de ton âge, un jour, penses-tu, ils comprendront ce désir de suivre ta propre voie. Le fait est que si tu ne laisses jamais personne la chance de comprendre alors tu finiras toujours par les décevoir puisqu’ils attendront toujours de toi ce que tu n’es pas capable de leur donner.

Débonnaire – C’est que tu n’es pas méchant, dans le fond. En fait, tu es même plutôt maladroitement sympathique une fois qu’on a réussi à t’adresser la parole sans que tu ne t’enfuies. Pourquoi donc garder toute cette bienveillance pour toi ? Qu’as-tu à perdre en donnant un peu de tout ce que tu retiens. Tu as peur. Peur de paraître faible, peur de ne pas être à ta place, peur de quitter l’échoppe de tes parents et leurs tissus bariolés : quitter la seule chose que tu sais faire, quitter ce monde utopique aux couleurs de l’arc-en-ciel. C’est donc ça, hein… Se complaire dans ce que tu sais déjà, ne plus rien apprendre, rester sur ses acquis, se cacher derrière des œillères dorées. La peur de l’échec n’a rien à voir avec tes vraies chances de réussite. Ils essaient de te le dire mais tu n’écoutes pas.

Influençable – En réalité, tu as peur de leur jugement hâtifs, de leurs regards insistants, de leur manque de tact. A défaut d’être quelqu’un de populaire, tu as la chance de ne pas être celui sur qui les autres tapent. L’opinion public te fait du mal, tu ne saurais l’expliquer mais elle prend une place immense dans tes prises de décision. Alors tu as décidé de vivre selon la norme. Sous la forte influence familiale, tu as compris que ta place serait ici : dans cet atelier.
On ne saurait te blâmer, ce n’est pas comme si tu avais grandi dans un environnement de paix et propice à l’épanouissement de soi. Tu avais 4 ans lorsque tout a commencé, à peine. Tu ne te rappelles pas, pire, tu ne te rends pas compte à quel point ces changements ont bousculé le quotidien que tu aurais dû avoir. J’imagine qu’il est trop tard pour te demander pardon, à quoi bon, ce qui est fait ne saurait être effacé.

Tourmenté – Depuis que tu es devenu un hôte, ton attitude a quelque peu évolué, dans un sens, qui n’aurait pas changé après ce que tu as subi ? C’est si récent qu’il t’est difficile de mettre des mots sur ces changements, il semblerait pourtant que certains les perçoivent. Tu n’étais personne et te voilà devenu quelqu’un, tu parles d’un choc. A la fois élu et sacrifié, tu ne sais que penser de la situation. Tu n’as pas l’étoffe de ce que l’on attend de toi, et d’un autre côté tu aimes à croire que l’on ne t’a pas choisi par hasard. Que vas-tu faire maintenant ?... Laisse-moi te dire, car j’ai ma petite idée.

Histoire



I. Les grandes familles
Sarutobi, Nara, Hyuuga, Uchiha, Inuzuka, Akimichi… Autant de noms qui ont fait tremblé l’histoire, tant de par leur réputation que par leurs actes. Tu aurais pu naître dans l’une d’entre-elle, devenir un ninja, porter sur tes épaules le poids de la réputation de tout un arbre généalogique. Tu as de la chance. Le déshonneur est pour ta famille une notion nébuleuse, ce qu’on ne connaît pas ne peut pas nous manquer.
Cependant toute histoire qui a son héros, a son ennemi, les alliés de chacun des deux camps, puis les victimes, ces sortes de rôles secondaires uniquement présents pour créer une emphase sur les actions – bonnes ou mauvaises – d’un des protagonistes. Toi, tu n’es rien de tout ça. Non, toi tu es derrière, dans le décor, en fait tu es le décor. Les gens n’ont pas besoin de toi, et tu n’as pas besoin d’eux. Sans doute n’as-tu pas conscience que tu as besoin d’eux, et peut-être qu’eux-mêmes n’ont pas conscience d’avoir besoin de toi. Le résultat est toutefois le même : jamais vos histoires ne se croisent. Vous vivez en parallèle. Si rencontre il y a, elles sont fortuites, sans saveur, cordiales, à peine. Ils se désintéressent et tu n’estimes pas avoir mieux à raconter.
Il faut dire que vous n’avez pas grand-chose à partager. Qu’on vous mette dans la même pièce et vous n’aurez en commun que ce qui s’y trouve. Au mieux l’un parlera de ses exploits, toi des bobines de fil que tu as dû aller chercher à l’autre bout du village. Un monde vous sépare. Ce n’est pas que tu n’as pas ta place, que serait une ville sans restaurant, et que serait un restaurant sans cuisinier. Quelque part ça te redonne le sourire de te dire que si les tisserands comme ceux de ta famille n’existaient pas, éh bien tout le monde se promènerait nu comme des vers. Mais quelle maigre compensation, personne ne s’étonne de voir quelqu’un porter des habits, c’est même plutôt l’inverse. Alors question mérite, on repassera.
Il y a toujours la possibilité pour ta famille de se faire un nom, pourquoi pas créer des vêtements de luxe ou mettre au point un nouveau point de couture révolutionnaire. Ça aussi, c’est une idée trop brillante. Vous préférez rester sur les valeurs traditionnelles. Il faut se rendre à l’évidence : les grandes familles sont grandes car il en existe des petites. L’ordre des choses ne saurait être bousculé par ta seule existence et cette vaine tentative de sortir de la masse te coûtera.

