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 Sabaku no Kyûso - Kazekage

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Kazekage
Sabaku no Kyûso
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MessageSujet: Sabaku no Kyûso - Kazekage   Sam 3 Juin - 18:24

Sabaku no Kyûso - Magi

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Infos générales
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Nom : Sabaku no
Prénom(s) : Kyûso
Surnom : ///
Âge : 32
Sexe : Masculin

Village : Suna
Rang : Juyondaime Kazekage (XIVème)
Clan : Sabaku
Affinités : Doton - Futon
Spécialités : Jiton (version Limaille de fer) - Fuinjutsu

Caractère

Kyûso est né pour régner. Suna a toujours fonctionné de la sorte, en forçant le destin. Être un Kage, c'est être le ninja le plus puissant de son village. Le clan Sabaku a toujours eu à cœur de posséder dans sa famille les éléments les plus puissants du village. Mais un Kage, ce n'est pas que ça, c'est avant tout un habile politicien, un militaire hors pair et un leader. Ces critères ont toujours poussé le clan à forcer le destin. A créer des leaders. Kyûso n'en est qu'un dans la longue lignée des Kazekage. Mais qu'est-ce qu'un leader ? N'est-ce qu'un shinobi capable d'enthousiasmer les troupes ? De pousser ses villageois à se coaliser dans cette organisation communautaire ? Bien sûr que non.

Un leader, c'est avant tout une personnalité capable d'incarner un certain nombre de valeurs. Et Kyûso ne fait pas que les incarner par principe, comme s'il déployait en étendard des valeurs pour se faire appeler par un surnom pompeux à la postérité. Incarner, c'est mettre en chair, être en mesure de personnifier. Quand je vous dis que Kyûso incarne des valeurs, il les vit au plus profond de sa chair, comme des éléments viscéraux, aussi biologiques que ses membres. Et c'est ça qui fonde la valeur d'un homme, qui le crédibilise, c'est cette aptitude à savoir mettre en chair ce que d'autres ne font que garder à l'état de concept flou.

Le pivot d'entre toutes ces valeurs, le point névralgique de son axiologie, c'est la loyauté. Cette loyauté, il la voue à son entourage et à son village. Car même si Suna est vu par les pays étrangers comme une puissance isolationniste effrayante et complotiste, elle possède avant tout à sa tête un chef d'état loyal envers elle. Sa méfiance n'existe qu'envers les puissances étrangères et malgré l'apparente tiédeur émotionnelle qu'il lui arrive d'afficher, elle ne cache qu'une infinie tendresse envers son village et ses villageois. Pour autant, Kyûso n'est pas de ces hommes à confondre son village et son entourage à un même degré hiérarchique.

Tout d'abord, son entourage, Kyûso lui voue une fidélité qu'il semblerait impossible de défier. Droit, soucieux de ses proches, il affiche une inquiétude constante pour eux. Il n'arrive jamais à être serein, non pas qu'il ne leur ferait pas confiance, mais le point de départ des manifestations névrotiques du Kazekage commence ici, par la peur de voir ses liens affectifs se rompre d'un coup d'un seul. Malgré sa rationalité militaire, il y a dans son rapport à ses proches quelque chose de l'ordre de la névrose jouant presque avec la folie, comme si chacune de leurs excursions en dehors du village pouvait représenter une possibilité de tout perdre. Et au fond, évidemment que c'est vrai, quand on est un ninja on risque sa vie. Pour autant, ça ne représente qu'une possibilité parmi des milliers d'autres positives, ce qui caractérise Kyûso, c'est son ultra-focalisation sur cette possibilité, celle de tout perdre.

