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 Do you know a way to Redemption ?

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Jônin Supérieur de Suna
Shokuzai Seidou
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XP Mensuel : 1
Date d'inscription : 04/06/2017

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MessageSujet: Do you know a way to Redemption ?   Dim 4 Juin - 17:01

Shokuzai Seidou Feat Regal Bryant (Tales of Symphonia)

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Infos générales
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Nom : Shokuzai
Prénom(s) : Seidou
Surnom : Le guerrier aux fers
Âge : 33 ans
Sexe : Masculin

Village : Suna
Rang : Jônin Supérieur
Clan : /
Affinités : Fuuton
Spécialités : Taijutsu - Hachimon Tonkou

Caractère





Certains pensent connaître le malheur. Ils blâment le destin, les gens, ou le monde parce qu'ils estiment l'éprouver. Ils ressentent au fond d'eux cette chose qu'ils ne comprennent pas mais restent sûrs d'une chose : ils feraient tout pour qu'elle s'en aille. Pour que ce sentiment insurmontable disparaisse et laisse enfin leur âme en paix. Que cette noirceur, enfin, s'efface. Faire que cette boule au fond de leur gorge cesse enfin de les rappeler à elle. Parce que ces gens-là, du haut de leur souffrance, ne comprenne rien au malheur. Ils ne font que l'effleurer et s'en prétendent expert. Car le désespoir véritable n'est pas un sentiment ou une émotion, il est un gouffre qui happe tout. Il vous absorbe, vous assimile, pour mieux vous modeler à son image. Il fait de vous une chose, sa chose. Sa marionnette qui, jusqu'à la fin, restera dévouée. Le malheur véritable n'est pas un état passager mais un état de fait.Il vous rappelle sans cesse, à chacun de vos souffles, que vous n'existez que par lui. Il n'existe plus de monde ou de gens. Seule persiste sa réalité, un filtre altérant toute chose. Dans ce désert singulier, il vous désire, vous attire, vous enferme, vous enfoui, vous assèche, vous déteste, vous détruit. Vous oubli. Vous isole. Vous abandonne. Pour qu'enfin, de ses infinies abysses, ne vous reste plus que l'espoir de son retour. Qu'il regarde. Par-là. Qu'il agisse aussi. Juste-là. Juste une fois. Mais rien n'y fera. Car le véritable désespoir est désir de lui-même.

Seidou est prisonnier de cette solitude. Il ne maudit ni le destin, ni le monde. Car il sait mieux que quiconque d'où vient son malheur : de lui-même. Poussé vers cette peine infinie par sa culpabilité, il n'a cessé de s'enfoncer toujours davantage. Car rien de ce qu'il ne fera pourra lui permettre d'aller mieux. Comment cela pourrait-il être possible ? Lorsque l'on a la chance de trouver, de s'unir avec son âme sœur, et qu'on l'a réduit  néant de ses propres mains, il n'y a qu'un seul responsable : soi-même. C'est face à cette terrible évidence que le prisonnier fait face chaque jour. Cela ne l'a pas simplement rendu malheureux ou mélancolique, non, c'est un homme brisé. Une loque, dont la panel émotionnel oscille entre le tragique et le désespoir. Au final, la seule question qu'il faut réellement se poser, la seule qui ait de l'importance à son sujet est la suivante : pourquoi est-il encore en vie ? Le fait est que lui-même ne le sait pas. Chaque jour, il se demande s'il ne serait pas préférable d'arrêter là. Pourquoi lutter ? Pourquoi se relever ? Pourquoi encore affronter ça ? Pourquoi ne pas en finir ? Ca ne prendrait qu'un instant. Et puis tout serait terminé. Ce serait une libération. Se délester de tout ce poids, laisser simplement le Diable venir le chercher serait la délivrance ultime. Mais c'est justement dans ce principe même de libération que réside le nœud du problème : on ne libère un prisonnier que lorsqu'il le mérite. Lorsqu'il a payé sa dette et s'est affranchi de sa culpabilité. Ce n'est pas le cas de Seidou. En témoigne ses fers autour de ses poignets : Seidou ne sera jamais libéré. Son âme restera prisonnière à perpétuité.

Mais cette éternité ne sera pas carcérale. Etait-ce pour le mieux ? Sans doute pas. Autant pour lui que pour Kyûso, qui a fini par le faire libérer. Même s'il ne le voulait pas, les deux hommes étaient unis par une promesse. Une parole donnée entre deux frères que rien ne devait briser. C'était la seule chose qu'il avait encore. Ce dernier lien. Seidou y voyait un rayon de lumière au milieu des ténèbres. Peut-être était-ce pour cela qu'il était toujours en vie ? Devait-il s'accrocher à son ami quoi qu'il arrive ? Rester auprès de lui afin de lui permettre d'assumer sa fonction ? De réaliser ses rêves ? Chaque fois qu'il se disait cela, Seidou se surprenait à sourire face à l'ironie de la situation. S'agissait-il d'un destin ? Ou de la dernière partielle de rationalité d'un esprit ravagé tentant de se raccrocher à quelque chose de salvateur ? Comment le savoir. Mais c'était là, quoi qu'il advienne. Tenant compagnie à une noirceur si cruelle qu'elle était abandonnée par le désespoir lui-même. Une aura lumineuse dont la silhouette était identique à celle de son ami. Alors Seidou fini par l'accepter. Il comprit qu'il s'agissait là d'une part inaliénable de son châtiment : quoi qu'il advienne, il devait aider Kyûso. C'était la seule chose à faire. Ensuite, peut-être, il aurait le droit de partir. Finalement.


