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 Mūn [100%]

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Genin de Kumo
Okane Mūn
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Messages : 2
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Date d'inscription : 16/03/2017
MessageSujet: Mūn [100%]   Ven 2 Juin - 22:48

Yōhei Mūn Feat Avatar

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Infos générales
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Nom : Yōhei
Prénom(s) : ムーン Mūn
Surnom :  エラーErā
Age : 17 ans
Sexe : Féminin

Village : Kumo
Rang : Genin
Clan : Yōhei (inventé)
Affinités : Katon
Spécialités : Jinchuuriki (Hachibi) ou NIBI si vous êtes gentils (svpsvp)

Caractère


Douce nuit, grande rêveuse. Mūn porte son prénom à l'image d'une métaphore. Elle est lunaire, brillante, mais d’une lumière douce, discrète. Habituée au noir, au sombre, à la nuit et ses obscurités. Elle ne se plaint pas, elle subit, surveille et juge intérieurement. Un caractère naissant, jeune, destiné à subir le caractère des autres plus qu’à s’imposer.

Elle est de ceux qu’on juge vite, qu’on oublie tout aussi vite. Les forts, les faibles, elle s’en moque. Qu’on lui marche dessus, qu’importe, du moment qu’elle s’en relève.

Ni triste ni enjouée, ni stoïque ni euphorique. Elle s’adapte à tout, à tous. Sa discrétion fait d’elle au pire la proie facile, au mieux, la décoration d’un mur amovible. Poupée de cire, poupée de sang. Un visage qui paraît malade, et qui pourtant, peut rougir, peut blêmir (plus qu’à son origine, oui) sous peine qu’on le provoque.

Elle est comme une enfant qu’on doit stimuler, qu’on doit faire vivre, sinon elle ne le fera pas d’elle-même. Un côté insaisissable berce ses actions, impossible de prévoir, impossible de comprendre, à moins de la manipuler volontairement.

Mūn est sage, docile. Elle obéit et fait le parfait petit soldat, dommage qu’elle n’en ait que le mental. Elle respecte sa famille, leur nom, leur renom. Ils sont le soleil, elle la lune. Ils brûlent ardemment et avec fierté, pendant qu’elle scintille avec pudeur.

L’un est fixe, magistral. L’autre est une suiveuse, danse autour de la terre qui l’a harponnée pour pas qu’elle ne s’envole au loin. L’un est immense, dominant. L’autre est plus fine, cabossée et subit la gravité d’un autre. L’un est essentiel, vital, source de vie. L’autre est jugée usuelle, bonne à servir mais loin d’être indispensable.

Comme chat et chien, Mūn et son clan jouent dans les contrastes. Pourtant, elle n’essaye pas de se justifier, ni de leur ressembler : Elle se sait bien trop faible pour ça. Alors elle se contente de son nouveau statut, celui d’une plume posée sur un monstre. Une plume tellement légère qu’elle n’a même pas réveillé la bête.

Elle n’a de lui que ses yeux, vitreux, blancs, creusés par un néant opalin.
 
Un jour, il se réveillera pour de bon, et reprendra sa place. Mūn connaît les histoires, elle attend son arrivée. Son retour à la terre l’effraie un peu, mais à quoi bon s’en plaindre. Elle n’est ni plus ni moins qu’une carte à jouer qui devra passer son tour quand la main sera à elle.

En attendant, elle survit.

Histoire



Quand un regard en reflète un autre, c’est qu’il s’efface. Sombre et transparent. De manière délicate, l’âme file et ne laisse qu’un miroir plus ou moins brumeux. Des prunelles en guise de mémorial, juste un détail qui reste.
L’autre regard s’agite, constate, s’énerve. Du soupir vient le grognement, du grognement la colère.

« Encore un, encore un ! Vous n’amenez que des incapables »

Il serait prêt à maudire les iris grisonnants qui jugeaient le plafond, qui le jugerai pour toujours. Le visage crispé à qui ils appartenaient fut néanmoins recouvert d’un ultime linceul (ou d’un semblant, on ne s’amusait même plus à leur chercher des draps de circonstance, maintenant, n’importe quel tissu ferait l’affaire, du moment qu’ils cachent des globes oculaires figés par la mort)
Un pied s’affronte au sol, remue la poussière, envoie voler les pierres qu’il y croise.

« Un an ! Un an qu’on l’entraîne, pour CA ? »

Sa main retombe du ciel, déçue, puis fait signe de nettoyer la scène.
A peine dix minutes suffirent à faire de la pièce une zone neutre à tout historique morbide. On referme alors la cage laissée comme neuve.

