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 Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]

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Jônin Supérieur de Suna
Muji Shirayuki
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MessageSujet: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Mer 10 Mai - 20:59
Finalement, quoi que l’on décide de faire ou d’initier, on ne sait jamais de quoi est réellement fait l’avenir. Au mieux, avec les bonnes cartes en mains et les bonnes conjonctures, il est possible d’arranger le futur en question pour qu’il prenne une bifurcation qui vous soit d’avantage avantageux.

Aujourd’hui se devait d’être une journée marquée sous le sceau du changement. Nul grand émule à prévoir. Les changements marquants du monde ne s’opéraient pas toujours sur les champs de bataille ou lors de missions de longue haleine impliquant les shinobis les plus légendaires. Rares sont ceux à le savoir, mais certains des grands bouleversements du monde se sont déroulés dans les bureaux des Kages lors de discussion de protagonistes tapis dans l’ombre.

Je n’ai pas la prétention de penser que mes seules paroles pourraient révolutionner quoi que ce soit, mais les circonstances à une certaine évolution étaient suffisamment favorables pour espérer l’évolution de certains modes de pensées et de fait que cela fasse évoluer le village en son entier.

Depuis la résidence des Akimichi jusqu’à la tour du Kage, j’avais entre autre le centre ville à traverser. Si par habitude, je prenais le temps de détailler les étals des restaurants et des marchands de nourriture ambulants, en cette journée de pluie, il n’y avait foule et échoppes gardaient portes closes laissant fraicheur à l’extérieur et douces odeurs de cuisine aux seuls clients s’étant déplacés par une journée si noire de nuage.

Marchand tranquillement malgré la pluie, j’arpentai la rue protégé par ce parapluie en papier laqué rose offert par l’une de mes filles. Habillé d’un simple kimono blanc arborant le symbole du clan Akimichi dans le dos, seuls mes pieds nus prenaient l’eau dans leurs ippon getas, ces chaussures de bois traditionnelles ne possédant qu’une seule dent centrale sous la semaine m’obligeant à un certain jeu d’équilibre.

A part quelques shinobis présents pour assurer la sécurité du Kage et des locaux l’activité n’était pas au beau fixe. Outre le temps qui ne se prêtait pas à des douces promenades digestives, j’avais expressément demandé une entrevue un dimanche, m’assurant ainsi d’une certaine tranquillité. S'il est vrai que le leader du village était une personnalité importante, en tant que tel, l’approcher de manière futile et simpliste n’était pas donné à chacun. Par chance, en tant que chef d’un des plus vieux clans du village, j’avais l’opportunité de rencontrer notre chef non pas à ma guise, mais presque.

Mais pourquoi solliciter, enfin le terme exact serait « obliger » le Kage à me rencontrer ? Officiellement pour le féliciter pour son accession récente au titre qu’il porte et envisager l’avenir du village. Dans le fond, je n’avais pas tout à fait menti, j’étais bel et bien là pour parler de l’avenir du village, mais pas de la manière dont on pouvait sainement envisager les choses.

Pendant des années, j’avais été en conflits d’idéaux avec son prédécesseur, une personne modérée qui au lieu d’agir réellement ne faisait que lancer à foison des enquêtes inutiles donnant l’impression de refuser la réalité et de ne pas tout faire pour que la vérité éclate. Cependant, aujourd’hui les choses n’étaient plus les mêmes et bien qu’il soit l’ancien apprenti de la précédente ombre de la feuille, il était jeune, potentiellement influençable et à défaut, je suis certain qu’il saurait comprendre la nécessité de mes actions. La question porterait donc sur le réel avenir du village.

Sans un mot, j’arrivais à l’étage du Kage, mon parapluie goutant sur le sol à mesure que j’avançais en direction du bureau. Au moment où j’allais entrer, un shinobi, un chunin, son assistant, un secrétaire peut être, un larbin en somme tenta de s’interposer en vain.

- Akimichi-dono, l’Hokage vous attend. Vous êtes en reta…

Sans un mot, d’un regard glacé, le ninja saisi mon expression hautaine pleine de mépris à son égard et s’écarta sans mal lorsque d’un revers de la paume, je le repoussais. Toquant à la porte et sans attendre de réponse, je faisais mon entrée dans ce bureau que j’avais côtoyé à de nombreuses reprises ces trente dernières années. J’étais curieux de voir les changements que le nouveau kage avait apporté à cet illustre lieu, même si je n’étais pas là pour parler décoration.