Histoire




Chapter I
Until the End




Ce jour-là, ça a débuté comme ça. Moi, je restais là. Immobile. C'est Sabaku no Kyûso qui m'a fait bouger. Kyûso, un chérubin, un guerrier lui aussi, un camarade. On se rencontre donc à l'académie. C'était le matin, pendant la récré. Il veut jouer. Je le regarde. « Discutons un peu ! » qu'il me dit « Et soyons amis ». Je me diverti avec lui. « Cet espace – qu'il commence – c'est pour la Quatrième ! Viens par ici ! » Alors, on dénote qu'il n'y a personne avec lui. A cause que c'est le fils du chef, de ce qu'on raconte. Pas de copains, rien. Quand on est très pauvre, non plus, on n'a pas de copains. C'est lui, même que je m'en souviens, qui m'avait dit à ce propos : « Les autres ont jamais de place pour moi quand ils jouent, mais en fait, c'est juste qu'ils veulent pas. La preuve, quand il leur manque un joueur et que je suis là, ils préfèrent en laisser un tout seul plutôt que de me prendre. Mais c'est pas grave ! Un jour, ils verront que je suis comme eux. Et je les protégerai tous ! Quand je serai le Kazekage. Je t'ai pas dit, je serai Kazekage, un jour ! Comme Gaara. Tu connais Gaara ?! J'espère qu'on va bientôt l'étudier. Je l'adore, moi. Tu sais qu'il a été le plus jeune Kage de toute l'histoire du monde ? C'est incroyable ! Je suis sûr que je le connais mieux que la prof. J'ai tout lu à son sujet ! ». C'était Kyûso. Ce jour-là, je me suis dit que je l'aiderai. Et je serai son ami, aussi. Mais je réaliserai son rêve avant tout. C'est ce que font les amis, non ?

Après ça, c'était la même rengaine. Je ne parlais pas beaucoup. J'écoutais surtout. Kyûso avait beaucoup plus de choses à dire que moi. Il parlait tout le temps. Sur tout. De temps en temps, il me laissait le couper. J'aimais bien l'entendre. « Quand on sera grand qu'il disait, on dirigera le village tous les deux, tu verras. Je sais que les temps ont changé, il n'y aura plus de guerre maintenant... Mais on marquera l'Histoire, tu verras ! » Il était sûr de lui. Moi, je me contentais de le suivre. C'était son truc, ça. Les autres avaient beau dire, quand on commençait à le connaître, on ne bougeait plus. C'était une sorte d'aimant. Non, pas un aimant. En faite, c'était un rocher. Un gros rocher brûlant sous le soleil. Et moi j'étais l'escargot, collé à lui. Je ne savais pas, à l'époque, qu'on resterait comme ça toute la vie. Il le disait lui, bien sûr. Mais je pensais que c'était simplement pour être sympa. C'est que j'avais du mal à saisir ce qu'il me trouvait. La plupart du temps, c'est lui qui parlait. Peut-être qu'il cherchait simplement quelqu'un pour l'écouter. Tandis que moi, je cherchais à entendre. On était fait pour pour être ensemble finalement. Un jour qu'étais pas fait comme un autre, avant d'aller en classe, il m'a pris à part. Il paraissait énervé et voulait me dire quelque chose. Je me suis dit que c'était peut-être parce que les autres lui avait pris son goûté. D'habitude j'étais là quand les autres voulaient l'emmerder. J'étais plus vieux et plutôt développé pour mon âge, alors ils insistaient pas. Mais t'façon, même s'il lui avait pris son goûté, c'était pas si grave. J'en avais moi, du goûter. On pouvait toujours partager. Alors quoi ? Mais, en faite, ça n'avait rien à voir avec le goûter. Je me disais bien aussi que c'était bizarre de s'énerver pour ça. Et du coup, il m'a dit « Toi et moi Seidou, on est pareils. Pas pareils-pareils, parce que toi tu parles pas beaucoup et que moi j'arrête pas, mais quand même. On a que nous deux dans la vie, alors je te promet, quoi qu'il arrive, je serai toujours là pour toi. Toujours. »  C'était cool de sa part. Si j'avais su, j'aurai pas fait cette promesse. Non pas que je ne l'aime pas. Kyûso, c'est ce petit frère qui courre partout et qui dit pleins de bêtises. Vous êtes obligés de l'aimer. Non. C'est juste que, il avait raison. Il allait bien devenir Kazekage, malgré tout. Et moi, tout ce que je réussirai à faire, c'est le gêner. J'avais pourtant dit que je voulais l'aider. Mais c'était difficile pour moi.



Chapter II
You found her




Après ça, on était ninja. Oh pas des très forts, mais on était initiés. On s'est retrouvés dans une équipe de trois tous les deux, du coup y'en avait un en plus. Enfin, une. Unohana qu'elle s'appelait. Drôle de nom. Au début ça m'a fait bizarre, mais je m'y suis fait. Elle était jolie. J'avais beau le dire à Kyûso, il s'en fichait lui « La laisse pas d'alpaguer qu'il me disait, on s'en fiche des filles. Maintenant qu'on est de vrais ninja, faut travailler pour devenir Kazekage » Bon. Moi je veux bien, mais quand même. Regarde-là mieux et tu verras. Ses longs cheveux roux sont encore plus fins que le sable. Ils oscillent comme ça, au gré du vent. Autant dire par chez nous, ils oscillent beaucoup. Parce que du vent, y'en a presque tout le temps. En soit ça me dérange pas, le problème c'est qu'avec le sable, ça nous en fout plein les yeux. Et moi j'aime pas quand Unohana doit se gratter les yeux pour l'enlever parce qu'après, ils sont tout rouge. C'est dommage parce que sinon, elle a de beaux yeux verts, tout ronds et scintillants. Vous verriez ça. Y'a rien de plus beau. « Mais on s'en fiche de ses yeux, Seidou ! Allez là, vient te battre. Faut que je travaille mes techniques moi ! Si je veux faire mieux que Gaara, je dois être plus fort que mon père dans moins de quatre ans. On n'a pas le temps ! » Admettons.

