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 Misato Keiko 「美里・慶子」 L'indélicate aubépine | 100%

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Genin de Konoha
Misato Keiko
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MessageSujet: Misato Keiko 「美里・慶子」 L'indélicate aubépine | 100%   Sam 17 Juin - 21:26

Misato Keiko Feat Reimu Hakurei (Touhou Project)

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Infos générales
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Nom : Misato
Prénom(s) : Keiko
Surnom : Kei'/L'indélicate aubépine
Âge : 13 ans
Sexe : Féminin

Village : Konoha
Rang : Genin
Clan : //
Affinités : //
Spécialités : Ninjutsu sans affinité, l'art du chakra pur

Caractère


Le plus dur lorsque l'on entreprend de se lancer dans une tâche fastidieuse et difficile est toujours de commencer : Il s'agit d'un concept que Keiko est loin de désapprouver. Pour entrer dans le détail, cette jeune fille au visage peu éveillé est une aspirante Kunoichi dont le plus grand défaut se classe parmi les plus répandus chez le commun des mortels : La paresse, un des sept pêchés capitaux, qui peut s'avérer nuisible pour la longue carrière du shinobi. Bien qu'elle ne soit pas dénuée de toute qualité intellectuelle, Keiko a bien souvent du mal à s'atteler au travail, tant qu'aux épreuves demandant un effort physique qu'à celles demandant un effort mental. L'air toujours nonchalant, elle déclarera très spontanément qu'elle "a la flemme" et qu'elle préférerait dormir, prétextant un manque de sommeil du à des nuits tourmentées. Par ailleurs, sa fainéantise est telle qu'elle ne trouve jamais ni l'envie ni l'énergie pour donner des explications.


Aah, se prélasser en buvant du thé... Si seulement tous les jours étaient comme ça.  —



Comme il est facile de le deviner, cette jeune fille est plutôt du genre à négliger l'entraînement. Bien sûr, tout ninja qui se respecte consacre toujours quelques heures voire quelques journées à s'exercer physiquement, mais Keiko ne l'entend pas cette oreille. En plus d'être lève-tard, elle ne possède guère la motivation requise pour venir s'entraîner de bon matin. Pendant les après-midis ? Elle passe la majeure partie de son temps à se confectionner de nouveaux vêtements... et à s'admirer dans le miroir de sa chambre. Eh oui, le moins que l'on puisse dire, c'est que cette jeune fille est très coquette. Associé à son cœur d'artichaut qui penche pour les jolis garçons forts et matures, cet aspect de sa personnalité fait d'elle l'archétype d'une petite princesse trop gâtée.


Quel homme... ♥ C'est tout à fait mon genre.  —


En deçà de ses mauvaises habitudes, la jeune fille peut malgré tout se montrer très efficace. Ce qui lui a valu d'être promue Genin assez rapidement est sans conteste sa grande dextérité pour le maniement du chakra, proprement dit le Ninjustu. En dépit de son Taijutsu qui laisse à désirer en raison de son manque d'enthousiasme, Keiko possède de réels atouts pour ce qui est de maîtriser son chakra. Bien qu'il soit trop tôt pour qu'elle ait percé tous les secrets de cet art, elle parvient à le manipuler avec une faculté de concentration et de discernement remarquable. Cette aspirante kunoichi a beau négliger son entraînement, il n'empêche qu'elle consacre quelques heures à étudier sérieusement, et ce, malgré sa paresse. Comme il a déjà été dit; le plus dur pour elle est de commencer, mais une fois qu'elle est lancée, plus rien ne l'arrête. Elle sait en outre faire preuve de grande perspicacité.


Quel idiot. C'est à se demander comment il a pu devenir Genin !  —


Dotée d'un franc-parler sans pareil, il arrive souvent qu'elle touche une corde sensible chez autrui, et les situations peuvent rapidement tourner au vinaigre si personne ne l'empêche d'ouvrir son bec. Qu'importe la personne se tenant devant elle, elle n'hésite pas à exprimer clairement le fond de sa pensée, et en vient parfois même à friser l'effronterie. Le pire dans tout cela est qu'elle n'est pas consciente de l'offense que peuvent dégager ses paroles. De surcroit, elle a plutôt fort caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Un peu susceptible, elle a du mal avec le second degré, et n'apprécie pas beaucoup d'être sermonnée ou critiquée. Elle tentera d'abord de dissimuler sa colère, avant de faire une moue boudeuse puis de répliquer d'un ton sec qui fait aussitôt tomber son masque. Mais bien qu'elle puisse parfois être vexante, elle n'a pas mauvais fond.

Connue par son entourage pour être une véritable tête de mule, notre Genin aime faire ce qui lui chante. Même si loin d'elle est l'idée de discuter les ordres qu'on lui donne, elle est pourtant prête à enfreindre les règles si elle juge que cela est nécessaire. Bien qu'elle déteste être un fardeau pour les autres, son entêtement est parfois susceptible de mettre en péril les missions qu'on pourrait lui confier. Pour couronner le tout, elle refuse de reconnaître ses fautes, et cela par pur caprice.

Ceux qui ne la connaissent pas la perçoivent très certainement comme une fille pourrie-gâtée,  prétentieuse et têtue, qui semble dépourvue de qualités morales. En réalité, et malgré le fait qu'elle soit peu sensible, Keiko est une personne bienveillante qui sait prendre soin de son prochain. Elle est plutôt courageuse, et n'hésite pas à prendre l'initiative pendant un combat. Tant bien que mal, elle fait son possible pour refouler ses émotions lorsque celles-ci refont surface : Après tout, un shinobi digne de ce nom est censé rester de marbre en toute circonstance. Considérant le sentimentalisme comme une faiblesse, elle n'aime pas parler d'elle-même, bien qu'elle n'ait rien de particulier à cacher.