« Sortez les fiches B »

Un pincement de gêne, quelques moues, mais un silence qui en dit long : C’était loin d’être terminé.

►►►

Au nom de Yōhei s’ajoutent souvent des mots comme « sauvages » « vendus » « nomades » « règne »
Ils sont tous plus ou moins justifiables et compréhensibles, en souvenir d'une époque ou d’actes.
Autrefois nomades, marcheurs effrontés, au ordres d’une seule et même loi : la survie. Mercenaires d’un jour, brigands pour d’autres. Insaisissables, pas gourmands mais fiers. Leur ralliement auprès de Kumo s’était voulu au départ pour un semestre, puis s’était étendu à deux, un an passa. Les étrangers participaient aux championnats et raflaient les victoires comme les sauvages qu’ils étaient.
Ils avaient une particularité que le village leur enviait, qu’il avait connu jadis. Experts en Nin-Taijutsu, comme une hérédité qu’on leur donnait, un souffle de force et de charisme.
Ils auraient dû quitter cette vie, tantôt de prestige, tantôt de blâme. La décision fut tardive, les contrats s’éternisaient, se transformaient en un lien indescriptible : Kumo était devenue mère d’un clan sans s’en rendre compte.

Cette fidélité qui aujourd’hui, fait d’eux des mercenaires sans rançon.

►►►

A troisième génération, troisième renom. La meute de loup adoptifs, les gardiens aux ordres d’un nom plus que des idées. Les années qui essoufflent un clan jadis libre et prospère.
Kumo avait besoin d’une force, d’une puissance, comme si elle présentait le mal à venir.
La nuit rouge ; l’ensanglantée, arrivait.

►►►

On prétendait connaître ces crocs, on prétendait connaître ce feu.
Mais une fois que c’est là, que ça s’étend, brûle, écrase, lamine : on ne connait plus rien. Les parchemins qui faisaient mémoire crépitent aujourd’hui en un gigantesque autodafé improvisé.
Kyuubi grogne, Kyuubi hurle.

La montagne tremble sous ses pas. Et chaque ressource est bonne à prendre pour le chasser. Que ce relent du passé s’éteigne ! Qu’il crève !

Les Yōhei pouvaient faire le choix de la fuite, l’abandon d’une contrée à son sort. Eux qui rusent pour survivre, auraient pu par instinct retrouver la vie de nomade qui leur était due.
Mais ils firent le choix des cendres, scellant définitivement leur nom sur la roche brûlante du village. On épargnera les détails, on épargnera les morts. A l’aurore, quand le ciel recouvrait la couleur ardente du sol, on pria leurs âmes, comme on pria celles d’une centaine d’autres.
Les cœurs lourds, la voix coupée.

►►►

« Combien ? » crache une voix qui semble enrouée d’un millénaire de vie.
« 12 dossiers monsieur »
« Et .. ? » Un regard insistant, un malaise qui s’installe.
« Des… enfants monsieur »
Un sourcil -plus fourni que la faune elle-même pourrait l’être- se lève
« Et…. ? » L’impatience se mêle à l’insensibilité
« De 7 à 16 ans monsieur »
« Vous savez ce qu’il vous reste à faire alors »
« …O..Oui monsieur »
On baisse les regards, la honte a dévoré la pièce, sauf pour une personne.

►►►

Vague et banale, la naissance de Mūn fut vite écartée : Un soir de pleine lune, ce qui lui valut le plus original des prénoms.
On eut vite fait de s’interroger sur son cas. Imaginez un des leaders du clan de prestige, excellant au combat, découvrir un être opalin et chétif, à la limite de la maladie. Des airs albinos, un calme profond. Où étaient les cris de douleur du nouveau-né qui respire pour la première fois ? Respire-t-elle seulement ?
On l’aurait dit bercée par la lune, endormie.
Un grognement du père, une inquiétude de la mère.
Bienvenue sur terre, Mūn.

►►►

« On a des requêtes particulières ? »
« Pas que je sache monsieur… » Des dossiers défilent sous des doigts peu agiles « … Euh… si.. Eh.. Le dossier 17 monsieur, en aller-simple signé par les Yo.. »
« Je sais, j’ai vu son père j’te rappelle… »
Un silence, une respiration muette.
« Direction la cellule 17, on commence par elle »

Leurs silhouettes disparaissent dans des couloirs qui paraissent sans fin. Les murs creusés à vif dans la pierre se nappent de mousse et autres rebus, parfois même l’eau ruisselle à sa guise, annonçant en général une météo capricieuse.