Y'a un truc que je comprenais pas tellement. D'habitude, quand on fréquentait des gens, ils allaient toujours vers Kyûso. C'était lui le chef de bande, moi j'étais juste un type là, dans le fond. Un peu comme le poisson pas frai que vous refile gratuitement la poissonnière, vous voyez ? Mais Unohana, c'était pas pareil. Elle venait souvent me voir, comme ça, pour discuter. C'était assez gênant parce que j'avais pas trop l'habitude de tout ça. Kyûso il avait tendance à parler un peu tout seul, vous voyez. Mais elle, il lui fallait autre chose. Elle posait sans cesse des questions « Tu veux faire quoi, plus tard ? Moi, je ne pense pas être ninja pour toute la vie. Même si c'est plus ce que c'était, ça reste dangereux. Je voudrai ouvrir un petit quelque chose à moi. Peut-être un restaurant, je ne sais pas. Un endroit où les gens viendraient pour passer un bon moment, tout simplement. » C'était un beau rêve. Moi, j'étais abasourdi. Mon seul but dans la vie, c'était d'aider Kyûso à devenir Kazekage. Alors après ça... Je ne savais pas trop. Avant de la rencontrer, je ne me posais jamais ces questions. Mais avec elle, je n'avais pas le choix. Il fallait se poser des questions, s'interroger. C'était dérangeant au début, mais je m'y suis fait. J'avais beau m'y attendre, elle trouvait toujours un moyen de le surprendre. A chaque fois, elle riait en me regardant baragouiner des réponses sans queue ni tête. C'est à ce moment-là que je m'en suis rendu compte : j'étais amoureux. C'était cela en faite. J'ai m'y du temps à l'admettre, mais c'était ça. Et elle aussi, apparemment. Je ne comprenais pas pourquoi, mais c'était le cas. C'était évident.

Peu à peu, les choses ont changé. On grandissait, les hormones faisaient leur action. Nous avons entamés une relation. Je ne me souviens pas avoir jamais été aussi heureux durant mon existence. Quelque chose de fort. De puissant. Un peu comme un coup dans les roustons. Mais en positif. Une sorte de vague inarrêtable. Encore que, j'ai jamais vu de vague de ma vie, mais c'est comme ça que j'imagine une vague : une Unohana – mais pas la mienne – qui vous met le grappin dessus. Elle s'agrippe au fond de vous pour vous serrez, encore et encore. Et plus elle serre, et plus vous voulez qu'elle serre. C'était cela, notre amour. Une passion sans échappatoire. Une fuite en avant infinie. Et surtout cette sensation que tout devient possible. Plus je l'aimais et plus je m'abandonnais à ça. A elle. A ses cheveux, des heures durant entre mes doigts. A ses yeux, à la douceur de sa peau enfantine, à son odeur presque imperceptible. Cela ne ressemblait à rien de ce que j'avais pu connaître. Rien à voir avec une mère, un père ou un ami. Il y avait quelque chose de plus dans cet amour-là. Un élément qui le rendait unique. Irremplaçable. Peu à peu, elle devint tout pour moi. J'avais pris ma décision : lorsque Kyûso serait devenu Kazekage, je le laisserai à son rêve pour vivre le miens. Il m'avait fallu de nombreuses années pour le trouver, mais je le tenais. Il était là, juste devant. C'était elle. Et rien d'autre.

Nous avions décidé de nous marier le jour où ce serait possible. Ainsi, lorsque j'eus enfin dix-huit ans, nous nous sommes dirigés vers l'hôtel. Kyûso était avec moi. J'avais besoin de lui à mes côtés pour ce moment. Pour la première fois de sa vie, il ne parlait pas, mais écoutait. C'était sans doute assez nouveau pour lui. J'espérais que cela ne le dérange pas trop. Mais cette fois, j'avais des choses à dire. C'était le jour le plus important de ma vie et je devais lui dire ce que j'avais sur le cœur à lui aussi. Je n'avais pas l'habitude de le faire, mais il le fallait. « Kyûso, je me souviendrai toujours de cette fois où tu m'as dis que nous serions amis. Si tu ne l'avais pas fais, je ne serai sans doute pas là aujourd'hui, disais-je et c'était certainement vrai. Il avait façonné jusqu'alors la personne que j'étais bien plus que mes professeurs ou mes parents. Il était une sorte de modèle pour moi. Non, pas un modèle. Plutôt une source d'inspiration. Une motivation. Quelque chose qui vous pousse à faire du mieux possible. Et pour ça, je te remercie. Je t'aiderai, comme je te l'ai promis, à devenir Kazekage. Mais quand ce sera fait, je me retirerai de la vie de shinobi. C'est avec elle que je devrai vivre mon rêve à présent. » Après ça, nous nous sommes embrassés. Entendons-nous bien , il m'a serré dans ses bras et j'ai fais de même, rien de plus. Comme je l'ai déjà dis, j'aime beaucoup Kyûso. Mais ce n'est pas le même amour.

« Je le veux. »
Ca y est. C'était fait. Le rêve débutait.



Chapter III
Who did this to you ?




Le rêve, c'est quand vous vivez et ressentez quelque chose qui ne peut être décrit. Un mirage. Une sorte d'illusion réelle qui vous transporte. Le rêve, c'est un paradoxe. Quelque chose qui existe mais qui ne devrait pas. Et le problème avec les paradoxes, c'est qu'il sont fait pour être résolus. Quoi qu'il arrive, l'une des données fini par flancher pour que l'impensable cesse d'exister. C'est le propre de la nature, du destin, ou peut-être est-ce de Dieu lui-même. Peu importe en réalité. Quelque chose fait en sorte d'y mettre un terme. C'est ce qu'il s'est passé pour nous aussi. Au final, c'est quelque chose qui ne peut être vaincu. Quoi qu'il arrive.