Mais quand on est un Kage, tout perdre ce n'est pas que perdre ses amis ou sa famille, c'est aussi voir son village mourir sous ses yeux. Pour Kyûso, le plus beau des combats de l'histoire shinobi, ce n'est en aucun cas le mythe de la Quatrième Grande Guerre Ninja, c'est le jour où le Godaime Kazekage, Gaara, a sauvé son village en sacrifiant sa vie. C'est le jour où ce dernier fit le choix de soulever les sables du pays pour les protéger de leur assaillant plutôt que de se protéger lui-même. Ce sens du sacrifice là n'attend rien en retour, il est l'incarnation de la bonté pure. Et c'est cet amour paternalisant que le Kazekage porte à Suna. Il n'est en aucun cas un de ces Kage modernes visant à assurer une sérénité politico-économique à son village comme fin. Car cette paix, politique, économique, n'est qu'un moyen pour atteindre le seul Souverain Bien pensable, la pérennité des villageois. Cet amour paternel au fond est le même que celui qu'il adresse à ses proches bien qu'il se manifeste différemment.

Beaucoup de gens à l'extérieur du village pensent que Kyûso est en train de sombrer dans une sorte de folie isolationniste. Mais ils ne se rendent pas compte. A contrario de Kumo et Kiri, Kyûso n'est pas un politicien professionnel visant à l'expansion militaire ou économique de son pays. A leur différence, il porte un amour naïf à son pays. Et cet amour, c'est celui du père qui attend sa fille et la questionne en panique quand elle rentre à 3h du mat le samedi soir l'air éméchée. C'est son impuissance face à ce qui peut arriver à ce qu'il à de plus cher qui entraîne ce que certains voient comme l'émergence d'une folie, d'autres comme des névroses un peu trop expressives.

Mais ne pourrions-nous pas remonter la généalogie de cette névrose ? Oui évidemment, ça avait déjà bien commencé avec l'attaque sur Suna, le premier des échecs. Mais pourquoi est-ce que cette défaite a déclenché cette obsession chez un homme pourtant si brillant ?

Parce que l'Histoire. Et l'Histoire, c'est le vecteur le plus important de la vie d'Kyûso. Le poids d'un destin, c'est celui d'être l'arrière-petit-fils sur deux siècles de Sabaku no Gaara, le Godaime Kazekage. Et ce poids n'est pas un fardeau, il n'a jamais été imposé au jeune Kyûso. Au contraire, enfant, il était étonnant de voir combien le futur Kazekage était fasciné par cette figure historique. Mais cette adoration a muté en défi, celui de faire au moins aussi bien, d'être à la hauteur du poids que les Anciens ont laissé. La figure de Gaara est devenue pour lui une figure de bienveillance absolue, plus encore, d'ataraxie. Or, alors que Gaara avait protégé le village, lui avait échoué.

Cette passion de l'illustre histoire de son clan à Suna implique de devoir expliciter une autre de ses passions. L'Histoire d'objets anciens. Les reliques de cet ancien temps où des hommes se sont battus pour universaliser la paix sont comme des fragments d'un paradis perdu pour Kyûso. En retrouvant ces reliques, il approfondit sa compréhension du monde, de ses structures et de ses possibilités pour l'avenir. Ils sont comme un fétiche emplis d'espoir pour lui. C'est cette estime qu'il porte pour ces artefacts qui ajouta à son chagrin lorsqu'ils lui furent volés lors de l'attaque de Suna.

Enfin, il s'agirait tout de même de nuancer. Ne pensez pas que, parce que ces événements ont eu lieu, Kyûso. serait devenu un chef d'Etat irresponsable et incapable d'assumer la direction politique de son pays. Il le fait simplement avec une prudence et une inquiétude hors-norme. Cette inquiétude se manifeste notamment dans ses choix politiques, sa personnalité n'a en apparence pas vraiment changé, il est resté le même dirigeant charismatique. Mais ce qu'il se passe en lui est complexe, pris entre la rationalité que son éducation de chef d’État lui a donné et son échec, il comprend qu'il est obligé d'accepter le risque que sa vie échoue et qu'il n'entre pas avec les mêmes gloires que Gaara dans l'Histoire qui le fascine tant.

Histoire

Le modèle social de Suna présuppose un déterminisme social absolu. On naît pour être Kage, on naît pour être marionnettiste, on naît pour être ninja. Bref, on fait ce que le destin a prévu pour nous sans qu'on puisse le questionner en retour. Je suis né dans l'une de ces familles illustres et je mentirais si je disais que je n'en tirais aucune fierté, je suis profondément fier d'être de la descendance directe de Gaara du désert.