Des portes s’enchaînent. Des cases, des numéros. Le 17 est gravé sur une plaqué recyclée, on pouvait vite comprendre que le 7 était marqué d’une encre aujourd’hui écaillée, bien plus ancienne que le 1.
Un grincement métallique, une entrée sombre et humide. Des barreaux se dressent quelques pas derrière. Une fillette loge. Elle lève le visage, bien que ses yeux soient bandés et ses oreilles recouvertes de tissus isolants.

« En même temps c’est facile de comprendre le père, hein »

Le second hoche la tête à contre-cœur, les nausées lui revenant soudainement.

►►►

Mūn avait un grand frère qu’elle surnommait Ya-kun, Yakujo. Il était son aîné de 5 ans, et avait donc un certain pouvoir d’influence sur elle. Modèle encensé par les anciens, littéralement à l’image d’une génération de Yōhei qui se veut prometteuse. Lui et quelques cousins étaient la deuxième ligne d’apprentissage. Encore trop jeunes pour se battre sérieusement, mais dont le destin était déjà présélectionné.

Certaines hautes familles de nobles s’arrachaient même déjà leurs services pour l’avenir. Quoi de mieux qu’un Yōhei en garde rapprochée ?

Yakujo avait ça dans le sang, un physique prometteur, une capacité d’analyse, et une incroyable soif de combat. C’était devenu sa façon de communiquer. Autant dire que pour Mūn, le répondant était limité.
Elle jouait volontiers le jeu d’un grand frère bagarreur, mais se retrouvait inéluctablement vaincue ou blessée. Pourtant elle ne se plaignait pas, comme si la douleur n’avait pas à être justifiée, comme si elle ne comprenait pas.

Il lui était même arrivé de passer toute une semaine sans que personne ne se rende compte qu’elle s’était cassé le poignet dans une de ces énièmes batailles. Il avait fallu que celui-ci prenne la taille et la couleur d’un boulet pour que la mère crie de stupeur.

Un poignet par-ci, un bras par là. Un rhume, une fièvre. Mūn avait toujours quelque chose. Santé faible, corps chétif, elle ruinait les espoirs d’une croissance positive.

Pourtant on lui avait souhaité, de s’améliorer, de grandir bien, de grandir mieux. De transformer ce petit bambin de 2kg en une robuste guerrière qui perpétuerait un nom qu’on adulait déjà.

Elle n’en fit rien. Mūn ne rejoindrait jamais la deuxième ligne. Et étrangement, son nom fut tu pendant quelques temps, puis oublié.

►►►

« Sans entrainement monsieur ?! Maintenant »
« A quoi bon l’entraîner, Fujoba, regarde-la ! Rien que l’entraînement la tuerai. »
« Mais.. c’est du suicide ! »
« Et alors, c’est un dossier en aller-simple de toute façon ! »
« On pourrait au moins.. »
« Prépare la cérémonie Fujoba, je veux que tout soit prêt demain à l’aube »
« O..oui monsieur »

La cage de charbon se referme. Plus qu’une journée.
On plonge la fillette en sommeil, on l’isole un peu plus. Elle sera bientôt de l’histoire ancienne, et emportera tout souvenir d’elle avec sa mort, selon le contrat.

►►►

Kumo et sa folie ravageuse. La peur née 8 ans auparavant avait créé des démons. Des démons angoissés, en quête de solutions, quitte à se servir de démons eux-mêmes.

Qui de mieux placé pour combattre le démon à 9 queues qu’un autre que Kumo a isolé depuis des années.
On craignait aussi qu’il se réveille un jour, pour ravager comme son alter-ego, un pays qu’il a oublié.

Des craintes, des amertumes, des diabolisations qui amènent à la création sous-marine d’une force un peu spéciale, maîtres Fuinjutsu et idéalistes obscurcis par le manque de temps et de cohésion.

Appuyé tant par le chef de Kumo que sa force militaire, la section agit dans l’ombre de celui-ci, craignant un retour un peu obscur sur la façon de procéder qui a évolué après 8 ans d’échecs.

►►►

On l’avait placée sur un drap découpé à vif dans une des maisons environnantes. Pour la première fois, ils ne laissaient pas le cobaye à même la pierre, sur les signes tracés d’une encre rouge. Ils n’auraient alors qu’à replier le drap et passer à autre chose, l’histoire d’une demi-heure, grossièrement. L’impatience paya, le rituel commença alors que certains se voulaient déjà à la pause déjeuner. Vite qu’on en finisse.

