AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Raikage
Sakazuki Faust
avatar
Messages : 550
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
620/620  (620/620)
Chakra:
620/620  (620/620)
MessageSujet: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Jeu 8 Juin - 17:17



LIVE AS A KING

Trahison #1



Les choses intéressantes allaient dès à présent pouvoir commencer. Le Sakazuki venait de fuir le combat l’opposant aux trois mercenaires, accompagné par l’un de ses plus fidèles gardes du corps : Inazuma. L’objectif désormais était très clair, les Shinobis de Kumo se devaient de mettre le Mizukage hors d’état de nuire par tous les moyens. Et seulement à partir de ce moment, la prochaine étape pourrait commencer. Ainsi, clairement déterminé à en finir dès maintenant, le Raikage ouvrit la porte de la tour et commença à grimper les quelques étages. Sur le chemin, il put entendre des cris provenant d’un peu plus haut, ainsi qu’un peu plus de bruit encore. Les événements devaient probablement mal tourner dans la salle du Conseil. Tournant alors très légèrement la tête tout en continuant sa route, Faust s’adressa alors à son compagnon.

Tu vas pouvoir te battre convenablement, ça va ? Ces mercenaires n’y sont pas allés de main morte avec toi.
S’il était inquiet ? Plus ou moins. Il était difficile pour lui de ressentir de vrais sentiments humains encore aujourd’hui, mais au plus profond de lui, il cherchait à s’améliorer sur ce point. Car en vérité, ce qui l’inquiétait le plus à cet instant, c’était le fait qu’Inazuma puisse tomber au combat et que Kumo se retrouve dans une situation particulièrement délicate. Mais après tout, c’était un homme fort, un Shinobi bourré de potentiel, il ne pouvait pas décevoir son Kage de cette façon. C’était inconcevable. Quoi qu’il en soit, tentant de rester confiant dans son projet, le Sakazuki traversa les couloirs et les escaliers afin de pouvoir finalement atteindre le lieu tant attendu. Que vit-il en arrivant ? Rien de bien particulier si ce n’est la salle du Conseil, bien endommagée suite au combat qui venait apparemment de se terminer. Les vieillards se trouvaient au sol, tremblotant comme de frêles feuilles et cherchant tant bien que mal à s’échapper de cette pièce en un seul morceau. Mais ça, ce fut jusqu’à ce que l’un d’eux jette un œil au niveau de la porte, écarquillant rapidement les yeux tout en se mettant à ricaner nerveusement.

Le voilà ! Je vous l’avais bien dit, il nous vengera.. LE MONSTRE !  
Un simple sourire taquin se dessina sur le visage du Raikage.


Citation :
Profil de Sakazuki Faust

Santé : 460
Chakra : 305
Inventaire:
Citation :
Parchemin x2
Affinité: Raiton - Raiton Noir - Katon - Genjutsu
PA(s) utilisé(s) : /
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Objet(s) utilisé(s) :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés : /
Autres effets :



© By Halloween


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kamikani
avatar
Messages : 68
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
570/570  (570/570)
Chakra:
570/570  (570/570)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Ven 9 Juin - 15:05

la guerre c'est chiant



Mon frère était quand même une belle salope. Se faire chier à faire un déplacement diplomatique pour former une alliance, puis ensuite pour revenir au pays, prendre des ninjas avec lui,
les amener ici pour aider dans une guerre civile et profiter de la moindre faille militaire de la personne avec qui il a fait une alliance, c'est quand même ce qu'on appelle sans pousser une belle salope. Nous étions en train de gravir les marches de la Tour du Mizukage pour le défier mais, une telle opération présupposait de la part de mon frère une confiance absolue en son plan.

En territoire ennemi, à deux contre on ne sait combien, sans avantage apparent, en sortant tous les deux d'un combat, c'était une sale affaire qui s'amorçait. Et le Mizukage n'avait l'air d'être le genre de gars qui se laissait sonner longtemps par les effets de surprise, j'étais à peu près sûr qu'à peine aurait-il saisi qu'on était sur le point de le trahir qu'il sauterait au jarret pour nous égorger de la pire façon possible. Pendant que ça cogitait dans ma tête, y avait un silence de mort. On entendait que nos pas se précipiter vers le sommet de la tour.

A mon grand étonnement, mon frère brisa ce silence pour en plus s'inquiéter de mon sort.


- Ca va, ça va, c'est plus le colosse là-haut que les lopettes d'en bas qui me filent les miquettes.

Sa sérénité était inquiétante. Enfin il était peut-être Raikage mais la réputation de Mizukage était pas à refaire, ce mec était pas un tendre, il avait retourné son pays dans tous les sens et c'était pas le genre d'ennemis que j'avais envie de me coltiner sur son propre terrain. Quoiqu'il en soit, c'était plutôt étonnant de voir mon frère s'inquiéter de mon sort, même si c'était surtout et sans doute pour s'inquiéter du sort et de l'aboutissement de la mission.

J'étais un shinobi de Kumo, alors évidemment j'allais obéir jusqu'au bout. Mais j'étais contre ces ordres,
les Kirijin  avaient rien demandé et à part assouvir une soif impériale, je vois pas ce que renverser Kiri pourrait nous apporter. Prendre une décision pareille, c'était pour la première fois dans l'histoire des Cinq Grandes Nations porter atteinte à l'équilibre des pouvoirs formé par les premiers Kage de chaque village en répartissant les démons à queues. Bref, à niquer les traditions comme ça, on allait finir par se prendre un retour de bâton tellement fort dans la gueule, j'étais pas pressé de le voir arriver.

On était arrivé en haut de la tour, on pouvait enfin voir des gars grouiller. Et le moins qu'on puisse dire c'est que le terrain était abîmé. C'était un carnage au sol, il restait deux gars debout. De toute évidence,
c'était eux nos ennemis.

Il était temps d'activer mon Raiton no Yoroi, il fallait que je me régénère et je n'avais plus assez de temps devant moi.
L'électricité autour de mon corps s'intensifiait. C'était la phase 2.

Citation :
Profil de Mifune Inazuma

Santé : 315/570
Chakra : 222/570
Inventaire:
Citation :
Pilule Hyourougan
Armure
Katana
Kunai
Note Explosive x2
Affinité: Raiton - Taijutsu - Nintaijutsu
PA(s) utilisé(s) : 4 PA
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Arme utilisée :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés :
Autres effets : +10% de chakra (-25 activation + 57 phase2)

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizukage
Gokushi Hitoya
avatar
Messages : 415
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
600/600  (600/600)
Chakra:
600/600  (600/600)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Lun 12 Juin - 14:54
Comme un coup derrière la nuque, la fatigue s’est brutalement abattu sur moi. Comme une lourde barre qui vient se fixer sur mes épaules. Mon corps qui avait eu la gentillesse de se faire oublier commence à se rappeler à moi. Certes, nous avons gagné cette première bataille, mais la reconquête du village est loin d’être terminé. Le sang coulant doucement sur le sol où se mêlent ruines et Lave vient parachever le tableau de carnage qui se dessine sous nos yeux. Bien, d’abord voire si le démon de Yamato se calme... Il semble savoir ce qu’il fait et je peux sentir le flux déchaîner de chakra qui émane de lui se calmer peu à peu. Je lui adresse alors un petit signe de tête d’approbation. Il aurait été dommage après avoir fait la chasse aux cons, de devoir faire la chasse au démon. Mais les déclarations du vieux moribond du conseil m’empêchaient de me relâcher complètement... il n’y avait qu’une personne assez imbut d’elle-même pour se faire appeler ainsi.

« - Ne te relâche pas trop Yamato, la suite est à venir... »

Quelques minutes seulement se sont écoulé et les papiers avaient commencé à être rédigé quand un des idiots s’est mis à rire. À réclamer son monstre et ce n'était bien ce que petit bruit que j’avais à l’intérieur de ma tête. Le Raikage avait décidé de changer de camp... Et dire qu’il passe pour être quelqu’un d’intelligent dans le monde, je ne comprends pas comment il a fait pour garder le masque pendant si longtemps. J’ai indiqué nos invités d’un petit signe de tête à mon garde du corps porteur de démon à queue. Le crépitement électrique puissant qui raisonné dans l’escalier indiquait aussi que le « monstre » n’était pas venu seul. Je déteste les traîtres... J’ai dégainé ma lame et fais quelques pas pour arriver au-dessus de lui. L’attrapant par les cheveux, j’ai redressé sa tête pour dévoiler son cou et j’ai doucement passé le fil de ma lame sur sa gorge. Doucement, dans un dernier glapissement et un gargouillis immonde, sang et vit de son écoulé sur le sol. Un avertissement pour tous.