- Kage-dono. C’est un plaisir de te voir ici aujourd’hui. Merci de me recevoir …

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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Jeu 11 Mai - 19:25
L'hokage leva les yeux du rapport. Comme souvent sa journée avait été entièrement composé de rares réunions et d'une tonne d'administratif. Heureusement pour lui, cela ne le dérangeait pas. Alors qu'il avait été pendant des années le secrétaire de son grand frère, alors leader du clan Aburame, sa signature possédait beaucoup plus de poids désormais. Un chiffre dans la mauvaise colonne et tout le village pourrait en pâtir. Il comprenait que certains puissent haïr ce genre de travail mais il y trouvait un réconfort certains. Depuis avoir vu la mort de très près alors qu'il n'était que genin, il avait toujours préféré le calme des bureaux à l'action du champ de bataille.

La venue du chef des Akimichi était cependant un interlude très rafraîchissant. L'homme d'envergure était un élément clés du village et sa force reconnue par tous. Asano gardait un attachement particulier envers ces utilisateurs de jutsu gigantesque. Encore genin, il avait fait équipe avec Akimichi Gyodon jusqu'à cette terrible mission au pays de l'herbe. Il ne le voyait quasiment plus désormais, l'ancien shinobi ayant décidé de remplacer dans la boutique familiale leur collègue tombé au combat. Le fait qu'il s'agissait d'un clan datant de l'origine du village poussait d'autant plus l'Aburame à apprécier ses membres. L'hokage ferma son dossier et se leva de son siège face à son invité.

-Bonjour Akimichi Chomei.

D'un léger hochement de tête, Asano salua l'énorme personne lui faisant face. Il y a quatre ans, c'était lui, tout jeune leader du clan Aburame qui était venu voir son homologue Akimichi. Il avait fait le tour des clans ancestraux pour présenter ses respects en personne. Aujourd’hui, il dirigeait tout le village et était le supérieur du respecté jonin. Asano se redressa légèrement et Son sourire s'agrandit, transformant son visage en le masque qu'il portait habituellement en public. S'il aurait pu faire pétiller ses pupilles pour mimer parfaitement l'attitude aimante et chaleureuse attendu d'un Hokage, il l'aurait fait.

-Les chefs de clans seront toujours les bienvenus dans mon bureau. Il est un honneur que seule l'Histoire peut apporter.

De fait, si l'Hokage ne dénigrait pas les personnes venant de famille moins notable, il ne pouvait s’empêcher d'estimer les autres d'une meilleure manière. Lui-même étant particulièrement fier de son héritage, il appliquait ainsi ses valeurs à autrui. Cela l'avait même parfois rendu aveugle à certaines situations. Asano effectua un sourire de politesse à son rendez-vous, l'invitant à s'asseoir d'une main alors qu'il faisait de même. Chomei était l'un des premiers à être venu officiellement le féliciter et si l'Aburame l’appréciait, il n'était pas dupe du simple respect des convenances ici.

Il soupçonnait même que l'Akimichi était en exprès en retard pour tester sa réaction. Le fait d'entrer sans en attendre la permission ne faisait que confirmer la théorie. Quelqu'un d'autre aurait pu prendre ça pour un simple accident. Un malentendu qui pouvait arriver à n'importe qui. Pas Asano. L'hokage était tout sauf confiant. Son expérience au pays de l'herbe lui avait appris que la vie était une femme fatale qui s'emparait de la moindre faiblesse pour vous égorger. Le monde entier était alors une menace. Pour qu'il puisse survivre, il devait alors se méfier de tout le monde. Tout le temps.

-Vous êtes vous perdu en chemin chef Akimichi? Ou est-ce la pluie qui a retardé votre venue? Il ne faudrait pas que vous tombiez malade. Dites-moi, quel est le but de votre visite?


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Jônin Supérieur de Suna
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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Ven 12 Mai - 22:33
Notre nouveau Kage était un homme jeune et bien qu’il soit le chef de famille du clan Aburame depuis quelque temps déjà, il ne faisait nul doute à mes yeux qu’il manquait cruellement d’expérience. Bien qu’il fût l’élève, l’assistant voire même l’amant du précédent Kage, je dois dire que je ne connais que trop peu leurs liens, cela en faisait peut-être pour certains le meilleur candidat à la succession, pour ce qui est de mon point de vue, il devrait faire ses preuves avant de gagner confiance et respect qui lui est du.