II. Les destins hors du commun
Tu croyais vraiment que toute ta vie serait ainsi, pas vrai ? Tu t’imaginais déjà, seul derrière ce comptoir, à ne plus répondre des ordres de personne, à travailler pour toi-même, en accumulant tes bénéfices, en gérant tes dépenses. C’est fou comme le futur change du tout au tout pourvu que l’on touche un tant soit peu au présent.
Tu n’étais destiné à rien de plus. Non pas que ce soit une mauvaise chose, tout le monde ne peut pas avoir un destin exceptionnel. Tu as accepté – sans vraiment y réfléchir – que ta vie se résume à cela, tu ne réalises pas la tristesse d’un si petit projet, d’une si maigre ambition, d’une si faible contribution. Pour toi reprendre le commerce c’est une raison de vivre en soi, tes parents, ils ne t’ont appris que ça. Il était hors de question que tu deviennes un ninja, tu étais beaucoup trop fragile, du moins à leurs yeux. D’ailleurs, il en était de même pour toute profession un peu trop physique, tant et si bien qu’à la fin il ne restait plus que l’évidence : tu ne ferais rien d’autre.
Tout ce dont tu as besoin est là : confort, famille, travail, argent, santé… On s’occupe de toi comme un coq en pâte. Oui, bien sûr tu fais de petites tâches pour aider papa et maman, plus que ce que ferait l’enfant lambda qui lui se serait plains de ces corvées. Mais pas toi, non, toi tu es conditionné pour être celui qu’on a voulu faire de toi. Et ça te plaît. Ne pas être en charge de son futur à quelque chose de rassurant, se détacher de ses responsabilités c’est facile, se laisser guider c’est aussi pouvoir dire qu’on n’a fait que suivre les ordres si les évènements venaient à déraper et, en fin de compte, se désengager de toute culpabilités. Toutefois, à ne pas choisir toi-même ton chemin, tu t’es retrouvé à devoir subir les décisions des autres.
Qui aurait cru à un pareil retournement de situation ? Toi, petit apprenti, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de tisserand. Toi, dont on n’attendait rien d’extraordinaire. S’en est presque ironique que tes parents aient soudainement mis sens dessus-dessous tout ce qu’ils avaient prévu. Il doit bien y avoir une bonne raison : c’est pour ça que tu ne t’es pas posé de questions.


III. Les circonstances
On ne saurait te blâmer. Tout se prêtait à un acte de désespoir. Il leur fallait une arme, si possible discrète et puissante : ils ont dû faire un choix. La discrétion. Car nous vivons toi, moi – et surtout eux – dans un monde rempli de secrets et de cachoteries, de beaux sourires, de belles promesses et surtout des couteaux. Comploter sans pouvoirs ça n’a pas de sens, on imagine bien que l’attaque de Suna n’est pas anodine, joyeux anniversaire comme on dit. Un cadeau surprenant qui a le mérite d’avoir déclenché une série d’évènements qui – pour une fois – allait dans mes intérêts. Et puis : toi.