« - Eh bien entrez, puisque visiblement « le monstre » est attendu. Même si je comprends pas comment tu as fait pour passer pour quelqu’un d’intelligent pendant autant d’années Faust. Avec ce que tu fais là... »

J’ai laissé donc quelque temps à Faust et son homme de rentrer dans la salle qui avait déjà assez souffert du premier combat. Visiblement, eux aussi semblaient avoir donné de leur personne pour le combat, surtout celui suivant le Raikage. Sûrement son ombre, le pauvre petit fanatisé et conditionné pour lui servir d’homme à tout faire. Enfin, avant que nous commencions à se fracasser la tête avec violence et gratuité, un petit cours de géopolitique pour notre Raikage serait bientôt bienvenue et il semblerait en avoir besoin.

« - Je disais donc que ton petit retournement de veste est stupide. Oh peut-être que tu vas gagner, peut-être même que tu vas me tuer. Mais c’est quelque chose à quoi je suis préparé depuis longtemps. Je n’ai pas grand-chose à perdre après tout. Pour régner il faut être capable de réfléchir à long terme et tu as dû oublier cette étape. Tu n’as pas les ressources pour maintenir l’occupation militaire du pays de l’eau. Le peuple a goûté à la liberté et ne la rendra pas si facilement. Le conseil a perdu, il est mort. Tu vas donc y perdre plus que tu vas y gagner. Sans compter les autres villages. Qu’est-ce qu’ils vont penser en te voyant intervenir dans les affaires d’un État souverain ? Que tu es un danger pour eux et tu vas leur donner ce qui leur fait défaut depuis deux cents ans. Un ennemi commun. Retourne bien la situation dans tous les sens. Tu n’as ABSOLUMENT rien à y gagner. Si ce n’est d’agiter ton sexe sous le nez de tout le monde pour montrer que tu as la plus grosse. Tu n’as rien d’un politicien, ni d’un chef de guerre. Tu n’es qu’un petit tyran triste, stupide et aigri. Alors je te laisse une dernière chance. Vous pouvez encore partir tous les deux et les choses s’arrêteront là. Mais tu es trop stupide pour voir l’intérêt du plus grand nombre plutôt que ta petite branlette passagère. »

J’ai alors dégagé d’un coup de pied le cadavre devant moi, sur le côté, vers le reste du conseil qui avait doucement commencé à bouger vers la sortie. L’action eut l’effet escompté et ils s’arrêtèrent net de bouger.

Citation :
Profil de Gokushi Hitoya

Santé : 370+80=450
Chakra : 215+80=295
Inventaire:
Spoiler:
 
Affinités/Spé: Doton, Katon, Yoton, Kenjutsu
PA(s) utilisé(s) :
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Arme(s) utilisée(s) :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés :
Autres effets :


The past is not my concern. The future is no longer my concern, either.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Kiri
Mizuki Yamato
avatar
Messages : 82
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/550  (550/550)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Mer 14 Juin - 17:53
C'est qui ces deux connards ?

Placé en retrait et guère intéressé par la paperasse - du moins pas assez pour rester penché dessus pendant qu'elle était en train de se rédiger -, Yamato fut le premier à les voir, attirant sur eux l'attention du Mizukage. Ils avaient l'apparence de guerriers - au moins l'un d'entre eux -, et avaient de toute évidence rencontré leur propre lot de problèmes sur la route en venant. Ils n'étaient pas de Kiri, ce qui voulait dire que par élimination... Le rictus du second et ses grands airs, couplés aux commentaires de son employeur, lui apportèrent la confirmation qui lui manquait.

Ah, je vois.

Son expression se durcit en conséquence. Yamato ne s'était pas prononcé sur l'alliance avec Kumo - il fallait ce qu'il fallait - mais n'aimait guère l'idée de mêler un autre village à leurs affaires internes. De montrer à cet autre village leurs faiblesses - de leur laisser entendre qu'ils n'avaient pu s'en sortir sans leur aide. Kumo était peut-être un soutien de taille, mais la paix instaurée entre les cinq nations il y a de cela deux cent ans était de plus en plus fragile... Les derniers éclats d'un rêve, maintenus en place par habitude et facilité moins que par conviction, jusqu'au moment où on n'en verrait plus l'usage. Ce moment semblait être arrivé.
Quant à savoir comment les tocards du conseil étaient parvenus à entrer en contact avec le Pays de la Foudre alors qu'ils ne pouvaient même pas se fier aux shinobi de leur propre village, mystère. Mais qu'importe le comment ou le pourquoi : le résultat était bien là. Il scruta leurs bandeaux comme pour graver dans son esprit la réalité de la situation. Il raffermit sa prise sur le katana qu'il n'avait, suivant le conseil de Gokushi, pas encore remis dans son fourreau. Voilà tout ce qu'on gagne à se fier à quelqu'un d'autre que soi.

C'est ça, votre monstre ? Il est pas très impressionnant. tenta-t-il de plaisanter, mais le coeur n'y était pas ; son sourire ne fut pas long à se faner.

Pendant que le Mizukage se lançait dans un top 10 des raisons pour lesquelles les poignarder dans le dos était un plan à la con - ce qu'il approuvait entièrement -, l'adolescent sentit sa conscience se perdre. Non pas des suites de ses blessures, non, même s'il y aurait eu de quoi, mais bien à cause de la vague de colère qu'il sentait monter en lui. Le Jinchūriki en herbe avait souvent tendance à prendre les choses à la légère, au moins en apparence ; c'était le propre des jeunes de son âge, à ce qu'il parait.
Si c'était peut-être vrai pour un adolescent « normal », pour quelqu'un qui a grandi dans les bonnes conditions et qui n'a pas de raison de s'en faire, ce n'était pas son cas. Car on avait tendance à l'oublier, mais Yamato n'avait pas eu l'enfance la plus tendre qui soit - parce qu'il n'en parlait jamais, et veillait à ne donner à personne de raisons de s'y intéresser. Parce qu'il savait que son cas n'était pas le plus grave ; que bien que sa mère soit morte, il n'aurait aucun mal à trouver pire.

Pour autant, est-ce que ça lui retirait le droit de mal le vivre ? Certainement pas. Mais il ne l'avait jamais fait - car ça n'aurait servi à rien. Car il n'avait pas la capacité d'y changer quoi que ce soit. Né et élevé dans la misère qui attend quiconque n'est pas un produit de la haute-ville, il la côtoyait au quotidien - l'avait sentie s'incruster dans sa peau en même temps que la crasse ambiante. Le salaire de ses premières missions était arrivé juste à temps pour leur permettre à son père et à lui de boucler les fins de mois - de ne pas perdre le peu qu'ils avaient au profit de quelqu'un d'autre d'un peu moins dans la dèche.

Le chūnin était encore jeune : il n'avait jamais connu le village que sous l'emprise du conseil des patriarches. Il avait grandi dans ce climat d'injustice, ou certains volent à la force du couteau de quoi se nourrir pendant que d'autres s'empiffrent de homard. Ou une simple douche devient un luxe quand d'autres se prélassent dans leur jacuzzi. Les nantis savaient pertinemment ce qui se passait dans les bas-quartiers - et n'en avaient que faire. Alors il s'était renfermé dans la carapace de cynisme que lui avait offert son cloaque natal, avait fait de l'humour un mécanisme de défense. C'était le seul moyen qu'il avait d'endurer ça plus longtemps - d'avaler les inégalités comme autant de couleuvres, toute l'horreur de sa condition, tout le mépris qu'on avait pour eux. Aux yeux des autres, ils n'étaient que des déchets, à jamais au fond de la poubelle ; grand bien leur fasse. Ça lui avait plutôt bien réussi jusque là, mais chaque chose a ses limites.

Il aurait beau élever la voix, ça ne changerait rien à sa situation - alors il s'était contenté de se taire. Plutôt que de s'user les cordes vocales, il s'était donné le moyen de faire la différence - en espérant qu'un jour, peut-être, il aurait l'occasion de s'en servir. Qu'un jour ils arrêteraient de les regarder de haut, de les regarder mourir au fond de leur décharge depuis le piédestal qu'ils s'étaient bâti sur le cadavre des plus pauvres. Ce jour était enfin arrivé - celui de tout renverser, de sortir la tête hors de l'eau où on les maintenait depuis la naissance pour reprendre la place sur la terre ferme qu'on leur avait volé. De reconquérir leur village. De faire tourner rond ce qui était depuis trop longtemps devenu une roue carrée. De muer leurs appels de détresse en cri de guerre et de briser les chaînes de carences qui les menait lentement mais sûrement à la ruine.

