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 Emishi Shigeoki [100%]

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Jônin de Kumo
Emishi Shigeoki
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Messages : 9
XP Mensuel : 0
Date d'inscription : 21/05/2017
MessageSujet: Emishi Shigeoki [100%]   Lun 12 Juin - 18:18

Emishi Shigeoki Feat Donten ni Warau

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Infos générales
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Nom : Emishi
Prénom(s) : Shigeoki
Surnom : Ici
Âge : Dépends de mon rang (minimum 28 ans)
Sexe : Masculin

Village : Kumo
Rang : A déterminer selon ma note. Si corresponds à Jonin ou + alors je ferai le test rp. (minimum chuunin)
Clan : Aucun
Affinités : Ici
Spécialités : Je ne sais pas.

Caractère




1- Orgueil et Préjugé
Shigeoki Emishi n’est pas quelqu’un d'incompréhensible, bien au contraire, mais il peut sembler déroutant de par sa personnalité très différente des autres. Il est très complexe et engendre différentes émotions nombreuses qu’il a acquise au fil de son expérience singulière. A première vue, il est quelqu’un de polie et d’aimable. Il est très souriant et peut être véritablement chaleureux. Son regard est doux malgré ses yeux rougeâtres. Adepte du rire, il aime ce son qui l’apaise car il donne l’illusion que l’on est heureux ; c’est pour ça qu’il aime rire quel qu’en soit la raison. Il peut très bien rire d’une chose futile ou d’un gag que de votre malheur : le rire sonnera le même. Ne le prenez surtout pas mal, il ne le fait pas exprès et peut avoir peu de tact. Il est vrai que Shigeoki aime piquer les gens là où ça fait mal et se moquer d’eux car il a l’impression d’avoir le pouvoir et d’être alors supérieur par le savoir qu’il a acquis.

2-Freudien
En effet, la seconde chose à savoir concernant cet homme, c’est son caractère intriguant et, intrigué. Il aime regarder la foule, les gens, les analyser et, c’est ce qui peut lui donner un regard si perçant et, à tords, il ne loupe rien de ce qui se passe devant lui ; il enregistrera tout ce que vous lui direz parfaitement et, avec distinction. Il comprend parfaitement ce qu’on lui dit et, c’est ce qui fait qu’il se pose de si nombreux questions poussant les sujets à leur paroxysme. Il peut donc être parfois rébarbatif à vous poser de nombreuses questions. « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien » Ce génie est un savant dans l’âme. Il aime s’informer de tout et, s’émerveiller de chaque évènement. Il peut passer des heures à regarder un nuage bouger de la même manière que regarder une manifestation. Il porte autant d’intérêt aux deux évènements à la seule différence de la condition humaine car, il « aime » terriblement les hommes. Il est très intéressé par ces gens qui l’ignorent et, sont agacés de lui avec ses débats et, sa passion à haranguer les foules. Cela peut aussi paraître comme un maillon défaillant au vu de ses fréquentations puisqu’il va PARTOUT dans le village. Il n’est pas rare qu’il s’invite dans une maison et, mange au frais de la famille ou, encore qu’il passe dans une maison close. Cela fait bouger beaucoup les gens et, fait divaguer les rumeurs. Pourtant lui n’y voit aucun mal. Il ne voit le mal que dans ce qu’il sent mais, il ne ressent pas de noir ou de blanc chez les gens ; seulement du gris même chez le pire des malfrats et, c’est ce qui peut rendre ses jugements parfois surprenant.


3- Nuage et Kage
Il aime Kumo. Il aime les kumojins et leurs famille. Il vénère Sakazuki Faust. Il se tuerait pour lui si cela servirait à sa cause. Sa soif de connaissance et d'analyse sociologique s'arrête au moment où la vie de son Raikage est en jeu. Tout ceci a un lien avec son vécu et il n'en a pas toujours été ainsi. Il lui vient de l'expérience de la vie. Il s'agit de sa dévotion à ce village qui l'a recueilli et son Raikage. Il n'y a pas grand chose à dire là-dessus si ce n'est que sa loyauté est devenu sans faille, l'homme qu'il était ayant été érodé au profit de sa condition de kumojin. Avant toutes ses fantaisies Shigeoki Emishi est un ninja du village caché des nuages.

Histoire


1 - Prologue

Au commencement était le Hasard et le Hasard était avec Dieu et le Hasard était Dieu. Toutes choses furent faites par Hasard et rien de ce qui fut fait ne le fut sans lui. En Hasard était la vie et la vie était la lumière des hommes. En ce sens, cette paire de dés que je tenais en mes mains était l'incommensurable pouvoir d'un Dieu. Le Hasard est Destin. Chacun remet à Hasard son Destin et c'est Hasard qui détermine Destin. Les phrases tel que "on ne peut rien contre la chance", "Ca aurait pu passer" ou toutes utilisation du conditionnel met en lumière la portée que Hasard a dans la vie de l'Homme. Pourtant il en fut un qui défia Hasard, changea sa Destinée et ne remit rien au Hasard. Cet homme était d'un blond chatoyant. Il est dit que sa légende traverse les âges et qu'il fut Hokage. Hasard c'était frotté à l'élu de Dieu. Hasard n'est pas Destin, Hasard appartient à Destin et Destin appartient à Dieu. Destin est métaphorique, élevé au rang de Dieu. Destin est à la fois conjuguaison de l'inévitable mais aussi de l'évitable. L'évitable avait pu être prévu, était-ce même écrit ? Appelerait-on cela Hasard ou Chance ? Ce monologue à moi-même me fit comprendre à quel point le hasard dont provenait notre vie avait bien des profondeurs et des mystères que nul en ces lieux ne connaissait. Pourtant les légendes comme Naruto Uzumaki résonnaient chez les plus démunis comme l'envie de s'en sortir. Qu'importe les railleries et le Destin, qu'importe le monologue prononcé ou la réflexion, il existait aussi le mot Espoir.