D'abord, je suis partis en mission. Un truc dangereux, vous voyez ? C'est que, j'étais devenu quelqu'un au sein du village, moi ! Un mec fort et respecté, comme les copains. Avec le temps, on avait formé un ptit groupe plutôt menaçant. Y'avait Kyûso, bien sûr, il était un peu le leader du truc, vous voyez. Moi aussi j'étais dedans mais un peu plus effacé. Je faisais office de gros bras, le plus souvent. Y'avait ma petite Unohana aussi. On était inséparables à l'époque. Puis quelques autres, vous vous en doutez. La p'tite Shirayuki s'est rapidement greffé au groupe par exemple. Elle était gentille. Je l'aimais bien, moi. On discutait, de temps en temps. C'était toujours appréciable, elle aimait bien rendre service. On se ressemblait, là-dessus. C'est sans doute pour cela qu'on s'appréciait. Et puis de toute façon, le groupe qui s'agglomérait autour de Kyûso avançait dans la même direction : nous portions tous notre ami vers la charge de Kazekage. C'était comme ça. J'étais en mission, donc. Seul parce que c'était quelque chose d'important et controversé. On ne m'avait pas donné tous les détails, mais ça impliquait d'espionner un autre pays. On m'avait bien signifié que j'étais seul sur ce coup là. Vous savez, ce genre de mission où on vous dit que, si vous échouez, on ne vous aidera pas pour vous en sortir. Un truc du style « Vous ne serez pas un Sunajin », vous voyez quoi. Je n'avais plus de bannière, plus de pays, plus d'identité. Je n'étais qu'un homme, seul. J'ai infiltré le groupe, cherché à me renseigner et envoyé mes rapports aussi souvent que possible. Mais finalement, les choses ont mal tourné. On me soupçonnait et, je ne sais comment, ont compris que je n'était pas celui que je prétendais être. J'étais mal. Ils me sont tombés dessus à quatre ou cinq et m'ont enfermé. J'étais seul, enchaîné, et des types venaient me passer à tabac régulièrement. Parfois ils posaient des questions, sinon le reste du temps, c'était juste pour s'occuper. Certains autres utilisaient le Genjutsu pour m'embrouiller l'esprit et me faire craquer. Je ne saurai dire combien de temps cela a duré. Plusieurs jours, c'est sûr. Mais combien ? Cinq ? Dix ? Quinze ? Impossible à dire. J'avais complètement perdu la notion du temps. Je ne dormais presque plus, ils me nourrissaient à peine et n'avait d'autre choix que de me chier dessus. Ca paraît pas, mais c'est un exercice délicat de piétiner sa dignité et se caguer dessus. Au début on résiste, on se dit qu'il suffit d'attendre et qu'on aura un pot. Mais le pot n'arrive pas. Alors on se résigne. Y'a rien d'autre à faire. Rien du tout.

Quand vous perdez tout espoir, de temps en temps, le destin vous envoie un signe. Un petit quelque chose qui vous dit que ce n'est pas fini. Une personne du groupe, un type avec qui je m'entendais bien avant de me faire prendre, était venu m'aider. Il m'avait glissé un petit objet entre les doigts, un truc censé m'aider à défaire mes chaînes. Il m'avait aussi apporté à manger pour me donner des forces. C'était délicat de crocheter, mais je devais le faire vite : le soir-même, un type de la garde allait venir pour me donner à manger, je devais être prêt, le tuer et m'enfuir. Je jouais ma vie, sur ce coup. Pendant des heures, je tortillais mes doigts et mes poignets dans l'espoir d'enfoncer cette tige de métal dans la serrure pour me libérer. C'était un exercice des plus fastidieux, mais je n'avais pas le choix. Lorsque le cliquetis résonna enfin, je ne pu m'empêcher de laisser s'échapper un soupir de soulagement. Je ne bougeais pas néanmoins. On ne savait jamais quand un garde aurait l'idée de regarder ce qu'il se passait dans ma cellule. Finalement, il ne fallut pas attendre tant que ça pour que la porte s'ouvre. J'entendais la clé mais je ne voyais rien, comme d'habitude. Avant qu'elle ne termine de tourner, javais déjà quitté mes chaînes pour me placer derrière la porte. Il faisait tellement noir là-dedans. On n'y voyait rien. Lorsque la porte s'ouvrit enfin, je n'attendis pas une seconde pour sauter sur mon geôlier. Je frappais. Non. J'exterminais en faite. Avec cette petite tige de métal, je la plantais encore et encore. Le sang giclais partout, j'en avais plein le visage. J'avais beau être un ninja, je n'avais jamais tué. Je m'étais toujours arrangé pour ne pas le faire. Même les pires malfrats, on se contentait de les arrêter et les emprisonner. Mais là, c'était trop. J'étais à bout. Je devais faire payer à quelqu'un. Et ce type là était celui qui devait payer pour tous ses camarades. Je ne sais combien de fois j'ai frappé. Quarante, cinquante. Quelque chose comme ça sans doute. Je hurlais, laissant exploser ma rage. Je n'avais plus rien d'humain à cet instant. Je n'étais qu'une bête, un animal sauvage et agressif, prêt à tout pour sauver sa vie. Les sons qui étaient expulsés par ma bouche ressemblait davantage à des grognements qu'à de la parole. Je ne m'arrêtais qu'une fois à bout de force. Mais avant cela, j'infligeais un dernier coup, expédiant ma victime dans la lumière du couloir avoisinant. Le visage, les vêtements et les cheveux en sang, j'observais alors le corps se vider de son sang. C'était une femme, en faite. Pas un homme. Son visage était masqué par un voile, mais ses cheveux étaient visibles. Ils étaient jolis. Roux, comme ceux d'Unahana. J'allais enfin pouvoir la retrouver. Ma bien aimée. Je n'avais plus qu'à y aller.