Je persiste à croire qu’ils n’ont pas réfléchi, si tu veux mon avis ils t’ont choisi au hasard. Ils se sont sans doute assis –  quoi que –  quelques secondes, sont venus à la conclusion qu’il leur fallait jouer l’effet de surprise à son plein potentiel et tu es la personne qui a croisé la rue au mauvais moment. A vrai dire je ne saurais t’expliquer comment ça s’est exactement passé, et ça ne m’intéresse que peu. Tu ne m’intéresse pas. Pour ainsi dire, je te méprise, tu n’es qu’un Jinchūriki de plus, inconscient de sa puissance qui plus est. Tu crois que suivre les leçons d’un maître d’arme va t’aider, bon sang regarde toi, c’est donner de la confiture aux cochons.
Toutefois, ils t’ont trouvé quelque chose, c’est à se demander comment. La seule chose que j’aime chez toi c’est la facilité avec laquelle tu cèdes aux requêtes, la détresse des gens aussi, ça se voit tout de suite que tu n’es pas quelqu’un à la personnalité écrasante. Sache que j’en ai maté des plus durs que toi, et que tu n’égaleras jamais une légende. Tu seras une erreur de laquelle ils apprendront et ce sera déjà bien assez pour ta petite personne. Tu fais partie de l’histoire maintenant. Deviens un héros, ou meurs en martyr, il n’y a pas de juste milieu lorsqu’on n’excelle en rien. Fais-en sorte que les autres se rappellent de ce que tu vas faire et non de ce que tu as été, la véritable mort c’est l’oubli et tâche toi-même de ne pas oublier que sans moi tu n’es personne.
Tes parents ont pensé élever leur famille, ils ont pensé que tu pouvais offrir ce que moi j’avais offert au monde. Le vrai héros de la légende, ce n’est pas le Jinchūriki. Ils se trompent. Je ne suis pas de ces outils que l’on met à sa ceinture, je ne serai pas ton outil : tu seras le mien, et ça s’annonce si facile… Je ne peux te jeter la pierre, tu n’es pas le premier à vouloir devenir important.


IV. Les vérités
Celles que l’on cache, celles que l’on clame. Akinobu c’est l’histoire d’un enfant anodin, sélectionné, éloigné de sa famille, retiré de son clan, caché aux yeux de tous. Élevé par des inconnus qui se révèleront bien plus protecteurs que prévu et qui finiront par faire comme les autres : s’en séparer. Sacrifié pour le bien du village, sans même le savoir.
Kurama n’aurait su mieux décrire notre monde : des cachotteries, tu en es une à toi tout seul. Né pour devenir Jinchūriki, c’est tout ce que le peu de personne dans le secret saura. Père, mère, aux absents, crée pour le bien du village et non par amour. Ils existent, oui, sans doute savent-ils leur enfant encore au village, sans doute t’observent-ils de loin. Tant et si bien qu’il ne reste que ceux que tu désignes comme tel, ceux que l’on t’a imposés. Et après tout est-ce vraiment important ? Tu les aimes, pas vrai ?
On ne pouvait se permettre de laisser Kyūbi à un autre village, pas après tout ce qui est arrivé à l’Histoire. Ils ne pouvaient pas prendre le risque de perdre leur arme, ils l’ont enterrée, enfouie, cachée. Ils ont fait en sorte que tout paraisse normal, parfaitement normal. Tu disparais, c’est un trait de caractère dont tu n’es pas responsable : depuis toujours on veut te faire disparaître. Mais qui sont ces « on » qui sont « ils », sache que cette manigance remonte bien avant ta naissance. Tu es un projet. Non pas que tu sois spécial. Tu es un prototype, sacrifiable et nécessaire et à la fois précieux et fragile. On redoute ton échec, tout comme on s’impatiente de ta réussite.

Un essai parmi tant d’autres. Premier d’une liste ne faisant que commencer ou simplement bon dernier, sélectionné par dépit plus que par choix. C’est peut-être ce qui les a poussés à se tourner vers toi, finalement. Les autres n’auraient pas survécus, alors à défaut de mieux, au risque que Kyūbi ne parvienne encore à se débarrasser de son hôte par ses stratagèmes perfides, tu as été la roue de secours. Si ce n’est pour longtemps, au moins tu permettrais d’en faire le transfert et de garder le démon le temps qu’un remplaçant montre le bout de son nez.

Et puis il y a cette lueur d'espoir. Celle qui te permettrait de briller, tu pourrais devenir le ninja qu'ils attendaient.