L'Espoir est fort. Il induit l'espérance et la force de miser Hasard. Lorsque mes mains tendues relâchèrent les dés ils roulèrent le long du sol rocailleux et recouvert de poussière du pays de la foudre. L'espèrance est multiple. Elle est théologique et se traduit par la faculté du croyant à mettre sa confiance dans les promesses du Christ, à prendre appui non sur ses forces, mais sur le secour de son Dieu. Elle est mathématique de par la probabilité qu'un évenement se produise. Elle se traduit alors par la réalisation de cet évenement (ou non). Espérance est différend d'espoir. Espérance est donc l'action d'espérer qu'une action se produise ou non. L'espoir se traduit par le fait d'espérer. Espérance englobe Espoir et Espoir englobe Espérance. Elles rencontrent Hasard et donnent à l'Homme le moyen d'y faire face. Les dés roulaient et tombèrent sur 6. Bingo! Hasard était bien heureux de me sortir de mon ennuie.

J'avais pris à cet instant l'envie de laisser au dés le soin de choisir ce que j'allais faire. Sur un chiffre pair je tenterai de laisser libre cours à mes pulsions en allant voir ma voisine et en la violant. Sur un chiffre impair je laissais le temps couler. Voilà donc que le lecteur qui lit ces lignes est prit de nausée. Le Hasard avait le mérite de sortir du moribond le jeune homme que je suis. Il m'avait envoyé vaquer dans les ruelles afin de la retrouver.

Elle était brune et petite. De petites joues sympathiques et d'un air enfantin. Ses yeux étaient d'un marron sombre. Sa taille était fine et elle portait un habit noir simple recouvert d'un tablier blanc. Elle était en train de faire le service dans un restaurant. Je m'avançais vers elle d'un élan dramatique et d'une détermination flamboyante. Elle me salua comme à son habitude:

"- Salut, ça va ?

Une phrase connue et usitée de tous.

- J'ai envie de toi.

Elle me regarda stupéfaite et à la fois riante. Elle ne comprenait pas la portée des mots qui émanait de ma bouche.

- Je vais t'emmener avec moi, te violer et nous serons quittes.

- Si je suis d'accord ce n'est pas vraiment un viol.

Elle riait de ma blague puis apporta le repas à une nouvelle table.

- Qu'est-ce que tu lis cette fois pour arriver à cet état ?

- L'homme-Dé, de Luke Reinhart. Un écrivain qui vient de loins de nos terres, plus à l'ouest qu'Iwa
- Parceque c'est possible ?

Une pichenette sur le front vînt appliquer la sentence.

- Non abrutie, c'est de Azegawa Kenju.

- Ah le célèbre auteur en psychologie et sociologie. Je me demande pourquoi tu gâches le peu que tu as dans ces bouquins !

Je fis la moue à ces remarques. Elle ne comprenait pas l'étendue du savoir qui se posait devant elle et, de toute façon devait-elle reprendre le travail.

- On se voit après alors ?

- Pas de soucis ô grand Shige-sama !

- Fous toi de ma gueule.

- Absolument."

La réponse fut brêve et rapide, donnant l'opportunité à la jeune femme de repartir aussitôt. Elle était comme moi l'une de ses nombreux orphelins qui n'avaient pas été adoptés en ces lieux. J'étais un jeune garçon de 14 ans à cette époque et je vivais dans une ville du pays de la foudre.

2 - Contexte et Anecdote de Grand-père

Pour placer le contexte au lecteur qui nous lit, il faut rappeler qu'en cette époque le pays de la foudre détenait une puissance militaire sans pareille denommé le village de Kumo. Fort de son leader présomptueux et avare de pouvoir, le village avait-il engagé avec le seigneur un accord visant à accroître les troupes. Il s'agissait tout simplement de former les orphelins aux arts ninjas. Bien entendu le village ne pouvait accepter autant d'êtres vivants et c'est pourquoi à chaque orphelinat était depeché un ninja formateur. La formation était basique et juste assez pour découvrir le potentiel de chacun. Cela étant, sur le plan physique, il était demandé un énorme travail. C'est ainsi que des personnes se retrouvaient, à peine orphelin, enrôlé dans l'armée de la foudre. Triste destin ou chance inesperée ? Seul Hasard pourrait nous le dire.

De fait ma constitution était à peine potable et j'y mettais quelques mauvaises fois, aussi allais-je devenir un déchet si ne je faisais pas d'effort. Aucune famille, aucun lien, si ce n'est avec les personnes de l'orphelinat. Ne nous attardons pas sur ce sort, il n'est que trop commun parmis ce monde et, de toutes manières, n'ayant connu aucune parenté de près ou de loins, je n'ennuierais pas le lecteur avec le kikoo dark lol jean kevin qui sommeille en chacun de nous. Je ne m'attarderais pas non plus sur la définition des précédents mots puisque les lecteurs présents sont des geeks en tout genre et des mordus de forum (oui j'ai brisé le 4ème mur et cher lecteur, je t'emmerde c'est un effet de style).