Alors que je n'étais encore qu'un tout petit enfant, avant même de rentrer dans le cursus militaire classique, j'ai dû apprendre par cœur l'histoire du monde shinobi, l'histoire de mon village et enfin tout particulièrement l'histoire de ma lignée. Cet apprentissage me fut conféré par mon père, Kazekage de son temps lui aussi. Contrairement au cliché du prince capricieux peu intéressé par les affaires royales, j'ai toujours manifesté un intérêt particulier pour les affaires du pays. On peut dire que je suis né avec un sens de l’État inné. Ce fut donc tout naturel pour moi d'accepter mon destin de souverain au sein du village, je n'avais pas besoin de le scander sur les bancs de la classe comme un jeune abruti qui aurait besoin de la perception d'autrui pour envisager son destin, je savais que j'étais promis à un grand destin. C'en était tellement évident qu'une certaine forme d'hybris s'était développé en moi. Mais ce sentiment était profondément vicieux, enfoui en moi, il ne se verbalisait jamais, je ne faisais que l'incarner au plus profond de moi comme un sentiment souterrain déterminant mes choix, pas mes paroles.

Cet enseignement princier ne m'épargna pas de faire mes classes comme n'importe quel militaire en devenir. Et ça aussi, c'était une fierté. Pouvoir arpenter les couloirs de cette Académie ninja qui avait connu tant de génies longer ses couloirs était un honneur inestimable. Le destin auquel je me sentais destiné ne m'avait pas poussé à manquer d'humilité au point de croire pouvoir me passer de vivre au contact de réels camarades. C'est à 9ans, à l'Académie de Suna que je fis la rencontre la plus importante de ma vie, celle de Shokuzai Seidou, celui qui devint et est encore aujourd'hui mon meilleur ami. Il serait particulièrement compliqué de revenir sur tous les ressorts de la vie Seidou mais nous devrons nous focaliser au moins sur certains événements. Pour l'instant, restons en à la Genèse, ce qui est certain c'est que j'ai véritablement découvert le concept d'amitié dans la relation que j'ai entretenue avec cette personne.

La période de l'Académie fut particulièrement déterminante pour ma vie, alors que certains ne voient cela rétrospectivement que comme un long moment sur les bancs de l'ennui, je prenais plaisir à rencontrer la génération dont je faisais partie. J'imaginais d'une certaine façon que lorsque j'arriverais au pouvoir, nous pourrions tous assurer la stabilité de Suna. Parmi les élèves à Suna dont je finis par me rapprocher, il y avait également Muji Shuryuki. Mais si nous passions la majeure partie de notre temps ensemble, je continuais toujours à recevoir une éducation militaire parallèle de la part de mon père. C'est indéniablement ces leçons, que ce soit à leur rythme quotidien ou hebdomadaire qui finirent par me donner le goût de la connaissance. L'envie de connaître, parfois plus que celle de me battre, me faisait penser à la figure antique de l'Empereur soumis à son destin de souverain plutôt qu'à celui de savant. Ce fut une question qui se posa durant mon adolescence, comment trouver un point de conciliation entre la souveraineté et l'apprentissage perpétuel ?

Quoiqu'il en soit, devenu genin, je rejoignais une équipe de trois membres composé de Seidou, de moi-même et d'une jeune fille. Au fil des missions, il ne fit aucun doute qu'une idylle était en train de naître entre mes deux camarades. Personnellement, je n'ai jamais vraiment pensé à la chose de l'amour, même à l'heure où je vous raconte ça, en tant que Kazekage. Evidemment, il m'arrive de faire appel à des courtisanes mais la charge qui incombe à un Kage est bien trop dense émotionnellement pour se disperse, à moins que je n'ai simplement pas rencontré la bonne personne.

