AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Hokage
Aburame Asano
avatar
Messages : 167
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
580/580  (580/580)
Chakra:
580/580  (580/580)
MessageSujet: Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]   Dim 6 Aoû - 15:58
L'Hokage regardait son village à travers la fenêtre bien nettoyée. Voir les habitants vaquer à leurs occupations le calmait. Cela lui permettait de mieux saisir l'existence des siens et la rendre plus réelle que des lignes sur un papier. Voilà plusieurs mois qu'il pouvait effectuer cette manie. Plusieurs mois pendant lesquelles il avait dû prendre ses marques en tant que chef du village et caché celles indiquant comment il y était arrivé. Plusieurs fois, il avait été pris de sueurs froides suite à une phrase d'un individu, d'un rapport lui étant adressé ou de nouvelles des autres pays partagés. Il ne pouvait s'en empêcher, il était un être qui s'était construit dans la peur et elle était devenue un ennemi intime. Une présence quotidienne qui l'aidait à diriger Konohagakure.

Petit à petit, elle l'avait poussé à effectuer sa marque sur le fonctionnement du village. Ce qu'il donnait d'une main, il l'isolait de l'autre. Ainsi, la balance des pouvoirs était gardée et personne ne pouvait être en position pour l'assassiner. Ou tout simplement avoir plus de pouvoir que lui. Personne à part le peuple en lui-même. Au final, ceux qui le mettaient le plus en danger étaient ceux qu'il essayait le plus de protéger. La pensée ironique arracha un petit sourire grimaçant sur le visage de l'Aburame. Il était persuadé que son règne se terminerait par une révolte populaire. Une fin qui se ferait dans la violence et le sang. Une fin...définitive pour lui.

En attendant, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour sauvegarder Konoha contre les menaces intérieures comme extérieur. Les tensions avec Kumo étaient présentes depuis dix ans et il savait qu'elle finirait par devenir une guerre ouverte à un moment donné. Les diverses politiques de paix et d'ouverture des anciens Hokage avaient placé le village dans une situation bien faible. Certes ils avaient un nombre incroyable de civils et de shinobi. Il s'agissait de chaire à canon tout à fait appréciable. Peut-être plus que tout autre, Asano connaissait la vraie valeur de choses si insignifiantes à première vue. Ses insectes étaient similaires. Seuls, ils étaient inutiles. Ensemble et surtout bien manœuvrés, ils étaient une force sur laquelle compter.

Malheureusement, toute cette masse ne contenait que de rares shinobi de grands talents. Ils étaient parfaits pour envoyer sur l'ennemi et l'affaiblir un maximum avant que les vrais ninjas prennent le relais. Encore fallait-il avoir ces derniers. Il y en avait encore moins dans le village auxquels le paranoïaque Aburame pouvait faire confiance. Uchiha Rangetsu était le tout nouveau chef de l'ANBU et pourtant, il n'était qu'une menace pour l'Hokage. Au moins serait-il plus facile à contrôler que son vieux prédécesseur. L'homme qui entra dans le bureau ovale d'Asano était d'un calibre bien différent. Ce dernier vit le reflet du balafré dans la vitre après avoir donné l'autorisation à sa sœur et aussi secrétaire de le faire entrer. Il se retourna alors pour saluer son « invité » avec un grand sourire.

-Salut Atsuji. Prends place s'il te plaît, nous avons beaucoup à discuter.

Cela devait faire particulièrement étrange à l'ancien samouraï d'évoluer dans ce lieu, avec quelqu'un portant les habits de l'Ombre du Feu sans que cela ne soit Mara, la Jūnidaime. Si les deux hommes avaient longuement pleuré la perte de leurs sensei, bien que pour des raisons différentes, il ne s'était pas encore entretenu officiellement. Même Asano se sentait mal à l'aise habillé ainsi alors qu'il avait tenu cette position sans soucis avec bien d'autres personnes. Au moins avec son camarade du jour, il ne simulait pas sa gentillesse et son attachement à l’égard de celui-ci. Il s'assit dans le siège du seigneur du village tout en enlevant le manteau distinctif de son poste.