Malgré son manque évident de motivation, notre aspirante kunoichi poursuit un rêve : celui de devenir un jour assez forte pour ne pas à avoir recours au Taijutsu pendant les combats, donc seulement en exploitant le flux de son chakra. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement parce qu'elle craint que le combat au corps-à-corps la prive de son élégance. Eh oui, c'est une raison pour le moins stupide et pourtant, il s'agit du but que Keiko s'est fixé : Devenir forte avec grâce et beauté.

Une dernière chose : Ajoutons qu'elle est fascinée par l'occulte, et est très superstitieuse. En effet, s'il est bien une chose dont elle ait une peur bleue, ce sont les fantômes.

Histoire


La rencontre du père et de la mère de Keiko n'a rien d'extraordinaire. Les hasards de la vie ont fait que cet homme, un alcoolique ayant raté l'examen des Chunin dans sa jeunesse, ait rencontré une femme qui, à l'inverse, était parvenue à être promue Jonin. Et bien qu'ayant des caractères tout à fait opposés, ces deux-là avaient fini par s'aimer, car comme on le dit; les charges de signe contraire s'attirent. De leur union naquit Keiko, un enfant en lequel ils plaçaient tous leurs espoirs, leur avenir, et leur bonheur. Bâtie dans un des nombreux quartiers résidentiels de Konoha, la maison de cette petite famille se situait au cœur de bonnes relations de voisinage qui faisaient toute la convivialité des lieux. Chacun se connaissait plus ou moins bien, on faisait du bouche-à-oreille par ci par là, on conversait de temps à autre en se rassemblant devant l'échoppe du coin : C'était un de ces quartiers qui respiraient la joie et la bonne humeur traditionnelle du village caché de la feuille. Village qui, aux yeux des autres, regroupait les ninjas les plus faibles militairement, ce qui n'était pas tout à fait faux...

Jusqu'à atteindre l'adolescence, les enfants avaient toujours pris l'habitude de prendre pour argent comptant ce que les parents s’efforçaient de leur répéter. "Quand tu seras grande, tu deviendras un grand shinobi", "Tu veilleras à respecter les 3 interdits du ninja" et toute la panoplie des règles par lesquelles Keiko ne se laissa plus impressionner à partir de l'âge de 11 ans, étaient des choses que sa mère ne prenait pas à la légère, contrairement à son époux. En tant qu'ex-Jonin, elle devait sans doute penser que la lourde responsabilité de faire de sa fille un shinobi hors-pair pesait sur ses épaules. Aussi étrange que cela puisse paraître, Keiko était consciente du dévouement que cette dernière lui portait. Toutefois, la simple pensée de devoir s'aligner selon les codes et les nombreux règlements qui s'imposaient aux ninjas en devenir l'ennuyait énormément. Et même après mûre réflexion, la jeune fille ne ressentait aucune envie de se lancer sérieusement sur la voie du shinobi.

Dès qu'elle en eut l'âge, Keiko - encore trop jeune pour discuter les ordres de sa mère - fut inscrite à l'académie des ninjas. Si le nom « Misato » évoquait bien quelque chose aux professeurs avec le plus d'ancienneté, ce n'étaient pas de souvenirs très flatteurs. Le père de Keiko, loin d'avoir brillé par son talent, avait réussi l'examen des Genin in extremis mais fut rapidement recalé à celui des Chunin, pour avoir triché durant la première épreuve : Il aimait relater cette histoire en riant de bon cœur avec une coupe de saké entre les doigts. La femme qu'il avait épousé en revanche, avait obtenu des résultats plus que convenables, au point d'en être devenue Jonin : Elle avait pris sa retraite pour sa vie de famille mais avait la ferme intention de faire marcher sa fille sur ses traces.

***

« Non... Ça ne m'intéresse pas du tout ! »
« Raah, que tu es têtue ! Et c'est pour ça que tu fais aussi peu d'efforts à l'académie ! Songe un peu à ton avenir ! Tu n'as pas envie de servir ton village ? Je sais que tu peux mieux faire que ça Keiko ! »
Être née à Konoha avec sa technologie pour le moins avancée n'avait pas forgé un caractère très prometteur à Keiko. Loin de là. Dépourvue de toute motivation, et malgré les conseils -ou plutôt ordres- de sa mère, elle n'avait aucune intention de passer sérieusement l'examen des Genin. Maintenant âgée de 11 ans, elle avait jusque-là obtenu des notes très moyennes, son manque de motivation en étant la principale cause. Parfois, lorsque l'envie l'en prenait ( ce qui était rare ), elle se mettait à étudier très sérieusement et à obtenir de bons résultats, ce qui faisait souvent penser aux enseignants à une tricherie potentielle.

Ce jour-là, Keiko se faisait sermonner par sa mère, une fois encore. "Résultats justes. Taijutsu à travailler.", voilà les mots qui figuraient en bas de page, sur son bulletin. Bulletin qui, visiblement, ne satisfaisait guère la tutrice concernée. La jeune fille, englobée dans sa grosse couverture, eut bien envie de se boucher les oreilles en entendant sa mère arriver avec les résultats scolaires en main. Elle ne trouvait jamais la force de répliquer, si bien qu'elle se contentait de lâcher quelques "Hmm" en guise de "semblant de consentement". Au moins, elle aurait la paix pour quelques temps.