Pour revenir à notre histoire, notre jeune équipe enchaîna les missions jusqu'à atteindre sa promotion. Dès lors, les affectations furent plus aléatoires mais cela ne nous empêchait pas de toujours nous fréquenter. Plus que pour le combat, je m'étais vraiment pris de passion pour la stratégie militaire, à travers le Go mais également pour la métaphysique. J'étais profondément persuadé qu'il existait une façon d'accéder à une forme de Souverain Bien, d'accéder à une organisation communautaire capable de se fondre dans le cosmos dans une harmonie parfaite. Je n'avais pas besoin de grand monde pour évoluer vers mon but, notre génération prenait du grade et je me rapprochais petit à petit du siège de mon père. Enfin, je vous en prie, ne croyez-pas que j'aurais pu précipiter mon accession au pouvoir en le poussant hors des sphères d'influence. J'étais totalement conscient de la nécessité de faire preuve de patience et je faisais preuve d'une rationalité absolue, j'optimisais simplement mon temps en dehors des missions à apprendre et à solidifier mes liens avec mon entourage. Je savais que quoiqu'il advienne, même s'ils étaient peu, mes proches, au moins Seidou, pourraient me soutenir.

Et ainsi nous atteignîmes l'âge de la majorité, nous étions déjà tous officiers supérieurs dans les forces de Suna. Seidou était venu me demander de l'accompagner en tant que témoin, il allait se marier. J'étais sincèrement heureux pour eux, même si mes fins n'étaient pas les leurs, je comprenais leur bonheur. Mais peu de temps après leur mariage, alors qu'ils étaient en mission. Seidou fut prisonnier de l'ennemi. Je voulais m'y rendre pour le sauver, c'était mon rôle, mais ce fut mon premier échec, je n'ai pas pu y arriver à temps, il l'avait tuée, sa femme.

Même si je n'avais pas compris son geste sur le coup et que j'étais resté horrifié par la nouvelle, j'avais besoin de comprendre en me rendant à son procès. J'avais gardé une mine dure tout au long de l'instance, comment était-ce seulement envisageable qu'il ait pu la tuer ? Et ce con, devant nous, venait de plaider coupable. Je comprenais absolument plus rien, il avait l'air d'avoir accepté son meurtre, mais comment ? La folie pouvait-elle seulement excuser ça ?

La nuit qui suivit le procès fut particulièrement agitée, je ne bougeais pas d'un centimètre dans mon lit mais mon esprit était en ébullition. Il avait été condamné à 18 ans de prison ferme, il fallait que je me rende là-bas, que j'aille le voir.

Et c'est ce que j'ai fait, je suis allé le voir, le lendemain de son incarcération. Sa mine avait changée, il n'était plus le jeune insouciant que j'avais connu dans mon enfance. Et au fond, c'était normal, il n'avait pas fait que tuer, il l'avait tuée sans même savoir qu'il la tuait. J'avais compris les faits, j'avais suivi l'instance. Mais ma colère ne passait pas, j'avais besoin qu'il m'explique lui ce qui s'était passé. Et la détresse que j'ai pu observer ce jour-là est unique, je ne l'avais jamais vue ailleurs et encore aujourd'hui je n'ai rien vu d'aussi déchirant. La vraie victime c'était lui, il devait vivre sans elle parce qu'il l'avait tuée sans même le savoir. Sans même m'en rendre compte, je l'avais pardonné, et plus encore, je n'arrivais plus à éprouver autre chose que de la compassion pour lui.

Il se trouve que de ce jour à sa libération, j'ai rendu visite à Seidou au moins une fois par semaine. Je n'ai jamais raté une seule semaine. C'était pour moi une façon de lui faire garder pied avec la réalité, de lui montrer que je faisais tout ce que je pouvais pour l'aider à sortir d'ici. Et je sais très bien que pendant toutes ces années, les hautes instances de Suna m'ont regardé avec un mépris inimaginable pour cette relation, mais ces pourris ne savent pas ce que c'est qu'incarner l’État, ils sont incapables d'envisager le concept de loyauté envers une personne et envers un peuple.