-Comment te sens-tu? Je sais que la perte de notre sensei a été particulièrement dure pour nous deux mais j'ai pu me concentrer dans mon travail pour m'aider à faire mon deuil.

Le balafré était malheureusement un habitué des tragédies. C'était l'une des premières choses qui avait attiré le, à l'époque, jeune Asano. Ce dernier avait détecté une autre âme en peine dans les yeux de cet être déchu et avait été plus à l'aise à ses côtés qu'avec ses habituelles connaissances. Nul doute que le Kazumori saurait rebondir dans tous les cas. Le processus lui était désormais bien connu. Bien trop pour son propre bien malheureusement. Peut-être que l'offre de l'Aburame l'aiderait à y faire face plus rapidement.

-Je suis désolé de ne pas t'avoir reçu ici depuis que j'ai été nommé. Il a fallu que...que je prenne mes marques.

L'homme aux cheveux longs se surprit lui-même à émettre une légère grimace de douleur à ses mots. Il ne pensait pas qu'une simple phrase, surtout prononcé par lui-même le touche une fois dite à haute voix. La vérité qui s'en dégageait le laissa quelques instants pantois. Il pensait avoir été occupé par son travail mais en réalité, il avait repoussé cet entretien. En tout cas, il avait repoussé son camarade dans ce nouveau contexte. Il ne s'était pas senti légitime. Il avait eu peur d'affirmer sa position, surtout considérant qu'il l'avait volé de la pire des manières. Comment alors faire face à celui qui était probablement l'une des personnes les plus proches de lui-même? Et de Mara? Plissant des yeux et se forçant à sourire, Asano mima de nouveau quelqu'un d'enjoué. Il pensait ne pas avoir besoin de faire la comédie du « Bon Hokage » avec Atsuji mais visiblement, la situation était encore trop sensible pour lui. Il lui était plus facile de se reposer sur ses nouvelles habitudes, ces piliers de mensonges et d'hypocrisies.

-Je ne sais pas si je l'ai vraiment fait depuis mais au moins, j'ai pu voir ce qui n'allait pas et ce qui me manquait. Atsuji, rares sont les gens à qui je peux totalement faire confiance dans ces sphères politiques. J'étais cette personne pour Mara et... j'ai besoin que tu le sois pour moi.

L'Aburame marqua un temps d’arrêt. Il n'était pas encore sûr de savoir comment formuler sa proposition. Après tout, l'ancien samouraï était déjà une personne de confiance, pourquoi toute la formalité et la lourdeur d'un entretien ici?

-J'ai besoin de quelqu'un qui saura toujours me dire la vérité, peu importe à quel point elle me dérange. Quelqu'un de capable de ne pas me laisser prendre la grosse tête ou tout simplement les mauvaises décisions. J'ai besoin d'un second qui puisse m'aider à diriger le village.

Évidemment, cela nécessiterait plus de finesse de la part d'Asano pour mener ses expériences les moins acceptables à bien. Ce n'était toutefois que peu cher payer pour l'oreille et la parole de quelqu'un qui ne le trahirait pas. Cette pensée fit cependant agrandir les yeux de l'Hokage. Mara avait dû plus ou moins penser ça quand elle lui avait proposé. Pourtant, il avait finit par la trahir de la pire des manières. Celle irrévocable. L'espace d'un instant, il faillit tout annuler. Le Jūsandaime ouvrit la bouche pour orienter le sujet sur autre chose mais il la referma avant de prononcer le moindre mot. À nouveau, il se reposa sur son masque public en affichant un grand sourire à son interlocuteur. Son cœur battait à cent à l'heure, il se sentait au bord de la panique mais il devait continuer. Alors que tous ses indicateurs criaient au danger, à la catastrophe, il devait se fier à son plan. Atsuji n'était pas Asano. Sa loyauté et son honneur n'étaient pas ceux du manipulateur d'insecte.