Revenons donc à l'essentiel, un jeune garçon qui n'avait aucune envie qu'on lui dicte sa vie, proche de ce que l'on pourrait confirmer comme étant une crise existentielle. Bref un bon petit con en pleine crise d'adolescence ne souhaitant rien d'autre que bailler au corneille et gagner sa vie de par ses talents de pickpocket (comme quoi la formation ninja avait du bon) mais, le destin en avait décidé autrement et la cause du village de Kumo surpassait un simple être teigneux. comme disait mon grand-père que je n'ai jamais connu "Des teigneux comme toi, j'en mange 100 au petit dej' ". Oui oui oui oui oui, je me perds en anecdote mais c'est pour le mieux.

Plus tard la rejoignais-je pour un petit cinéma amical. Je ne crois plus à l'amitié transgenre tant un fort lien peut mener au pieu le plus proche. Le fait est qu'il ne peut y avoir amitié qu'à partir du moment où vous êtes épanouis auprès d'autres et que vous ne ressentez aucun manque (ou alors la personne est moche mais ça peut s'expliquer en regardant la génétique, le lecteur en est un parfait exemple). Et là vous vous dites que je vais continuer par vous décrire le cinéma mais que neni, on ne mentionne point l'inexplicable. Nous nous sommes embrassés, le film était niais à mourir et nous avons bien rigolé. La conclusion était claire, le Hasard l'avait emporté à moitié.

3 - 3 mois plus tard, Les dés sont pipés

Tout est dans le titre évidemment. Aucun suspens particulier ne vous saisit d'émoi car le doute n'est pas permis avec une telle annonce. C'est plutôt couillu d'avoir écrit "Les dés sont pipés". Le lecteur a déjà deviné le moment où le personnage principal serait face à un malheur. Il faut savoir relativiser dans la vie. Si les dés sont pipés certains s'en contenteront et se plieront, maugréant leur manque de chance ou l'inomnie qui leur a été faites. D'autres chercheront à s'en sortir. A votre avis dans quel cas je me pose ? Aucun des deux à l'époque. Je n'avais pas réellement d'aspiration ni d'avenir réel. Je sortais avec ma voisine de chambre dans l'orphelinat, bien que les relations intimes étaient interdites dans ce lieu d'abandonné mais, je n'en avais que faire. Son joli minois et cet air un tantinet provocateur me donnait l'insatiable envi d'être à ses côtés. Rien de bien ninja dans tout ça, du simple batifolage aux yeux de certains mais un vrai moment de ma vie de jeune homme. Pourtant il fut un talent qui ne me fut pas pardonné: celui d'être un bon souffre douleur.

Un cours un peu spécial eut lieu en ce bel automne de la part du ninja formateur. De fait n'était-il pas venu seul et cela n'augurait rien d'envieux. La présence d'autres ninjas ainsi que d'un vieillard encapuchonné, et emprisonné dans une cage, ne laissait aucun doute quant à la puissance qui sommeillait chez cet homme. Un ninja acquiert du chakkra par l'expérience, la méditation et l'entrainement physique. Si le dernier point pouvait être jugé comme passable, nul doute que l'homme dégageait une véritable aura. Ses cheveux étaient longs et blanc. Ses lèvres sèches semblaient tenter de s'humidifier tandis qu'il se grattait l'un de ses genoux. Il était là, assis. Il n'avait que faire de Hasard, Destin, Espoir ou Espérance. La sociologie était bien le dernier de ses soucis mais il avait une chose sur lui d'intéressant, hormis son accoutrement vétuste: des dés. Il les lançait à répétition comme un vieux fou et riait de certains résultat.

Le ninja formateur s'avança et ordonna d'une voix solennel:

"En rang"

Aussi nous alignions nous en escouade et par classe. Nous n'étions pas nombreux dans cette ville. A peine une cinquantaine d'orphelin avaient été réquisitionnés. J'espérais avec mes notes catastrophique être affilié à une quelconque formation ou apprentissage hors du cursus militaire que l'on nous imposait.

Pour revenir à nos moutons, enfin plutôt au ninja formateur qui nous faisait face et dont je tairais le nom, l'identité et son apparence (parce que cela n'a aucun intérêt); ce dernier nous fixait de ses yeux perçant avant d'annoncer une journée notée. Les autres ninjas s'affairait dans le petit local à côté et disposait la cage du vieil homme dehors. Je pris en peine le pauvre homme et je n'étais pas le seul. Si la journée est bonne et clémente, voir chaude, la nuit est fraiche par ici et il risquait d'attraper une quelconque maladie. Pourtant je crus durant un instant que l'homme avait senti mon empathie et m'avait regardé un instant. J'avais pu entrapercevoir ses yeux d'un bleu reluisant et un sourire de pitié sur sa tête. Je ne comprenais rien à ses élucubrations qu'il marmonnait de ses lèvres mais j'espérais au moins me tromper sur le fait qu'il m'avait regardé.

"- Vous allez passer des épreuves d'aptitudes physique. Vos notes d'aujourd'hui influeront directement votre dossier.

Il s'arrêta un instant et maugréa d'un air victorieux.

- A ceux qui pensaient que flaner ou ne pas s'investir était signe de réussite et de sauvetage je tiens à dire que la formation que je vous ai prodigue n'avait pour seul but que ce jour."

C'est à ce moment que je sentis une vive douleur à mon anus, souvent reflet d'une vision nauséabonde.