Les Uzumaki ont prouvé que leurs techniques fonctionnaient. Pourquoi faudrait-il qu'un clan soit désigné ? Pourquoi prendre le risque de perdre des éléments clefs ? Après tout, le chakra de Kyūbi est si immense, que se passerait-il s’il venait à être dans le corps d'un humain lambda ? Pour des raisons qui leurs sont propres, tu n’as pas subi ce sort lors de ta naissance. Vous n'avez pas subi ce sort à la naissance. Car tu es loin d’être le seul à avoir eu l'attention des autorités. Tu aurais su, vous auriez su. Vous auriez tout gâché. Tu aurais voulu devenir quelqu'un bien avant que l'on t'en ait donné l'ordre. Il était important que tu ne sois rien, puisque ton manque de charisme est un atout et que rien ne garantissait que la liste se poursuive. Qui soupçonnerait le petit fils du tisserand, le silencieux petit livreur au sourire facile et à la mine gênée. Personne. On t’a imposé ce chakra anormal, on n’a pas jugé nécessaire de t’enseigner d’abord, ce qu’ils veulent ce sont tes premiers réflexes, ou plutôt, ceux du démon. Tu es une prison, et non le gardien. Tu es fermé si, et seulement si, celui qui a la clef l’a tournée. Manipuler le chakra c'est dans les gènes de tout le monde, on ne saurait effacer la mémoire génétique juste en te retirant de ton biome initial.
SRien n’est plus destructeur que l’imprévisibilité. Après  le coup d’état de Konoha, le nouveau Hokage a décidé d’accélérer les choses. Il t’a propulsé au rang de Jinchūriki, celui que tu n’aurais dû avoir que  bien plus tard, voire jamais. La passivité de sa prédécesseur avait atteint les limites de sa patience. 13 ans, c'est la période parfaite, devient Genin et rien ne sera suspect. Tu as beau être effacé, tu es un adolescent comme les autres qui rêvent d'autre chose, ils rêvent tous d'autre chose. Cette décision, ils n'ont même pas eu à te forcer la main, tu as fait confiance.

Quel sera ton destin à présent ? Il semblerait qu’ils aient choisi quelques membres de l’unité secrète pour t’entraîner, et c’est à chaque fois tout un protocole. Tu n'es que le fruit d'une vaste expérience, tu n'es pas le produit d'un laboratoire, et pourtant. Aujourd'hui te voilà en compagnie du renard, cela fait 1 mois, tout au plus. Et tu progresses. Mais ça, tu penses que ça viens de ton travail acharné, jamais tu ne te retournerais contre le village et ses décisions sournoises. Puisque jamais tu n’auras conscience de tes origines. Tu es Kadogami Akinobu, et ton nom n'est pas un hasard non plus.



Test RP

D’un revers de la main il essuya le miroir. Akinobu croisa son propre regard dans son reflet et se surpris à l’esquiver. C’était aujourd’hui. Sans conviction il se dévisagea, tenta brièvement de paraître sûr de lui, jugea qu’il y était parvenu, se jura d’être exemplaire et quitta la salle de bain. Il enfila les vêtements qu’il avait préparé la veille, dans la pénombre les couleurs paraissaient toutes similaires bien qu’il en était autrement en réalité. Qu’importe, pensa-t-il, il ne les portait pas pour lui mais pour les autres. Car si une chose avait bien été transmis par ses parents c’était bien l’importance d’une première rencontre.
A peine eut-il descendu les escaliers qui le menaient au rez-de-chaussée que ses parents l’accueillirent. Ils s’enquirent de son état d’esprit, ils espéraient sans doute que –  comme à son habitude – leur fils ne changeât d’avis devant le défi que représentait une pareille dévotion. Ils n’eurent aucunement gain de cause, très certainement car Akinobu ne savait pas réellement dans quoi il mettait les pieds, et ce bien que l’on lui ait expliqué. Il voulait être le fils exemplaire dont ils avaient toujours rêvé et prenait, sans doute à tort, leurs questions comme un test visant à mesurer son engagement.

