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 Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]

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Raikage
Sakazuki Faust
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MessageSujet: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Jeu 8 Juin - 17:17



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Trahison #1



Les choses intéressantes allaient dès à présent pouvoir commencer. Le Sakazuki venait de fuir le combat l’opposant aux trois mercenaires, accompagné par l’un de ses plus fidèles gardes du corps : Inazuma. L’objectif désormais était très clair, les Shinobis de Kumo se devaient de mettre le Mizukage hors d’état de nuire par tous les moyens. Et seulement à partir de ce moment, la prochaine étape pourrait commencer. Ainsi, clairement déterminé à en finir dès maintenant, le Raikage ouvrit la porte de la tour et commença à grimper les quelques étages. Sur le chemin, il put entendre des cris provenant d’un peu plus haut, ainsi qu’un peu plus de bruit encore. Les événements devaient probablement mal tourner dans la salle du Conseil. Tournant alors très légèrement la tête tout en continuant sa route, Faust s’adressa alors à son compagnon.

Tu vas pouvoir te battre convenablement, ça va ? Ces mercenaires n’y sont pas allés de main morte avec toi.
S’il était inquiet ? Plus ou moins. Il était difficile pour lui de ressentir de vrais sentiments humains encore aujourd’hui, mais au plus profond de lui, il cherchait à s’améliorer sur ce point. Car en vérité, ce qui l’inquiétait le plus à cet instant, c’était le fait qu’Inazuma puisse tomber au combat et que Kumo se retrouve dans une situation particulièrement délicate. Mais après tout, c’était un homme fort, un Shinobi bourré de potentiel, il ne pouvait pas décevoir son Kage de cette façon. C’était inconcevable. Quoi qu’il en soit, tentant de rester confiant dans son projet, le Sakazuki traversa les couloirs et les escaliers afin de pouvoir finalement atteindre le lieu tant attendu. Que vit-il en arrivant ? Rien de bien particulier si ce n’est la salle du Conseil, bien endommagée suite au combat qui venait apparemment de se terminer. Les vieillards se trouvaient au sol, tremblotant comme de frêles feuilles et cherchant tant bien que mal à s’échapper de cette pièce en un seul morceau. Mais ça, ce fut jusqu’à ce que l’un d’eux jette un œil au niveau de la porte, écarquillant rapidement les yeux tout en se mettant à ricaner nerveusement.

Le voilà ! Je vous l’avais bien dit, il nous vengera.. LE MONSTRE !  
Un simple sourire taquin se dessina sur le visage du Raikage.


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MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Ven 9 Juin - 15:05

la guerre c'est chiant



Mon frère était quand même une belle salope. Se faire chier à faire un déplacement diplomatique pour former une alliance, puis ensuite pour revenir au pays, prendre des ninjas avec lui,
les amener ici pour aider dans une guerre civile et profiter de la moindre faille militaire de la personne avec qui il a fait une alliance, c'est quand même ce qu'on appelle sans pousser une belle salope. Nous étions en train de gravir les marches de la Tour du Mizukage pour le défier mais, une telle opération présupposait de la part de mon frère une confiance absolue en son plan.

En territoire ennemi, à deux contre on ne sait combien, sans avantage apparent, en sortant tous les deux d'un combat, c'était une sale affaire qui s'amorçait. Et le Mizukage n'avait l'air d'être le genre de gars qui se laissait sonner longtemps par les effets de surprise, j'étais à peu près sûr qu'à peine aurait-il saisi qu'on était sur le point de le trahir qu'il sauterait au jarret pour nous égorger de la pire façon possible. Pendant que ça cogitait dans ma tête, y avait un silence de mort. On entendait que nos pas se précipiter vers le sommet de la tour.

A mon grand étonnement, mon frère brisa ce silence pour en plus s'inquiéter de mon sort.


- Ca va, ça va, c'est plus le colosse là-haut que les lopettes d'en bas qui me filent les miquettes.

Sa sérénité était inquiétante. Enfin il était peut-être Raikage mais la réputation de Mizukage était pas à refaire, ce mec était pas un tendre, il avait retourné son pays dans tous les sens et c'était pas le genre d'ennemis que j'avais envie de me coltiner sur son propre terrain. Quoiqu'il en soit, c'était plutôt étonnant de voir mon frère s'inquiéter de mon sort, même si c'était surtout et sans doute pour s'inquiéter du sort et de l'aboutissement de la mission.