En attendant, cette petite entrevue devait poursuivre son train comme initialement prévu. Et je dois avouer que cela démarrait plutôt bien. Après tout, ne fallait-il pas en attendre moins de la part du leader du village ? Bien qu’il m’a été donné de rencontrer et discuter avec ce gamin à plusieurs reprises, les circonstances et la hiérarchie actuelles étaient différentes. Une chose était cependant certaine, il ne se laissait pas intimider ou déranger outre mesure. Si cela avait été le contraire, j’aurais surement fait demi-tour dans la seconde soit dit en passant. Tout cela pour dire que malgré mes quelques provocations volontaires, il n’avait nullement réagi outre mesure, a contrario, il avait su habilement me renvoyer les remarques qu’il fallait.

- Akimichi Chomei, voilà qui est très formel. Appelle-moi donc Chomei. Après tout, ne sommes-nous pas tous deux les chefs de nos familles respectives.

Sans y être spécialement invité, et sans attendre qu’elle n’arrive, je m’installais confortablement dans un fauteuil proche, bien qu’ostensiblement serré sur mon séant. Prenant le temps d’écouter attentivement les paroles de l’Aburame, j’en profitais également pour le détailler de haut en bas, jugeant le personnage sur ce qu’il voulait montrer aux yeux des autres. Seulement, si la vie m’avait appris une chose, c’est qu’il ne fallait jamais se fier aux apparences. Peut-être que notre future discussion m’aiderait à en apprendre d’avantage.

- Quel accueil chaleureux Asano. Mais j’espère que tous les clans ne sont pas tous mis au même niveau. Certains ne méritent que mépris et suspicion. Mais peu importe. Nous y reviendrons.

Réajustement mon kimono, me redressant sur le fauteuil, mains posées à plat sur les accoudoirs, c’était à mon sens à mon tour de jouer. Après tout, ce genre de discussions n’était-il pas au final qu’un sport où l’on s’échangeait mots et tirades les uns après les autres.

- Ravi de voir également que ma santé préoccupe notre honorable Kage. Mais sois rassuré, je ne me suis pas perdu dans le village. Je courrais déjà dans les rues que tu n’étais pas encore né et pour ce qui est de la pluie, c’est elle en effet qui m’a retardée, du moins en quelque sorte.
Disons que ce n’est pas la pluie en tant que telle qui pose problème, mais pour tout dire, j’aime la pluie et j’aime me promener dehors quand il pleut. Autant dire que j’ai pris mon temps pour venir ici et profiter de ce spectacle humide et de ces odeurs de terre mouillée.
Mais peu importe. Je ne suis pas là pour ça.


Des mains posées à plat sur les accoudoirs, je les joignais, doigts croisés, le buste maintenant penché en avant.

- Disons qu’avant de rentrer dans le vif du sujet, j’aimerais poser une question forte simple qui n’attend qu’une réponse honnête. Que pense notre Kage actuel de la politique de son prédécesseur, de sa manière de gérer le village et surtout de son implication à mener certaines enquêtes et actions. Et bien sûr, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de préciser de quelle enquête je parle.
Et pour information, cela fait des années que je côtoie d’une manière ou d’une autre les kages de notre village. J’ai depuis le temps appris à lire entre les lignes et à discerner la réalité de la fiction. Il y a les choses dites et il y a la réalité sous-jacente. Quelle réalité apporteras-tu donc ?


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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Mar 16 Mai - 10:33
L'Aburame observa le chef du clan Akimichi prendre une chaise devant son bureau avec un petit sourire. Rares étaient faits les mobiliers qui pouvaient contenir les membres de cette famille. En tout cas pas en temps normal. Les différences de poids pouvaient être particulièrement extravagantes après des gros efforts de la part de leurs membres. Il était arrivé à Gyodon d'être encore plus mince que ses deux coéquipiers Génin après certaines missions particulièrement difficiles. C'était toujours très étrange et dérangeant à voir. Ce n'était dans tous les cas, pas le souci de Chomei. Le jonin se portait bien. Trop même. Le sourire habituel de l'Hokage passa rapidement en une version narquoise avant qu'il ne se reprenne et aborde celui particulièrement faux que tout le monde attendait de lui.