-Cette position te donnera droit de siéger au conseil de Konoha. Ta voix aura autant de poids que celle des autres membres mais sa valeur ne sera réellement connu que de nous deux. La franchise qu'elle porte l'éloigne des manigances politiques. La bonne chose à faire ne sera que rarement la même que la plus simple. Tout comme cette position, il faudra souvent que tu batailles pour imposer, pour m'imposer le droit chemin. Est-ce que l'offre t’intéresse? Qu'en penses-tu?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jônin Supérieur de Konoha
Kazumori Atsuji
avatar
Messages : 37
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
530/530  (530/530)
Chakra:
530/530  (530/530)
MessageSujet: Re: Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]   Sam 2 Sep - 1:23
Atsuji pénétra dans le bureau du Hokage la mine sombre, enfermé dans le silence, se contentant de saluer respectueusement la petite Aburame qui assurait la difficile fonction de secrétaire de l'Ombre du Feu. Ce n'était pas une tache évidente d'autant plus en ces heures tristes, la charge de travail à abattre avait dû être effroyable depuis que Konoha connaissait son nouveau dirigeant. Reprendre les anciens dossiers laissé par son prédécesseur, se charger des nouveaux continuant d'affluer, commencer à dresser sa politique et affirmer sa vision de l'avenir aux habitants et l'armée de shinobis assurant sa protection. Tout cela avec des centaines de paire d'yeux braqué sur vous en permanence, curieux de savoir si vous alliez vous planter ou assurer la relève avec brio, clairement il s'agissait là d'un travail éreintant que celui de Hokage, de même pour sa secrétaire. Au moins avaient-ils la chance de pouvoir s'attaquer aux problèmes en famille, ce qui n'était plus le cas du Kazumori depuis des années...

Hokage-sama... L'ancien samouraï marqua involontairement un temps d'arrêt, pris à la gorge par une vague de sensation douloureuse, c'était la première fois qu'il nommait ainsi une autre personne depuis l'assassinat de Mara... Ne vous excusez pas, c'est tout à fait normal, nous avions chacun des choses à faire depuis que notre regretté Junidaime nous a quitté...

Il venait soigneusement d'éviter de répondre à la question de l'Aburame, afin de ne pas avoir à formuler de mensonge. Comment se sentait-il ? Affreusement mal, en réalité. Et le pire était qu'il ne pouvait se confier à personne, ne montrer aucun signe de faiblesse, de défaillance. Son code de conduite, son éducation, son héritage lui interdisait formellement tout étalage de sentiment en public. Il était de ceux qui souffraient en silence, chez eux, recroquevillé dans un coin de leur habitacle, bordé par la pénombre des lieux. Enlacé dans la solitude, enfermé dans une sorte de comédie, il était le fier guerrier inébranlable aux yeux de tous. La réalité était tout autre, et seul désormais cet homme assis en face de lui connaissait la vérité, qui était vraiment Kazumori Atsuji. Et puisqu'il lui était impossible de feindre d'aller bien devant son ami le plus proche et désormais chef d'armée, il se contenterait de fuir les questions gênantes. Ou de détourner l'attention de son interlocuteur, l'amener sur un autre sujet.

Vous avez l'air de bien avoir assimilé votre nouvelle fonction, du moins avez-vous commencé à la prendre en main. Je crois pouvoir affirmé que Mara-sensei serait fier de vous... Elle... elle aurait voulue que vous lui succédiez, j'en suis persuadé.