Ils étaient sur le point d'y arriver - de bâtir une nouvelle ère sur les cendres de l'ancienne. De la faire disparaître dans les flammes de la révolte. Et voilà qu'une paire de baltringues venait leur barrer la route ? Leur planter un couteau entre les côtes en souriant alors qu'ils n'avaient rien à voir avec la choucroute ? Oui, ça le mettait un tout petit peu en colère - putain, allez vous faire foutre.
Ainsi avaient-ils pu voir la colère s'inscrire peu à peu sur ses traits, jusqu'à posséder totalement son expression - car cette frustration, il n'avait plus la force de la retenir. Yamato était fatigué, il avait mal partout, il avait jeté la majeure partie de ses forces dans la bataille - et ils voulaient le priver de ce pourquoi ils l'avaient fait. De sa raison de lutter. S'ils tenaient à ce point à l'empêcher de se débarrasser de son amertume, de sa rage contenue, il allait s'assurer qu'ils se la prennent en pleine gueule.

C'est vraiment pas le jour pour me faire chier... marmonna-t-il d'une voix éteinte, les yeux rivés au sol.

Ailleurs - quelque part aux tréfonds de son âme. Le pouvoir du démon était encore là - il l'avait quitté à peine un instant plus tôt, parce qu'il avait choisi de l'enlever. Parce qu'il croyait que tout ça était terminé, et devoir s'en rappeler lui fit serrer les dents. Il devait encore être quelque part - il devait pouvoir le ramener. Ils venaient tout juste de porter l'estocade : la tension n'était pas encore retombée, et était peut-être tout ce qui le faisait encore tenir debout. Le choc des armes résonnait encore à ses oreilles ; ses plaies - celles que cet éveil partiel n'avait suffi à refermer - étaient encore à vif. L'autre à l'intérieur de lui ne pouvait avoir eu le temps de se rendormir. Il devait se souvenir de cette sensation - de ce pouvoir débordant qui l'avait envahi il y a tout juste un instant. C'était difficile de se concentrer alors que toutes les fibres de son être ne demandaient qu'à leur sauter à la gorge. Isobu ne le ressentait-il pas ? Il faisait partie de lui, après tout - même s'ils n'avaient pas encore eu le temps de sympathiser, ils étaient partenaires à la vie, à la mort.

Fut un temps, les hôtes des démons étaient craints presque autant que les démons eux-mêmes - car beaucoup croyaient qu'ils n'étaient que des visages humains, des marionnettes de chair derrière lesquelles les Bijuus se cachaient après avoir consommé leur âme. Il l'était devenu trop récemment que pour vraiment avoir constaté un changement dans la manière dont les gens le percevaient - mais ne détestait pas l'idée : si la bête pouvait agir maintenant, il se laisserait dévorer bien volontiers. Il n'avait pas choisi d'héberger Isobu juste pour accroître son pouvoir, mais pour le libérer lui aussi du temple dans lequel on le gardait prisonnier - pour s'assurer qu'il ne tombe pas entre leurs griffes. Ne soit qu'un trophée de plus dans la galerie de leur décadence.

C'était un peu tôt pour en parler, mais il s'était tout de suite senti un sentiment de camaraderie envers la créature lorsqu'ils s'étaient rencontrés - captive d'une situation à laquelle elle ne pouvait rien, condamnée à attendre qu'on s'en serve de la manière que l'on préférerait. Certes, elle était désormais piégée en lui, mais c'était sans doute toujours mieux que ce à quoi elle aurait eu droit s'il n'était pas intervenu.
Avec du temps, peut-être qu'ils pourraient devenir amis - mais ce temps, il fallait le leur laisser. Comme il l'avait clamé plus tôt, n'était-ce pas aussi un peu son village ? Cette colère, n'était-ce pas aussi un peu la sienne ? S'ils perdaient ici et maintenant, il serait très certainement exécuté et Sanbi retournerait aux mains du conseil : en avait-il seulement conscience ? Yamato ne savait pas vraiment comment lui parler : il n'avait pas encore appris tous les secrets que quelqu'un dans son cas se doit de connaître. Mais si sa fureur pouvait lui parvenir...

Pour le temps d'un battement de coeur, il se vit devant des barreaux - la Cage. L'animal - la chimère - était à peine visible dans la pénombre, exception faite de ses yeux brillant d'or et d'écarlate, mais sa forme prodigieuse étendait son ombre jusqu'à lui. Il n'avait pas encore appris à communiquer comme il fallait - ne l'avait avec lui que depuis très peu de temps, aussi le dialogue risquait d'être compliqué, mais ça semblait très secondaire sans qu'il ne puisse l'expliquer. C'était comme parler une langue étrangère dont on n'aurait appris que des bribes ; le langage du coeur et de l'âme. Même du peu qu'il pouvait interpréter, la voix de son « autre moitié » était d'une puissance effarante, faisant trembler le sol sous ses pieds.

...pourquoi... ici ?
Ah, c'est là que tu te cachais.
...sûr ?... encore...
On a pas tellement le choix. À ce stade, je doute qu'ils repartent avec un bisou sur la fesse.
...pas envie...
C'est eux ou nous. Je sais pas toi, mais j'en suis pas arrivé là pour crever maintenant.
...sais pas...


Il s'approcha de la barrière avec un tel aplomb que le démon lui-même eut un léger mouvement de recul, moins par crainte que par surprise - laquelle monta d'un cran quand il le vit passer le bras au travers des barreaux, abandonnant la sécurité du sceau.

Battons-nous ensemble. fit-il en tendant la main vers lui - il n'avait pas de quoi la serrer, mais le geste en disait long. S'ils devaient se faire confiance, autant commencer tôt - ou ils n'en auraient sans doute pas l'occasion. Sa mine se fit plus déterminée : Et pétons-leur la gueule.

Citation :
Profil de Mizuki Yamato

Santé : 235/400 (+80)
Chakra : 368/550 (+80)
Inventaire:
Spoiler:
 
Affinités/Spé: Suiton, Kenjutsu, Jinchūriki
PA(s) utilisé(s) :
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Arme(s) utilisée(s) : katana de qualité supérieure.
Dégâts et effets envoyés :
Autres effets :
- Tentative d'activation RP du Chakra no Roka (le post sera édité en cas de succès).


En refusant d'être goutte d'eau, tu acceptes d'être océan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kaerinosensou.forumactif.com/t298-fiche-technique-mizuki-
Raikage
Sakazuki Faust
avatar
Messages : 550
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
620/620  (620/620)
Chakra:
620/620  (620/620)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Ven 30 Juin - 15:25



LIVE AS A KING

Trahison #2



Le Sakazuki et son frère venaient donc d’arriver au niveau de la salle du Conseil de Kiri. Face à eux se trouvaient le Mizukage et l’un de ses hommes, tous deux étant assez amochés. Il n’y avait donc maintenant plus qu’à entrer dans la pièce et passer aux choses sérieuses, ou en tout cas un minimum. De ce fait, Faust s’avança simplement de quelques pas, juste histoire de passer la porte et garder une certaine distance par rapport aux Kirijins. Il avait d’ailleurs pu sentir une certaine animosité de la part du Mizukage qui, forcément, prenait assez mal le fait d’être trahi de la sorte. Après tout, c’était largement compréhensible. Les choses ne devaient pas se passer de cette façon dans son plan initial. Mais la situation était bien plus compliquée, il ne s’agissait pas seulement d’une trahison. En effet, le Raikage voyait le monde entier comme un danger permanent.

Ainsi, lorsque le Gokushi se décida à prendre la parole pour sortir tout un long discours à son attention, il écouta calmement. Toutes ses paroles visaient à le dissuader de continuer sur sa lancée, cherchant par ailleurs à lui faire comprendre que s’il venait réellement à déclarer la guerre au peuple de Kiri, il se mettrait le monde entier à dos. Malheureusement, ça il le savait très bien, il en était conscient. Mais que pouvait-il faire d’autre après tout ? Y’avait-t-il au moins une solution miracle pour résoudre tous les problèmes ? Attendant donc qu’il termine, le Sakazuki finit par lui répondre.
Les choses ne sont pas si simples, Mizukage. Nous savons tous les deux que le monde Shinobi en lui-même représente un danger pour chacun de nous. Il y a dix ans, un membre du clan Uchiha s’est servi du Kyuubi pour ravager mon village, assassiner je ne sais combien de personnes qui n’avaient strictement rien demandé.
Il prit une légère pause et lança un rapide regard en direction du Jinchuuriki.
J’avais son âge quand je suis devenu Raikage. J’étais encore un jeune homme en colère et perdu. Cet événement ainsi que les nombreuses responsabilités que j’ai acquises n’ont rien arrangés. J’en suis conscient. Mais ce Uchiha court toujours.
En disant ces mots, il ne put s’empêcher de repenser à sa discussion avec Tsukasa, quelques jours avant de prendre la route pour le village de la brume. Elle l’avait supplié de mettre un terme aux hostilités avec les autres villages. Mais le pouvait-il vraiment ? Le voulait-il vraiment ?
Peut-être même qu’il ne s’agit pas d’un Uchiha mais simplement d’une personne ayant récupéré le Sharingan. Une telle personne peut se réfugier n’importe où, dans n’importe quel village. Et ce Shinobi aurait très bien pu être missionné par l’un de vous, l’un des autres Kages, pour nous déclarer la guerre en secret.