« Bon, tu as compris alors ? Il est dans ton intérêt d'obtenir de meilleurs résultats au second semestre, je te rappelle que tu passes l'examen des Genin dans un an ! Travaille un peu ton Taijutsu au lieu de te confectionner des vêtements et de dormir, et puis il n'y a pas que le Ninjutsu ! »
« Je ne suis pas la seule à être têtue. »
« Hmm ? Tu as dis quelque chose ? »
« Non non, rien du tout... »


N'étant pas dupe, la mère de Keiko se doutait bien que celle-ci n'était toujours pas convaincue. Elle avait beau lui énoncer les plus beaux discours sur les héros de guerre, sur les personnes qui rêvaient de devenir ninja mais qui n'étaient tout simplement pas qualifiés, et sur la valeur que représentait le village de Konoha pour le Hokage et ses habitants, Keiko ne voulait tout simplement pas suivre la voie du shinobi, qu'elle considérait comme trop laborieuse. Et plus sa mère la rappelait à l'ordre, plus son manque de motivation se faisait grand, chose qu'elle ne parvenait pas à s'expliquer elle-même. Depuis peu, la jeune fille s'était mis en tête de faire en sorte d'échouer à l'examen des Genin, puis même de se faire exclure de l'académie : Trouver des moyens de le faire ne serait sans doute pas difficile, et ce furent toutes sortes d'idées plus saugrenues les unes que les autres qui fusaient dans ses pensées, tandis qu'elle restait confortablement enfouie dans les draps de son lit.

Quant à son père qui semblait toujours prendre tout à la légère, il essayait de rassurer sa femme entre deux verres, considérant que sa fille était juste dans sa phase de caprice d'adolescente. Parfois, Keiko espérait que sa mère soit aussi simple d'esprit que lui ! Toutefois, cela lui coûtait de se faire remonter les bretelles par son épouse, car celle-ci n'étant d'abord pas vraiment de bonne humeur lorsqu'elle abordait le sujet n'appréciait guère sa négligence. Cette dernière pensait par ailleurs que le côté tire-au-flanc de sa fille venait sans doute de lui...

***

Pendant toutes ses années à l'académie, Keiko se lia d'amitié pour quelques voisins de classe, avec qui elle échangeait régulièrement des conversations aussi futiles qu'ordinaires pendant les heures de permanence. Elle était plutôt dans le lot des élèves discrets, qui prêtaient attention au cours uniquement quand ça leur chante : Force était de constater que les phases d'écoutes n'étaient pas ce qu'elle préférait - il fallait la voir pendant que sa mère la réprimandait  - mais elle ne mettait pas tellement de cœur dans la pratique non plus. Pourtant, on pouvait dire que son lancer de shurikens était très satisfaisant. Le problème résidait ailleurs :

« Trop lente ! Keiko, tu es consciente que l'ennemi n'attendra pas que tu le cibles pour t'attaquer ! En prenant autant de temps à lancer tes shurikens, tu laisses à tes adversaires beaucoup trop d'ouvertures ! Allez, recommence encore une fois. Tes mouvements sont bons. »

"C'est le résultat qui compte non ? On n'est pas sur le champ de bataille..! "
Voilà des mots qui lui brûlaient les lèvres tandis qu'elle saisissait de nouveaux shurikens entre les doigts, avec un long soupir en prime qui fit froncer les sourcils de son professeur. Sachant pertinemment qu'elle était en tort, elle décida finalement d'y mettre un peu plus d'entrain. Avec une majestueuse posture qui arracha un rictus à quelques élèves, elle s'exécuta plus rapidement que la première fois, et atteignit sa cible de bois sans aucun problème. Au même moment, l'enseignant griffonna sur sa feuille en acquiesçant doucement. La jeune fille partit donc rejoindre les autres, qui s'étaient tous assis sous l'ombre d'un chêne en attendant leur tour.

« Dis donc Keiko, tu veux devenir ninja ou danseuse de Buyo ? » avait lancé une de ses camarades en pouffant.
« Quitte à choisir... »

Keiko ne termina pas sa phrase. Mais une chose était sûre, elle n'avait aucune envie d'être ninja. Tous ces cours qu'elle suivait uniquement parce que sa mère le lui avait imposé ne l'intéressaient pas le moins du monde. Elle enviait énormément les couturières, ou les commerçants qu'elle voyait travailler tranquillement dans leur échoppe sur le chemin du retour : Eux, semblaient avoir trouvé un métier paisible qui ne demandaient pas autant d'efforts que celui du shinobi...

***

À la veille d'une épreuve de survie, supervisée par les enseignants de l'Académie des ninjas en vue de retravailler les bases, Keiko était toujours très perplexe. Elle avait du mal à trouver le sommeil, non pas parce qu'elle avait peur, mais parce que ce genre de tests la mettaient à l'épreuve. Ainsi, elle pouvait se faire une petite idée de ses aptitudes : Était-elle faite pour devenir kunoichi, comme sa mère le prétendait ? Et plus ces pensées la tourmentaient, plus elle se sentait consentir malgré elle à la volonté de cette dernière.

Au petit matin, tous les élèves répondirent présent. Les modalités du test étaient toujours les mêmes, sauf que celui-ci était un des seuls à être individuel : On préférait souvent faire travailler l'esprit d'équipe, mais juger comment chacun se débrouille en étant livré à soi-même n'était pas complètement idiot. Ces dernières années, ce genre de tests semblaient s'être faits plus fréquents. Et pour cause; par les temps qui courraient, Konoha, qui voyait sa puissance militaire faiblir, se devait d'être à la hauteur. C'était tout du moins ce que la mère de Keiko lui avait expliqué.

L'épreuve se déroulait dans une des forêts avoisinantes du village de Konoha, sans aucune particularité ni dangerosité. Étaient autorisés tout types d'armes et de techniques, ainsi que des kits médicaux qui ne devraient pas s'avérer très utiles, compte-tenu des circonstances du test. L'objectif était simple : récupérer les sceaux du plus grand nombre de balises possibles en distinguant les vraies des fausses, et en prenant garde aux "éléments perturbateurs" qui allaient se glisser dans l'épreuve. Les élèves pouvaient choisir de collaborer secrètement, ou la jouer plutôt solitaire pour ne pas être incombé de potentiels boulets. Le test durait 4 heures, et se faisait sur un certain périmètre. Comme à son habitude, Keiko voyait ça comme une barbante besogne, surtout en matinée. Elle fut cependant bien loin de s'imaginer que ce jour, qui paraissait être si ordinaire, était le prélude d'un épisode qui allait fortement la marquer...