J'étais un shinobi de Kumo, alors évidemment j'allais obéir jusqu'au bout. Mais j'étais contre ces ordres,
les Kirijin  avaient rien demandé et à part assouvir une soif impériale, je vois pas ce que renverser Kiri pourrait nous apporter. Prendre une décision pareille, c'était pour la première fois dans l'histoire des Cinq Grandes Nations porter atteinte à l'équilibre des pouvoirs formé par les premiers Kage de chaque village en répartissant les démons à queues. Bref, à niquer les traditions comme ça, on allait finir par se prendre un retour de bâton tellement fort dans la gueule, j'étais pas pressé de le voir arriver.

On était arrivé en haut de la tour, on pouvait enfin voir des gars grouiller. Et le moins qu'on puisse dire c'est que le terrain était abîmé. C'était un carnage au sol, il restait deux gars debout. De toute évidence,
c'était eux nos ennemis.

Il était temps d'activer mon Raiton no Yoroi, il fallait que je me régénère et je n'avais plus assez de temps devant moi.
L'électricité autour de mon corps s'intensifiait. C'était la phase 2.

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Mizukage
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MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Lun 12 Juin - 14:54
Comme un coup derrière la nuque, la fatigue s’est brutalement abattu sur moi. Comme une lourde barre qui vient se fixer sur mes épaules. Mon corps qui avait eu la gentillesse de se faire oublier commence à se rappeler à moi. Certes, nous avons gagné cette première bataille, mais la reconquête du village est loin d’être terminé. Le sang coulant doucement sur le sol où se mêlent ruines et Lave vient parachever le tableau de carnage qui se dessine sous nos yeux. Bien, d’abord voire si le démon de Yamato se calme... Il semble savoir ce qu’il fait et je peux sentir le flux déchaîner de chakra qui émane de lui se calmer peu à peu. Je lui adresse alors un petit signe de tête d’approbation. Il aurait été dommage après avoir fait la chasse aux cons, de devoir faire la chasse au démon. Mais les déclarations du vieux moribond du conseil m’empêchaient de me relâcher complètement... il n’y avait qu’une personne assez imbut d’elle-même pour se faire appeler ainsi.

« - Ne te relâche pas trop Yamato, la suite est à venir... »

Quelques minutes seulement se sont écoulé et les papiers avaient commencé à être rédigé quand un des idiots s’est mis à rire. À réclamer son monstre et ce n'était bien ce que petit bruit que j’avais à l’intérieur de ma tête. Le Raikage avait décidé de changer de camp... Et dire qu’il passe pour être quelqu’un d’intelligent dans le monde, je ne comprends pas comment il a fait pour garder le masque pendant si longtemps. J’ai indiqué nos invités d’un petit signe de tête à mon garde du corps porteur de démon à queue. Le crépitement électrique puissant qui raisonné dans l’escalier indiquait aussi que le « monstre » n’était pas venu seul. Je déteste les traîtres... J’ai dégainé ma lame et fais quelques pas pour arriver au-dessus de lui. L’attrapant par les cheveux, j’ai redressé sa tête pour dévoiler son cou et j’ai doucement passé le fil de ma lame sur sa gorge. Doucement, dans un dernier glapissement et un gargouillis immonde, sang et vit de son écoulé sur le sol. Un avertissement pour tous.

« - Eh bien entrez, puisque visiblement « le monstre » est attendu. Même si je comprends pas comment tu as fait pour passer pour quelqu’un d’intelligent pendant autant d’années Faust. Avec ce que tu fais là... »

J’ai laissé donc quelque temps à Faust et son homme de rentrer dans la salle qui avait déjà assez souffert du premier combat. Visiblement, eux aussi semblaient avoir donné de leur personne pour le combat, surtout celui suivant le Raikage. Sûrement son ombre, le pauvre petit fanatisé et conditionné pour lui servir d’homme à tout faire. Enfin, avant que nous commencions à se fracasser la tête avec violence et gratuité, un petit cours de géopolitique pour notre Raikage serait bientôt bienvenue et il semblerait en avoir besoin.