« Sei...dou » entendis-je alors que je tournais les talons. C'était comme un râle d'agonie. Je me retournais, par réflexe. Cette voix. Elle ressemblait à celle d'Unahana. Le faisait-elle exprès . Etait-ce un autre piège ? Ou une autre illusion ? Peut-être étais-je encore dans ma cellule, en faite. Dans ce qui devait être un dernier effort, la femme ôta son voile pour me regarder. Son visage aussi, c'était celui d'Unahana. En baissant légèrement le regard, elle avait sa bague également. Je m'en souvenais bien, c'était à ma mère avant. Elle me l'avait donné lorsque j'avais décidé de demander mon amour en mariage. On en avait longuement discuté tous les deux. J'étais trop jeune pour me marier d'après la plupart des gens, mais ma maman avait bien comprit qu'il ne servait à rien d'attendre pour moi. La chose qui nous unissait, Unahana et moi, était plus fort que n'importe quoi. Il était inutile d'attendre plus longtemps. Nous étions fait l'un pour l'autre, alors pourquoi attendre. Le jour du mariage, elle portait un voile aussi. Il était différent cependant. D'un blanc parfait, il laissait transparaître son visage, ses traits, ses yeux émeraudes. Alors que celui qu'elle portait dans se couloir, il était bien opaque. Et puis, ses cheveux roux étaient parfaitement coiffés aussi, un assemblage incroyable. Ils tournaient et tournaient, disparaissaient d'un côté pour réapparaître de l'autre, se tortillant dans tous les sens, formant une véritable œuvre d'art. Rien à voir avec cette tignasse traînant sur le sol, aspirant la merde et le sang. La seule chose qu'elles avaient en commun, ces deux Unahana, c'était leur regard. Elles avaient le même. Il était bienveillant. Aimant. Et une petite larme perlait sur le côté. Je m'en souviens parfaitement. D'ailleurs, moi aussi j'ai pleuré. Les deux fois. J'étais tellement heureux au mariage, je ne pouvais pas me retenir. Ma mère avait coutume de dire que, le véritable Amour, il n'apparaît qu'une fois ou deux par siècle. Ca fait peu. Tout le monde doit dire ça, mais j'avais le réel sentiment d'être l'un de ces couples élus. Alors, la voie là, comme ça. Etendue par terre, rouée de coups. Se vidant de son sang. Qu'est-ce que je pouvais bien faire d'autre ? J'étais là, à genoux à côté d'elle. Je baignais dans son sang. L'odeur était horrible. Et puis tout ce sang, partout. Il s'étalait sans fin, se répandait. Ca faisait une énorme flaque qui continuait de progresser. Je le sentais passer à travers mes vêtements. C'était très désagréable. « Ca va aller, mon amour. Ce n'est rien. Tu es sain et sauf, c'est tout ce qui compte. Les autres ne sont pas loin. Kyûso à tout fait pour te retrouver, ils vont te sortir de là. Non ! Non, non, non, non, non, NON ! Shirayuki va arriver. Elle va te sauver ! Elle nous a toujours sauvé. Alors ne meurs pas ! Je t'interdis de mourir !! Je t'aime mon amour. Je t'aimerai toujours. On se retrouvera dans l'autre monde. Je t'y attendrai. Rien ne pourra nous séparer. Non Una' ! Non ! Ne me laisse pas ! Una' ! Il faut que tu restes auprès de Kyûso... Una' ! Accroche-toi ! Il aura... besoin de toi... Una' ! Je vais devoir... Arrête Una'. Arrête de parler ! Ils vont arriver. Je les entends, ils sont juste là ! Vous laisser... Una' ! Continuer sans moi... Una' ! Réveille toi ! Una' ! UNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »



Chapter IV
Guilty




La journée était harassante. La chaleur ne laissait personne respirer. Il y avait beaucoup de monde. Cette affaire intéressait, apparemment. En tournant la tête, je pus apercevoir Kyûso. Il était là, dans le fond de la salle, silencieux. Cela changeait. Je l'imaginais bien à la barre, défendant avec ardeur ses positions. Je suis sûr qu'il aurait même pu inverser la situation. A la place, j'avais cet avocat. Sa plaidoirie semblait ne jamais vouloir se terminer. Je me suis mis à l'écouter lorsqu'il a dit « Il est vrai que j'ai tué. » Puis il a continué sur ce ton, disant « je » chaque fois qu'il parlait de moi. C'était surprenant. Je me suis tourné vers l'un des gardes près de moi pour lui demander si c'était normal. Il m'a dit de me taire. Mais, devant ma surprise, il a simplement ajouté « Tous les avocats font ça. » Je n'ai pas apprécié. En faisant ça, il se substituait à moi. Je n'étais pas d'accord. C'est moi qui avait fait ça, pas lui. C'était comme-ci je n'existais pas. Après ça, il a commencé à plaider la légitime défense. C'était assez potache. La victime était venue me libérer, pas m'attaquer. Imaginait-il que ça allait marcher ? Ca me semblait assez bancale. « Moi aussi, a-t-il dit, je me suis penché sur cette âme. Je l'ai regardé et j'y ai lu à livre ouvert. » Il y avait lu que j'étais un homme honnête, un shinobi dévoué, aimant et entouré de nombreux amis. Pour lui, j'étais un mari idéal, serviable et aussi amoureux qu'on pouvait l'être. Je n'attendais qu'une seule chose avant l'accident : retrouver ces personnes, en particulier ma femme, pour que cette horreur prenne fin. « Je m'étonne, assura-t-il, que nous puissions ici accuser un homme seul et désespéré quand il l'a été à la seule faute de l'organisation militaire qui l'a envoyé loin de chez lui pour une mission des plus périlleuses. » Seulement, il a oublié de dire que je savais de quoi il retournait en acceptant la mission et que je devais, par conséquent, en assumer les responsabilités. Par ailleurs, la victime était un membre de l'équipe de secours. De toute façon, j'en avais assez d'entendre parler de mon âme. Cette chaleur,  toutes ces heures et ces journées passées derrière les barreaux, avaient certainement eu raison d'elle.