Citation :
Profil de Sakazuki Faust

Santé : 460
Chakra : 305
Inventaire:
Citation :
Parchemin x2
Affinité: Raiton - Raiton Noir - Katon - Genjutsu
PA(s) utilisé(s) : /
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Objet(s) utilisé(s) :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés : /
Autres effets :



© By Halloween


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizukage
Gokushi Hitoya
avatar
Messages : 415
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
600/600  (600/600)
Chakra:
600/600  (600/600)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Dim 9 Juil - 22:48
Je pouvais sentir la colère monter dans l’air. En même temps que la foudre et le chakra du Sanbi de Yamato. Même s’il ne s’était pas encore laissé emporter dans les volutes de cette rage particulière il ne faudrait visiblement pas grand-chose pour qu’il se glisse de nouveau dans le manteau de la tortue. Le Raikage m’a laissé terminer de pérorer avant d’à son tour de lancer dans des grands discours. Encore plus creux que les miens. La fameuse attaque du démon lors du tournoi qui était marquée par le sceau du clan maudit. Ce clan de Konoha à l’histoire particulière qui avait déjà impacté notre monde lors de la précédente Grande guerre. Ce clan qui venait ici briser la paix que celui qui avait racheté une race entière avait contribué à construire. Cette attaque qui avait fait passer le village de la feuille de phare de la civilisation à un village de paria et de pestiféré. Cette attaque qui a marqué la politique de tous les villages et toute notre génération. Notre sang pour acter les décisions prises ce jour funeste.

Et le discours que j’ai entendu là m’a fait peur. Peur par la folie qu’il renferme. Il n’y a pas de logique, pas de politique. C’est un tourbillon de sentiment dangereux et corrosif. Un comble pour celui qui se présente aux yeux du monde comme un monstre sans âme et sans cœur. Le terrible Raikage n’est rien de plus qu’un petit garçon qui a peur simplement. Le problème c’est que quand on fait peur à un tyran mégalomane il devient paranoïaque. Il ne lui manque qu’une petite moustache en forme de brosse à dents et on a en face de soi stéréotype du dictateur paranoïaque.

« - Et donc, pour retrouver un homme et assouvir ta peur, tu vas faire la guerre au monde entier et devenir toi-même cet homme au sharginan qui hante tes cauchemars de petit enfant apeuré ? Tu te dis vide d’émotions mais au contraire, je n’ai jamais vu quelqu’un qui se fait manger par elles que toi ! Un petit enfant qui porte les chaussures d’un adulte ! C’est exactement ce que tu es en train devenir dans le cœur des habitants de mon village, ce monstre à abattre ! »

Pendant ce temps-là l’ombre du Raikage avait lui aussi pénétré dans la pièce mais il semblait plus silencieux sur la question depuis tout à l’heure. Un bon soldat qui écoute les ordres et les mène à bien. Les crépitements de la foudre qui entoure son corps en disent bien plus que les mots qu’ils ne prononcent pas. Je fais un petit signe de la main à Yamato l’invitant à reculer et à légèrement se décaler. J’ai doucement fait tourner ma lame dans ma main, lame dans laquelle j’ai injecté de mon chakra. Elle s’est donc mise à irradier d’une chaleur difficile supportable, couverte de lave. Voilà, je suis prêt à recevoir l’assaut. Il allait venir ça ne faisait aucun doute mais quand... Une question à laquelle j’ai trouvé la réponse un peu trop rapidement à mon goût. Je savais que les mecs de Kumo avaient la réputation d’être rapide mais à ce point-là c’était délicat. Je n’ai eu le cas que de faire un quart de pas pour éviter de prendre son avant-bras en plein dans ma gorge ce qui aurait sans aucun doute écrasé ma trachée. J’ai entendu le bruit strident de mes côtes se briser sous l’impact, toujours mieux que ma gorge.

Bon, il avait du lui aussi être quitte pour un petit morceau brûler à la lave et il devait avoir une sale odeur de cochon grillé dans la narine. Mais putain qu’est-ce que c’est douloureux de respirer avec des côtes pétées. Une grande inspiration et j’ai l’impression que je vais tomber dans les pommes, je vois quelques petites étoiles. Rien d’autre ce qui signifie que mon poumon n’a pas été perforé et ça c’est plutôt un point positif. Par contre, il ne me laisse pas trop le temps de me remettre ce petit con et déjà il est de nouveau sur moi par contre, cette fois j’arrive un peu mieux à anticiper et il tape à côté. Bon, j’ai un peu triché et c’est dans une table qu’il a tapé c’est pratique la substitution. J’avais pris un peu de recul et j’ai pu composer quelques signes pour ranimer la lave figée que j’avais utilisée plus tôt. Une grosse vague de lave s’est dirigé droit sur l’homme de main du Raikage. Mais visiblement la lave ne semblait pas vraiment l’arrêter et il a fondu à travers la roche en fusion. J’ai cependant le temps de le voir, sûrement à cause du combat qu’il a dû mener plus tôt. Je fais donc un quart de tour sur moi pour la collision ne se fasse pas de plein fouet mais sur la partie droite de mon corps.

L’impact est violent et douloureux. Je sens mes côtes déjà misent à mal céder encore plus et surtout mon bras prendre une grande partie du choc. J’entends les os se briser à plusieurs endroits et une vive pointe de douleur commence à occulter tout dans mon esprit. Juste le rouge du sang et le blanc violant c’est tout ce que je vois. Mais ça n’empêche pas mon corps d’agir par instinct. Mon autre bras remonte vers le haut et j’entends la lame sectionnée la chair, sous le bras emportant l’artère. S’ensuit alors un coup d’estoc porté au niveau de la gorge puis d’un coup de pied dans le genou et d’un nouveau coup d’épée. La tête devrait normalement être détachée du reste. Je respire bruyamment et très rapidement. Mon bras est dans plusieurs sens. Je plante l’épée dans le corps à mes pieds et remets dans un râle de douleur mon membre dans le même sens du moins... grossièrement.

« - Qui c'était ce gamin ? Si ce n’est le premier du sang versé par la guerre stupide de ta peur irraisonnée . Réfléchi ! Personne ne s’est associé à ton croque-mitaine et si jamais ça devrait être le cas, ça serait plutôt ceux avec qui tu t’allies plutôt que moi. Décidément, tu dois avoir le cerveau ramolli par les courbettes ! »

Oh putain, j’ai parlé trop longtemps, beaucoup trop longtemps pour mon corps. J’ai déjà du mal à tenir debout alors j’espère qu’il va se servir de ses deux neurones et rentre chez lui. Sinon je vais probablement rejoindre le corps sans vie de son soldat sans nom. Allez, encore un peu, quelques longues minutes à tenir. Ce n'est pas bien différent de la dernière guerre civile après tout, même si être dans la tour ça m’évite de patauger dans la boue. Alors, encore un...

Citation :
Profil de Gokushi Hitoya

Santé : 450
Chakra : 295
Inventaire:
Spoiler:
 
Affinités/Spé: Doton, Katon, Yoton, Kenjutsu
PA(s) utilisé(s) :
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Arme(s) utilisée(s) :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés :
Autres effets :


The past is not my concern. The future is no longer my concern, either.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Kiri
Mizuki Yamato
avatar
Messages : 82
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/550  (550/550)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Mar 11 Juil - 17:19



Transi de colère, Yamato pouvait sentir le pouvoir de la bête sourdre sous sa peau comme si elle arpentait les eaux d'un lac... Sans réussir à en crever la surface. Ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait dans cet état, mais ce n'était pas un acte conscient ; il n'en avait pas la maîtrise - et n'était pas près de l'avoir. Il pouvait déjà s'estimer heureux de réussir à lui adresser la parole ; si la documentation au sujet des démons était imprécise au mieux, il savait que ça n'arrivait généralement qu'après des années de symbiose.
Si Sanbi n'était pas le plus contrariant - du peu qu'il avait pu en juger - et n'avait donc pas dû faire barrière à ce premier contact, ça restait un petit exploit en soi. Malheureusement, entendre des voix dans sa tête n'était pas ce qui allait lui permettre de faire bouffer son bandeau au Raikage et son sourire avec. Sa perception de la réalité s'était distordue au moment où il s'était approché de la cage, notamment du temps et de son environnement ; ce qui n'avait duré qu'une fraction de seconde aurait aussi bien pu être une éternité...