« - Je disais donc que ton petit retournement de veste est stupide. Oh peut-être que tu vas gagner, peut-être même que tu vas me tuer. Mais c’est quelque chose à quoi je suis préparé depuis longtemps. Je n’ai pas grand-chose à perdre après tout. Pour régner il faut être capable de réfléchir à long terme et tu as dû oublier cette étape. Tu n’as pas les ressources pour maintenir l’occupation militaire du pays de l’eau. Le peuple a goûté à la liberté et ne la rendra pas si facilement. Le conseil a perdu, il est mort. Tu vas donc y perdre plus que tu vas y gagner. Sans compter les autres villages. Qu’est-ce qu’ils vont penser en te voyant intervenir dans les affaires d’un État souverain ? Que tu es un danger pour eux et tu vas leur donner ce qui leur fait défaut depuis deux cents ans. Un ennemi commun. Retourne bien la situation dans tous les sens. Tu n’as ABSOLUMENT rien à y gagner. Si ce n’est d’agiter ton sexe sous le nez de tout le monde pour montrer que tu as la plus grosse. Tu n’as rien d’un politicien, ni d’un chef de guerre. Tu n’es qu’un petit tyran triste, stupide et aigri. Alors je te laisse une dernière chance. Vous pouvez encore partir tous les deux et les choses s’arrêteront là. Mais tu es trop stupide pour voir l’intérêt du plus grand nombre plutôt que ta petite branlette passagère. »

J’ai alors dégagé d’un coup de pied le cadavre devant moi, sur le côté, vers le reste du conseil qui avait doucement commencé à bouger vers la sortie. L’action eut l’effet escompté et ils s’arrêtèrent net de bouger.

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MessageSujet: Re: Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]   Mer 14 Juin - 17:53
C'est qui ces deux connards ?

Placé en retrait et guère intéressé par la paperasse - du moins pas assez pour rester penché dessus pendant qu'elle était en train de se rédiger -, Yamato fut le premier à les voir, attirant sur eux l'attention du Mizukage. Ils avaient l'apparence de guerriers - au moins l'un d'entre eux -, et avaient de toute évidence rencontré leur propre lot de problèmes sur la route en venant. Ils n'étaient pas de Kiri, ce qui voulait dire que par élimination... Le rictus du second et ses grands airs, couplés aux commentaires de son employeur, lui apportèrent la confirmation qui lui manquait.

Ah, je vois.

Son expression se durcit en conséquence. Yamato ne s'était pas prononcé sur l'alliance avec Kumo - il fallait ce qu'il fallait - mais n'aimait guère l'idée de mêler un autre village à leurs affaires internes. De montrer à cet autre village leurs faiblesses - de leur laisser entendre qu'ils n'avaient pu s'en sortir sans leur aide. Kumo était peut-être un soutien de taille, mais la paix instaurée entre les cinq nations il y a de cela deux cent ans était de plus en plus fragile... Les derniers éclats d'un rêve, maintenus en place par habitude et facilité moins que par conviction, jusqu'au moment où on n'en verrait plus l'usage. Ce moment semblait être arrivé.
Quant à savoir comment les tocards du conseil étaient parvenus à entrer en contact avec le Pays de la Foudre alors qu'ils ne pouvaient même pas se fier aux shinobi de leur propre village, mystère. Mais qu'importe le comment ou le pourquoi : le résultat était bien là. Il scruta leurs bandeaux comme pour graver dans son esprit la réalité de la situation. Il raffermit sa prise sur le katana qu'il n'avait, suivant le conseil de Gokushi, pas encore remis dans son fourreau. Voilà tout ce qu'on gagne à se fier à quelqu'un d'autre que soi.

C'est ça, votre monstre ? Il est pas très impressionnant. tenta-t-il de plaisanter, mais le coeur n'y était pas ; son sourire ne fut pas long à se faner.

Pendant que le Mizukage se lançait dans un top 10 des raisons pour lesquelles les poignarder dans le dos était un plan à la con - ce qu'il approuvait entièrement -, l'adolescent sentit sa conscience se perdre. Non pas des suites de ses blessures, non, même s'il y aurait eu de quoi, mais bien à cause de la vague de colère qu'il sentait monter en lui. Le Jinchūriki en herbe avait souvent tendance à prendre les choses à la légère, au moins en apparence ; c'était le propre des jeunes de son âge, à ce qu'il parait.
Si c'était peut-être vrai pour un adolescent « normal », pour quelqu'un qui a grandi dans les bonnes conditions et qui n'a pas de raison de s'en faire, ce n'était pas son cas. Car on avait tendance à l'oublier, mais Yamato n'avait pas eu l'enfance la plus tendre qui soit - parce qu'il n'en parlait jamais, et veillait à ne donner à personne de raisons de s'y intéresser. Parce qu'il savait que son cas n'était pas le plus grave ; que bien que sa mère soit morte, il n'aurait aucun mal à trouver pire.