De son vivant, la Hyuga aimait échanger avec l'ancien samouraï sur son expérience de la vie, ses fiertés personnelles, ses ambitions pour le village, son amour pour ses habitants et ses élèves, qu'ils soient vivants ou reposent en paix. Telle une mère avec ses enfants, elle prenait soin d'eux, prête au moindre sacrifice pour les préserver de la cruauté de ce monde. Malheureusement, tout comme Atsuji avec les membres de son clan, la douce Mara n'était pas parvenue à empêcher la faucheuse de s'emparer de l'âme de certains de ses enfants... Ils partageaient cette souffrance, ce vide ressenti de la perte d'un être cher, ou en l’occurrence, de plusieurs d'entre eux. C'est cette similitude, cette connaissance de sa souffrance qui avait facilité le contact avec la bienveillante femme détentrice du dojutsu Hyuga. Et surtout, puisqu'elle était passée par cet enfer et avait su en sortir avant lui, elle avait pu lui montrer la voie pour en faire autant. Elle l'avait extrait de ses tourments, mis sur le chemin de la rédemption et en avait fait un shinobi de talent.

Et il n'avait jamais eu l'occasion de la remercier pour tout cela, et ne pourrait jamais le faire à présent qu'on l'avait arraché à ce monde de la plus brutale des manières. Il était inutile de dire qu'il était bien déterminé à venger sa mort, n'attendant que le rapport des services de renseignements indiquant où se mettre en chasse et sur qui abattre sa lame.

La politique est un art bien délicat en effet, y naviguer seul et souvent peu concluant, c'est déjà une sage décision que d'accepter le soutien d'une personne de confiance pour éviter les faux pas. Quant à savoir si je suis le choix le plus approprié pour être cette personne...

Il aurait souhaité décliner la proposition, se tenir éloigner de toute responsabilité trop importante afin d'éviter de reproduire la tragédie qui s'était abattue sur son village natale. Il n'arrivait rien de bien quand il était à la charge d'un village. Enfin, ici il s'agissait d'épauler le réel leader, servir de bras droit en quelque sorte. Peut-être pouvait-il se servir de son expérience, même douloureuse, pour justement éviter à son ami de reproduire les mêmes erreurs que lui.

Vous n'êtes pas sans connaître mon histoire, Hokage-sama. Vous savez donc que j'ai du sang sur les mains, beaucoup de sang... Sans votre rencontre et l'intervention de Mara-sensei, je serai encore à boire tout mon saoul dans des ruelles miteuses aux quatre coins de ce monde. La vérité est que j'ai été à votre place, à moins grande échelle certes, et j'ai échoué de la plus humiliante et douloureuse des façons. L'échec n'a pas été sans laisser de traces, et je ne souhaite à personne de vivre cela, surtout pas vous, Hokage-sama...

Il était son ami de confiance, son fidèle allié, mais également l'élève de son défunt sensei à qui il avait fait une promesse devant sa tombe. Aussi longtemps qu'il vivrait, il assurerait la vie de cet homme à la longue chevelure violette si atypique. Il donnerait la sienne si nécessaire pour le maintenir vivant, sans une once d'hésitation. Si Asano avait péri dans cette embuscade à la place de la Hyuga, jamais cette dernière ne se serait remise d'une telle perte. Pas celle-là, pas lui.