Les années passaient et ce n'était plus mon talent de ninja mais le sang qui coulait dans mes veines qui me permit de me retrouver à la table du conseil de Suna, retrouvant par la même occasion Shuryuki. Elle fut l'amie sur laquelle je pus reposer ma conscience et mes problèmes politiques sans encombrer la vie de Seidou. Je n'oubliais évidemment pas Seidou, mais pour lui, pour le village, je devais arriver à la tête de l’État fort. Je ne pouvais pas me faire vampiriser par le conseil, c'était de loin ma plus grande préoccupation. Je ne suis en aucun cas convaincu que le modèle Républicain est d'une façon ou d'une autre, un modèle d'excellence. On peut très bien envisager un Etat monocratique et juste à la fois.

Durant toutes ces années où j'ai officié comme conseiller de Père, le Jusandaime Kazekage, j'ai lutté  pour ne pas tomber entre les mains de tel ou tel politique véreux voulant se mettre le fils du Kage dans la poche.

Puis un jour c'est arrivé, avec une violence inouïe, sans avertir. Mon père a été empoisonné. Son corps était réduit à un simple cadavre, raide. Il cherchait pourtant tant qu'il le pouvait à s'éloigner du combat et pourtant il finit par mourir, assis à sa table, empoisonné durant son dîner. Bien que je lui portais une affection naturelle, mon deuil n'a été que modéré. Je ne pouvais pas m'empêcher de penser aux conséquences de sa mort. Il était temps pour moi d'accéder au rôle de Souverain de ce village. Le jour où je revêtit pour la première fois la coiffe de Kazekage, je repensais à cette Histoire qui m'avait tant fait espérer ce jour.

Mes premières années de règne furent plutôt modérées, le pays de Suna se portait bien et pouvait prétendre jouir de biens inestimables que j'avais réuni grâce à ma passion, de véritables artefacts des anciens temps. Ma limaille de fer semblait rappeler au village le mythe d'un ancien Kazekage et lui donnait confiance en moi. On pouvait donc dire que la situation était plus que positive. Shuryuki conserva le poste d'Ambassadrice que mon père lui avait confié avant sa mort et cela me convenait très bien, ses capacités étaient indéniables et elle était une pièce maîtresse pour le village.

Puis les années passaient et ma crédibilité en tant que Kage n'était plus à questionner. J'étais dans les faits bien le Juyondaime Kazekage du village de Suna. Et bien que j'avais voulu patienter, il était temps pour moi de faire ce que je souhaitais depuis tout ce temps. Car je n'avais jamais cessé de rendre visite à Seidou. J'ai donc enfin pu le libérer de sa geôle. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il avait vraiment changé. Je suis allé le libérer personnellement, malgré l'évidente affection qui nous unissait, jusqu'au point où nous nous sommes séparés, il n'a quasiment rien dit, esquivant le regard des villageois, non pas par honte, mais simplement parce qu'il n'avait plus l'air d'avoir envie.

La vie d'avant semblait reprendre son cours, même si nous avions tous changé, dans nos rôles, nos personnalités, le village vivait et nous le dirigions comme nous le pouvions. J'élevais Seidou au plus haut rang militaire mais je ne pouvais plus lui donner de responsabilités politiques, le Conseil en profiterait pour me prendre du pouvoir en contrepartie. Mais cela n'empêchait pas qu'il était indéniablement mon plus proche conseiller. Aujourd'hui encore, même officieusement, il est l'un des décisionnaires les plus capitaux du village.