4-Sueur et Affront

Courir encore et encore à travers le champs de désolation. C'est sur cette vaste plaine désertique qu'était errigé notre camps de fortune. La chaleur était comparable au désert du pays du vent. Le soleil était là haut à nous mépriser. Chacun de ses épis lumineux faisaient ressentir sur notre chair une vive douleur, au delà du mot "chaleur". Seul notre classe était sujette à cette prairie de lumière. Les ninjas présents étaient sous des parapluies. Je regardais envers celle de mes envies, celle là même avec qui le cinéma avait été parfait. Elle déglutissait et ravalait sa salive dans un moment de folie soifarde. Moi-même étais-je pris de bouffée de chaleur. Le temps semblait déraisonnablement long avant que notre instructeur ne nous indique la mission salvatrice:

"- Vous devrez traverser le parcours du combattant que nous allons ériger, ceux qui ne réussiront pas n'auront droit qu'à du pain et de l'eau ce soir."

Le brouhaha ambiant fut vite calmé par une technique doton façonant le paysage à vue d'oeil. Des falaises, contre-bas et trappes avaient été créés en un instant par deux ninjas présents. Je me pris à prier hasard de m'en sortir miraculeusement et parmis les derniers. Un seul de ces souhaits fut exaucé et me voyais-je ainsi dernier, écroulé, roué de boue sèche et misérablement à terre, tombant doucement vers le doux côma.

Reveillé plus tard, je me trouvais à part du groupe, attaché à un piquet avec pour seul compagnon ma croûte et ma bouteille d'eau. La haine et la rage s'en prirent à moi. Pourquoi étais-je si peu résolu ? Avait-ce un sens ? Je suis nul. "NUL A CHIER". Je tapais du poing au sol, encore, encore et encore. "PUTIN, PUTIN, PUTIN, PUTIN". Je savais que j'avais choisi d'être misérable pour ne pas être pris en tant que ninja mais l'épreuve était bien trop rude pour quelqu'un qui s'était détourné de sa voie. "FAIT CHIER, FAIT CHIER, FAIT CHIER". Seul la douleur de mes poings me rapella à la réalité. L'un de mes doigts saignait. Je m'écroulais à terre et pleurais. Quel belle bande de salopard de nous faire vivre cela. Kumo ? Tu parles d'un paradis gouverné par le Kage, dictateur de nos désirs, voleur de nos futur. Un jour viendrais où je tuerais de moi-même les faux semblants de cette réalisation macabre qui n'a pour unique but que d'ériger une armée. Chacun s'agenouillerait devant moi et ...

"- Calme toi mon garçon.

Le prisonnier était là, devant moi, hors de sa cage. Le vieil homme paraissait faible à première vue mais la lueur de ses yeux vînt me rappeler une forme de dangerosité jamais connu de ma courte vie. Il posa sa main sur mon épaule et frémis-je alors un instant avant de me calmer. L'homme reprit alors la parole.

- Tu sais, la frustration ne doit pas engendrer la haine.

Qu'est-ce que l'homme me faisait là ? La sociologie entière et la psychologie de mon être ne se résumait ainsi pour lui qu'à de la frustration. Tu parles d'un acète égocentrique qui croit tout savoir.

- De la part d'un dissident du régime en place c'est osé.

- Tu es bien informé.

- Non mais vous venez d'acquiescer.

L'homme fut surpris un instant avant d'enrouler l'une de ses moustaches autours de son doigt. Rappelons aussi son rictus de mécontentement à mon égard.

- Je te propose la liberté et c'est ainsi que tu parles à un homme âgé."

Le vieillard semblait contrarié. Cela fit l'effet inverse chez moi. Il avait l'air d'être un homme des plus normal. Blessé dans son ego, comme tous les hommes.

D'après l'effet tchetovski, lorsqu'il y a un fusil dans un court métrage, il faut l'utiliser. On ne le pose pas ainsi. Pourtant dans le théatre de l'absurde, c'est bien le fait qui ne se passe rien qui fait du jeu d'acteur l'exposition réel de ce qui est traduit. C'est à dire que l'absurde permet de décrire des définitions comme le vide de sens, le non-sens, la déconstruction ou autres. En soi le fait de ne pas utiliser le fusil est aussi remplie de sens que le fait de ne pas l'utiliser. Il montre l'étendu de notre incapacité.

Je n'ai pas eu le courage de le suivre et le prisonnier est parti. Le hasard m'avait sourit mais derrière mes belles paroles se trouvait un homme normal. Ses décisions et ses opportunités peuvent être reniées.

5- L'humanité est morte

Connaissez-vous, cher lecteur, un livre dénommé "1984" ? Ce livre a la particularité d'avoir été publié en 1949. Serait-ce de la science-fiction ? La science-fiction s'intéresse au possibilité future mais surtout d'un point de vue technologique, elle s'interroge sur le comment vivrons-nous plus tard ? Comment nous habillerons-nous ? 1984 est une œuvre de réalité négative. C'est une œuvre contemporaine pour son époque qui révèle la capacité de l'être humain à perdre son humanité. Big Brother est le roi d'un nouveau monde divisé en trois bloc. Le bloc que ce partie dirige est composé d'aucun homme. Le dernier homme, Winston, perds son humanité à son tour. Il ne s'agit pas que l'être humain ait disparu physiquement mais bien que la propagande et la manipulation concentrée dans le pouvoir politique permette d'aller jusqu'à abolir vos droits.