***

« Aah revenez ici senseiiii !  »
Sans surprise, les éléments perturbateurs dont il était question étaient les professeurs, qui s'amusaient à dérober gentiment quelques balises sous le nez de leurs chers élèves. Ces derniers étaient alors bien obligés de se lancer à leur poursuite. Keiko avait cherché à éviter l'agitation, s'étant retirée vers une zone plus silencieuse. Elle croisait de temps en temps quelques élèves qui proposaient pour la majorité de collaborer, bien que cela avait été défendu par les évaluateurs. Peu concernée par les conséquences, Keiko n'y voyait pas d'inconvénient, mais préférait se retrouver seule pour le moment, trop peu gonflée à bloc pour se lancer dans une course-poursuite aux professeurs. Ce fut donc accompagnée de personne qu'elle arpentait les chemins boisés.

Toujours en quête de balises, Keiko se mit à fouiller les buissons. Dans le bruissement des feuilles, elle crut entendre un étrange bruit. Une voix, à n'en point douter, qu'elle avait ouïe très distinctement. Une pensée lui effleura soudainement l'esprit : Celle de ne pas être seule. Et par là, elle ne pensait pas à une présence humaine, mais plutôt à un être immatériel qu'elle redoutait énormément. Un frisson lui parcourut l'échine, tandis qu'elle plongea derechef ses mains dans les buissons qui se trouvaient au pied d'un arbre, comme pour se rassurer d'une éventualité surnaturelle. Le cœur étreint par la peur, elle finit par se dire que ça n'était que le fruit de son imagination... avant de remarquer que ce buisson recouvrait en fait une cavité, qui s'était creusée sous un grand arbre. Et à l'intérieur...

« Mais... qui est-ce ? »

Un garçon, un peu plus âgé qu'elle - peut-être 15 ou 16 ans -, gisait sur le sol terreux, au milieu d'insectes... et de parchemins explosifs. Il était inconscient, et portait de nombreuses blessures sur le corps. Il risquait de succomber à ces dernières si rien n'était fait dans les prochaines heures. Keiko le contemplait de tous ses yeux, à la fois stupéfaite et confuse, sa peur des esprits s'étant visiblement dissipée. Puis après mûre réflexion, elle décida de se glisser doucement à l'intérieur de la cavité dans laquelle qui croupissait, retirant les parchemins d'un mouvement de doigts qui ne risquaient pas d'exploser tant que son utilisateur était évanoui.

Le jeune homme ne semblait pas d'ici. D'où venait-il ? Ça l'aspirante kunoichi était incapable de le dire : son bandeau frontal avait dû être perdu ou détruit. Il était borgne, avait le visage fermé malgré son état léthargique, et des cheveux châtains en bataille. Sans se faire prier plus longtemps, Keiko examina ses blessures. Elle ne sut dire d'où lui venait cette impulsion, mais ses mains secourables semblaient agir d'elles-mêmes. La jeune fille s'empara de son kit médical, et lui prodigua les premiers soins. Elle n'y connaissait rien en Ninjutsu médical, mais ses bandages et pommades devraient suffire à le mettre hors de danger. Là, elle se dit qu'elle avait eu raison d'écouter sa mère pour une fois, le kit médical étant l'idée de cette dernière.

Ceci étant fait, Keiko réfléchissait sur quoi faire, quelque peu désemparée de la découverte. Selon elle, la meilleure chose à faire était de prévenir au plus vite les professeurs de l'académie. Qu'un inconnu soit trouvé blessé aux alentours du village ne présageait rien de bon : L'aspirante-kunoichi pensait à un espion d'un pays voisin, qui serait sorti rescapé d'une lutte sans merci, sans doute contre des shinobis ennemis. Compte-tenu de la situation actuelle, c'était la théorie la plus probable.

Accroupie auprès du blessé, elle finit par se tourner vers la lumière pour se hisser du trou... avant qu'une main ne l'arrête brusquement dans son élan en lui attrapant le bras. Surprise, la jeune fille étouffa un cri.

« Toi... Pourquoi m'avoir aidé ? »

Le garçon était déjà réveillé. Keiko fronça les sourcils : Avait-il feint de s'évanouir pour profiter d'une quelconque occasion ? Si celle-ci s'était risquée à s'approcher d'un inconnu blessé - d'un potentiel espion qui plus est -, c'est parce qu'elle n'avait flairé aucun danger : Visiblement, celui-ci était trop affaibli pour exécuter la moindre technique. Avec son regard sombre qu'il plongeait dans le sien, son visage était extrêmement pâle, et couvert de lésions par ses précédentes batailles. Ses airs durs le faisaient vieillir de quelques années : il ne respirait pas la sympathie. Que pouvait-il arriver désormais ? Sentant la pression de sa main s'exercer sur son frêle bras, Keiko se vit quelque peu intimidée. Intimidée, mais pas effrayée; c'était d'ailleurs une de ses qualités. Et en ce qui concernait sa question... elle n'en n'avait aucune idée.

« Tu ne peux pas répondre hein... Tu es jeune... Je reconnais ce visage, qui n'a encore jamais connu la guerre... À Konoha, vous êtes décidément bien trop gâtés. » marmonna-t-il en grimaçant, sans doute à cause de ses blessures.

Drôle de discours que voilà. Le bras libéré, Keiko le dévisagea. Aussi inoffensif fut-il, il restait un ennemi à ses yeux, et un espion sans le moindre doute. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas avoir directement alerté les professeurs ? Tout simplement parce qu'il risquait de mourir si rien n'était fait assez rapidement. En outre, il lui aurait été difficile de laisser quelqu'un à l'agonie derrière elle.
« J'ai agi... instinctivement. » finit-elle par répondre, sans le quitter des yeux.