Le discours que commença l'Akimichi prit cependant Asano au dépourvu. Pour le coup, ce n'était pas le genre de mot qu'on attendait d'un membre de Konoha. Les yeux de l'Aburame se plissèrent autant de suspicion que de curiosité. Quelque chose l’intéressait vivement mais il ne pouvait encore mettre le doigt dessus. Mentalement il se fit une petite note de creuser un peu plus les relations de Chomei avec les autres clans du village. Le reste de la prise de parole du jonin fut encore plus savoureux. Il y avait une colère dans les mots du gros homme qui s’accommodait bien avec la peur de celui à la longue chevelure. Un espoir naquit dans l'âme de l'Hokage.


-Chomei donc.


Asano se tue quelques instants. Il jaugea l'homme dans son bureau avec un œil nouveau. Pouvait-il lui faire confiance? Pas complètement évidemment mais juste un peu pour évoquer ses idées? Ou était-ce un piège? L'Aburame se sentait au bord d'une falaise, ne sachant pas si un pont invisible l'attendait juste devant lui ou s'il ne s'agissait que d'une chute mortelle. Tentant d'effectuer un pas de danse particulier pour être plus que jamais sur le bord, il sentait son cœur battre à cent à l'heure. Qui aurait cru qu'une « simple » discussion peut le faire sentir tant en danger que ça?

-Je ne critiquerais jamais le travail des Hokage ayant pris place avant moi. J'ai cependant d'autres idées pour l'avenir de ce village. Nous sommes à un tournant de notre histoire et, si nous ne choisissons pas bien, nous n'en aurons pas d'autres.

Pour cause, voilà dix ans que Kumo avait ouvertement jugé Konoha coupable de l'attaque du Kyuubi. La menace qu'ils avaient appliquée lors de la dernière réunion des kage avec un jinchuriki avait été la menace de trop pour Asano. C'était il y a 6 mois et le lendemain, il commençait son plan pour trahir sa sensei et le chef de son village.

-La politique d’ouverture de notre village est quelque chose de très honorable mais ne nous avons été simplement chanceux que d'autres villages plutôt que le nôtre soit la victime d'attentat. Pourquoi Suna et pas nous? Si jamais Kiri avait aussi été attaquer, je ne pense pas que nous serions encore vivants pour en parler.


Les paroles de l'Hokage étaient lourdes de sens. S'il semblait ne pas juger les actes de ses prédécesseurs, il affichait clairement en sous-entendu qu'il ne souhaitait pas les répéter. L'hypothèse qu'il avait évoquée pouvait même être la réalité. Qui sait ce qui se passait vraiment dans le village de la brume? Si lui devait faire porter le blâme sur un rival, il créerait une fausse attaque, une petite attaque, sur les siens que pour donner l'impression d'en être une victime. En laissant sa vraie cible être la seule grande nation s'en tirer sans blessure, tous les regards se tourneraient vers elle. Il est beaucoup plus facile de s'allier quand on a un ennemi commun.

-Pour te répondre Chomei, nous devons penser autrement aujourd’hui. Tu ne remarques la létalité d'un insecte qu'une fois que tu es empoisonné.



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Jônin Supérieur de Suna
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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Lun 22 Mai - 22:33
Cela fait maintenant plusieurs décennies que j’étais à la tête du clan Akimichi et lorsque j’avais pris les rênes de la famille, je m’étais promis une chose des plus simples, ne plus me faire marcher sur les pieds par qui que ce soit et surtout ne plus me faire dicter mes actions par qui que ce soit qui n’aurait pas acquis mon respect. Autant dire que mes échanges avec le dernier Hokage en date avaient été à de maintes reprises des plus houleux.

Je me souviens encore de nos interminables réunions, de nos discussions déterminées concernant la politique du village et plus particulièrement sur le clan Uchiha et sa participation plus que probable à l’attaque du village caché des nuages.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai respecté le prédécesseur d’Asano que de façade lorsque le protocole le nécessitait. En dehors de cela, il n’était plus caché à ses yeux que mon respect était mort depuis bien longtemps.

Cependant, quoi que j’aie pu vivre avec les morts, les choses pouvaient encore être différentes aujourd’hui. Seul le nouveau Kage serait en mesure d’influer sur ce que je pourrais désormais penser de lui et sur les relations que nous serions susceptibles d’avoir dans un futur proche.