On pourrait faire une analogie avec le syndrome de stockholm, même si dans bien des points la méthode est différente. Le syndrome de stockholm est une forme de limiteur qui saute pour notre propre survie après avoir été emprisonné un certains temps. On commence à ressentir de l'empathie pour son geôlier et l'on floue notre propre réalité pour nous aider nous même. La méthode est la contrainte. Mais n'est-elle pas si différente d'une propagande bien mené, emprisonné sur un territoire ?

Le fait est que j'ai perdu et que je m'étais résigné au statut de potentiel genin le lendemain. J'arrivais ainsi, non pas dans les premiers, mais parmi le peloton. Les efforts assidus furent suffisant pour être promu genin le sur-lendemain après une épreuve de genjutsu (le clonage). Je n'avais même pas fait attention au fait que la moitié des ninjas n'était pas là durant ces deux jours. Le prisonnier avait donc réellement réussi son coup.

Nous eûmes un cours, à nouveau sur le grand Sakazuki Faust comme exemple. Une fois ceci fait, je me mis à trouver cet homme incroyablement talentueux. Je n'espérais pas l'égaler mais pouvoir le voir en vrai tout du moins. Une sorte d'admiration venait de naître. Je m'en rendis compte et eut un rictus malsains de dégoûts. J'avais l'impression d'avouer un sentiment qui n'était pas le mien. J'avais regnié Hasard et voilà que je me trompais sur Espoir.

Durant un instant, je pensa "Je veux être ninja".

6- 4 ans plus tard

Le sanglier terrifiait la cité des nuages de par son vacarme. J'étais posté à un angle, en hauteur sur une cime d'arbre. Des jumelles à mes yeux je le scrutais sous tous ces angles. Quel bel animal. Je me mis à parler dans mon micro:

"- Il arrive bientôt en direction de toi."

Mon ancienne voisine et amante d'infortune était dorénavant dans mon équipe. D'une exécution raiton elle pétrifia un instant la bête avant que mon maître et ancien instructeur ne l'immobilise avec une technique doton.

J'avais dix-huit ans et portait sur mon front l'emblème de Kumo, la plus majestueuse des villes du pays de la foudre. Mes cheveux noirs avaient grandis et cachaient quelque peu le fameux emblème. Je me résolvais chaque matin à me battre avec ces farouches poils afin qu'il ne cache pas l'emblème de mon village.

Nous fûmes gratifié d'honneur avant de recevoir les doux ryos en récompense. Nous étions en poste tout les deux pour que notre camarade et notre maître puisse maîtriser l'animal. Ma vie de genin n'était peut-être pas si mal. Nous ne prenions pas autant de risque que ce à quoi j'avais pu pensé et notre instructeur était bien plus humain et gentil avec nous. Il aurait semblé que tout ce que j'avais pu raconter auparavant n'avait plus d'importance. J'étais devenu un ninja de Kumo à mon tour. Sur notre classe de 51, seul 18 d'entre nous furent pris. Dans mon cas c'est le clonage parfaitement exécuté qui avait fait de moi un kumojin. Nous n'avons jamais su ce qu'il avait pu advenir du reste de la classe.

7- Amour et Déchéance

Théa était un nom exotique que lui avait donné sa mère portée disparu. Théa était une jeune femme aux cheveux nuancées. Un blond prononcé au bout, des nuances de roux ici et là, et les racines d'un brun foncé. Son sourire était radieux et ses yeux était maquillés d'un bleu océan teinté en aquarelle. Son corps nu était disposée sur le lit, recouvert d'une couverture marron. J'étais réveillé et avais-je déjà envie d'elle. Aussi n'eussé-je pas besoin de le dire pour qu'elle puisse le sentir. C'est là tout le romantisme de l'homme un matin... Les femmes en viennent même à penser que si le bas ne réagit pas elle ne plaisent pas. Les "je ne te plais pas ?" , "Ben alors ?" sont des phrases sources de frustration. Mais le bas blesse lorsque c'est votre tour d'en avoir envie: "Il est 6 heure du matin, rendors-toi". C'était là la phrase qu'elle m'avait sortie ce matin jonché de doux rayons de soleil.

J'embrassais sa peau nue avant de me relever et de déranger encore la belle et ses caprices. Aujourd'hui était un jour important. Nous partions pour une mission de rang C quatre mois entier ! Il s'agissait d'accompagner l'instructeur de ville en ville pour voir les progrès des classes d'orphelin à travers le pays. J'étais impatient de voir ces enfants à l'air grochon comprendre bien assez vite la chance d'être ninja. En plus je n'avais jamais eu le loisir de visiter le pays de la foudre.

Pour autant un pincement vînt me prendre. Les mots de Thea quant à mon départ:

"- Tu vas me manquer, c'est possible que j'embrasse un garçon en soirée.

Tu parles d'une personne en chaleur ! Cela étant ce n'était pas incompréhensible... Nous étions (et il me semble que je suis toujours) jeune. De fait il n'était pas dit que notre avenir n'allait pas changer du tout au tout. Pourtant ces mots furent ressenti comme une vive épine dans mon coeur. La traitresse enlevait le voile de l'illusion et venait me rappeler notre condition, ma condition. Le fait est qu'à mon âge n'être que genin était et est toujours une tare. Elle ne voyait pas son avenir se dessiner dans mes yeux et ma tristesse et déception ne pure échapper que 4 mots:

- Fais comme bon te semble."