Pour autant, est-ce que ça lui retirait le droit de mal le vivre ? Certainement pas. Mais il ne l'avait jamais fait - car ça n'aurait servi à rien. Car il n'avait pas la capacité d'y changer quoi que ce soit. Né et élevé dans la misère qui attend quiconque n'est pas un produit de la haute-ville, il la côtoyait au quotidien - l'avait sentie s'incruster dans sa peau en même temps que la crasse ambiante. Le salaire de ses premières missions était arrivé juste à temps pour leur permettre à son père et à lui de boucler les fins de mois - de ne pas perdre le peu qu'ils avaient au profit de quelqu'un d'autre d'un peu moins dans la dèche.

Le chūnin était encore jeune : il n'avait jamais connu le village que sous l'emprise du conseil des patriarches. Il avait grandi dans ce climat d'injustice, ou certains volent à la force du couteau de quoi se nourrir pendant que d'autres s'empiffrent de homard. Ou une simple douche devient un luxe quand d'autres se prélassent dans leur jacuzzi. Les nantis savaient pertinemment ce qui se passait dans les bas-quartiers - et n'en avaient que faire. Alors il s'était renfermé dans la carapace de cynisme que lui avait offert son cloaque natal, avait fait de l'humour un mécanisme de défense. C'était le seul moyen qu'il avait d'endurer ça plus longtemps - d'avaler les inégalités comme autant de couleuvres, toute l'horreur de sa condition, tout le mépris qu'on avait pour eux. Aux yeux des autres, ils n'étaient que des déchets, à jamais au fond de la poubelle ; grand bien leur fasse. Ça lui avait plutôt bien réussi jusque là, mais chaque chose a ses limites.

Il aurait beau élever la voix, ça ne changerait rien à sa situation - alors il s'était contenté de se taire. Plutôt que de s'user les cordes vocales, il s'était donné le moyen de faire la différence - en espérant qu'un jour, peut-être, il aurait l'occasion de s'en servir. Qu'un jour ils arrêteraient de les regarder de haut, de les regarder mourir au fond de leur décharge depuis le piédestal qu'ils s'étaient bâti sur le cadavre des plus pauvres. Ce jour était enfin arrivé - celui de tout renverser, de sortir la tête hors de l'eau où on les maintenait depuis la naissance pour reprendre la place sur la terre ferme qu'on leur avait volé. De reconquérir leur village. De faire tourner rond ce qui était depuis trop longtemps devenu une roue carrée. De muer leurs appels de détresse en cri de guerre et de briser les chaînes de carences qui les menait lentement mais sûrement à la ruine.

Ils étaient sur le point d'y arriver - de bâtir une nouvelle ère sur les cendres de l'ancienne. De la faire disparaître dans les flammes de la révolte. Et voilà qu'une paire de baltringues venait leur barrer la route ? Leur planter un couteau entre les côtes en souriant alors qu'ils n'avaient rien à voir avec la choucroute ? Oui, ça le mettait un tout petit peu en colère - putain, allez vous faire foutre.
Ainsi avaient-ils pu voir la colère s'inscrire peu à peu sur ses traits, jusqu'à posséder totalement son expression - car cette frustration, il n'avait plus la force de la retenir. Yamato était fatigué, il avait mal partout, il avait jeté la majeure partie de ses forces dans la bataille - et ils voulaient le priver de ce pourquoi ils l'avaient fait. De sa raison de lutter. S'ils tenaient à ce point à l'empêcher de se débarrasser de son amertume, de sa rage contenue, il allait s'assurer qu'ils se la prennent en pleine gueule.

C'est vraiment pas le jour pour me faire chier... marmonna-t-il d'une voix éteinte, les yeux rivés au sol.