A la fin, je me souviens seulement qu'un oiseau était venu se poser à une fenêtre du tribunal. Il observait tous ces gazouillis à l'intérieur. Peut-être cela lui rappelait-il la maison ? J'ai alors eu une vague de souvenirs d'une vie qui ne m'appartenait plus. De ces repas de groupe avec mes amis, de ces missions lorsque nous étions enfants, de ces soirées passées à discuter dans la fraîcheur retrouvée de la fin de journée. Cela m'a rappelé que tout ce qui se jouait en ces lieux était une perte de temps. Cela m'est remonté dans le bide, comme après un coup dans les roustons, et je n'avais alors qu'une hâte : quitter ces lieux et retrouver la solitude et la quiétude de ma cellule. Alors que j'essayais de retrouver cette paix, j'eu de la peine à percevoir la voix de mon avocat expliquant que les jurés ne voudraient pas envoyer à la mort un homme honnête ne pouvait être jugé par une simple minute d'égarement, quémandant par la même la prise en compte des circonstances atténuantes d'un crime dont je porterai, déjà, les remords éternels. Pour une fois, il avait raison. Il était temps. La séance fut suspendu et l'avocat s'est assis, l'air épuisé. Il arborait un sourire fier. Ses collègues sont venus vers lui pour le féliciter. « Bravo, c'était magnifique » s'exclama l'un d'eux. « Pas vrai ? » me lança-t-il. J'avais hâte que cela se termine.

« Coupable » lança le juge, au milieu d'autres paroles. Tout cela touchait au but. J'allais enfin pouvoir rentrer. Des voix commençaient à se faire entendre derrière moi. A un moment, on m'a demandé de me lever et de me diriger vers la sortie. Je me suis exécuté. Il était temps de rentrer.



Chapter V
Alone




Le silence et la solitude ne sont pas les plus loquaces des compagnons. J'ai pu m'en apercevoir pendant tout ce temps. Le réconfort qu'ils apportent est tout relatif. Le seul son qui brisait le silence froid de ma cellule était le grincement de mes chaînes, ses cliquetis incessant à chacun de mes mouvements. C'était parfois un véritable opéra grinçant, comme si tous les instruments avaient été désaccordé dans le seul but de créer une cacophonie orchestrale. Ca avait beau être désagréable au premier abord, je m'y suis fait. Ces chaînes étaient un symbole. Elles prouvaient la teneur de ma nouvelle vie ainsi que la valeur de ce que j'avais perdu. Perdu dans cet océan de solitude, mes seuls moments de sociabilités étaient lorsque Kyûso venait me rendre visite. Au début, il venait fréquemment. Je pensais que c'était parce qu'il se sentait peut être coupable ou simplement triste pour moi. De toutes les façons, ça aurait fini par lui passer. Mais ce ne fût pas le cas. Il continuait de venir au moins une fois par semaine, peu importe ce qu'il se passait. C'est pas comme-ci j'avais grand chose à raconter qui plus est, il se passait assez peu de choses par chez moi. « Shirayuki a été nommée ambassadrice du village par mon père. On a fêté ça tous ensemble, c'était génial de refaire une grande fête comme avant. Je suis content de voir que mon père commence à reconnaître notre génération. C'est la preuve qu'on touche au but. Quand je serai Kazekage, je te ferai sortir de là, tu verras. Tu as déjà bien assez souffert. » Il s'occupait encore de moi. Ca n'avait pas de sens. Peut-être que, lui aussi, il se souvenait de cette promesse que s'était fait deux enfants. Comme moi autrefois, il devait se dire que les choses auraient été plus simples s'il ne l'avait pas fait. Ou s'il n'avait pas été un homme d'honneur.

Mais ces moments étaient rares. La réalité de l'enfermement est tout autre. La prison, ce n'est pas qu'une privation de liberté, c'est la négation même de l'existence. Lorsque l'on est entre ces quatre murs, plus rien d'autre n'est réel. Le monde se limite à une petite pièce sombre de quelques mètres carrés. Rien n'a d'effet ici : ni la météo, ni le temps, ni Dieu. Il n'y a que vous. Seul face à l'infini. Une éternité contenue dans moins de dix mètres carrés. Et cette immensité vous fait face, vous observe. Elle devient votre amie et votre ennemie. Un reflet de votre conscience et de vos péchés. Chaque seconde qui passe vous rappelle que votre vie n'est plus qu'une gêne, un désarroi dont vous voudriez vous débarrasser. Vous tentez de résister mais c'est impossible. Elle fait partie de vous, elle vous a assimilée et vous devenez, tout comme elle, le dieu d'un monde éphémère. Un Tout-puissant qui cesse d'être tout puissant à l'instant où il le devient : un paradoxe. Une âme, née homme libre, mutilée et transformée en animal en cage. Une régression. La nature hait toujours autant les paradoxes. Votre esprit tout puissant vagabonde mais votre corps, flétri et meurtri, reste là. Il se meurt tandis que votre âme tente de s'échapper, de trouver une issue. Mais il n'y en a pas. Ces quatre murs sont hermétiques, ils sont votre monde, votre tout. Votre puissance, elle, est annihilée.

« Vas-t'en » lui dis-je sur un ton de dépit. « Il n'y a plus rien ici pour toi. Il est temps que tu réalises ton destin. » Il reste silencieux. Pourquoi vient-il encore ? Ne va-t-il donc jamais m'oublier ?  Je ne veux plus. Je ne peux plus. Il doit m'abandonner maintenant. Qu'il me laisse seul dans mon désespoir. C'est encore la meilleure chose qui puisse m'arriver. Mais non, il reste là, devant moi. Il ne parle pas. C'est énervant. Je souffle et passe à autre chose. Qu'il vienne, si ça l'amuse tant. Moi peu m'importe. Ma vie est ici à présent, ma mort le sera aussi. J'espère qu'elle viendra bientôt. Si elle ne le fait pas, je finirai par aller à sa rencontre. Plus rien ne me retiens.