Toujours allongé, le jeune homme sembla avoir eu envie de se lever sur ses coudes, puis se laissa retomber par manque de forces, l'air agacé :
« "Aider son prochain" c'est ça ? Conneries. C'est ce qui vous rend faibles, vous les habitants de Konoha. T'aurais mieux fait de me laisser crever ici. Si je suis plus capable de mener à bien ma mission, je vois pas pourquoi je continuerai à vivre. Je suis pas devenu shinobi pour faillir. Qu'est ce que tu ferais si une fois rétabli, je massacrais ton village avec des renforts ? T'y as pensé à ça gamine ? »

Sa curiosité piquée à vif, Keiko était intriguée par ces paroles... sans se laisser impressionner pour autant ! Malgré la différence d'âge qui n'était pas si grande, son appellation "gamine" soulignait tout ce qui les séparait l'un de l'autre. À cet instant précis, elle réalisa non seulement qu'elle venait de rencontrer quelqu'un qui n'avait aucun scrupule à tuer du moment qu'il remplissait les missions qu'on lui confiait, mais aussi qu'elle lui avait porté secours sans penser aux conséquences. Était-ce donc ça, d'être ninja ? Avoir un cœur endurci par des batailles au quotidien ? Pour son âge, ce jeune homme avait l'air d'en avoir déjà vu des vertes et des pas mûres et, par ses paroles, la jeune Misato put aisément deviner que de là où il venait, la vie n'était pas aussi facile qu'à Konoha.

Sur cette pensée, une autre question lui brûla les lèvres : "Pourquoi avez-vous choisi la voie du shinobi ?" Son identité ou son origine; cela n'avait que d'importance à ses yeux pour le moment.  Étrangement, Keiko ne parvint pas à la lui poser. Peut-être parce qu'elle s'attendait d'ores et déjà à recevoir une réponse fondée sur l'honneur et le patriotisme, comme il lui avait été inculqué à elle et tous les élèves de l'académie. Pourtant, la jeune fille n'aimait pas se contenter de ça. Mais à quoi bon chercher une explication lorsqu'on ne comptait même pas passer sérieusement l'examen des Genin ?

« Dénonce-moi si ça te chante... » finit par dire l'inconnu éborgné, tandis qu'il retombait dans les bras de Morphée...

***

Depuis cet incident fortuit, Keiko n'avait encore parlé à personne de sa découverte - ou plutôt rencontre, avec l'espion blessé. Quand ils eurent échangé leurs derniers mots, un éclair grimpa dans le ciel, appelant au rassemblement des élèves. À ce moment-là, l'inconnu avait semblé s'être résigné, ayant fermé les yeux comme pour s'en remettre aux mains de son destin. Lorsque tout le monde s'était retrouvé au point de rassemblement, la jeune aspirante kunoichi n'eut pas la force d'en parler aux professeurs... et ni vraiment la volonté. Il y avait quelque chose en lui qu'elle avait trouvé de très intriguant, au point de ne pas être en mesure de le dénoncer encore. Et puis, mettrait-il réellement ses menaces à exécution comme il le prétendait ? Keiko savait, ô combien il serait plus sage - et c'était aussi son devoir -, d'avertir les professeurs : L'étranger serait, au mieux, perquisitionné, sinon abattu sur le champ. Maintenant, qu'allait-il advenir de lui, laissé dans son trou à rat sans rien ni personne, et livré à lui-même ? Elle ne pouvait savoir. Son esprit en fut tourmenté, et il ne se passa pas une seconde sans qu'elle n'y repense.

Au fond d'elle, Keiko regretta un peu de ne pas en avoir parlé ne serait-ce qu'à une personne. Car plus le temps s'écoulait sans qu'elle n'en dise rien, moins elle serait en mesure de le faire.  En outre elle - et peut-être ses parents - paierait cher ce geste de trahison si cela venait à se faire savoir. La jeune fille se dit donc que le mieux était donc de continuer sur la voie du mensonge.

Au lendemain, Keiko envisagea de profiter de son jour de congé pour aller voir comment l'inconnu blessé se portait. Ce fut une des rares fois où elle se réveilla d'elle-même sans que sa mère n'ait à crier de bon matin. En s'installant à table pour prendre le petit-déjeuner, la jeune fille sentit le regard éberlué de ses parents peser sur elle, qui s'arrêtèrent net dans leurs activités, et elle ne put réprimer un soupir en sachant qu'ils la questionnerait sur son inhabituel et matinal réveil. Sa mère espérait que cet exploit était de bonne augure !

« Eh bien, il faut le voir pour le croire ! Tu es debout Keiko ! » s'étonna cette dernière en posant les derniers plats sur la table.

Un peu ennuyée de ces remarques désobligeantes et pas tout à fait réveillée, l'aspirante kunoichi entama son bol de riz pour prétexter de ne pas pouvoir répondre. Elle remarqua son père étouffer un petit rire derrière son journal, tandis qu'il tentait de se dissimuler derrière ses pages. Le goût des petits plats variés du matin en bouche, elle se mit de nouveau à penser à ce jeune homme et à comment cette histoire pourrait se terminer, les yeux rivés dans le vide. Mais sa mère l'extirpa vite de ses pensées :

« Tu as rendez-vous avec ton petit-ami ou quoi ? »

Keiko sentit le poisson se coincer de travers dans sa gorge, s'ensuivit une assez forte quinte de toux.

« Mais ...?! Non tu n'y es pas ! » s'exclama-t-elle, à peine remise de son étouffement.

Son père pris tout d'un coup un air moins amusé, son sourire s'estompant peu à peu : Il regarda sa fille avec une lueur de suspicion dans les yeux. Keiko, évitant de croiser ses mirettes, secoua la tête avec consternation puis préféra sortir de table avant que la situation ne prenne une drôle de tournure. Il n'y avait pas lieu de s'inquiéter lorsqu'on savait mentir, mais son honnêteté pourrait bien la trahir si elle s'attardait à dénier les plaisanteries de sa mère plus longtemps. De plus, cette dernière n'avait pas tout à fait tort, bien qu'il était loin de s'agir d'un rencart, Keiko avait bel et bien entrepris de de revoir un garçon ce jour-là.