Elle m'intéresse, oui. Seulement, je tiens à être clair avec vous, je ne me contenterait pas d'être la voix de la raison, ou le conseiller honnête et à l'écart des manigances politiques. Je serai votre bouclier, votre ombre, et ce katana transpercera quiconque s'approchera trop près de vous avec des intentions menaçantes. Vous êtes ironiquement à la fois l'homme le plus puissant de ce village et pourtant le plus vulnérable et constitué une cible de premier choix pour les ennemis de Konoha. Il vous faut quelqu'un capable d'assurer votre sécurité en permanence, et ce sera moi. Mon accord pour votre offre vient avec cette condition, à vous de juger si cela vous intéresse, Hokage-sama.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hokage
Aburame Asano
avatar
Messages : 167
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
580/580  (580/580)
Chakra:
580/580  (580/580)
MessageSujet: Re: Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]   Jeu 14 Sep - 10:12
L'Hokage se contracta légèrement lorsque Atsuji le vouvoya. Il n'y était pas habitué. Pas plus qu'il l'appelle « Hokage-sama ». Chaque parole, chaque geste du jonin lui semblait étrange, différent. Asano savait que le code que s'imposait toujours l'ancien samouraï l’empêchait de faire autrement et il ne l’empêcha pas pour cette raison. Pourtant, les mots de son camarade le touchaient plus que ceux de n'importent qui d'autres. C'était lorsque le Kazumori les prononçait que la situation prenait corps, que l'Aburame saisissait vraiment la nouvelle réalité. Il était le seul habitant de Konoha qui pouvait donner autant de valeur à ses mots. Ils portaient également une distance qui fit mal au plus jeune des deux. Le rôle de chef de Konoha était solitaire. Plus qu'il ne l'aurait pensé. Encore plus lorsqu'on agit contrairement aux valeurs du village. Même l'un des rares amis et personnes de confiance comme le balafré devenait une menace et un étranger. Toute la relation qu'ils avaient vue avait disparu. C'était ce que le titre d'Hokage portait avec lui.

-L'ombre de l'Hokage hein...

Asano ne put s’empêcher de murmure ses paroles lorsque son ami eut terminé. Avec un petit sourire malicieux, il sonda les yeux de son interlocuteur. Le choix des mots que ce dernier avait utilisé était intéressant. Le rôle dont il parlait tenait avant tout des ANBU. Officiellement tout du moins. Avoir une autre arme plus discrète n'était pas à écarter. Aussi peu que le grand balafré pouvait être discret.

-C'est une idée...intelligente. Je suis en ce moment même en train de reconstruire l'ANBU. Je veux en faire une force officielle, un corps d'armée renommé et dangereux par sa simple présence. Ils seront en charge de m'accompagner partout où je vais. Ils attireront l’œil de tous ceux qui nous admirent et ceux qui nous veulent du mal.


Des diplomates autant que des soldats. Ils devaient devenir l'emblème de Konoha et représenter la force du village. Ils n'en restaient toutefois que des êtres humains et, dans le cas où ils devaient tomber, la présence du Kazumori serait indéniablement utile. Rassurante dans tous les cas. L'Hokage ressetait qui plus le besoin de l'homme. Dans le froid de l'existence solitaire au sommet, les paroles du samourai le réchauffait. Stratégie mise à part, c'était plaisant que son ami souhaite aller au-delà de ce qui lui était demandé. Tout ça pour quelqu'un comme l'Aburame. Quelqu'un qui ne méritait pas qu'on cherche tant à le défendre, pas après ce qu'il avait fait.

-Je suis heureux d'entendre ces paroles. Si je ne renie pas ton offre, ton avis compte plus pour moi que ton bras. Je ne voulais pas l'évoquer particulièrement mais oui, ton passé te met dans une position plus qu'avantageuse pour ce poste. Oserais-je dire que tu es l'un des rares qui puissent me comprendre ici....

Bien sûr, le jonin n'avait pas eu des décisions à prendre de l'ampleur de celle d'un dirigeant de Konoha. Il avait toutefois connu lui aussi la pression qui reposait sur les épaules de celui qui mène. Le poids des vies de centaines d'innocentes au bout d'un pinceau ou d'une épée. La culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur. Les nuits blanches à s’inquiéter pour les autres. Oui, il connaissait bien tout ça. À son grand malheur, Atsuji avait échoué dans sa tâche. Asano savait qu'il ne laisserait pas le jeune Hokage faire de même...mais jusqu'où irait-il pour ça?