Le soleil venait de se lever, il était incroyablement tôt. N’arpentaient les rues que quelques citoyens, contrains de par leur profession à se lever. Une odeur de fraiche rosée emplit les narines d’Aki, ce qui eut pour effet de lui faire prendre conscience qu’aujourd’hui sa vie allait changer. Il ne pouvait rêver meilleures conditions. Sa mère lui tenait la main, parfois au détour d’un chemin elle la lui serrait légèrement comme si elle avait peur que son fils ne se trompât de direction. Sans doute aurait-il eu honte si cela avait été un jour comme les autres. Il était capable de la sentir au bord des larmes, sans comprendre il acceptait cet état émotionnel et tenta tant bien que mal d’y remédier en gardant sa main dans la sienne. Il lui sembla qu’elle avait plus besoin d’être rassurée que lui.
Ils arrivèrent sur le lieu du rendez-vous. La formalité de cette rencontre l’impressionna, de par son âge il lui était rare de côtoyer des membres de la classe militaire du village. Le métier de ninja lui avait toujours été décrit comme dangereux et difficile, tout ce qu’on lui avait demandé d’éviter, en somme. Sa mère lâcha sa main, Akinobu resta un instant penaud avant de rabattre sa main le long de son corps, sa promesse tacite de la salle de bain venait de s’envoler. Il se voyait déjà rentrer chez lui la queue entre les jambes. Mais rien. Pas un rictus, pas un mouvement de sourcil ne vint ponctuer cette scène enfantine. Son regard fuyant balayait ce qui l’entourait sans qu’il eût le temps d’analyser quoi que ce fut.

Quelques mots s’échangèrent, ses parents reculèrent et l’un des ninjas lui posa la main sur l’épaule, l’incitant à rester. Aki ne broncha pas. Ses parents s’en allèrent, apparemment leur présence n’aurait rendu les choses que plus difficile. Le mutisme d’Akinobu n’était pourtant pas un défaut d’intelligence, il comprit que sa mère ne l’aurait pas supporté, dans un sens on lui retirait son enfant –  même si lui ne se considérait pas comme tel.
Aucun effort de mémoire n’aurait pu lui faire se rappeler ce qu’il advint par la suite. Il se rappelait être allé dans une pièce à l’odeur de thé vert particulièrement forte, puis d’avoir été momentanément apaisé. Il ignorait s’il avait fini par s’endormir, mais lorsqu’il s’éveilla se fut la même sensation. Aki esquissa un mouvement, son bras se fit lourd, presque douloureux, si bien qu’il lui fallut un moment avant de pouvoir s’asseoir. S’il avait effectivement dormi, ce devait être sans avoir bougé car tout son corps ankylosé peinait à se redresser. Après de longues minutes passées la tête dans les mains à fixer le sol, il s’élança pour se lever, tituba jusqu’au premier meuble venu et sortit de la chambre.
Lorsqu’elle le vit, sa mère se leva d’un bond, son père quant à lui le fixait d’un regard tendre. Ils allèrent parler mais d’un geste de la main Akinobu les stoppa. Sa tête faisait des siennes, la nausée lui prenait et qu’il eût réussi à atteindre la salle de bain avant de vomir relevait du miracle. Il resta un temps la tête au-dessus des toilettes avant de réaliser que rien ne sortirait de son estomac, il se releva maladroitement, se dirigea vers le lavabo, tourna les robinets et se passa le visage sous l’eau avant d’en boire quelques gorgées.
Il manqua de boire la tasse lorsqu’il vit son reflet dans le miroir. Son œil. Il ferma les yeux avec vivacité, il n’était pas certain. Puis comme ça ne disparaissait pas, il se repassa la tête sous l’eau, s’essuya avec une serviette et défia de nouveau son reflet. Orange. Son œil était devenu orange. Ça n’avait aucun sens. Aki tenta de le rincer, parfois les réactions les plus ridicules sont les plus adaptées. Il releva la tête et constata que son œil – bien qu’injecté de sang – était tout à fait normal. Un sourire candide orna son visage, à l’évidence il était bien loin de se douter qu’à défaut d’avoir choisi son destin il venait de le confier à quelqu’un d’autre.

Derrière l'écran

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Dernière édition par Kadogami Akinobu le Mer 31 Mai - 13:49, édité 8 fois
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Genin de Konoha
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MessageSujet: Re: Les choses atroces démarrent dans l’innocence   Lun 22 Mai - 23:17
Voilà avec un peu de retard ma participation pour le rôle du Jinchūriki de Kyūbi.

En espérant que ça vous plaise,
Bonne lecture !


note: les modalités quant à comment Akinobu est devenu le Jinchūriki ont été vues avec Asano.
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Jônin Supérieur de Kumo
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MessageSujet: Re: Les choses atroces démarrent dans l’innocence   Lun 29 Mai - 18:35
Alors, alors, on a affaire ici à un "gros" soucis et je vais devoir, semble-t-il, faire amende honorable car j'ai sans doute été un peu trop gentil et responsabilisant envers les Kage et - le cas présent - Asano. Seulement là il faut bien que tu comprennes que la présentation est, en l'état, invalidable.