"Mais ce n'est pas du tout mon type..." pensa-t-elle en levant les yeux au ciel.

Sa mère répliqua :
« C'est bon je plaisantais. » Elle haussa les épaules « Mais puisque tu es réveillée, n'oublie pas de t'entraîner un peu !  » ajouta-t-elle.

Ah oui, évidemment. L'entraînement.
Il suffisait de prononcer ce mot pour que l'aspirante kunoichi devienne réticente... Sa mère ne lâcherait donc jamais l'affaire ?

***

S'étant isolée un instant sur la terrasse de son petit jardin japonais, Keiko contemplait l'eau s'écouler sur le Shishi-odoshi avec un air rêveur : Elle pensait encore à lui. Le fait que ce dernier vienne d'un village où la vie est difficile, et qu'il se soit joint à sa force militaire en devenant shinobi malgré tout, l'avait intriguée au plus haut point. Visiblement, lui, était prêt à donner sa vie pour mener ses missions à bien et servir sa patrie. À côté de lui... elle faisait bien pâle figure, bien qu'elle n'était pas encore ninja.

« Oh-ho, Keiko, il y a quelque chose qui te tourmente ! »
« Papa ? Q-Qu'est ce qui te fait dire ça... »

Son père, qui la rejoignait sur la terrasse, semblait avoir remarqué son anxiété. Il vint s'asseoir à côté d'elle, envisageant sans doute d'entamer une assez longue conversation. Keiko dut trouver rapidement un subterfuge avant de n'être percée à jour :

« Dis Papa. Tu sais pourquoi Maman tient à tout prix que je devienne ninja ? »

C'était une question comme une autre, qu'elle s'était pourtant posée plus d'une fois. Peut-être que le moment était propice pour en parler. Le regard posé sur la verdure de leur beau jardin, son père prit un air quelque peu déconcerté en se frottant la tête :
« Beenn...Elle a ses raisons. Comme tu le sais, elle était Jonin autrefois. J'pense que ça doit être par rapport à ça. »
« Quel rapport ? Elle veut m'envoyer mourir au front c'est ça ? »
« Roh mais dis pas ça voyons. Tu sais très bien que non. Hmm, pour dire les choses simplement, disons que le fait de porter le bandeau frontal lui tient à cœur.  Nous vivons dans une drôle d'époque, où un soupçon en engendre d'autres. Depuis l'attaque du démon renard au village de Kumo, les conflits s'enlisent, et les lendemains sont plus aussi certains qu'autrefois. Ta mère aime son village, et sa famille. Pour les préserver, elle pense que la voie du shinobi est la plus à même de lui donner la force qu'il lui faut. Elle veut que t'en fasses autant. »

Keiko tressaillit de surprise. « C'est la première fois que je l'entends parler intelligemment. » Oups. Elle avait pensé tout haut. Son père, pas aussi susceptible qu'elle et que sa femme, en ria de bon cœur, ne sachant pas trop comment le prendre. Il avait l'habitude d'être considéré comme un imbécile depuis sa jeunesse, et en était presque fier. En tous les cas, ses paroles aidèrent sa fille à y voir plus clair. Ces idéaux, beaucoup semblèrent les partager. L'aspirante-kunoichi vint à en être de plus en plus dubitative sur le sujet, et de fil en aiguille, sa vision du shinobi commençait à changer doucement...

« Je crois que je comprends un peu mieux. »

***

Etait-il prudent de retourner auprès de l'étranger ? Au fur et à mesure que Keiko se rapprochait de l'arbre sous lequel il reposait, un étrange pressentiment lui étreignait le cœur. Celui-ci était-il encore en vie ? Ou retrouverait-elle un corps inanimé et rongé par les vers ? Évidemment, elle préférerait la première option, mais ce n'était pas à elle d'en décider. Allégeant ses pas pour ne pas être repérée, la jeune fille avait pris garde à ne pas être suivie. Elle remarqua toutefois que les lieux assombris, car continuellement abrités du soleil par l'épaisse fourrure verte de la forêt, semblaient un peu moins calmes que d'ordinaire. Nombreux étaient les ninjas de Konoha à venir s'entraîner ici: Peut-être que l'un d'entre eux était responsable de cette petite agitation animalière ? Quoiqu'il en soit, Keiko espérait que ce soit le cas, loin d'imaginer ce qui arriverait ce jour-là.

En arrivant sur le lieu de la rencontre qu'elle n'avait pas oublié malgré la ressemblance entre chaque partie de la forêt, elle eut l'impression que quelque chose avait changé. Craignant d'être surprise par une quelconque personne, elle déblaya rapidement le feuillage qui recouvrait la cachette.

« Mais... »

Quelle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit que l'inconnu avait disparu ! Il lui sembla que son cœur se mit à battre violemment lorsqu'elle le constata. Elle eut beau chercher dans chaque moindre recoin, elle ne vit personne. Keiko était pourtant convaincue que l'espion n'aurait pas pu se déplacer dans son état, et cela impliquait donc qu'il ait été découvert, ou que des renforts soient venus lui prêter main forte ! Sur cette dernière pensée, elle sentit l’adrénaline monter en elle, le souvenir des menaces du garçon refaisant surface. Aussi ne pensait-elle plus qu'à une seule chose; les habitants de Konoha dont, sa mère, son père, étaient peut-être en danger, et par sa faute. Il s'agissait d'une idée à la fois rationnelle et naïve...