A mon retour avait-elle pris le temps de prendre mes mots pour argent comptant. Elle coucha avec moi tout en me révélant qu'elle sortait dorénavant avec un autre. Je venais de faire cocu un homme. Il y avait de quoi être fier....et déçu de soi. J'arrivais même à penser "les femmes sont toutes des putes ou des salopes" ! Ces phrases clichées peuvent sortir de la bouche de n'importe lequel d'entre vous messieurs.

Croyez en le bon Shigeoki, c'est ainsi que naisse les connards. Et c'est aussi ainsi que l'inverse est valable. Le fait est qu'il me fallut un an entier pour me remettre de cette escapade. Après tout, j'avais déjà à côté de moi quelqu'un qui m'avait suivi depuis l'orphelinat. Je ne vous révèle son prénom que maintenant car elle devient importante dans notre histoire: Anaesthra. Encore un drôle de nom.

8- Amour déchu ou Lumière salvatrice de l'humanité

Anaesthra est une personne qui me connait bien. Elle avait grandi dans le même milieu que moi et m'avait suivi le long de mes aventures tant en tant que premier amour qu'en tant qu'amie. Son sourire avait toujours été chaleureux envers moi et elle aimait à parler. Les seuls fait marquant où nous nous étions disputé relevait d'un manque de ma part car c'est une personne assez possessive, tant en amitié qu'en amour. A contrario de mon caractère extraverti elle aimait à être seule parfois. Cela ne faisait pas d'elle quelqu'un de rejetée ou haïe mais juste une timide qui après avoir vécu des années en collectivité (l'orphelinat) avait fait une overdose. Ses cheveux noirs étaient bien plus longs et soyeux qu'à son jeune âge. Ses joues s'étaient creusées et ses lèvres étaient bien plus pulpeuses. Ses yeux marrons cachaient une auréole verte que seul un amant vertueux auraient entraperçu en s'approchant. J'ai eu cette chance de voir l'auréole.

Anaesthra était coquette et joviale à son naturel. Si en public une mine morose attachée à son manque de charisme lui évitait l'approche des hommes; ceux-là même la qualifiant "d'intouchable", non pas par sa laideur mais de par son caractère; elle avait en petit comité un sourire si communicatif qu'il détruirait tout envie de guerre à n'importe quel dictateur. Quand vous avez en face de vous, en tant qu'homme, une personne qui rit à vos côtés, vous écoute et est d'une beauté incroyable, vous ne pouvez rien faire pour lutter. Dans mon cas son évolution m'avait frappé mais nos liens d'amitié m'avait retenu un temps. Cela étant, une escapade ensemble eut tôt fait de nous rapprocher jusqu'à l'orgasme.

A contrario, le retour de ce plaisir charnelle et spirituel avait ravivé en moi ce besoin de liberté.

9- L'humain reprends ses droits

Ces 4 mois au contact des orphelins ne changea en rien ma volonté d'être auprès du Raikage et d'aller jusqu'à donner ma vie pour lui. La cause du village et son représentant passait avant tout. Les éloges nombreuses n'arrivaient pourtant pas aux oreilles d'Anaesthra. Déposant dans le cendrier l'étincelle de vie de sa cigarette elle chuchota.

"- Raikage par là, Raikage par çi.

- J'ai entendu tu sais.

- C'était voulu tu sais."

Son ton de défiance vînt jusqu'à moi et m'atteignit en plein cœur. J'avais déjà entendu ses appels mais je ne comprenais rien à cette envie d'être seule hors du monde et sans sou. Rien de tout ça ne nous nourrirait. Pourtant voulait-elle s'échapper de ce dictat qu'elle ne supportait pas.

"- Nous n'avons pas choisi cet endroit. Quittons-le ! "

Quelle folle et quelle hérésie. Elle vit dans mon regard le dégoût ultime. Comment avais-je pu encore me tromper sur le compte d'une femme. Tous les livres et connaissances acquises, toutes ces expériences et conquêtes ne me permettait même pas de connaître la moindre personne à mes côtés. Ses suppliques sonnaient faux à mes oreilles. Elle vînt jusqu'à moi et me sonna de venir auprès d'elle, allant jusqu'à me prendre par les épaules et me bousculer. Je l'arrêtais d'une voix froide.

"- Nous devrions en rester là, tu dois être fatigué. Le Raikage est celui qui nous a permit d'avoir un avenir, tu devrais plutôt en être reconnaissante. Repose toi et sache que..."

Un instant m'arrêta, peut-être une sorte d'horloge qui venait de sauter. Je venais de comprendre que je souhaitais avant tout être avec elle et peu importait ses idées. Je regardais ses larmes et chaque goutte transperçait mon coeur.

"- Je resterai auprès de toi tout de même car je t'aime plus que tout au monde ma chérie. Rassures toi je ne vais pas te quitter."

A cet instant venait-elle de semer la graine de la raison ou celle de la folie ?

10- Destin et Hasard ne sont jamais loin

Quand Hasard et Destin riment ensemble, c'est souvent au cours d'une pièce tragique. Le monde entier se soulève et le héros ne peut que plier. Il se débat mais ne peut rien. Il rappelle la condition d'être humain et de poussière au spectateur. Vous n'êtes que des pantins dans les mains de Dieu se disait-il. J'avais imprimé cette analyse en moi et dans ma chair. C'est pour ça que je me pliais parfois à des facéties avec mes dés fétiches. Pourtant j'avais grandi et je désirais maintenant me débattre de mon destin avec une arme nommé Espoir.