Parce qu'en réalité, elle est vide, cette présentation. Tout ce que je sais de ton personnage après l'avoir lue, c'est que c'est un gars plutôt (très) effacé, même pas shinobi, qui est devenu Jinchuuriki. Quand ? Comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas un autre ? Je ne sais pas. Je n'ai absolument aucune réponse. Parce que ta présentation n'est qu'un exercice de style en réalité, qui fait passer à la trappe tout le fond scénaristique du personnage.
Asano est Hokage, très bien. Il gère son village, c'est entendu. Mais c'est tout. Il n'est pas responsable de la trame scénaristique du forum ou de son évolution. Tu ne peux nous livrer une présentation qui ne nous dis rien sous prétexte que "les modalités quant à comment Akinobu est devenu le Jinchūriki ont été vues avec Asano". Surtout quand il garde les dites modalités pour lui. Donc, pour être clair, que Asano t'aide à la construction de ton personnage, c'est très bien et je l'en remercie. Mais il ne peut en aucun cas décider seul de ce qui est acceptable ou non au sein du forum en terme scénaristique. Moi-même je ne le fais pas seul alors même que j'en suis le fondateur.

Mais, entendons-nous bien. Ce message n'est pas qu'une critique individuelle. Il s'adresse aussi bien à toi qu'à Asano. Et même à moi dans une certaine mesure, parce que j'ai une part de responsabilité que je ne néglige pas. Seulement là, je vais devoir te demander de retoucher cette présentation pour me donner de la matière, parce que j'ai trop peu d'informations pour en juger. Et que le peu que j'ai, à savoir qu'un gamin lambda sans même un début d'apprentissage des arts ninja serait choisi pour devenir Jinchuuriki, ne me plait pas. Je ne critique pas non plus la qualité intrinsèque de la présentation, qui est objectivement très bonne en terme d'écriture. Il est évident que tu sais plutôt (très) bien écrire mais ce n'est pas la question ici Wink


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Genin de Konoha
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MessageSujet: Re: Les choses atroces démarrent dans l’innocence   Mar 30 Mai - 0:21
Update : Ajout du chapitre "Les vérités", au niveau du contenu,ce n'était pas l'idée initiale, mais j'ai cru comprendre que sa banalité ne séduisait pas, du coup je suis parti sur quelque chose d'un peu plus shonen like, tout en conservant son caractère "pilier" à savoir : son inexpérience, sa banalité apparente et son manque de présence.

Update2 : Suite à une discussion sur la CB. Les allusions au clan Yamanaka ont été retirées, quelques informations ont été rajoutées dans ''Les Vérités''.



Ancien message :

Je comprends parfaitement,
Je vais ajouter un paragraphe à la suite de ‘’circonstances’’, ou remanier un peu le tout pour rendre ça plus fluide.

J’ai déjà une idée du pourquoi et du comment, les modifications ne tarderont pas.

J’ai sans doute vu un peu trop la fiche sous les yeux du personnage, car toutes les questions que tu poses (comment, pourquoi lui ...) c’était plus au moins ce que je voulais pour le lecteur.
Donc dans un sens c’est une validation de mon objectif – ce qui n’empêche pas que cet objectif était dans la mauvaise direction.  

Je vais remédier à cela d’ici ce soir ou demain.
Merci d’avoir pris le temps de faire une correction ! Je vous tiens informés de l’avancement.

ps: Dois-je refaire le test rp également?


update : je vais très certainement faire un dernier chapitre du nom de ''Les vérités'' et passer en narration à la 3eme personne. Étant donné que Kyūbi est le narrateur, ça n'aurait pas de sens autrement.
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Jônin Supérieur de Kumo
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MessageSujet: Re: Les choses atroces démarrent dans l’innocence   Mer 31 Mai - 21:18



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 8.5/12

L'originalité 1.5/3
La cohérence du récit 1.5/3
La narration 3/3
L'avis personnel 2.5/3

« La Forme » 11.5/12

Le vocabulaire 2.5/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 3/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 27/34

« Alors, honnêtement, c'est l'une des meilleures présentation que j'ai pu lire en ce qui conçerne la qualité d'écriture. La narration est excellente et retranscris parfaitement l'état d'esprit supposé du narrateur, plutôt bien pensé par ailleurs. Tu aurais pu avoir une bien meilleure note s'il n'y avait pas tant de petits détails dans la construction du personnage qui me dérangent et qui ne sont pas toutes corrigées par ce dernier paragraphe.

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Genin de Konoha avec 945 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »



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Les choses atroces démarrent dans l’innocence

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