Inquiète, Keiko s'était hâtée de rentrer au village pour voir si rien de grave n'était arrivé. Bien vite, elle réalisa que ses craintes étaient aussi fondées qu'infondées. Et pour cause, il semblait que plusieurs personnes venaient tout juste d'être perquisitionnées, sans qu'elles n'aient eu le temps d'opposer la moindre résistance. Confuse, la jeune fille regarda autour d'elle avant de se joindre aux habitants qui regardaient la scène :

« Qu'est-il arrivé..? » demanda-t-elle à l'un d'entre eux.
« Je crois bien que ces espions rôdaient autour du village, mais ils ont vite faits de se faire arrêter ! »

Deux ou trois Jonins avaient suffi pour en venir à bout : Ils escortèrent leurs criminels sur le champ pour les mettre en cellule, puis leur faire subir un interrogatoire musclé par l'unité spécialisé dans le domaine. Parmi eux, Keiko put reconnaître le jeune homme qu'elle avait soigné. Bien qu'il semblait s'être remis de ses blessures, il venait de se prendre une sacrée raclée qui l'empêchait d'être tout à fait lucide, tout comme ses compères. À ce moment précis, la jeune fille se sentit d'abord très mal-à-l'aise : D'une part, elle prit conscience d'avoir mis la vie des habitants en danger - bien que les espions n'avaient peut-être pas l'intention de faire du mal aux habitants -, et d'autre part, elle risquait d'avoir de sérieux ennuis si jamais ce garçon se mettait à parler pendant son interrogatoire.

Toutefois, en voyant les Jonins ayant fière allure se faire acclamer par les quelques spectateurs présents, Keiko se sentit également incroyablement impuissante à côté d'eux. Aurait-elle pu y faire quelque chose si elle, était tombée sur ces espions dans la forêt, un peu plus tôt ? Absolument pas. Une enfant de 11 ans comme elle n'aurait pu qu'assister à la scène, et elle le concevait parfaitement. Cette force, que tous les shinobis - qu'importe leurs origines - mettaient au service de leur village, lui faisait défaut, et celle-ci ne put que s'incliner devant ces personnes aux nobles intentions qui ne reculaient devant rien pour leur patrie. Keiko souriait un peu tristement en y pensant : Et elle? Quelle serait sa place parmi eux ?

***

Tôt ou tard, Keiko craignait bien que cela arrive.

Qu'ils l'aient voulu ou non, ce n'étaient pas ces "espions de bas étage" ( car c'est ainsi que sa mère et de nombreux habitants les appelait ) qui parviendraient à résister longtemps à l'unité d'interrogatoire et de torture de Konoha. Ainsi, le bruit courrait que toutes les informations nécessaires leur avaient été soutirées, par dieu sait quelles méthodes. À l'Académie, il fut étudié que ce genre de cas était assez fréquent : les villages voisins envoyaient des espions pour faire du repérage par mesure de précaution, ou simplement par manque de confiance. Et ces derniers temps, la capture d'espions aux abords du village caché de la feuille était devenue monnaie-courante...

Étant donné que les espions avaient été forcés de parler, Keiko n'était pas sans savoir qu'on lui tiendrait bientôt rigueur d'avoir non seulement soigné l'un d'entre eux, mais aussi d'avoir gardé le silence durant les quelques jours qui suivirent. Par conséquent, ses parents et elle, durent venir s'excuser - et surtout s'expliquer -, pour ce geste qui s'apparentait à de la trahison, auprès du Hokage en personne. L'aspirante-kunoichi, consciente que son action aurait pu coûter cher à certains, présenta ses plus plates excuses, et déclara simplement "qu'elle n'avait osé en parler car le garçon l'avait intriguée". Dit comme cela, ses raisons apparaissaient pour le moins stupides, mais pardonnables pour son âge.

Sa mère quant à elle, en fut tout un plat, tandis que son mari la laissait parler, un peu gêné. "Puissiez-vous pardonnez à ma sotte de fille !" ajoutait-elle à la moindre de ses paroles, pendant que Keiko lui tirait la langue sans qu'elle ne s'en aperçoive. Aux yeux cette dernière, sa réaction était des plus excessives... bien qu'elle-même, se sentait désolée d'avoir mis ses parents dans l'embarras. Le sujet fut malgré tout clos assez rapidement. La famille Misato n'ayant à ce jour eu rien à se reprocher, fut graciée et invitée à ne jamais plus laisser ce genre de choses se reproduire.

Et le soir même, Keiko se fit sermonner beaucoup plus longtemps que d'habitude...

***

Un an s'écoula depuis cet évènement, qui fut oublié plus vite qu'on ne le pensait. À la veille du jour de l'examen des Genin qui imposait une épreuve écrite et une épreuve pratique, notre aspirante-kunoichi semblait encore bailler aux corneilles. Enfin pas tout à fait. Elle se confectionnait de nouveaux vêtements; un passe-temps qu'elle pratiquait pour se détendre et pour son petit plaisir personnel. Les fenêtres grandes ouvertes, une brise très agréable vint souvent lui caresser la joue, l'incitant à regarder le coin de ciel bleu qu'elle put observer de sa chambre, puis à rêvasser sur la beauté de l'instant. Sans frapper à la porte, sa mère entra :

« Hmm. J'aurais dû m'en douter, tu n'es pas en train d'étudier... » constata-t-elle en regardant le morceau de tissu suturé entre les mains de sa fille.
« Je l'ai fait hier, et je le ferais ce soir. La nuit porte conseil comme on dit ! » répliqua la brunette en tirant sur le fil de son futur vêtement.
« Bon bon, c'est déjà bon signe que tu aies l'air d'y mettre du tien ! » déclara-t-elle, un peu résignée.