Au final pour l’heure tout n’était que test, évaluation et prise de mesure où chacun de nous deux essayer d’estimer l’autre, jetant ici et là un regard sur celui qui pourrait être un allié ou un adversaire. En attendant, tout comme lui avant moi, j’écoutais ce qu’il avait à me dire. Notre discussion n’était au final qu’une partie de shogi qui n’en n’était qu’à ses balbutiements où petit à petit, nous préparions le terrain, plaçant nos pièces au fur et à mesure.

- Qui parle d’une réelle critique ? Nous ne ferions là qu’exposer une triste réalité sur un bilan désastreux. Ce n’est pas une critique lorsqu’il s’agit de parler de la réalité.

Je dois cependant avouer que cet Aburame semblait moins bête, non, plutôt plus ouvert d’esprit que son mentor. À se demander comment l’un avait pu aller avec l’autre pendant tant d’années en ayant une vision si différente. Où peut être est-ce là une manœuvre à mon encontre, une manœuvre pour abonder dans mon sens et me faire relâcher prise. Si c’était le cas, c’était bien tenté, mais il lui manquait encore quelques années de pratique avant de parvenir à quoi que ce soit avec moi. Mais moi aussi, j’étais joueur, quoi qu’avant cela la courtoisie voulait que je réponde à ses remarques.

- La politique de notre village n’a rien d’honorable. La politique actuelle était celle d’une autruche se cachant la tête dans le sable en espérant passer inaperçue. T’es-tu jamais demandé pourquoi nous n’avons jamais été la cible de quoi que ce soit justement ? Ne penses-tu pas que cela a un lien avec un certain clan ?
Cependant, je dois dire que je suis heureux de t’entendre dire qu’il faut penser les choses autrement aujourd’hui. Mais comment tu comptes t’y prendre ? Ton mentor a fait tout le contraire. Comment comptes-tu faire évoluer les choses, changer les choses, faire faire à ce virage un tournant qu’il n’est pas prêt à prendre ?


Comme souvent après une longue tirade, je laissais un blanc se caller, comme pour permettre à mon interlocuteur d’assimiler mes paroles, ou tout simplement pour mettre plus de profondeur dans mes mots.

- Ce tournant… je peux t’aider à le prendre.
Mais avant j’ai une question à te poser. Sais-tu pourquoi ton mentor t’a fait surveiller pendant tant d’années ? Je pensais que la confiance était quelque chose d’important dans ce genre de relation et pourtant…


Bien sûr, ma dernière remarque n’avait rien de vrai, c’était là mon test pour me faire une idée de qui il était vraiment. J’avais l’expérience de tout cela. L’avait-il ? J’avais passé des années à mentir, à tromper les gens, à leur faire voir une fausse vérité si nécessaire, saurait-il tirer son épingle du jeu
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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Sam 27 Mai - 7:24
Asano ne put retenir les indices de sa surprise. L'annonce qu'avait faite Chomei était un choc comme il ne pensait plus être capable d'avoir. L'espace d'un instant, sa vision du monde se brisa et, s'il n'était pas déjà assis, peut-être qu'il aurait ses jambes défaillir. Clairement, son prédécesseur ne savait pas qu'il avait mis des plans en place pour l’éliminer. L'actuel Hokage jugeait qu'il n'aurait pas réussi son assassinat autrement. Est-ce que Mara avait eu des doutes cela dit? Pire que ça, il y avait peut-être des traces de ses doutes et surveillance quelque part. Là où il ne pouvait pas mettra la main dessus. La panique s'installa rapidement dans son esprit alors qu'il adressait un sourire forcé à son interlocuteur.

Tout ceci aurait pu venir par simple volonté de savoir si l'élève de la Hyuga tenait le coup après les quelques éléments tragiques ayant émaillé son existence. Pour la Jūnidaime, tout était normal probablement. Quand on est proche de quelqu'un, on a tendance à rater les petits indices dans son comportement. Il suffisait que des yeux frais comme ceux de l'Akimichi parcourent les dossiers pour que la vérité éclate au grand jour. C'était encore l'un des meilleurs cas possibles. Si, noir sur blanc, la sensei d'Asano soupçonnait une traîtrise, son règne était fini avant même d'avoir vraiment commencé. Ramenant une de ses mèches derrière ses cheveux, l'Aburame gagna de précieuses secondes pour reprendre contenance.

-Voyons, voyons Chomei. Pas de ça entre nous.