-Si jamais, je me trompais dans mes choix, j'attends de quoi que tu m'aides. Cependant, que feras-tu si je m’obstine à faire ce qui ne va pas selon toi? Est-ce que ma parole sera suffisante pour te convaincre de laisser tomber? Entre ton respect pour ce poste et ton besoin de me protéger, lequel des deux va l'emporter? Si mes décisions mettent le village en danger mais sécurisent mon existence, qu'adviendra-t-il? J'ai besoin que tu sois totalement franc avec moi ici. Ni Konoha, ni moi ne peuvent se permettre de découvrir ça le moment venu.


L'homme aux cheveux longs n'avait toujours pas réellement répondu à la contre-proposition du balafré. Il n'avait pas encore dit non mais il n'avait pas toujours dit oui aussi. L'Hokage voulait que le jonin devienne véritablement son bras droit, il était la personne parfaite. Il ne pouvait cependant totalement se fier à ce dernier. La confiance qu'il avait dans le frère d'ares ne pouvait être la même que celle dans le subalterne.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jônin Supérieur de Konoha
Kazumori Atsuji
avatar
Messages : 37
XP Mensuel : 0

Feuille de personnage
Santé:
530/530  (530/530)
Chakra:
530/530  (530/530)
MessageSujet: Re: Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]   Mar 19 Sep - 21:16
J'ai bien conscience que vous avez déjà les forces spéciales que sont l'ANBU à votre disposition pour assurer votre sécurité, mais si je peux me permettre, vous n'êtes pas leur seul préoccupation. Moi, je ne mettrais ma lame qu'à votre entière disposition. En plus de mon esprit, cela va de soi.

Ce qu'il se gardait bien de dire était qu'il ne faisait pas totalement confiance en une telle unité d'élite. Depuis les années qu'il faisait partie de cette armée, qu'il vivait au sein de Konoha, il n'avait jamais eu l'opportunité d'en apprendre réellement sur eux. Identités secrètes, missions secrètes, liberté totale de manœuvre, il était aisé pour l'homme à la tête de l'ANBU de jouer un double rôle. Même s'il savait parfaitement leur utilité pour le village, le Kazumori ne pouvait s'empêcher de ressentir de la méfiance à leur égard. Qui s'assurait de leur loyauté finalement, si ce n'est le Hokage ? Un seul homme, même avisé et expérimenté pouvait facilement être dupé, la trahison étant l'étape suivante. Enfin... c'est ainsi que l'esprit torturé de l'ancien samouraï raisonnait, un brin paranoïaque et un échec absolu dans ce qui était de faire confiance aux gens. Les personnes avec qui il pouvait abaisser sa garde se comptait sur les doigts d'une main, voir la moitié de celle-ci... Hiyo aimait se moquer de lui à ce sujet, le taquinant sur ce qu'elle appelait ''Le syndrome du grand complot selon Kazumori Atsuji.''

Il n'avait jamais eu le courage de lui expliquer pourquoi il était ainsi, ce qui avait fait de lui l'homme méfiant, attristé et taciturne qu'il était aujourd'hui. A de nombreuses occasions, de nombreuses reprises il avait été tenté de s'ouvrir à elle, lui faire part de ce mal, cette peine qui le rongeait de l'intérieur. La peur le paralysait. La crainte d'être jugé, même s'il s'imaginait mal que ce soit son genre, elle qui était si compréhensive, si bienveillante. Que son regard sur lui ne change, elle qui avait toujours cet éclat dans les yeux qu'il ne souhait pas voir disparaître en apprenant quel genre d'homme il était vraiment. Faible, incapable de protéger ses proches, avec du sang sur les mains, énormément de sang... Il devait déjà supporter le poids de la culpabilité et du déshonneur, la décevoir serait de trop pour lui. Plus tard peut-être, s'il parvenait à surmonter cela et à retrouver un semblant d'honneur. Si son travail pour Konoha, son service militaire se révélait être couronné de succès, quand viendrait l'heure de se retirer, peut-être alors aurait-il le courage de lui en parler.