Puis c'est arrivé, cette organisation mercenaire nous a attaqué. Et alors que nous pensions être prêts, il y a eu un problème militaire, la garde a été tuée sans transmettre l'information. Et c'est ainsi que Suna fut attaquée par cette organisation. Malgré la violence de leurs coups, ce n'était pas le village qu'il voulait prendre d'assaut, il voulait voler quelque chose. Quelques une de mes précieuses reliques, mais très sérieusement, que voulaient-ils faire de cela ? Trop de questions subsistaient. Ce soir-là, je sentais mon destin se connectait à celui de Gaara, je devais protéger mon village. Et alors que je me précipitais dès lors que l'information me fut transmise, l'hécatombe était déjà là, la garde tuée, des civils touchés. Et surtout, ils avaient leur butin. Je me mis évidemment en chasse, réussissant à blesser leurs hommes, mais sans pouvoir tuer les leaders de l'action. Nous avions perdus. Toute la nuit qui a suivi, le conseil de guerre s'était réuni. Qui avait commandité cette action ? Kumo ? Kiri ? Konoha ? Lequel de ces villages en voulait-il à Suna ? Konoha ne se rappelaient-ils pas que nous sommes des frères d'Histoire ? Kiri n'ont-ils pas déjà bien à faire avec leurs problèmes civils ? Et que Kumo voudraient bien faire d'antiques reliques ? Leur seule obsession n'est-elle pas la marche militaire ?

Tout cela n'avait aucun sens. Au-delà de l'échec militaire évident que la garde avait offerte, j'avais échoué, les sables n'avaient pas protégé le village contrairement à deux siècles auparavant.

Lorsque la réunion prit fin, tout le monde gagna ses appartements. A peine entré dans ma chambre, seul, en pleine nuit, je m'écroulais à quatre pattes, vomissant. L'image est d'une violence terrible à se remémorer. J'avais échoué là où mes ancêtres avaient réussi. Il fallait par dessus tout protéger le village. Il était temps que le sable autour de Suna protège le village, qu'enfin, une fois pour toutes, les ambitions des autres villages ne puisse pas atteindre notre bonheur. Et si le sable ne suffisait pas, recouvrir ce village de Fer de fond en comble pour le protéger de l'agression du Soleil ne me gênerait pas le moins du monde.

Depuis ce jour, les gens pensent que j'ai changé. Les dignitaires du pays, les étrangers pensent que je suis un fou paranoïaque voyant le danger partout. La vérité, c'est que cette perception est fausse, je suis angoissé. Je n'arrive pas à envisager autre chose que l'éventualité de l'agression. Et la prochaine fois qu'elle arrivera, je n'échouerai pas. Je n'ai pas de raison actuellement d'attaquer un quelconque village. Mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer la paix et la stabilité de mon village. C'est peut-être mon échec, mais je n'ai pas la prétention de Gaara de sauvegarder le monde shinobi, je suis peut-être plus faible. Mais au moins, je m'assurerai de pouvoir protéger jusqu'à la fin de mon règne le village du Désert.

Prénom/Surnom : wut ?
Âge : wut ?
Comment avez-vous découvert KnS : je sais pas trop
Qu'en pensez-vous : je sais pas trop Sad
Suggestions :c'est plutôt sympa ici



Dernière édition par Sabaku no Kyûso le Lun 5 Juin - 12:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sabaku no Kyûso - Kazekage   Dim 4 Juin - 16:43



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 10.5/12

L'originalité 3/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 2/3
L'avis personnel 2.5/3

« La Forme » 10.5/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 2/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 2.5/3

« La longueur » 4/5

« L'avis personnel » 4/5

« Le Bilan » 29/34

« Confirmation est faite avec cette fiche qu'il n'est pas nécessaire de faire compliqué pour faire bien, ou plutôt, que c'est encore plus louable de faire bien en faisant simple. La perception du personnage est claire et parfaitement définie, que ce soit pour ses objectifs, sa vision des choses ou sa façon de faire.  Mon seul hic vient dans la narration, parfois trop neutre de mon point de vue. La psychologie du personnage face aux épreuves - que ce soit la mort de la compagne de Seidou, son emprisonnement ou, encore plus, la mort de son père - est assez peu développée à mon goût. Ça aurait été l'occasion de creuser davantage son côté humain, même si je comprend l'objectif d'en faire un archétype de leader né. Le fait est que ça transforme le personnage en un Roi-martyr, c'est-à-dire un Roi qui n'existe qu'à travers sa nation et l'incarnation qu'il est de celle-ci. Ça reste néanmoins une position qui peut s'avérer intéressante InGame.

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Kazekage avec 1015 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »



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