À ceci près qu'il serait mort si c'était le cas. Il doutait que leurs alliés devenus ennemis lui auraient laissé le temps de vaquer à sa rêverie. Fort de sa concentration, il essaya désespérément d'amasser de quoi déclencher volontairement cet état - de remettre la main sur ce qu'il avait laissé échapper il y a quelques instants à peine, sur cette corde de force qu'il comptait tirer à l'aide de sa rage.
Hélas, ça semblait à peu près aussi pratique que de redémarrer un appareil électrique avec les câbles plutôt que via le bouton prévu à cet effet ; ça peut marcher en étant motivé, mais c'est plus chiant et il y a toujours un risque d'y foutre le feu - d'après son expérience personnelle, en tout cas. Qui plus est, si distant soit-il de ce qui était en train de se produire, les grands discours du Raikage finirent par le sortir de son état second.

...Attendez, quoi ?

S'il paraissait clair que le dirigeant du Village de la Foudre aimait s'entendre parler, c'était surtout le contenu de ses paroles qui l'avait interpellé - au point même de le sortir brutalement de sa transe. Se pouvait-il que sa trahison soit bâtie sur si peu de choses ? Yamato en resta un instant sidéré, si bien qu'il n'émit aucune objection quand le Mizukage le bouscula pour le faire reculer.
Le choc des poings contre l'épée parvint toutefois à l'extraire de sa torpeur une nouvelle fois ; même s'il avait été pleinement conscient, il n'est pas sûr qu'il aurait réussi à suivre le mouvement tant tout était allé vite. Bien qu'il soit censé être le garde du corps de Gokushi, ce n'était pas un combat à sa portée - et celui-ci semblait de toute façon croire qu'il pouvait le mener seul ; autant donc le laisser faire. Il préféra pour sa part fixer le Raikage - dénommé Faust, apparemment - avec des yeux ronds, n'en revenant toujours pas de ce qu'il venait d'entendre.

...Donc en gros, vous êtes en train de nous dire que vous avez décidé de nous planter parce qu'on a peut-être un type avec un sha-machin dans nos rangs, sans aucune preuve tangible ? Non parce qu'au point où on en est, c'est peut-être pas la peine d'inventer des excuses bidons vous savez. fit-il en se passant la main sur le visage en signe de consternation. Je veux dire... Vous vous êtes pas dit que y'avait d'autres étapes avant ? Genre, je sais pas, brûler Konoha ? Histoire qu'ils en profitent pas pour vous enculer quand vous vous serez rendu compte que vous avez fait de la merde si la menace vient vraiment de là-bas ?

Le Raikage ne semblait pas plus motivé que lui à se jeter dans l'arène - à moins qu'il ne soit pas en mesure de le faire, ou pas sans efforts qui lui coûteraient trop cher. Le type qu'il avait amené avec lui disposait d'une rapidité d'exécution tout simplement prodigieuse ; que Gokushi - même affaibli - ait du mal à suivre en était la preuve. Or, s'il ne se battait pas avec ses poings puisqu'y préférant le sabre, il n'en était pas moins un très habile combattant ; si même lui suait à grosses gouttes pour tenir la cadence, ce n'était pas ce Faust aux airs raffinés qui pourrait rivaliser.
Qui plus est, s'il faisait seulement mine de s'en mêler, il pouvait s'attendre à ce que Yamato en profite pour l'attaquer dans le dos - ce que le jeune homme ne se priverait effectivement pas de faire. Putain, qu'on vienne pas me dire qu'il l'a pas mérité. Ni l'un ni l'autre n'étant donc capable de se joindre à la fête, le Jinchūriki en profita pour poursuivre le flot de ses doléances.

Non puis, si on part comme ça, on peut aussi dire que c'est Kumo qui a orchestré l'attaque en se faisant passer pour la première victime histoire d'avoir l'air innocents quand les autres se feront à leur tour rouler sur la gueule. Vous l'aimez comment, celle-là ? reprit-il avec hargne - et avec le pinacle de colère que son interlocuteur et ses justifications avaient suscité en lui, il en avait à revendre.
Bien qu'il n'en donna guère l'impression, il continua également de suivre l'affrontement du coin de l’œil - quand son œil arrivait à le percevoir, du moins. S'il risquait tout autant d'être frappé en traître pour peu qu'il choisisse de se jeter dans la bataille, ce n'est pas pour autant qu'il devait n'y prêter aucune attention... Ni ne pouvait se le permettre. Notamment pour les éclaboussures de lave qu'il esquiva de justesse d'un pas de côté, sans pour autant perdre Faust de vue - ni tout ce qu'il avait à lui reprocher. Je sais pas ce qu'on vous a raconté, mais aux dernières nouvelles on naît pas avec un scalpel dans la bouche et une boite de Docteur Maboul dans le derche par ici. Après je peux me tromper, hein, mais jusqu'à preuve du contraire vous êtes autant capables que nous.

Il fronça légèrement le nez alors que lui parvenait une odeur de viande calcinée ; il avait déjà pu l'humer il y a quelques instants quand les attaques du Mizukage frappaient leurs assaillants. Aussi ne se retourna-t-il pas pour vérifier.
Si un expert en ninjutsu pouvait faire fi de quelques brûlures - fussent-elles provoquées par du putain de magma en fusion -, c'était nettement plus compliqué pour un individu dont l'ensemble du style de combat semblait reposer sur son bien-être physique et sa mobilité. Pourvu que Gokushi ait réussi à lui faire des dommages significatifs, il ne donnait pas cher de sa peau... À moins qu'il ait d'autres cartes dans sa manche, mais il ne fallait pas oublier qu'eux aussi sortaient d'une confrontation, quoique probablement moins éprouvante que la leur.

Et donc, reprit-il alors que le sol entre eux se mettait à grésiller sous l'effet de la chaleur, sur la simple supposition qu'on a quelque chose à voir avec le truc qui a buté une partie de vos villageois, plutôt que de prendre le temps de vérifier, vous décidez de gaspiller vos hommes et vos ressources en venant soutenir une guerre civile qui va massacrer les nôtres. Je sais que je pane pas grand chose à la politique, mais ça m'a quand même l'air un peu con. Vous l'avez trouvée où votre licence de Kage pour avoir des idées aussi pourries, dans une benne à ordures ?

N'eurent-ils été en pleine situation de crise, imaginer ce petit bourgeois en train de faire les poubelles aurait pu prêter à rire. Mais pas cette fois. Oh bien sûr, il pouvait décider qu'il en avait marre de l'entendre et tenter de le foudroyer d'un instant à l'autre - d'essayer, du moins - mais ce n'était pas ce qui empêcherait Yamato de dire la vérité. Non seulement il n'avait jamais eu la langue dans sa poche, mais en plus Kiri avait trop longtemps été confinée au silence, écrasée par un régime absurde pour qu'il s'abstienne encore de traiter quelqu'un de gros con quand il le pensait fondé. Quoi qu'ils fassent pour tenter d'y faire entrave, ce jour était celui de la liberté ; l'expression n'y faisait pas exception.

Ah, et vous en voulez une bonne ? Du sabre qu'il tenait toujours à la main, il désigna le corps du vieillard que Gokushi avait égorgé au début de leur conversation - lequel avait depuis cessé de barboter dans son sang. Bah. Il avait vécu bien trop longtemps. Le type que vous voyez derrière moi, il est devenu Kage il y a quelques mois. Il y a dix ans, c'était ces connards-là qui dirigeaient le village. Vous savez, les énormes trous du cul ridés que vous avez choisi d'aider et qui vous la suceraient volontiers si ça pouvait les sauver.

Il n'eut pas l'occasion d'aller plus loin dans son réquisitoire ; s'il aurait probablement pu trouver encore quelques munitions, une tête vint rouler à ses pieds - celle de l'homme de main du Raikage. Gokushi avait triomphé, mais non sans peine : déjà en piteux état lorsque les Kumojin étaient entrés dans la pièce, il semblait désormais à bout de force. Ce qui voulait dire que si l'Ombre de la Foudre était encore décidée à en découdre, ce serait alors à lui de jouer. Et merde.
Si ce n'était pas l'envie de lui coller quelques tartes qui lui manquait, surtout si ça pouvait lui inculquer un peu de bon sens, le fait est que même meurtris l'un et l'autre, il n'avait que peu de chances de faire le poids face à lui. Il était peut-être l'hôte d'un démon, mais était encore loin de l'avoir apprivoisé. Et si Isobu n'était pas le plus sauvage du tas, c'était plus qu'assez pour que l'accès à ses pouvoirs s'en trouve compliqué... Alors il allait devoir faire autrement. Bien incapable d'imaginer les liens qui unissaient le Raikage à cet homme - pour ne pas dire qu'il s'en foutait royalement -, et donc d'anticiper la réaction que provoquerait chez lui de le voir tomber au combat, il mit son propre plan en oeuvre.