Ayant pris conscience de mon internement mental, de cette dévotion abrupte à Sakazuki Faust, je me mis à rire de moi-même. Ma condition de ninja ne venait, après tout, que d'un seul échec de ma part, énorme certes, mais un seul. Il en avait découlé cette dévotion. Cela avait eu pour effet d'effacer mon manque de motivation, remplacé dorénavant par une assiduité digne d'une machine. Finalement reprenais-je ma véritable nature. Je redevenais fainéant. Cela en vînt même à se faire ressentir dans mes missions. Des remontrances se firent puis des décisions drastiques furent prises. Ma condition de simple genin et mon statut d'orphelin ne venant de nul part allaient se retourner contre moi. Du simple ordre administratif.

Orphelin, votre dossier est consigné à la circonscription où vous êtes né ou, au moins celle où se situe votre orphelinat. Devenant ninja, le dossier complet (médical, social, acte de naissance) est envoyé au village. Les copies sont brûlées et détruites des serveurs communs pour n'apparaitre qu'aux archives du village. Les ninjas ne vivent pas l'anonymat mais il est préférable de par la nature de certaines mission, d'au moins augmenter les chances de survie avec ce peu. Cela étant il faut rappeler un second point. Le village est autonome du pays. Il faut considérer un village ninja comme un royaume à part, qui certes doit des redevances au pays auquel il appartient et en est la force militaire mais qui, d'un point de vue autre est seul décisionnaire. En ce sens le Kage et son conseil peuvent avoir un grand impact sur la vie de ses concitoyens. Kumo a ainsi des règles strictes concernant les orphelins qu'ils ont recueillis.

Tout cela l'ais-je appris des bouches de mon maître alors que j'étais sur une simple chaise, les mains attachées et mis à nu.

11- Winston

J'ignorais où je me trouvais. Le plafond était élevé et la cellule froide. Quelques gouttes tombaient inlassablement au même rythme. Des lampes dissimulées emplissaient la pièce froide de lumière tandis qu'un bourdonnement se faisait entendre. Je mis un temps à comprendre qu'il s'agissait de la bouche d'aération au fond. Elle était à peine visible mais bien insupportablement audible.

Je sentais une douleur sourde à mon ventre. Elle ne m'avait pas quitté depuis la venue de mon maître. Ses explications résonnaient encore dans ma tête comme une enclume sur une brindille. J'étais foutu. Pris un instant d'un effet paradoxe à ma phrase antérieur je tenta de me libérer de mes liens, en vain. Cela devait faire au moins vingt-quatres heures que je n'avais pas mangé et la faim me tiraillait.

Des pas se firent entendre, les pas de la mort. Machinalement un homme s'avançait vers moi. Un soldat fanatique d'un village que je croyais mon trésor. Sans aucun avertissement un léger mouvement de main me fit ressentir une vague de douleur. Je ne pouvais pas savoir si cela se produisait réellement ou non. Je regardais le soldat et ancien maître devant moi.

"- Pourquoi ?

- Penser contre celui qui vous sauve, vous nourrit, vouloir ne serait-ce que s'enfuir d'un paradis qui vous est offert ?

Il s'arrêta un instant puis reprit.

- Savez-vous Monsieur Emishi que votre nom de famille provient du nom de l'institut qui vous a pris sous son aile ?

- Non

- Connaissez-vous les circonstances de votre vie avant l'orphelinat ?

- Non

- C'est normal vous n'avais jamais existé qu'à partir de l'orphelinat, propriété du pays de la foudre et par extension du village caché des nuages."

Je restais ébahis par cette logique effrayante qui venait de s'affairer devant moi. Alors donc était-il possible que je ne sois qu'une propriété ? Je remettais sérieusement en doute les dires de l'homme en face de moi. Un rictus de désapprobation sur mon visage me fit ressentir la sentence. La main de mon maître se leva et vînt m'assaillir.

"- Faust-sama voit tout. Il est prêt à vous pardonner et vous laisser une seconde chance, il voit en vous une simple déficience mentale. Vous souffrez d'un simple problème qui vous amènes à penser que des choses se sont produites alors que non. Vous croyez dur comme fer à une réalité déplaisante et vous reniez la bonté dont Faust-sama fait preuve envers vous.

Un sourire vînt illuminer son visage.

- Nous allons y remédier, ne vous inquiétez pas."

Ces mots furent les derniers qui résonnèrent dans mon humanité. A chaque mauvaise réponse un coup était donné, inlassablement, encore et encore. Chaque fois la crainte de la douleur surgissait et j'étais pris d'effroi. L'hésitation n'était pas non plus la voie salvatrice et l'execution du mal se ressentait. Qui est mon maître ? Faust-sama. Faust-sama me fait-il mal ? Non il me guérit. Faust-sama est-il un dictateur ? Non il est un libérateur. Tout cela s'insinuait jour après jour jusqu'au point de non retour. Une certaine impuissance m'envahissait jour après jour.

"- Qui commande le passé, commande l'avenir. Qui commande le présent, commande le passé.

Cela devait être la centième fois que je répétais cette phrase. Ma salive avai disparut et ma déglutition m'arrachait la gorge. Des brûlûres se faisaient ressentir le long de mon corps. La pièce originalement froide était maintenant aussi chaude que mon urine gisant à même le sol. Le maître reprit.

- Etes-vous d'accord avec cette opinion ?"