Entre-temps, il consacrait son temps et son énergie à cet homme, assis face à lui derrière son bureau. Et il lui devait bien cela, car si Mara l'avait sortie de sa période sombre d'alcoolique dépressif et aux tendances suicidaires, rien n'aurait été possible sans le manipulateur d'insectes. Après tout, Mara ne l'aurait jamais rencontrée sans l'intervention d'Asano qui lui avait parlé de lui, et avait suffisamment éveillé sa curiosité pour qu'elle veuille faire sa connaissance. La promesse faite sur la tombe de la Hyuga n'était qu'une suite logique, la moindre des choses qu'il puisse faire pour la remercier. S'il fallait passer par cet entretien déstabilisant de par la charge émotionnelle qui pesait autour, alors soit. Il répondrait à toutes les questions de son ami et supérieur, et tenterait de le convaincre de la bonne utilité de l'unique condition qu'il imposait. Même les questions auxquelles il ne pensait pas avoir à réfléchir, comme celle qu'il venait de lui poser. S'il devait faire un choix entre Konoha et Asano, quelle en serait la finalité ?

En toute honnêteté, je suis partagé. S'il ne fallait écouter que moi, je passerai votre vie avant celle des habitants de ce village. Pour des raisons évidentes, votre vie a plus de valeur à mes yeux que celle de n'importe qui d'autre. Si vous tombez, cela sera certes une perte douloureuse pour toutes ces personnes dehors qui comptent sur vous, qui vous admirent, ont foi en vous, mais comme l'histoire le démontre, ils sauront surmonter leur chagrin. Il détourna la tête en direction de la montagne où était sculpté les visages des précédents dirigeants de Konohagakure. Comme eux avant vous, vous serez pleuré un temps, honorez, puis l'on nommera un successeur à qui il incombera la lourde tache de redonner l'espoir à ces âmes en peine, de raviver une nouvelle fois le feu qui brûle en chacun d'eux. Il reporta son regard sur l'Aburame, faisant effort pour ne pas être trahi par ses émotions. Seulement personnellement, à votre mort, c'est ce qu'il reste encore en vie de moi qui s'éteindra... et personne ne pourra rallumer cela...

Mara n'étant plus là, qui pour l'empêcher de sombrer à nouveau ? Non, cet homme devait rester en vie tant pour honorer la promesse qu'il avait faite à son sensei que pour assurer sa propre survie.

Pour autant les choses ne peuvent pas fonctionner ainsi... Son regard se détourna une seconde fois de son interlocuteur, allant se perdre à travers la vitre de la pièce, regardant au-delà. Mara-sensei... Mara-sensei aurait sacrifiée sa vie sans hésitation pour sauver un seul de ces habitants. Et elle aurait souhaitée que je... que l'on, nous ses élèves mais aussi chacun des shinobis servant sous ses ordres, agissent ainsi. Une fois de plus, ses yeux bayèrent le bureau pour se poser sur le jeune dirigeant. Ce dernier pu alors observer toute la détermination qu'affichait le faciès du Jônin en enchaînant dans sa déclaration. En définitive Hokage-sama, si vos actes mettent en péril la sécurité de Konoha, il sera dans mon devoir de vous arrêter. Mais j'espère bien ne jamais en arriver à de telles extrémités... J'espère être en mesure de vous conseiller et vous guider sur la bonne voie à suivre, et vous éviter une bien triste fin... Vous ne mériteriez pas cela, Hokage-sama.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]   
Revenir en haut Aller en bas
 

Frères d'Armes [PV Atsuji - FB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Frères d'armes [ Tigre ]
» Les Loups, Frères d'Armes et Chaumont/Troyes
» Frères d'armes (ouvert à tous les elfes de Gar Thulion)
» liste des armes pour l'obtention des runes RA
» Instruction Technique Armes de Poing

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto, Kaeri no Sensou :: Pays du Feu :: Konohagakure no Satô :: Tour du Hokage-