Et cela passait par tourner vers lui sa propre lame. D'un geste brusque, il déchira son tee-shirt - déjà labouré par l'escrimeur un peu plus tôt - pour révéler le sceau complexe tapissé sur son ventre ; celui qui gardait la bête en cage.

À ce qu'il parait, c'est vous le premier connard à avoir ressorti un Jinchūriki de son placard, alors j'ai pas besoin de vous expliquer ce que c'est. Habituellement je me considère comme quelqu'un de sympa, mais là vous m'avez vraiment gavé. Alors voilà comment ça va se passer. Il appuya le sommet du katana sur son abdomen, juste au-dessus du tatouage qu'on lui avait apposé. Une goutte de sang dégoulina jusqu'à ce dernier. Je vais me planter mon sabre dans le ventre jusqu'à la garde. Après quelques secondes, le démon va prendre le contrôle pour m'empêcher de mourir et tâcher d'écarter tout danger avant de reprendre mon apparence. Ce qui pour lui veut dire quelque chose comme tout anéantir sur quelques kilomètres à la ronde. Kiri sera ravagée et ne s'en remettra peut-être jamais, mais vous mourrez. Sans doute que moi aussi, mais en l'état, si ça peut vous enterrer, je vous assure que ça m'a l'air de valoir le coup.

Les légendes faisaient état de Kage capables de lutter contre ces monstres, mais même si par le plus grand des hasards Faust était l'un d'entre eux - ce dont il doutait fortement -, il ne saurait le faire avec sa fatigue. Quant à la fuite... L'adolescent voulait croire qu'Isobu ne lui en laisserait pas le temps. Oh certes, le démon n'apprécierait certainement pas d'être sollicité de la sorte - mais la manière douce de réclamer son aide n'ayant pas marché, il était temps d'essayer la forte. S'il prenait Gokushi en otage autant que leur adversaire en agissant de la sorte, celui-ci comprendrait le désespoir de la mesure - et il semblait dans son caractère d'aider à la mettre en pratique si nécessaire.

En clair : vous et votre plan de merde, vous allez vous casser d'ici et retourner dans vos montagnes de mon cul. Sinon je m'assure qu'on crève tous ensemble dans un joli feu d'artifice ici et maintenant. Il releva la tête pour toiser le Raikage, une lueur pleine de rancœur et de défi dans le regard. Alors ?

Citation :
Profil de Mizuki Yamato

Santé : 235/400
Chakra : 368/550
Inventaire:
Spoiler:
 
Affinités/Spé: Suiton, Kenjutsu, Jinchūriki
PA(s) utilisé(s) :
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Arme(s) utilisée(s) : katana de qualité supérieure.
Dégâts et effets envoyés :
Autres effets :


En refusant d'être goutte d'eau, tu acceptes d'être océan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kaerinosensou.forumactif.com/t298-fiche-technique-mizuki-
Raikage
Sakazuki Faust
avatar
Messages : 550
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
620/620  (620/620)
Chakra:
620/620  (620/620)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Mar 11 Juil - 18:38



LIVE AS A KING

Trahison #3



Le Sakazuki venait très clairement d’exposer son point de vue sur la chose qui l’amenait en ces terres humides. Pour être honnête, il n’avait strictement rien de personnel à reprocher au village de la brume, ni même à aucun autre. Les villages en eux-mêmes n’étaient responsables de rien, tout était l’œuvre une seule personne, ou bien d’un groupe de personnes. Il n’y avait donc pas de quoi mettre tout le monde dans le même lot. Mais pour le coup, l’invitation du Mizukage à se joindre à lui pour mener cette guerre civile n’avait fait qu’interpeller le Raikage, au tout début. En menant cette bataille, il y avait également fort à parier qu’il décide à un moment ou à un autre de se la jouer lui-même traître d’une quelconque façon. Et ça, Faust ne pouvait le laisser passer. Alors certes, aucune preuve n’était là pour appuyer cette pensée, ni même pour montrer que Kiri puisse être le berceau du criminel au Sharingan, mais il fallait bien prendre certaines précautions.

Je n’ai que faire de perdre la vie si c’est pour prouver à mon peuple qu’il est toujours capable d’exploits, qu’il est tout aussi puissant que n’importe quel autre.
C’était définitivement la vérité. En plus des circonstances concernant la crise d’il y a dix ans, le Sakazuki avait avant tout pris part à cette aventure pour tenter de montrer au peuple Kumojin qu’une prise de pouvoir pourrait être possible, quoi qu’il arrive. Car en ce jour, au-delà de l’aspect « tyrannique » de la politique mise en place, la population avait peur. Elle était toujours apeurée par ce qu’il s’était passé. Toutefois, il fallait un jour pouvoir redresser la tête et regarder droit devant soi. Malheureusement, Faust ne s’y prenait très probablement pas de la meilleure des façons et il en était conscient. Mais c’était plus fort que lui. Sa jeunesse et son « inexpérience » le poussaient souvent à agir d’une façon assez particulière. Malgré tout, il essayait de corriger ce défaut du mieux qu’il le pouvait – un travail de longue haleine.

Soudain, alors que la discussion battait son plein, Inazuma décida de se jeter à corps perdu en direction du Mizukage avec la ferme intention d’en découdre. Pourquoi faisait-il ça ? Faust n’en avait pas donné l’ordre pourtant.

Inazuma ! Arrête !
Mais il n’y avait rien à faire. N’écoutant même pas l’ordre du Raikage, le Mifune continua de se déchaîner de toutes ses forces, mettant par ailleurs le Gokushi en difficulté. L’objectif n’était pas là, il allait tout bonnement se faire tuer s’il ne s’arrêtait pas immédiatement. Regardant alors l’affrontement d’un œil vif, il n’écouta qu’à moitié les propos tenus par le jeune Jinchuuriki qui, pourtant, semblait très clairement l’insulter à sa façon.

Et.. Le drame se produisit. Comptant trop sur son habileté au corps-à-corps, Ina’ se fit tout simplement avoir par le Mizukage qui, d’un coup sec fit glisser la lame de son sabre sur le Kumojin. Faust écarquilla les yeux sur le moment, regardant alors la tête de son « frère » s’écrouler et rouler sur le sol sur quelques dizaines de centimètres. Le Sakazuki ne remarqua même pas à quel point le Gokushi était blessé et épuisé, non. Tout ce qu’il voyait, c’était le visage crispé et ensanglanté de son frère. Restant alors tout simplement figé sur cette image, le regard vide, il agit simplement par instinct. Son corps bougea seul, ramassant le corps du défunt avant de se retourner pour quitter la pièce en un déplacement éclair. Il n’avait même pas adressé un mot aux Kirijins, mais son départ était tout ce qu’il y avait de plus sûr.

Il disparut donc dans un silence de cathédrale, laissant le Mizukage et son Jinchuuriki seuls dans la pièce.


Citation :
Profil de Sakazuki Faust

Santé : 460
Chakra : 305
Inventaire:
Citation :
Parchemin x2
Affinité: Raiton - Raiton Noir - Katon - Genjutsu
PA(s) utilisé(s) : /
Jutsu(s) utilisé(s)/actif(s) :
Spoiler:
 
Objet(s) utilisé(s) :
Spoiler:
 
Dégâts et effets envoyés : /
Autres effets :



© By Halloween


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizukage
Gokushi Hitoya
avatar
Messages : 415
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
600/600  (600/600)
Chakra:
600/600  (600/600)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Sam 22 Juil - 2:11
Visiblement, je n’étais pas le seul à avoir compris les limites du raisonnement de Faust et les nombreuses failles qui constituaient ce dernier. Yamato y est allé encore une fois de ses propres commentaires et il faut dire qu’ils étaient plutôt pertinents. De plus, ils avaient le mérite d’apporter un éclairage différent, celui de quelqu’un qui n’a aucune responsabilité et pour ainsi dire très peu de vision politique. Enfin, au moment où il a raconté tout ça j’étais plutôt occupé à me débarrasser de mon compagnon kumojin qui avait décidé d’être un peu trop collant et je n’ai pas pu participer à la conversation. Par contre, la fin de son petit coup d’éclat j’ai pu y assister et j’ai dû prendre sur moi pour pas l’arrêter sur le coup et mettre fin à son jeu dangereux, bien trop dangereux. Le but de tout ça c’est de faire avancer le village, pas le réduire en cendres par une attaque de tortue géante ! Enfin, j’avais d’autres chats à fouetter. En l’occurrence un gros matou caractériel n'est pas bien malin du nom de Faust.