« Aujourd'hui, papa est mort. » Il regarde le sol. Moi je suis là, silencieux. Je ne sais pas quoi lui dire. Kyûso n'a jamais été proche de son père, mais je sais qu'il l'aimait. Moi-même, je n'ai jamais été proche du miens, mais je l'aimais quand même. Les pères, ils ont ce truc bien à eux. Quoi qu'ils fassent, il y a toujours cette force au fond de nous qui nous fait les aimer. Parce qu'ils sont à la fois nos mentors et nos plus grands rivaux. Et, quand l'un ou l'autre disparaît, c'est toujours avec fracas. Kyûso, lui, reste silencieux. Assis sur mon banc préféré, je finis par lui lancer « Comment tu te sens ? » Il remue simplement l'épaule, comme s'il s'en fichait. Il a beau avoir vieilli, c'est toujours le même. Même s'il ne veut pas le montrer, le simple fait qu'il ne puisse regarder autre chose que le sol après m'avoir dit cela en dit long. « Tes vieux griefs n'ont plus lieu d'être à présent. Souviens toi de vos bons souvenirs et honores sa mémoire. Dès demain, tu seras Kazekage. Tu n'auras plus le droit de pleurer la disparition d'un être cher. » Il ne répondit pas. Après quelques instants, il sanglota silencieusement, dans son coin. J'avais de la peine pour lui. Sa prise de fonction aurait dû être un événement de réjouissance.



Final Chapter
Chained for Eternity




La solitude allait prendre fin. Kyûso me l'avait annoncé il y a quelques temps déjà : il avait obtenu ma libération anticipée. J'osais à peine imaginer dans quelle magouille il était tombé pour en arriver là. J'avais pourtant tenté de l'en dissuader mais il n'a jamais voulu m'écouter. J'avais donc pris le temps d'y penser. La liberté. J'avais du mal à m'y faire. Etait-ce tout ? Ca se terminait ainsi ? Ce que j'avais fais était oublié ? Je ne pouvais l'accepter. C'était peut-être vieux pour eux, mais pas pour moi. Chaque jour, chaque seconde, j'y repensais. Elle était toujours là, allongée devant moi, le regard inexpressif. Quoi que je fasse, elle ne bougeait plus. Comment pourrais-je simplement oublier ? Attendait-il réellement cela de moi ? Je ne pouvais m'y résoudre. Ma place était ici, dans cette pièce. Je m'y étais fait. Je devais payer pour mes actes en finissant ma vie ici. La porte fini par s'ouvrir, dans un cliquetis bien plus affirmé que lorsque c'était elle qui le faisait. Kyûso était là, immobile. Silencieux. Mon attitude était identique à la sienne. Je ne pouvais franchir cette porte. C'était au-dessus de mes forces. « Seidou... » me dit-il. Il le savait. Il me connaissait mieux que personne et savait que ma place était ici. « Il est temps pour toi d'accepter la réalité, mon ami. » Non. C'était impossible. « Unahana voulait que tu sois à mes côtés pour régner, je le sais. » Cette vie là n'est plus la mienne. « Vas-tu simplement ignorer sa dernière volonté ? » Ne fais pas ça. Kyûso. Je t'en prie. Arrête. Ne dire plus rien. « J'ai besoin de ton aide, elle le savait. Je ne suis pas moi-même sans toi à mes côtés. Maintenant vient ! Réalise son souhait ! » Non. Je ne peux pas.

Je n'ai toujours pas bougé. Une part de moi veut le faire, mais l'autre reste ici, assise, impuissante. Elle ne peut assumer la réalité. C'est trop dur à admettre. Kyûso pénètre dans la cellule, comme il l'a fait des centaines de fois. D'un geste, il fait disparaître mes chaînes à l'aide de son pouvoir. Je les vois s'évaporer, devenir poussière, devant mes yeux. Mes poignets sont libérés de toute entrave. Je les vois blessés, tandis qu'une goûte de sang perle sur l'un deux. Observant les paumes de mes mains, je revois ce sang, tout ce sang, comme un flash, une réminiscence de mes actes. Il est là, encore. Il y en a partout. Il coule et coule encore, sans interruption. C'est impossible. Elle ne peut pas mourir. Pas encore. Il faut que cela cesse. Il faut m'en empêcher. Le chakra, si longtemps enfermé en moi, jaillit de toute part. Je ne sais combien de portes s'ouvrent en moi, mais je les sens céder une à une. Mes cheveux se hérissent, ma peau bruni, mes os craquent dans une douleur assourdissante. Mes mains s'empoignent autour de col de Kyûso. Les gardes qui l'accompagnent semblent vouloir intervenir mais il les écarte à l'aide de son jutsu d'un simple mouvement de la main. « Rends-les moi ! » Hurlais-je. « Rends les ! Elles sont à moi ! » Je le propulse avec une violence irréelle à travers le mur de me cellule sans le lâcher. « Rends-les moi ! Rends – les ! Tu n'as pas le droit de faire ça ! Rends-les moi ! » Je ne comprends plus ce qu'il se passe. Je n'ai plus ni raison ni conscience. La seule chose qui importe à cet instant, ce sont ces chaînes. On me les as prise et je veux les récupérer. Elles sont à moi. Elles font partie de moi. « Rends-les Kyûso ! Rends-les moi ! » Ma vue se trouble. Je ne sais pas pourquoi, c'est incompréhensible. « Rends-les moi ! » Des larmes coulent sur mon visage. Je ne vois plus rien. J'ai beau le tenir par le col et savoir qu'il n'est qu'à quelques centimètres de moi, il n'est plus qu'une silhouette trouble, indistincte. « Je les veux ! » Peu à peu, mes forces m'abandonnent. Je lâche prise. Kyûso reste silencieux, immobile. Je m'effondre sur son torse. « Rends-les... moi. » J'ai l'impression de hurler mais je n'en n'ai plus la force. Ma voix n'est plus qu'un murmure tandis que je sombre à ses pieds. « Rends-les moi » dis-je dans un dernier souffle. « Je ne veux pas le faire encore une fois. »

Elle est morte. Je l'ai tué.
Connaissez-vous la voie de la rédemption ?