Mūn ne bronchait pas. Elle dormait, épuisée et vaine.
Elle était liée et muette. Isolée de tout, de rien.

Cela faisait des mois qu’elle ne voyait plus, n’entendait plus, ne parlait pas. On la voulait vide pour un meilleur « accueil ». Drôle d’idée.

Après une heure d’incantations et de sceaux en tout genre, il était temps d’ouvrir la relique. Une simple boite en métal rouillé, vieille comme le monde.

A chaque fois, la même impression. Un souffle glacé là ou l’air ne passe pas. Un râle infini là où les morts ne parlent pas. Des cœurs qui se serrent, conscients d’envoyer une énième personne au ciel, ou sous terre, en l’occurrence.

Le chef des opérations n’assistait même pas à la scène. Il avait perdu espoir quand ses élites avaient perdu au duel de la vie. Des hommes et femmes, parfois amis, surentraînés et volontaires -à l’époque- pour « faire briller Kumo » qu’ils disaient. Tous achevés en quelques heures.

On les voyait d’abord se tordre de douleur, les veines gonflantes, les muscles à vif. Parfois des os craquaient, parfois le cœur s’arrêtait simplement. Mais jamais, jamais aucun n’avait ouvert les yeux.
Alors, quand Mūn ouvrit les siens, ou ce qu’il en restait, l’organisation toute entière hurla de torpeur.

►►►

« Monsieur !! MONSIEUR !! Elle.. elle !! » Le ninja avale presque ses mots, il ne parle plus « 17… 17 Elle.. est.. Elle est réveillée ! »

Le colosse bondit. Sa tonne de muscle s’agite et fracasse tout ce qui se trouve sur son chemin.
Au fond, tout au fond des catacombes modernes, il rejoint la salle d’où les gens fusent. Quelques cris, une panique générale et des fuyards.

Au fond, tout au fond de la salle, une fillette, debout malgré elle. Elle a mal partout, a retiré les bandages qui cachaient son visage, et se livre au jugement. Seuls ses yeux semblent différents, vides et creux, opalins. Les yeux du démon à 8 queues. On la croit alors possédée, hantée par le monstre.
A vrai dire, elle ne parle pas, ne bouge pas vraiment, respire juste.

L’apnée générale éclate en seconde vague de panique. Les sceaux de barrières faiblissent peu à peu. Une ouverture se crée, et le colosse s’y plonge sauvagement. Il assène un coup magistral qui propulse la gamine contre le mur le plus proche.

Pas d’esquive, beaucoup de sang par contre. Elle s’endort une fois de plus.
Le cas 17… a le contrôle.

►►►

« Bordel de bordel ! Non ! »

Des vases valsent, explosent. Des papiers dansent, volent.

« C’était PAS censé arriver. Pas comme ça ! PAS avec elle ! LES RAPPORTS FUJOBA »
« M…Mon… sieur elle s’est juste réveillée sans crier, pas de signe de douleurs ap.. apparentes.. Pas… pas de convulsions comme les 13 autres… »
« Mais MERDE, MERDE, MERDE ! Et j’annonce ça comment à Faust, que ces 10 années d’essais acharnés se solvent sur une pauvre GAMINE qui se casserait en deux à cause d’un vent trop fort ? »
« Si…Si elle a le mental chef.. »
« Mental mais mental de QUOI ? Si elle ne peut même pas se battre elle sera juste un poids, et un poids dangereusement précieux »

La masse osseuse s’affale sur son siège, ses doigts charnus viennent masser le coin de ses yeux.

« Bon.. Rédige une missive, on informe le Kage, les haut-rangs, ils auront le choix sur la suite »
« ..La suite ? »
« La relique est toujours un réceptacle solide, on propose une marche arrière ou.. »
« Mais monsieur si on retire déjà le bijuu elle va.. »
« Oui, oui, elle meurt. Mais c’était ce que tout le monde espérait à la base, ses parents y comprit. Au moins elle serait morte pour le village, ok ? »

Le messager baisse encore les yeux. Il ne compte plus toutes les fois ou ses pieds sont devenus le centre de sa vision ces dernières années.

« Bien monsieur je rédige la lettre »

►►►

La réponse des élites fut claire.
5 ans, c’était le temps donné à la jeune fille pour montrer des améliorations. Elle serait au centre d’une surveillance rapprochée, entraînements spécialisés, et jugée comme n’importe quel autre étudiant académique de son grade. Mais si elle n’atteignait pas des prérequis physiques et combatifs d’ici là, le démon lui serait alors retiré. Sa vie avec.

Bienvenue sur terre Mūn.