Il avait failli me prendre de cours heureusement que je m’étais sacrément échauffé dans mon petit combat d’avant. Enfin, j’aurais pris cher sur celui-là, il faut lui reconnaître, mais j’aurais pu rendre, même avec un bras retourné. Mais non... pas d’assaut. Il a seulement voulu récupérer le corps de son soldat qui semblait visiblement compter pour lui. Ainsi le génie sans cœur semblait avoir une âme et être loin d’avoir la finesse d’esprit que tout le monde lui porte. Et ce jusqu’au bout des choses... à ramasser le corps de son compagnon, il en a oublié sa tête. Je me suis appuyé quelques secondes sur le mur derrière moi. J’ai essayé de reprendre mon souffle mais chaque soulèvement de ma poitrine foudroyait mon corps de rayon de douleur, de même que chaque petit mouvement de mon bras. La pression, l’adrénaline et le stress commençaient à retomber et j’ai failli tomber dans les pommes devant tant de souffrance en un seul point mais il fallait encore donner le change.

« - Yamato... ne refais plus jamais ça ! Sinon c’est moi qui serais obligé de t’en empêcher. M’enfin, je suppose qu’après tout ça on peut définitivement écarter la Cour martial pour toi. Peut-être même penser à une médaille ! La croix de guerre de la tortue, ça sonne comment ? »

Une grande inspiration et une grimace de douleur plus tard je m’étais redressé et dirigé vers la tête de Mifune. Il n’avait rien demandé à personne mais sa tête allait devenir un symbole. Mais ce n’est pas la seule que j’ai ramassée, d’un coup de lame j’ai détaché la tête de l’oligarque que j’avais égorgé un peu plus tôt. Je me suis tourné vers les autres toujours bloqués dans la pièce, sous le choc après ce qu’il venait de voir. Il venait après tout de voir que la personne qu’ils avaient nommé Mizukage était un ninja capable de porter ce titre et pas seulement un homme de paille pour tenir les pauvres en laisse. Finalement, ils avaient perdu depuis longtemps. Peut-être que tout ça aurait pu se passer plus proprement... plus politiquement. Mais ce n'est pas tellement mon style ni celui du monde dans lequel j’ai toujours vécu. Comme disait le premier mec pour qui j’ai bossé : c’est la maison qui offre le costume, sinon la maison brûle. Les deux têtes dans les mains, tenu par les cheveux figés dans une grimace sordide je me suis dirigé de nouveau vers la fenêtre. Avant de continuer je me suis retourné vers Yamato.

« - Occupe-toi d’eux, définitivement j’entends, tu veux . J’ai un village à calmer. »

Puis d’un coup de pied, j’ai fait exploser la fenêtre. Puis, utilisant un peu de chakra j’ai descendu tranquillement la tour. Les combats battaient encore leur plein mais les troupes de Kumo étaient sur le point de se retirer. Une fois arrivé en bas, j’ai pu voir le corps de Kenjiro... Dommage, c’était un brave gars. Certains soldats se sont directement rallié autour de moi. J’ai demandé qu'on envoie chercher un ninja médecin rapidement j’avais besoin d’un petit coup de fouet. Rapidement, on a réussi à en trouver un qui a bloqué la douleur de mon bras et légèrement réparer mes côtes, je devrais pouvoir continuer. Attachant les deux têtes à ma ceinture, je me suis dirigés vers le reste des quartiers du village, faisant passer le mot que la révolution avait réussi. Des quartiers riches aux quartiers pauvres rapidement les derniers mercenaires ont été arrêter. Certains sommairement exécuter, d’autres emprisonner. Des comptes sans rapport avec la situation avaient été réglé mais ça ferait du boulot pour la justice, pas pour moi. J’ai réuni autant de gens que possible sur la grande place des quartiers pauvres pour un petit discours.

« - Peuple de Kiri... aujourd’hui se tourne une page de notre histoire. Finie la domination d’une partie sur la majorité. Finie la concentration de tout par minorité. Le sang aura été nécessaire pour mettre fin à ce monde de servitude. L’échiquier a été renversé et les choses maintenant vont changer ! »

Et c’est à ce moment-là que j’ai choisi de lever bien haut la première tête, celle de l’oligarque. S’ensuivent alors des hurlements et des applaudissements. C’est fou le pouvoir des objets lors des petites envolées lyriques comme celle-là. Puis après l’avoir gardé brandi quelques instants je l’ai jeté au loin dans la foule, provoquant une euphorie sanglante et morbide, mais une euphorie quand même.

« - Maintenant, le village n’est plus aux mains d’un conseil de bon à rien, mais dans celle du Mizukage. Dans les miennes ! Mais ce serait mentir que de vous promettre que tous les problèmes vont être réglés d’un coup de baguette magique. Il va falloir recoudre les plaies que ces combats ont laissées. Car ce sont des frères qui se sont battu, des hommes, des femmes et des enfants qui partagent le même sang ! Une chose que nous avons trop longtemps tous oublié ! Car vous savez tous que même à l’abri du besoin il existe des gens qui ont voulu vous aider. Des familles qui se sont battu avec vous et non contre vous ! Des gens qui ont dans leur veine le vrai sang de Kiri ! Des gens qui ont aussi payé un tribut, penser par exemple au clan Senshi ! Nous nous sommes débarrasser des traîtres à la patrie ! De la vermine qui nous a rongés trop longtemps, des puces qui se gorgeaient de notre sang ! »

Puis, j’ai choisi ce moment-là pour lever la deuxième tête. Celle du ninja de Kumo.


« - Oh, vous ne savez sûrement pas qui est ce jeune homme. C’est l’ombre du Raikage, son frère en quelque sorte. Que j’ai tué ! Pour éviter que le tribut soit trop lourd à payer pour la brume, la foudre était censé verser son sang à notre place. Mais guidé par sa peur le Raikage a préféré choisir les traîtres ! Et vous savez pourquoi . Parce qu’il croyait que le monstre au sharingan se trouvait parmi vous ! Mais pourquoi alors s’est-il allié avec les traîtres à la partie qui aurait parfaitement pu fomenter ce genre de chose ? Et de quel genre d’horreur se sont-ils encore rendu coupable ? Mais ne vous en faites pas, la foudre a senti dans sa chair qu’il ne faut pas se frotter avec la brume et je pense que nous leur avons rendu les coups qu’ils nous ont porté ! »

J’ai ensuite jeté la deuxième tête dans la foule, provoquant la même ivresse sanglante qui avait toujours le même aspect à la fois terrifiant et fascinant !

« - Et maintenant, nous avons un village à reconstruire, des morts à pleurer et surtout, une vraie nation à ressusciter ! Qui donc veut partager ce rêve avec moi ? »

Et c’est à ce moment-là que j’ai senti l’ivresse du pouvoir. À quel point il est facile de basculer et de passer d’un monarque éclairé à un tyran sans âme. Oh, je n’ai pas fait ça pour eux. J’ai fait tout ça pour moi. J’ai joué leur vie, leur existence et ce pays entier sans le moindre état d’âme pour arriver à enfin posséder les pleins pouvoirs sur la question du village. Maintenant... il faut couper les têtes de l’hydre avant qu’elle ne repousse. Consolider et reconstruire. Un nouveau combat... excitant je dois dire !



The past is not my concern. The future is no longer my concern, either.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chûnin de Kiri
Mizuki Yamato
avatar
Messages : 82
XP Mensuel : 2

Feuille de personnage
Santé:
400/400  (400/400)
Chakra:
550/550  (550/550)
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Lun 24 Juil - 19:48
À l'évidence, le Raikage ne trouvait rien à redire à son raisonnement, puisque sa seule réponse fut de se barrer comme un lâche. Yamato aurait aimé pouvoir en prendre le crédit, mais malheureusement ils semblaient le devoir davantage à la mort du pauvre pécore qui avait cru bon d'aller se suicider sur Gokushi tout seul comme un grand. Quelle idée aussi de partir en guerre - surtout sur un prétexte aussi bancal - si c'était pour perdre tous ses moyens aux premières pertes humaines...
À cette première impression, le chūnin avait du mal à comprendre comment un individu tel que lui était parvenu à la tête d'un village ; soit il avait mené plus habilement sa campagne que ses batailles - ce qui n'était pas bien dur, visiblement -, soit les moeurs de Kumo étaient bien différentes des leurs... Quoi qu'il en soit, le résultat était le même : leur adversaire s'était fait la malle, et le reste de ses forces ne tarderait pas à suivre. Si la mort d'un seul soldat suffirait à tant l'émouvoir, il n'irait tout de même pas en risquer davantage. Le Pays de la Foudre serait-il pacifique à compter de ce jour ?