Derrière l'écran

Prénom/Surnom : Plop
Âge : Plop
Comment avez-vous découvert KnS : Plop
Qu'en pensez-vous : Plop
Suggestions : On avait dit qu'on ferai des knacki :'(






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MessageSujet: Re: Do you know a way to Redemption ?   Lun 5 Juin - 19:38
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MessageSujet: Re: Do you know a way to Redemption ?   Mar 6 Juin - 0:52



« Bienvenue sur le Forum »


« Le Fond » 12/12

L'originalité 3/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 3/3
L'avis personnel 3/3

« La Forme » 11/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 2/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 5/5

« Le Bilan » 33/34

« Pour commencer avec ce qui m'a emmerdé, mec tu m'as écrit "autel" en parlant de ton mariage "hôtel", rien que pour ça que je suis obligé d'enlever un point parce que c'est clairement le seul défaut de cette présentation. Avant tout, il faut bien préciser que je fais ni zèle, ni complaisance, je note le texte en toute impartialité et ça n'a rien à voir ni avec notre amitié, ni avec le fait qu'on soit du même staff.

Mais de fait, j'invite tout le monde à lire cette présentation, déjà parce que c'est le meilleur texte RP de ce forum, et ensuite parce que c'est un exercice d'écriture fabuleux. Tout d'abord, pour partir du plus général, le choix des musiques est nickel et créent vraiment une immersion ouf. Même si t'as concentré un pic sur la partie 6, j'ai vraiment ressenti le climax au chapitre 5. Et pourtant y a pas d'action particulièrement ouf, mais toute la concentration de drame est dingue. Parce qu'il faut bien dire un truc, cette présentation n'est pas une mais deux présentations. Si une présentation est l'exercice qui consiste à délimiter le champ psychologique, téléologique et narratif de son personnage, alors on voit bien que se dessine non pas une présentation mais celles à la fois de ton personnage et de Kyûso. Tout y est, la compréhension des deux personnages est parfaite, la scène de la confession de la mort du précédent Kazekage aussi et le drame est poussé à son apothéose dans la rencontre de deux frères qui s'ils étaient des frères retrouvés dans une joie de vivre enfant, se retrouve être une rencontre et une sorte de symbiose parfaite dans le drame.

Et ça c'est parfait, je peux pas en demander plus. Sinon, sur la narration. Un truc super important dans Naruto c'est qu'à la différence de One Piece par exemple, les choix de narration sont tous ultra subjectivés. En fait, si on regarde bien, on croise plein de points de vues dans Naruto qui s'ajoutent et forment un prisme qui est une oeuvre, c'est un procédé complexe qui donne lieux à des twists émotionnels forts comme les différents pdv du flashback du massacre des Uchiha (Itachi VS Sasuke en pdv). Ou bien plus important, ça donne lieu au truc le plus important de Naruto à mon sens, le relais de point de vue de l'histoire. Pendant tout Naruto, la relation entre Naruto et Sasuke est crue univoque par le spectateur parce que seul Naruto est interrogé comme narrateur. Or, on se rend compte à la suite de leur combat que Sasuke aussi a une position, il n'était pas neutre, ce relais de narration crée un twist énorme parce qu'il densifie le propos émotionnel sans pour autant changer une ligne sur le fond.

Et ça c'est un procédé que je trouve magistral et qui me fait aimer Naruto, or, c'est EXACTEMENT ce qu'on retrouve dans cette présentation, l'ultra-subjectivité. Ce n'est pas une histoire que tu nous racontes, c'est une histoire que ton personnage nous raconte, et par conséquent parfois c'est niais, parfois dramatique mais c'est toujours touchant.

Au-delà du simple aspect émotionnel, on est pas juste face à une espèce de guimauve de sentiments qui ne raconte rien. Je crois qu'il y a 3 strates de lecture dans la présentation, tout d'abord la strate purement factuelle, ensuite la strate émotionnelle, et enfin une strate qui est un questionnement à la fois moral et ontologique. Parce que c'est ce à quoi nous renvoie le thème de la prison, l'angoisse, le néant etc... Tout ça est dirigé par une vraie évocation du thème de la nullification ontologique d'un être. Mais encore une fois, si c'était que ça, ce serait juste intéressant, le propos se densifie encore plus quand on arrive au chapitre 6 à sa sortie de prison.

Le fait est qu'en ne retirant pas les chaînes mais en les détruisant, c'est comme si un point de réalité se détachait de ton personnage. L'idée de créer un fétichisme par rapport à ses chaînes est géniale parce qu'elle renvoie à ce quoi renvoie son propre être, c'est-à-dire rien. Et le paradoxe de ce rien, c'est qu'il ne supporte pas de le voir n'être rien, c'est à dire être réduit à de la poussière de fer.

Bref, le but est pas de faire l'exégèse d'un texte que tu connais mieux que moi en tant qu'auteur mais de souligner ses forces d'écritures qui sont profondément omniprésentes, tant dans l'élaboration des niveaux de lecture, tant dans l'interprétation et la mise en relation de différents personnages et enfin tant dans le positionnement du narrateur en tant qu'auteur et personnage. La présentation est juste géniale et représentait un énorme plaisir de lecture.

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Jônin Supérieur de Suna avec 1155 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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