Test RP


Des rires et des larmes. Les pavés froids s’était transformés en un doux oreiller ; mousseux, attendrissant.
Tes paupières sont toujours aussi lourdes, scellées par la fatigue. Ton corps flotte alors, comme si on te donnait ton premier bain. Pesanteur oubliée, espace infini. Bercée par le vide, tu glisses lentement au creux du néant. C’est chaud et sec, loin de cette prison gelée.

Si c’était un rêve, alors tu priais pour qu’il dure à jamais. Isolée mais oubliée, seule dans un cocon qui t’appartient. Ce serait idéal.

Ils pensent que tu n’as pas mal, sous prétexte que tu ne le dis pas. Le soleil chauffe seulement parce qu’on le constate oralement ? La pluie tombe-t-elle seulement après qu’on se plaigne d’elle ? Peut-on prétendre à savoir quelle chose, sous prétexte qu’on se le dise ?

Tu as mal.

D’une douleur profonde.

Tu peux crier, mais tes appels sont insonores, vains… Ou bien leurs oreilles ne sont juste pas adaptées. Tu es l’ultrason qui effleure leurs tympans, le vent qui caresse leur peau, l’eau qu'ils engloutissent sans comprendre. Invisible et inaudible, la parfaite poupée inadaptée.

Ton dos effleure alors un sol. Un sol fumant, humide et bouillant. C’est agréable. La chaleur se répand petit à petit jusqu’à ton moindre orteil, réveillant alors des sens jusque lors oubliés.

Ta main caresse alors ce qui te semblait être un sol. Mais celui-ci fume, tremble, respire. Un vent fort soulève par à-coup ta paume curieuse. Un souffle fort et saccadé.

Une respiration. De quelque chose de grand, de quelque chose de fort, un animal.

Tu n’as pas besoin de voir pour comprendre, son souffle seul parle pour lui. Il est endormi, et te berce avec lui. Une plume sur son museau ne l’interpelle pas, il ne bronche pas. La fatigue l’emporte alors. Le confort est si précieux, qu’il t’emporte avec lui dans ses rêves.

Et te voilà frappée de nouveau par le froid, par la pesanteur. Un mordant que tu connaissais si bien ; des pavés mousseux et lissés par les âges. La roche te réveille à sa façon. Tes yeux peuvent s’ouvrir, et pour la première fois depuis des mois, ils ne voient plus ce noir éternel, mais des tâches noirâtres qui s’agitent.
Des sons te reviennent aussi. Alors tu fronces les sourcils, tout est si flou et lointain qu’il t’est impossible de comprendre. Tes jambes te portent –ça elles savent faire-, mais tout ce que tu reçois en échange, ce sont des chaînes de chakra qui te maintiennent en place –ça aussi, tu connais-.

Tes yeux sont ouverts mais voient mal. Tes oreilles libérées mais faibles. Pourtant, ce sentiment de peur et folie générale te cerne. Certains sont là, d’autres fuient. Et comme à ton habitude, tu n’as aucune idée de comment communiquer.

A tort, encore une fois, puisque la seule communication que tu reçois alors très clairement, c’est ce gigantesque poing dans le visage.

Il te plonge dans un néant instantané, retour au vide. Et la bête dort toujours…




Derrière l'écran

Prénom/Surnom : Y’en a trop (Maud)
ge : 22
Comment avez-vous découvert KnS : Y’a longtemps via top-site
Qu'en pensez-vous : Je forgerai mon avis avec le temps, jpense !
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Genin de Kumo
Okane Mūn
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MessageSujet: Re: Mūn [100%]   Jeu 8 Juin - 12:03
C'est terminé !
Pardon pour le retard :c

(Jme permet de redemander pour Nibi en haut, SAIT-ON JAMAIS HEIN)
Et le nom de famille a changé aussi, désolée pour le dérangement !

Bonne lecture
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Raikage
Sakazuki Faust
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MessageSujet: Re: Mūn [100%]   Jeu 8 Juin - 13:54



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 9/12

L'originalité 2/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 2/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 12/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 3/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 28/34

Rien de bien particulier à souligner, ta présentation n'est certes pas très longue mais elle se lit bien. Tu as un style bien à toi en terme de narration, ça change un peu de ce qu'on voit d'habitude - même si je n'en suis pas particulièrement fan (en tout cas pour la description mentale). En revanche, comme prévu, ça sera toujours Hachibi ! Désolé !

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Genin de Kumo avec 980 + 50 (bonus) points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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MessageSujet: Re: Mūn [100%]   
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Mūn [100%]

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