Il bluffait. Il bluffait avec toutes les cellules de son corps. Son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine tellement il tambourinait dans sa cage thoracique. Si jamais cette surveillance était la vérité, il n'y avait pas de limite jusqu'où il pouvait tomber. L'espace d'un instant, le Jūsandaime contempla la possibilité de tuer l'homme en face de lui. Ici, dans le bureau de l'Hokage. Il ne garda pas longtemps cette idée en tête toutefois. S'il pouvait justifier l'assaut à quasiment n'importe qui, rien ne lui disait que personne d'autre connaissait le contenu de l'espionnage de Mara. Mentalement, il jura. De nouveau, il afficha un grand sourire après qu'il disparu dû à la mauvaise surprise. Ses yeux se fermèrent presque pour imiter une attitude de confiance envers Chomei.

-Mon prédécesseur n'était pas de ce genre-là. Parfois à la faute. Si je ne vois pas pourquoi je serais surveillé, il est logique que quelqu'un dans sa position, ma position, surveille les menaces potentielles.

Asano ouvrit à nouveau les yeux. Aucune parole de ce dernier ne pouvait être mis de côté. Surtout s'il était le détenteur des fichiers de surveillance. Qui plus est, l'Aburame avait terriblement besoin de détourner l'attention de lui-même et de ce sujet brûlant.

-Tu l'as souligné toi-même, trop longtemps nous avons préféré ignorer notre vraie position dans le monde. Cela doit évidemment changer. La puissance de notre village se trouve dans sa force économique, tu dois le savoir Chomei. L'afflux de personnes... d'étranger... a gonflé nos effectifs. Nous n'avons jamais eu plus de Shinobi qu'aujourd'hui.

Tout ceci n'était que des infos presque inutiles. Tout le monde pouvait voir l'état du village après des années de politique de refuge et de portes ouvertes. Autant « sacrifier » ces informations dans un geste de bonne volonté. Elle ne mettait ni le village, ni l'Hokage en danger. Asano se doutait que son collègue ne se ferait pas piéger mais cela permettait tout de même d'installer un rapport. Surtout, cela permettait de créer une dynamique de partage. Après ces renseignements sans intérêt, il était logique d'en dévoiler un petit plus. Tout du moins, l'Aburame le pensait.

-Tu es plus vieux que moi. Tu dois bien connaître notre histoire, Tu en as même fait partie. Dis-moi Chomei, depuis combien de temps notre grande armée a-t-elle fait de vrais exploits? Konoha est synonyme de paix et de prospérité. Les temps ont changé malheureusement. Quand même Kumokagure et tous ses champions sont la cible d'attaque, quelle force pouvons-nous réellement représenter?

L'Hokage marchait une ligne déjà beaucoup plus fine dans sa démarche de révélations. Il devait appâter suffisamment l'Akimichi sans trop en dévoiler par la même occasion. Pour ça, il se devait de prêter le flanc à une possibilité d'attaque. S'il était un ennemi du village, il pourrait rapporter à ses supérieurs que même le leader de Konoha savait les siens faibles et fragiles. S'il était un grand défenseur alors il pouvait considérer le nouveau directeur comme quelqu'un ne respectant pas les siens et ne méritant pas sa confiance. Il est difficile de voir quelqu'un comme son frère d'armes quand celui-ci vous dénigre.

-Tu as parlé d'un certain clan. Rassure-toi, nous y avons tous pensé. La Jūnidaime a même lancé des enquêtes dans le monde entier, j'en ai fait partie.

Asano avait laissé son regard vagabonder alors qu'il semblait défendre sa sensei. Pour une rare fois, il était totalement franc. Mara avait beaucoup de défaut quant à sa façon de diriger le village. De fait, s'il l'avait tué, s'arrachant une partie de son cœur pour le faire, l'Aburame savait que c'était soit ça, soit voir Konoha partir en cendres. Elle avait pourtant vraiment tenté d’élucider les diverses attaques apparues dans le monde, celle de Kyuubi en particulier. Pour le Jūsandaime, elle était juste pas allée assez loin, embourbé dans cette vision naïve de ce qui était honorable, juste ou non. L'Hokage actuel ramena son regard sur Chomei pour le fixer avec une froideur qu'il ne révélait que rarement.

-Il est parfois difficile pour certains d'agir en soupçonnant les propres membres de son village.