S'arrêtant de coudre, Keiko eut l'air de se perdre dans les méandres de ses pensées un court instant. Elle repensa à une chose :

« Tu sais maman... Je crois que je commence à saisir ce qui m'a poussée à garder le silence à propos du... jeune espion blessé que j'ai trouvé dans la forêt il y a un an. Il m'a laissée comprendre que de là où il venait, la vie ne faisait pas de cadeaux aux faibles. Et quand bien même, il a décidé de se rallier à la force militaire de son village et de mener les missions qu'on lui confiait à bien. Je ne sais pas s'il est devenu shinobi par nécessité, mais moi qui ne manque de rien dans ce village, je... »

Il n'y eut pas de mot de la fin à cette confidence. Pourtant, il y avait bien plus de choses qu'elle voulut dire, bien plus de sentiments à extérioriser, mais les mots s'en trouvèrent comme coincés dans sa gorge. Elle qui ne manquait de rien dans ce village, elle n'était même pas fichue de reconnaître la fierté que représentait le port du bandeau frontal pour un shinobi de Konoha. Servir son village, le protéger; n'était-ce pas là le moins qu'elle puisse faire ? Et puis, il allait sans dire qu'elle s'était sentie très impuissante lorsqu'elle avait envisagé la possibilité que Konoha ait été pris d'assaut. Il ne tenait qu'à elle d'acquérir cette force qui lui manquait pour protéger ses proches.

« Ça va, n'y pense plus... Ne te tourmente pas avant ton examen Keiko ! » lui répondit sa mère, sans pour autant comprendre entièrement le sens de ces paroles.

Ainsi, Keiko s'était secrètement faite à l'idée de passer sérieusement l'examen des Genin.

***

L'examen ne fut pas difficile en soi. La phrase écrite demandait quelques connaissances basiques sur l'art du chakra et quelques problèmes de loi de probabilité aléatoire un peu plus fastidieux. Plutôt douée dans ce domaine, Keiko n'eut pas de mal à noircir de son crayon le blanc de sa copie durant le temps imparti. Sa mère l'avait prévenue de la facilité des épreuves si on était assidu en cours (ce qui n'était pas forcément le cas de notre kunoichi en devenir), mais l'avait priée de ne pas se priver d'étudier pour autant. Comme toujours, la brunette mit quelques temps avant de commencer à écrire, aimant prendre son temps pour faire les choses. Elle était loin de déborder de motivation, mais s'était attelée à la tâche avec sérieux.

La phase pratique, plus simple encore, portait sur l'exécution d'une substitution. Cette technique requérait une maîtrise correcte de chakra, ainsi qu'une composition des signes qui n'était pas difficile de retenir. Très souvent travaillée à l'Académie, Keiko n'eut aucun mal à exécuter ce jutsu. Beaucoup en sortirent diplômé, munis du bandeau frontal qu'ils portaient fièrement en rejoignant leurs proches qui attendaient à l'extérieur. Keiko en faisait partie, bien sûr : Il n'était pas question qu'elle rate un examen aussi basique ! D'ailleurs, elle était loin d'être la seule diplômée de sa promotion. Désormais, elle était Genin à part entière.

« Félicitations Keikooooo ! » la félicita son père en agitant les bras.
« Keiko, je suis fière de toi ! » ajouta sa mère, en souriant à pleines dents.

La demoiselle rougit un peu, gênée par le comportement de son père. Ne se voyant pas le porter au front, elle avait d'ores et déjà noué son bandeau frontal à la ceinture, de sorte que ses parents puissent tout de même l'apercevoir de loin. Elle était satisfaite d'avoir réussi l'examen des Genin haut la main, mais le fait qu'elle s'y soit attendue avait légèrement atténuée sa joie. Visiblement, ce n'était pas le cas de ses parents, qui envisageaient - de façon assez bruyante - d'acheter de quoi manger pour fêter l'évènement.

Keiko les interrompit, un sourire aux lèvres :

« Je me suis même fixé un but : Celui de devenir une grande et belle kunoichi même sans recourir au Taijutsu ! » clama-t-elle, les doigts entrecroisés sur son cœur.

Sa mère ne put réprimer un sourire en entendant ces paroles : La paresseuse qu'elle était avait quand même eu la motivation pour se trouver un objectif ! Qui plus est, elle s'entêtait à rayer le Taijutsu de ses techniques de combat.

« Décidément... Tu es têtue, ma fille !  »

Elle demeurait égale à elle-même... et peut-être était-ce mieux ainsi.


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Qu'en pensez-vous : Scénario et système bien travaillés ! J'espère rapidement RP parmi vous. ♥
Suggestions : Aucune pour l'instant.




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MessageSujet: Re: Misato Keiko 「美里・慶子」 L'indélicate aubépine | 100%   Dim 18 Juin - 20:13



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« Le Fond » 10/12

L'originalité 2/3
La cohérence du récit 3/3
La narration 3/3
L'avis personnel 2/3

« La Forme » 12/12

Le vocabulaire 3/3
La syntaxe 3/3
L'orthographe 3/3
La conjugaison 3/3

« La longueur » 5/5

« L'avis personnel » 3/5

« Le Bilan » 30/34

Eh ben le moins que l'on puisse dire, c'est que tu t'es donnée à fond pour un si petit rang ! Au point, on ne peut pas dire que tu profites ou quoi que ce soit, c'est assez honorable. En tout cas, tu auras de quoi faire en termes de points RPG pour la suite !

Bravo, tu es dès à présent validée au rang de Genin de Konoha avec 1050 points RPG, les choses sérieuses vont pouvoir commencer.
Pour commencer, nous te conseillons de consulter le catalogue de jutsus. Lorsque tu auras fais ton choix, envoies la liste des techniques que tu souhaites prendre au staff par le biais du sujet de demandes au staff. Si tu le souhaites, tu peux aussi consulter le sujet d'aide à la création des techniques pour avoir tes propres jutsus. Quand tu seras prêt, poste ta Fiche Technique dans la partie réservée à ton groupe : un membre du staff passera pour t'indiquer les corrections éventuelles à faire et la validera. »

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