Ébauchant un sourire narquois à cette idée, Yamato baissa son arme, bien content de n'avoir pas eu à se la passer en travers du bide. Passée l'adrénaline, le monde commença à tourner autour de lui ; non seulement avait-il perdu une certaine quantité de sang (même le facteur de guérison du bijuu ne semblait pas pressé de le ravitailler), mais faire appel à ses pouvoirs l'avait passablement vidé.
Même sa tentative échouée semblait avoir pesé sur son corps ; il lui faudrait songer à se boucher les oreilles pour ne pas se laisser distraire par les conneries qu'on pourrait lui dire la prochaine fois. Et il espérait qu'elle ne soit pas pour tout de suite : s'il n'était pas le dernier à se retrousser les manches quand il fallait casser des gueules, il préférait le faire sans passer à deux doigts d'en crever.

Et si les Kumojin semblaient avoir eu leur compte dans l'immédiat, ce n'était hélas pas le seul problème qu'il leur restait à régler... Son regard dévia vers les vieillards encore présents dans la pièce. Une partie avait réussi à s'échapper grâce à l'aide du mercenaire qui avait abandonné le combat, mais c'était une minorité - d'autant que « escorter hors du village des têtes mises à prix » ne faisait sans doute pas partie de son contrat. Au même moment, Gokushi recouvra suffisamment de force pour lui gueuler dessus.

Quoi, parce que vous avez vraiment cru que j'allais le faire ? dit-il en l'avisant d'un air circonspect. Je sais qu'un ninja est censé être prêt à crever, mais si je peux éviter, ça m'arrange autant. Je tiens à profiter de ma jeunesse ! Il se passa la main sur le torse pour évaluer sa blessure ; si la chaleur ambiante avait fait sécher le sang dans sa majorité, il parvint tout de même à en collecter un peu sur ses doigts - et grimaça en le voyant ; l'entaille, quant à elle, restait bien ostentatoire malgré sa restauration partielle. Je dis pas non pour la médaille, par contre si on pouvait attendre quelques jours pour éviter de me l'épingler sur mes points de suture...

Aurait-il été prêt à aller au bout de ses actes si le Raikage l'y avait obligé ? Il ne le saurait jamais. Pas plus qu'il ne savait comment ça se serait passé, en vérité : il aurait aussi bien pu crever sur le coup sans que le bijuu ait le temps de sortir prendre l'air... Et même si ça avait été le cas, il n'avait aucune idée de comment ça se serait passé - il n'aurait plus été là pour le voir.
Par ailleurs, quoi qu'en dise le Mizukage, il n'était par ailleurs pas sûr qu'il aurait réussi à l'en empêcher dans son état, même s'il l'avait voulu - mais garda cette réflexion pour lui ; il y avait eu assez de sédition pour la journée. Pour sa part, le concerné ramassa les têtes de ses victimes (n'ayant pas vu dans la tour de cheminée où il pourrait les poser, Yamato supposa que c'était pour les montrer au public), avant de lui demander de « passer un coup de balai » (en gros leur niquer leur mère).

Quoi, sérieux ? 'tain, c'est toujours les mêmes qui font tout le travail, ronchonna Yamato en se dirigeant vers les petits vieux amassés dans un coin. Gokushi ne l'écoutait de toute façon déjà plus, trop occupé à faire sa sortie triomphale devant le bon peuple de Kiri - ou ce qu'il en restait après ce bain de sang qui resterait dans les annales. Bon, quand faut y aller... Alors, qui veut passer en premier ?
A-allons jeune homme, soyez raisonnable ! Vous n'allez tout de même pas... fit un premier gâteux ne semblant pas s'apercevoir que sa perruque était en train de se carapater, levant les mains en bouclier sans cesser de trembler. En suivant son regard, Yamato en vint à fixer l'éclat de sa propre lame.
De quoi, ça ? Oh, non, z'inquiétez pas. fit-il tout en la remettant au fourreau, qu'il lutta contre les courbatures pour remettre dans son dos. Les mains enfin libérées, il les joignit au-dessus de sa tête pour faire craquer ses doigts. C'est pas comme si j'avais besoin de ça pour vous faire la peau.
Bah, évidemment qu'il ne va pas le faire. intervint un autre aux allures plus austères. Ce n'est qu'un gamin. Donnons-lui un peu d'argent de poche et il devrait...

La fin de la phrase ne vint jamais, son auteur se retrouvant captif d'une sphère d'eau qui n'était pas sans rappeler celle ayant mis en déroute un de leurs gardes du corps il y a quelques instants. Étant en plein discours quand il y avait été enfermé, son prisonnier n'eut bien évidemment guère le loisir de stocker de l'air et commença immédiatement à suffoquer. Se grattant le crâne, Yamato émit un soupir.

Alors, petit un... Levant sa main libre, il en déploya le pouce. Si j'ai besoin de thunes, j'aurai qu'à piquer vos portefeuilles une fois que vous serez canés. J'ai jamais fait dans le pillage de cadavres mais ça devrait pas être trop compliqué. Bon, ils vont un peu prendre la flotte mais c'est pas encore trop grave. À supposer que Gokushi le laisse les garder - mais maintenant qu'il avait récupéré l'accès aux caisses du village, c'était pas quelques biftons qui feraient la différence. Son index se leva à son tour. Petit deux : je suis un peu un ninja, au cas où vous auriez pas remarqué. C'est pas comme si on m'avait appris à buter des gens, et les derniers en date avaient pas besoin d'une canne pour essayer de se barrer. Et petit trois... Il replia les deux doigts précédents pour ne laisser que le majeur. Grâce à vous, j'ai grandi dans un trou à rat où j'ai appris à faire ce qu'il fallait pour pouvoir survivre. Vous savez, ce genre de coin bien sympa où vous iriez même pas balancer vos ordures de gros riches et où on vous planterait pour une paire de chaussettes ? Il eut un léger sourire qui ne manqua pas de les horrifier plus qu'ils ne l'étaient déjà - du moins pour ceux d'entre eux qui n'étaient pas en train d'essayer de se faire pousser des branchies. Ouais, c'est chez moi. Alors vu que c'est un peu à vous que je le dois, je m'en voudrais de pas vous faire profiter de la leçon.

Ce n'est que quand l'aïeul eut produit ses dernières bulles d'oxygène qu'il se décida à le relâcher, laissant son corps s'écraser au sol dans une nuée d'éclaboussures. Certains de ses homologues se reculèrent contre le mur de peur d'être des prochains sur la liste ; d'autres tentèrent de le secouer légèrement dans l'espoir de produire une réaction qui ne viendrait jamais.
De son côté, Yamato agita la main pour la débarrasser des dernières gouttelettes qui pendaient encore au bout de ses doigts - un geste sans grand intérêt sachant qu'il était encore loin d'avoir terminé. Il n'était pas un psychopathe sanguinaire, était déjà au bout du rouleau et il n'y avait pas grand mérite à s'assurer que des momies redeviennent poussière, mais c'était un travail devant être fait. Bon nombre de ceux ayant grandi et vécu dans les bas-fonds auraient donné cher pour être à sa place - et lui-même n'était pas sans apprécier la chose, mais il n'allait pas non plus faire du macramé avec leurs boyaux.

C'est triste que votre monstre en mousse vous a lâchés, mais vous en faites pas... reprit-il alors que lui parvenaient quelques bribes du discours électrique du Mizukage et les vivats de la foule en retour ; il convoqua une poignée de clones qui se resserrèrent autour des anciens dont il avait la charge. Il n'avait peut-être pas le temps ou l'énergie de les malmener autant qu'il aurait pu le vouloir, mais ça ne l'empêcherait pas d'en profiter. ...Je m'occupe de le remplacer.


En refusant d'être goutte d'eau, tu acceptes d'être océan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://kaerinosensou.forumactif.com/t298-fiche-technique-mizuki-
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   
Revenir en haut Aller en bas
 

Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Prendre furtivement sa main, Oublier un peu les copains...
» Un trahison qui n'a jamais éxister
» Le temps de prendre ses ailes
» Viens prendre ta claque !!!
» C'est pas la mort, ca y ressemble à s'y méprendre...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto, Kaeri no Sensou :: Pays de l'Eau :: Kirigakure no Satô :: Tour du Mizukage-