Ailleurs - quelque part aux tréfonds de son âme. Le pouvoir du démon était encore là - il l'avait quitté à peine un instant plus tôt, parce qu'il avait choisi de l'enlever. Parce qu'il croyait que tout ça était terminé, et devoir s'en rappeler lui fit serrer les dents. Il devait encore être quelque part - il devait pouvoir le ramener. Ils venaient tout juste de porter l'estocade : la tension n'était pas encore retombée, et était peut-être tout ce qui le faisait encore tenir debout. Le choc des armes résonnait encore à ses oreilles ; ses plaies - celles que cet éveil partiel n'avait suffi à refermer - étaient encore à vif. L'autre à l'intérieur de lui ne pouvait avoir eu le temps de se rendormir. Il devait se souvenir de cette sensation - de ce pouvoir débordant qui l'avait envahi il y a tout juste un instant. C'était difficile de se concentrer alors que toutes les fibres de son être ne demandaient qu'à leur sauter à la gorge. Isobu ne le ressentait-il pas ? Il faisait partie de lui, après tout - même s'ils n'avaient pas encore eu le temps de sympathiser, ils étaient partenaires à la vie, à la mort.

Fut un temps, les hôtes des démons étaient craints presque autant que les démons eux-mêmes - car beaucoup croyaient qu'ils n'étaient que des visages humains, des marionnettes de chair derrière lesquelles les Bijuus se cachaient après avoir consommé leur âme. Il l'était devenu trop récemment que pour vraiment avoir constaté un changement dans la manière dont les gens le percevaient - mais ne détestait pas l'idée : si la bête pouvait agir maintenant, il se laisserait dévorer bien volontiers. Il n'avait pas choisi d'héberger Isobu juste pour accroître son pouvoir, mais pour le libérer lui aussi du temple dans lequel on le gardait prisonnier - pour s'assurer qu'il ne tombe pas entre leurs griffes. Ne soit qu'un trophée de plus dans la galerie de leur décadence.

C'était un peu tôt pour en parler, mais il s'était tout de suite senti un sentiment de camaraderie envers la créature lorsqu'ils s'étaient rencontrés - captive d'une situation à laquelle elle ne pouvait rien, condamnée à attendre qu'on s'en serve de la manière que l'on préférerait. Certes, elle était désormais piégée en lui, mais c'était sans doute toujours mieux que ce à quoi elle aurait eu droit s'il n'était pas intervenu.
Avec du temps, peut-être qu'ils pourraient devenir amis - mais ce temps, il fallait le leur laisser. Comme il l'avait clamé plus tôt, n'était-ce pas aussi un peu son village ? Cette colère, n'était-ce pas aussi un peu la sienne ? S'ils perdaient ici et maintenant, il serait très certainement exécuté et Sanbi retournerait aux mains du conseil : en avait-il seulement conscience ? Yamato ne savait pas vraiment comment lui parler : il n'avait pas encore appris tous les secrets que quelqu'un dans son cas se doit de connaître. Mais si sa fureur pouvait lui parvenir...

Pour le temps d'un battement de coeur, il se vit devant des barreaux - la Cage. L'animal - la chimère - était à peine visible dans la pénombre, exception faite de ses yeux brillant d'or et d'écarlate, mais sa forme prodigieuse étendait son ombre jusqu'à lui. Il n'avait pas encore appris à communiquer comme il fallait - ne l'avait avec lui que depuis très peu de temps, aussi le dialogue risquait d'être compliqué, mais ça semblait très secondaire sans qu'il ne puisse l'expliquer. C'était comme parler une langue étrangère dont on n'aurait appris que des bribes ; le langage du coeur et de l'âme. Même du peu qu'il pouvait interpréter, la voix de son « autre moitié » était d'une puissance effarante, faisant trembler le sol sous ses pieds.

...pourquoi... ici ?
Ah, c'est là que tu te cachais.
...sûr ?... encore...
On a pas tellement le choix. À ce stade, je doute qu'ils repartent avec un bisou sur la fesse.
...pas envie...
C'est eux ou nous. Je sais pas toi, mais j'en suis pas arrivé là pour crever maintenant.
...sais pas...


Il s'approcha de la barrière avec un tel aplomb que le démon lui-même eut un léger mouvement de recul, moins par crainte que par surprise - laquelle monta d'un cran quand il le vit passer le bras au travers des barreaux, abandonnant la sécurité du sceau.

Battons-nous ensemble. fit-il en tendant la main vers lui - il n'avait pas de quoi la serrer, mais le geste en disait long. S'ils devaient se faire confiance, autant commencer tôt - ou ils n'en auraient sans doute pas l'occasion. Sa mine se fit plus déterminée : Et pétons-leur la gueule.

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Le membre 'Mizuki Yamato' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Trahison - prendre les devants [Pv Inazuma, Hitoya & Yamato]

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