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MessageSujet: Re: Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]   Lun 29 Mai - 22:19
Quelques paroles bien placées, qu’elles soient vraies ou fausses avaient le pouvoir d’instiller bon nombre de sentiment à ceux qui les entendaient. Amitié, amour, joie, tristesse, n’importe quel sentiment pouvait transiter à travers les paroles des uns et des autres. C’était ça ce que l’on appelait le pouvoir des mots et dans mon cas, c’est le doute que j’avais tenté d’insinuer à Asano au travers de quelques tournures de phrases avec quelques résultats à priori.

Mais peu importe qu’il me croie ou pas, tout cela n’avait valeur que de test pour moi, pour savoir ce que je pouvais réellement penser du nouveau Kage, pour savoir s'il y avait seulement une once de chance que je puisse lui faire confiance et travailler avec lui.

Mais j’avais suffisamment joué pour l’heure, j’avais suffisamment jugé de notre nouveau leader pour qu’une discussion sérieuse commence entre deux grandes figures de ce village. Le sommet de l’iceberg et sa partie immergée.

- Bien bien. Disons que tout ce qui concerne une quelconque surveillance du précédent Kage à ton égard n’est que pure invention. Disons que tout cela n’était qu’un petit test pour connaitre la réaction de notre Kage à une information dont il n’était pas préparé.
Et je dois dire que la première réaction en dit souvent autant que tout un discours.


Et tout cela était malheureusement vrai. Soumis à un stress, même minime, l’homme quel qu’il soit ne pouvait refréner sa nature profonde. Et Asano, au même titre que ma simple personne n’échappait pas à cette immuabilité.

- J’ai senti une légère crainte, un léger doute, mais peu m’importe, le sujet n’est pas là pour le moment.
Disons qu’il y a bien plus important aujourd’hui que de connaitre tes petits secrets avec ton mentor.
Mais revenons-en au fait.


Dans un geste lent, je sortais de ce fauteuil pas assez large avant de réajuster mon kimono à rayures bleues et blanches tout en resserrant ma ceinture tissée en coton noir. Faisant le tour du bureau, je m’approchais de la fenêtre, les mains croisées dans le dos, regardant le village depuis les hauteurs de cette tour qui nous abritait.

- Vois ce village. J’ai commencé à me battre pour lui bien des années avant que tu ne viennes au monde. Des conflits, j’en ai connu. Des moments de faiblesse aussi. Mais aujourd’hui Konoha est faible, bien plus qu’il ne le devrait. Et tout cela à cause d’une politique extérieure bâclée.

Sans demander l’avis du maître des lieux, j’ouvrais la fenêtre, le vent extérieur laissant entrer quelques gouttes de la pluie battante, quelques gouttes qui s’écrasaient sur mon visage.

- Je te l’ai dit déjà que j’aimais la pluie ?
Tu parles des exploits de Konoha ? C’est une utopie, quelque chose de bien trop vieux pour que nos anciens s’en souviennent. Konoha a toujours prôné une certaine paix et c’est cette paix aujourd’hui qui nous menace. Les autres villages pensent que nous sommes faibles. Certains pourraient vouloir en profiter, mais j’ai plutôt le sentiment que personne ne prend la peine de croire que nous sommes une menace.


Refermant la fenêtre, je passais mes mains sur ma figure jusque dans mes cheveux, me recoiffant tout en me rafraîchissant le visage avant de reprendre ma place, bien que pas adaptée à ma morphologie.

- Peu importe les étrangers, peu importe l’afflux d’où qu’il vienne. Le plus important à retenir dans l’histoire, c’est que nombreuses sont les personnes désireuses de venir en aide réellement à Konoha, nombreux sont ceux qui veulent redorer le blason du village.
Tu parlais d’opposer une force à opposer à nos ennemis. Si tu crois Konoha suffisamment faible pour ne pas pouvoir vaincre ses ennemis alors c’est que tu n’as rien à faire à ce poste.
Mais je vais arrêter de tourner autour du pot. Cette force que tu cherches, je peux te la fournir. Je peux te l’apporter, mais c’est un chemin sans retour, un chemin que ton mentor s’est refusé à prendre, s’est refusé à connaitre même.
Quand est-il de son élève ? Sera-t-il aussi lâche qu’elle ou prendra-t-il la seule décision viable ?


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Quand Tsuri rencontre l'Hokage [Aburame Asano]

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