J'hochais la tête en signe d'abandon total mais la vérité se lisait sur mon visage. Je cherchais desesperement à savoir si le "oui" ou le "non" me sauverait. Le maître souria.

"- Vous n'êtes pas métaphysicien, Shigeoki. dit-il. Jusqu'à présent vous n'avez jamais pensé à ce que signifiait le mot existance. Je vais poser la question avec plus de précision. Est-ce que le passé existe d'une façon concrète, dans l'espace ? Y a-t-il quelquepart, ou ailleurs, un monde d'objects solides où le passé continue à se manifester ?

- Non.

- Où le passé existe-t-il donc si il existe ?

- Dans les documents. Il est consigné.

- Dans les documents. Et ... ?

- Notre mémoire ?

- Dans la mémoire. Très bien. Kumo a pris le contrôle de vos document. Nous avons donc le contrôle du passé, n'est-ce pas ?

- Mais comment pouvez m'enpêcher et ceux autours de moi me souvenir ? criais-je. Oubliant les sentances un instant, un cri de désespoir se fit entendre. C'est indépendant de chacun. Comment pourriez-vous contrôler ma mémoire si ce n'est par un genjutsu ?

Le regard du maître fut sevère. Sa main se releva un instant avant qu'il ne rétorque.

- Non, dit-il. C'est vous qui ne l'avez pas dirigée. C'est ce qui vous conduit ici. Si vous aviez vu votre passé comme il doit l'être vous ne seriez pas ici. Vous avez manqué d'humilité et de discipline personnelle. Vous n'avez pas fait acte de soumission dont le prix est la santé mentale. Vous avez préféré être un fou, un minus habens. L'esprit discipliné peut seul voir la réalité. Vous croyez que la réalité est objective, extérieure, qu’elle existe par elle-même. Vous croyez aussi que la nature de la réalité est évidente en elle-même. Quand vous vous illusionnez et croyez voir quelque chose, vous pensez que tout le monde voit la même chose que vous. Mais je vous dis, Shigeoki, que la réalité n’est pas extérieure. La réalité existe dans l’esprit humain et nulle part ailleurs. Pas dans l’esprit d’un individu, qui peut se tromper et, en tout cas, périt bientôt. Elle n’existe que dans l’esprit de Kumo, qui est collectif et immortel. Ce que Kumo tient pour vrai est la vérité. Il est impossible de voir la réalité si on ne regarde avec les yeux de Kumo. Voilà le fait que vous devez rapprendre, Shigeoki. Il exige un acte de destruction personnelle, un effort de volonté. Vous devez vous humilier pour acquérir la santé mentale.

Après ce paragraphe, tout changea pour moi. Je venais d'être libéré par l'être que je haïssais le plus et que je tenais le plus en estime. Sakazuki-sama mon sauveur.

Ce paragraphe est un fort penchant provenant de 1984, George Orwell, rédigé en 1949. Précisément le dernier dialogue

12- Fin
Cher lecteurs, les fins ne sont ni tragiques, ni horribles, ni bonnes et ni mauvaise. Il y a toujours un dénouement à cette histoire mais aussi une suite. Une conclusion en mène à une autre et ainsi de suite. La science avance ainsi dans une cacophonie sans pareil. Pour cette présentation, ce qu'il en ressort c'est qu'un homme peut changer. Ou tout du moins que l'humanité n'est pas ce qui définit un homme. L'homme peut être défait de son humanité et rester homme. Shigeoki Emishi aime Kumo, il aime le pays de la foudre et il venère Sakazuki Faust, son Raikage.


Test RP

Ici. Seulement pour les rangs Jônin supérieur et Kage. Celui-ci est à inventer par le joueur.
Derrière l'écran

Prénom/Surnom : Ici
Âge : Ici
Comment avez-vous découvert KnS : Maiyioko un mec de Skype qui doit être sur ce fofo
Qu'en pensez-vous :
Suggestions : Ici



Dernière édition par Emishi Shigeoki le Ven 16 Juin - 10:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Emishi Shigeoki [100%]   Jeu 15 Juin - 0:38
Double post pour prévenir que c'est fini. Pour le caractère j'ai repris une ancienne de mes présentations provenant de Naruto Uprising RPG. Pour l'histoire elle a été rédigé en entier.

Le dernier paragraphe de l'histoire est en grande partie copié ou inspiré de 1984 de George Orwell (l'ayant relu récemment je trouvais que ça collait bien). => Le dialogue du chapitre 11.

D'autres livres ont pu inspiré l'auteur mais ils ont tous été cité et aucune phrase n'a été pompé hormis dans le paragraphe sus-cité.

EDIT 16/06: correction ponctuations et autres dans le caractère.
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MessageSujet: Re: Emishi Shigeoki [100%]   Sam 17 Juin - 15:43



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« Le Fond » 9/12

L'originalité 2/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 2/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 8/12

Le vocabulaire 2/3
La syntaxe 2/3
L'orthographe 2/3
La conjugaison 2/3

« La longueur » 4/5

« L'avis personnel » 3/5

« Le Bilan » 24/34

Une présentation pas mauvaise. Je n'ai pas grand chose à redire dessus si ce n'est que c'est rare d'avoir affaire à quelqu'un qui prend pas mal exemple sur d'autres récits écrits. Quoi qu'il en soi, j'ai remarqué quelques fautes par-ci par-là mais rien de bien grave !

Bravo, tu es dès à présent validé au rang de Jônin de Kumo avec 840 + 50 (bonus) points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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Emishi Shigeoki [100%]

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